%£& fi :*> v ' 3: tir V K *JpW Md abba&bs DE LA SOCIÉTÉ LINNÉENNE DJE LYON. Lyon.— Imprimerie de F. DUMOULI.N. rue St-Picrre, 2(L ANNAZlE: DE LA r r SOCIETE LINNEENNE &a &&®w % *suii ■/SS(f. ( NOUVELLE BÉRie. ) TOME TROISIÈME. LYON. IMPRIMERIE DE F. DUMOULIN, LIBRAIRE, rue Centrale.St-Pierre , 20. 185G. Mm Î^AL ^^i> TABLEAU DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ LÏNNÉENNE PENDANT LANNÉE 1856. BUREAU : M. "Vaïsse (C. $*) Sénateur, chargé de l'administration du départeinenl du Rhône, -président d'honneur. MM. Perroud, président. Mulsant , vice-président. Gacogne, secrétaire général. Millière , archiviste. Malmazet , trésorier. Conservateurs . MM. Clemençon, pour la minéralogie. Rollet, pour la botanique. Terver, pour la zoologie. Aunier , bibliothécaire. Hoffet, bibliothécaire adjoint. Membres titulaires. MM. 18 22. Aunier (Noël-Antoine), rue Pizay, 5. Lacène (Antoine), place Bellecour, 20. 1824. Dugas ^ (Thomas), rue du Pérat, 12. VI TABLEAU DES MEMBRES 1S25. Clemcnçon (le docteur Toussaint), cours Morand, 7. iS59. Seringe (le docteur Nicolas-Charles), directeur du Jardin-des- Plantes, professeur à la Faculté. 1833. Mulsant (Etienne), sous-bibliothécaire de la ville, professeur d'histoire naturelle au Lycée, port Neuville, 25. 1836. Hoffet, cours Morand, 20. 1839. Gérard (le docteur Jean-Antoine), rue Clermont, 5. L841. Madenis (l'abbé Claude-Benoît), professeur au petit Séminaire des Minimes. 1845. Jordan (Alexis), rue de l'Arbre-Sec, 44. Ponlbrianl (de), ancien chef de division à la Préfecture, route de Yilleurbane, 27. Gacogne Alphonse, rue d'Algérie, 2. 1S46. Dugas (Ozippe), rue du Pérat, 12. lYrroud (Benoît-Philibert), rue St-Pierre, 23. Beekensteiner (Christophe)., rue St-Pierre, 12. Levrat (Gustave), rue Madame, 40. Millière (Pierre), rue Grenelte, 21. Gaillard (Fleury), place Bellecour, 9. 1847. Vernange (l'abbé Martin), professeur à la Faculté tle théologie, au Lycée. Galliard (Léon), place Bellecour, 35. 1848. Terver (Ange-Paulin), quai Pierre-Scize, 52. Ponson (Philippe), négociant, quai St-Clair, 2. 1849. Vincent ^ (l'abbé Jean-Baptiste), inspecteur général des Ecoles primaires. 1850. Thiollière (Victor), géologue, directeur de l'assurance mutuelle, rue Si-Dominique, 15. 185V. Philippon (Marius), quai de la Baleine, G. Forest (Jules), négociant, quai St-Clair, 3. Blauchon (Aimé), rue de Bourbon, 51. Blanchon (Louis), quai Si-Vincent, 29. Dumorlier (Eugène), négociant, rue Constantine, 12. Malmazet (Jean-André), négociant, place de la Comédie, 25. Navier (Hippolylc), cours d'Herbouvillc, 1. Choilel (l'abbé), quai Fulchiron, 6. DE LA SOCIÉTÉ LINNEENNE. VII Cazenove (Raoul de), rue de Jarente, 16. Moulerde (Louis), rue Madame, 34. Thiollière (Louis), ingénieur des ponts et chaussées, place de la Charité, 5. Fayard , pharmacien , place des Terreaux , angle de la rue Clermont. Chardiny (Louis), port St-CIair, 18. Boffard (Claudius), petite rue Mercière, 4. Bouche l (Alhert), place Bellecour, 6. 1855. Mayet (Octave), port Neuville, 26. Polaillon (Benjamin), quai St-Benoît, 30. Chavanis (Amedée), quai de l'Archevêché, 3. Reissier (Philibert), rue de Bourbon, 7. Guinon ^, rue de Condé, 2. Carrier (le docteur), rue St-Dominique, 13. Mangini (Lucien), ingénieur, rue de Bourbon, 38. Brolemann (Arthur), négociant, rue des Feuillants, 1. Martin (François), négociant, petite rue Mersière, 22. Levrat-Perrolton (Francisque), rue Grenelte, 22. Rollet, rue Flesselle, 24. Coinde (Paul), rue Ste-Elisabelh, 37. Richoud (l'abbé), professeur au séminaire des Minimes. Jaricot (Ernest), négociant, place de la Comédie. Sérulas (Léon), rue Ste-Catherine, 17. 1856. Pallias (Honoré), rue Ceutrale, 65. Blanc (James), place .Bellecour, 25. Gabillot (Joseph), place de la Platière, 2. Bizol (Jules), place de la Charité, 5. Yernier (Louis), rue de Bourbon, 47. Deriard (Auguste), quai de Retz, 47. Rodct, professeur à l'Ecole vétérinaire. Thevenet (l'abbé), vicaire à Ainay. Flolard (Eugène), rue de Bourbou, 7. Monterrat (Amedée), propriétaire, rue Royale, 20. Guichon, pharmacien, place Sl-Nizier. Arlès-Dufour (Gustave), négociant, port St-Clair. VIII TABLEAU DES MEMBRES Morin (Henri), banquier, rue des Feuillants, 9. Vachon, négociant, quai St-Yincenl, 39. Royé-Yial, négociant, rue Fromagerie, 1. Poncin(Henri-Athanase), chef d'institution, place du Collège, 4» liasse (Frédéric), négociant, quai d'Orléans. Péaud, (Aimé), ancien magistrat, propriétaire à Sl-Cyr-au-Mont- d'Or. Magaud (Adolphe), quai de la Charité, 25. Vézu, pharmacien, aux Brotteaux. Girodon (l'abbè), professeur à la Faculté de théologie. Chamheret (Ernest de), Directeur de l'Ecole de la Martinière. Pelletier (Jean-Baptiste), pharmacien, rue Clermont, 16. Ramhaud (André), rentier quai des Augustins, Cl. Saint-Didier (de), propriétaire, rue Yaubecour, 19. Duport (Pedro), quai de la Charité, 23. Surieux (l'abbé), supérieur du petit Séminaire de St-Jean. Ozanon (Charles), rentier, place Louis XVI, 14. Rater (Arthur), rue du Pérat, 3. Membre titulaire décédé en 4S5G. M. Timeroy, rue St-Jean, 18, décédé le 13 novembre 1856. Membre tâttoalaire , devenu correspondant par changement de résidence. M. Pravaz (Théodore). SScmhrcs correspondants Nommés depuis le 1 er janvier jusqu'à la fin de décembre 1856. MM. Dreschler (Adolphe), naturaliste à Dresde. Guirao, naturaliste à Madrid. Terver (le docteur Pierre), naturaliste à Ecully. DE LA SOCIÉTÉ LINNÉENNE. IX Déséglise (Alfred), naturaliste à Graire, près Mehun-sur-Yèvre (Cher). Baldanus (Edouard), pasteur à Diebzig près Keutlen (duché d'Anhall). Krauss (le docteur), naturaliste à Stullgard. Heeger (le docteur Ernest), de Vienne (Autriche). PuccinelH (Benoît), professeur à Lucques. Borelli (Hippolyle), professeur à Lucques. Fischer de Waldheim (Alexandre), vice-président de la Société des naturalistes de Moscou. Ingo (le docteur Vincent), naturaliste à Caltagirone (Sicile). Taranto (Emmanuel), professeur à Caltagirone (Sicile). Sava (Robert), naturaliste sicilien. Marschall (le comte), naturaliste à Vienne (Autriche). TABLE DES MATIERES. Constitution d'un nouveau genre détaché du genre Trogophlœus ( famille des Braehélytres ), par E. Mclsant et Cl. Rey. Page 1 Description d'une espèce nouvelle du genre Plcgadcrus (famille des Histérides) par E. Mulsant et Cl. Rey ô Description d'un Coléoptère inédit constituant un genre nouveau voisin du genre Pseudopsis (famille des Braehélytres) par E. Mulsant el Cl. Rey 7 Description d'une espèce nouvelle du genre Chrysomela par E. MuLSANT ; 12 Description d'une espèce nouvelle de Coléoptère de la tribu des Latigènes, par E. Mulsant et Cl. Rey 15 Notes relatives à quelques insectes Coléoptères de la tribu des Pectinipèdes parE. Mulsant 17 Description de quelques Elalérides nouveaux ou peu connus par E. Mulsant et Guillebeau 60 Notes pour servir à l'histoire de YAmphimallus marginalus par E. Mulsant et Valéry Mayet 103 Description d'une espèce nouvelle de Coléoptère de la tribu des Longicornes par E. Mulsant et Guilleeeau 10-3 Description d'une espèce nouvelle de Coléoptère du genre Orchesia par E. Mulsant et Godakt 10^ Description d'une nouvelle espèce de Coléoptère du genre Bostrichus par E. Mulsant el Cl. Rey. • 1 i i XII TABLE DES MATIÈRES. Notes pour servir à l'histoire de VAgnatlms decoratus par E. Mul- SANTetCL. Rey 114 Description de quelques Hémiptères-Hétéroptères nouveaux ou peu connus par E. Mllsant et Cl. Rey • . . . 119 Description de la larve de Y Elenophorus collaris., Coléoplère de la tribu des Latigènes par E. Mllsant et V. Mllsant 133 Additions et rectifications au tableau des Coccinellides publié en 1853 par E. Mllsant 135 Description d'une nouvelle espèce de Longicorne, constituant un nouveau genre dans cette tribu de Coléoptères par E. Mulsant. 157 Description de deux nouvelles espèces de Coléoptères constituant un genre nouveau dans la famille des Ulomiens par P. Pbrroud et E. Mulsant 160 Additions et observations relatives à la monographie des Palpi- cor n es par E. Mllsant 166 Notice sur J. T. Doublier par E. Milsant 175 Description des deux nouvelles espèces d'Oiseaux-Mouches par J. Bolrcier et E. Mllsant 187 Description de la larve du Ludius ferrugineiis par E. Milsant et Guillebeau 190 Histoire des Coléoptères de France par E. Mllsant. — — ■ — Barbipalpes 193 — — — Longipèdes • 305 — Lalipennes 473 — — ' — Latigènes, supplément . . 520 Histoire des Mélamorpboses deYAcidalia asbcstaria^arP. Milliere. 523 CONSTITUTION D'UN GENRE NOUVEAU DÉTACHÉ DU GENRE TROdOPHLCEUS ( FAMH.LK 1JES BlUCHÉLYTHES ) , PAR lî MVLSAUT et Cl. MET. (Mémoire lu i la Société Linnéenne de Lyon, le 10 décembre 1839.) GENRE OCaiTOCPOII-US (cyfa, riv«ge, «pùoç, »mi). Corpus elongatum, depressum. Pa/pi maxillares articulo ullimo conico, attenualo. Anlennœ apice sensim crassiores. Pedes médiocres, basi approximati. Tibiœ muticse, pubescentes. Tarsi brèves, Iriarliculali. Corps allongé, sublinéaire, jdéprimé. Tête assez saillante; légèrement inclinée ; subtriangulaire ; faiblement resserrée à la base ; séparée du prothorax par une espèce de cou. Yeux sémiglobuleux, assez gros et assez saillants. Labre transversal ; sinueux et cilié à son bord antérieur. Mandibules peu saillantes ; bidenlées à leur extrémité. Palpes maxillaires assez grands ; à dernier article en cône atténué au sommet. Menton transversal ; largement mais faiblement échancré en avant. Antennes graduellement plus épaisses à leur extrémité; à premier article assez grand, allongé : les deuxième et troisième Annales de la Société Linnéennr. l 1 OCHTHEPHILUS FLEXUOSCS. beaucoup plus longs que les suivants : les intermédiaires submo- niliformes: les quatre derniers un peu plus épais que les précédents, ou transversaux, ou guère plus longs que larges: le dernier ovalaire. Prot/torax plus ou moins rétréci en arrière, plus ou moins transversal, plus ou moins tronqué à la base et au sommet. Ecusson assez grand ; en triangle transversal. Étgtres en carré long, tronquées au sommet , arrondies aux angles postéro-externes. abdomen sublinéaire ; de six segments ; le dernier très-petit, tronqué au sommet. Dessous du corps assez convexe. Pieds médiocrement allongés ; rapprocbés à leur base. Tibias non spinosules, mais pubescents. Tarses courts ; de trois articles : les deux premiers très- courts : le dernier deux fois plus long que les deux précédents réunis. Obs. Ce genre diffère du G. Trogophlœus, par la conforma- lion du dernier article des palpes maxillaires, qui est en cône atténué, au lieu d'être en alêne. On peut y joindre deux espèces décrites par Ericbson , et qui présentent ce même caractère, savoir : Tr. omalinus et Tr. angus talus ( Gênera et species Staphylinorum, pages 802 et 805 ). Oclitliephilus flexuosiis. Elongatus, depressus , parce lutco-pubcscens , nitidulus, piceus, capite abdomineque obscurioribus ; antennis rufo-fcrrugino's, pedibus piceo-testaceis. Ehjtris grosse parcèque punctulis. thorace tertid parte longioribus, hoc basi subcarinato, ulrinquè obliqué fjrtiùs impresso, ialeribuspost médium dentaloflexuosis. (PI. 6g. 3). Long. O D ,O036 (1 I. 2 3). Corps allongé, assez déprimé; brillant; d'une couleur de poix, 0< DTHEPHILUS FLEXDOSIJ. S ordinairement plus claire sur le prothorax et plus obscure sur la lêie et l'abdomen ; couvert de poils courts, brillants, jaunâ- tres, couchés et peu serres. Tèle sublriangulaire ; un peu plus étroite que le prolhorax; assez convexe ; d'un noir de poix brillant, avec les parties de la bouche d'un roux leslacé ; creusée entre les antennes de deux sillons assez larges, parallèles, se terminant sur le front par deux petiles fosselles peu apparentes ; assez fortement ponctuée dans le fond et autour de ces sillons, ainsi que derrière les yeux; couverte de quelques rares poils jaunâtres transversalement ou obliquement couchés de dehors en dedans, et ciliée derrière les yeux de deux ou trois longs poils obscurs. Cou très-finement chagriné ; brillant ; d'un noir de poix. Antennes un peu plus longues que la tèle et le prolhorax réunis ; graduellement plus épaisses à l'extrémité; pubeseenles; d'un roux ferrugineux, avec les deux ou trois premiers articles un peu plus clairs : le premier assez gros, en massue oblongue ; le deuxième subcylindrique, plus grêle et d'une moitié plus court que le précédent ; le troisième en massue allongée, plus long que le deuxième; les quatrième à septième submonilifor- mes ; les huitième à dixième légèrement transversaux ; le dernier ovalaire. Prolhorax près d'un tiers moins large que les élytres; un peu plus court que large ; sensiblement rétréci en arrière; très- faiblemenl subbissinueusement tronqué à la base et au sommet : à angles postérieurs droits ; les antérieurs infléchis , obtus et légèrement arrondis au sommet ; les côtés assez fortement arron- dis en avant, et présentant vers les deux tiers postérieurs une petite dilatation dentiforme ; faiblement convexe ; d'une couleur de poix ferrugineuse, brillante; garni de quelques poils jaunâtres, courts, couchés obliquement ou en travers; chargé d'une cartne longitudinale, obsolète, se prolongeant en avant un peu au-delà du milieu; marqué à la base, de chaque côté, d'une impression 4 0CHTHEPH1LCS FL! XL'OSCS oblique assez forte, et d'une autre beaucoup plus petite, ovale, UNE ESPECE NOUVELLE 1)1 GENRE PLEGADERLS (famille des HISTÉRIDES), par E MUB.».%.NT et CI. Rlîï. (Présenlée A la Société Liiwéeuno du Ljon, le 12 juin 1854.) ( E*le$adcrns hispiduliin. Oblongo-suhquadratus , leviter convexus , nitidus , br éviter albido- hitpidulus , grosse parcéque punctatus , niger , pedibus antennisque rufis , capitulo pallidiori. Prothorace margine laterali incrassato , dorso twn transversim sulcato ; elylris exlùs obsolète bistriatis. Long. 0,0012 ( 1/1 I.] Corps en carré long, un peu plus étroit en arrière et en avant, légèrement convexe , d'un noir brillant ; couvert de poils courts, hispides , blanchâtres , peu serrés. Tête verticale, pics d'une moitié plus étroite que le prothorax, subtriangulaire, subdéprimée entre les antennes, longitudinale- ment convexe sur fépistome qui est arrondi à son sommet où il présente quatre longs poils; d'un noir assez brillant, obsolè- lemenl et rugueusement ponctuée , et garnie surtout en avant, d'une pubescence très-courte, bispide , blanchâtre. Parties rie la bouche d'un roux de poix. Yeux noirs, déprimés, en partie cachés par le prothorax. 6 GENRE PJ.EGADERr». Antennes atteignant le milieu du prolhorax , légèrement pu- bescenles , d'un roux-ferrugineux , avec le boulon plus clair , leslacé. Prothorax très-grand , un peu plus large que long, de la lar- geur des élytrcs à leur base , rétréci en avant à partir du quart antérieur ; faiblement arrondi sur les côtés qui sont épaissis en forme de bourrelet entier ; assez fortement écbancré au som- met et légèrement arrondi au milieu de la base ; les angles anté- rieurs infléchis et aigus, les postérieurs droits; sans sillon trans- versal sur le dos ; assez convexe , d'un noir brillant , couvert d'une ponctuation assez grossière , peu serrée , obsolète, el de poils bispides 1res courts , blanchâtres. Écusson très-petit, triangulaire, noir, lisse. Elytres d'un quart plus longues que le prothorax, légèrement convexes, largement tronquées au sommet; à côtés s'élargissant derrière les épaules jusqu'au quart antérieur , puis se rétrécis- sant insensiblement, dune manière faiblement cintrée , jusqu'à l'extrémité ; d'un noir brillant ; couvertes de points grossiers , peu serrés, el de poils bispides, courts, couchés, blanchâtres; mar- quées à la base sur les côtés de deux stries sulciformes, obsolètes » arquée:», obliques, s'effaça ut avant le milieu. Pygidium peu saillant; ponctué; d'un noir brillant. Dessous du corps ponctué ; d'un noir brillant. Pieds courts, d'un roux ferrugineux. Cuisses épaisses, latéra- lement comprimées, offrant quelques poils bispides, blanchâtres, très-courts. Tibias légèrement arqués , spinosules : les antérieurs brusquement dilatés dans la dernière moitié de leur arête externe, où ils présentent quatre denlicules, bien distincts. Tarses d'un roux leslacé , brièvement ciliés ; à troisième article aussi long que les précédents réunis. l'iTuiv : Draguignan. Rare. DESCRIPTION D'UN COLÉOPTÈttE INÉDIT CONSTITUANT UN GENRE NOUVEAU VOISIN DU G. PSEUDOPSIS (famille des BRACHÉLYTRES ) , E. MULSiXT et €1. BEI (I,ue à la Si. c. clé Liuiiécune tic l.yon , \e 13 uuîii 18iS.) GENRE PHOL1DUS. (yu/.i; — 'Tgç, écaille) . Corpus depressum, squamifcrum. Palpi maxillares arliculo ultimo magno, conico. Antennœ graciles, arliculo primo permagno, incrassato. Pedes tenues, breviusculi. Tibiœ evlùs obsolète spinosulœ. Tarsi brèves, Iriarliculati. Corps court ; déprimé ; couvert d'écaillés en dessus. Tête proéminente ; libre; assez grosse. Veux gros; subglobuleux ; saillants. Labre grand; transversal. Mandibules peu saillantes. Palpes maxillaires à dernier article très-grand ; en cône renversé. Menton transversal ; trapéziforme. antennes grêles; de onze articles : le premier très-gros, épais, 8 GENRE PH0LIDU3. intérieurement dilaté en angle arrondi : le deuxième petit, en ovale court : les troisième, quatrième et cinquième allongés, sublinéaires : les sixième à onzième allant insensiblement en grossissant et formant une massue allongée ; les sixième à hui- tième subégaux, coniques : le neuvième pas plus long que large, en cône tronqué: le dixième légèrement transversal: le dernier en ovale court, rétréci au sommet. Prothorax transversal; cyathiforme; largement sublrilobé à sa partie antérieure. Écusson Irès-petil, triangulaire. Ehjtres larges ; déprimées ; simultanément éebancrées à la base ; sinueusement tronquées aux angles postéro-externes ; chargées de côles longitudinales peu saillantes. Ailes complètes. yébdomen ample ; largement reborbé ; postérieurement acu- miné ; de six segments visibles : le premier plus grand que les suivants : le dernier petit, conique. Dessous du corps conveve. Mélnsiernum très-développé. Pieds courts ; assez grêles ; rapprochés à leur insertion. Tibias oblusémenl spinosules en dehors ; ciliés en dedans, à leur sommet. Tarses courts ; de trois articles : les premier et deuxième petits, subégaux, pubescenls : le troisième plus long que les deux précédents réunis. Obs. Ce genre, voisin du G. Pseudopsis par la forme de la tête et du dernier article des palpes maxillaires, s'en éloigne , ainsi que de tous les autres genres de la même tribu, par son corps écailleux , et par la structure de ses antennes et de son prothorax. PUOLIUUS 1NSIGNI3. » Pholldns Inslgnl». Brevis, deprcssus, opacus, viger , fusco-griseo-squamosus , pedibus rufo-ferrugineis. Prothorace cyathiformi , anftcl subtrilobo, poslice coarctato. Elytris hoc pauïà longioribus, depressis, costatis. Jbdomine amplo, latèmarginato.Ç PI. fig. 2.) Long. 0.»,O0M (i I.). Corps courl; déprimé; opaque; noir, cl couvert d'ccaillcs d'un gris plus ou moins obscur. Tête assez grosse; un peu étranglée postérieurement à sa réu- nion avec le prothorax ; d'un tiers plus étroite que celui-ci ; assez large en arrière, et un peu rélrécie en avant; opaque, noire et couverte de squamules grisâtres ; chargée en outre de trois tubérosilés : une, de chaque côté, vers l'insertion des antennes: la troisième grande, oblongue, longitudinale, occupant tout le milieu du crâne. Parties de la bouche d'une couleur de poix leslacée avec les palpes maxillaires noirs. Feux gros, saillants, noirs. antennes grêles; noires ; légèrement pubescentes ; aussi lon- gues que la tète, le prothorax et les élylres, et terminées par une massue allongée : à premier article très-gros, épais, couvert sur toute sa surface d'écaillés grisâtres, et dilaté au côté interne en angle obtus, arrondi au sommet: le deuxième petit, en ovale court, offrant quelques rares et petites écailles cendrées, souvent caduques ; les troisième à cinquième allongés, subfiliformes ; le troisième beaucoup plus grêle et deux fois plus long que le précédent: le quatrième un peu plus court, et le cinquième un peu plus long que le troisième; les sixième à huitième obconi- ques, subégaux, graduellement un peu plus épais; le neuvième en cône renversé, tronqué au sommet, pas plus long que large: le dixième légèrement transversal : le dernier en ovale courl, assez brusquement rétréci au sommet. 10 PUOLIDUS INSIGMS. Prothorax d'un quart plus étroit que les élytres; transversal, cyatliifonne; brusquement rétréci en arrière; tronqué à la base, avec les angles postérieurs obtus; antérieurement largement sublrilobé : le lobe médian occupant le milieu du bord antérieur: les externes figurant une large oreillette formée des angles antérieurs et des deux tiers antérieurs des bords latéraux; d'un noir opaque; couvert d'écaillés grisâtres; chargé au milieu du disque d'une gibbosité oblongue, bifide en avant; le lobe médian et loute la base relevés en forme de bourrelets, légère- ment interrompus ou sillonnés en leur milieu ; les lobes latéraux plus faiblement relevés à leur bord. Écusson triangulaire ; noir; très-petit. Elytres larges; formant ensemble un carré transversal; simul- tanément échancrées derrière le prothorax au milieu de leur base ; individuellement tronquées au sommet d'une manière un peu oblique de dehors en dedans; à épaules légèrement arron- dies, à côtés faiblement arqués ou presque droits, et à angles postéro-exlernes largement et sinueusement tronqués ; déprimées; d'un noir opaque, avec la suture, les côtés, la base, le sommet et trois lignes longitudinales sur le disque, relevés en forme de côtes plates et composées de squamules grisâtres : les côtes latérale et apicale assez larges: la suturale et les discales assez étroites; l'externe de celles-ci parlant de l'épaule où elle est réunieà la basilaire par un épaississemenl notable, se dirigeant un peu obliquement de dehors en dedans, s'affaiblissant et n'at- teignant point l'apicale: la médiane presque droite, entière, parlant de la basilaire pour aller se réunir à l'apicale ; l'interne parlant aussi de la basilaire, presque droite jusqu'aux deux tiers postérieurs où elle se déjelte un peu en dehors, et n'atteignant pas ''apicale ; toutes ces côtes s'épaississent plus ou moins à leur point de réunion, et offrent entre elles une série plus ou moins régulière de squamules grisâtres, plus ou moins nombreuses et plus ou moins caduques. PH0L1DUS INS1GMS. 1 l /elles subopaques ; blanches. Abdomen un peu plus large que les élytres ; légèrement con- vexe en son milieu ; fortement arrondi sur les côtés, classez brusquement rétréci au sommet ; largement rebordé, avec les îebords fortement relevés ; d'un noir opaque; uniformément couvert de squamules grisâtres ; à premier segment d'un tiers plus grand que les suivants: le dernier petit, conique. Dessous du corps convexe ; noir ; assez brillant ; offrant une granulation plate comme écailleuse, plus forte sur la poitrine. Ventre en outre couvert de petits poils hispides, très-courts , blanchâtres, peu serrés. Pieds courts; assez grêles; d'un roux ferrugineux. Tibias légè- rement ciliés en dedans à leur sommet; obscurément spinosules en dehors. Tarses courts ; pubescenls ; d'un roux lestacé, avec le sommet du troisième article un peu plus foncé. Patrie : Hyères. Parmi les débris végétaux, au bord des eaux saumâlres. Au premier printemps. Rare. DESCRIPTION I) UKK espèce nouvelle du genre chrysomela H. HILSiVI (Présentée le 1 4 février 1854.) Chrysomela liOdoTie». Oblongne ; presque parallèle ; médiocrement convexe ; noire ; pro- thorax d'un rouge brunâtre ; élytres ornées d'une bordure suturale et chacune d'une bordure marginale moins étroite , d'une couleur semblable : le premier , grossièrement ponctué et faiblement sillonné longitudinale - ment près de chaque bord latéral , asseï finement ponctué sur le dos : les secondes, chagrinées. (PI. fig. 1.) long. 0,0095 (i 1/i 1.) Larg. 0,00*8 (2 1/8 I.) . Corps oblong ; presque parallèle; médiocrement convexe. Télé Irès-penchée ou presque verticale; noire, peu luisante; marquée de points petits et peu rapprochés ; rayée sur le milieu du front d'une ligne longitudinale assez légère ; à suture frontale en arc dirigé en arrière : labre et palpes noirs, antennes prolongées jusqu'à la moitié du corps; presque filiformes jusqu'au quatrième ou cinquième article , plus visiblement subcomprimées cl plus larges sur les derniers ; d'un noir luisant , parcimonieusement ponctuées et garnies de poils courts, fins et peu nombreux sur les cinq premiers articles, d'un noir brun mat, pubescentes et den- CHUYSOMELA LEDOVICAE. 13 sèment poinlillées sur les autres : le premier , un peu renflé dans son milieu , un peu moins long; que le troisième : le deuxième, petit, globuleux : le troisième, plus grand que le qua- trième : le cinquième presque égal au précédent : les cinquième à dixième un peu plus longs, presque égaux : le onzième un peu brusquement rétréci vers les deux tiers de sa longueur et comme formé de deux articles soudés Yeux noirs. Prothorax échancré en devant, c'est-à-dire presque en ligne droite dans sa partie mé- diaire, avec les angles avancés, embrassant les yeux sur les côtés; élargi en ligne courbe jusqu'à la moitié de ses bords latéraux, plus faiblement rétréci ensuite ; en arc dirigé en arrière et bissinué, à la base; deux fois et demie environ aussi large que long; à peine convexe ; rayé de deux espèces de sillons longitudinaux, naissant chacun du bord antérieur , vers la partie de celui-ci correspon- dant au côté interne des yeux, prolongés chacun jusqu'à la base, en se rapprochant un peu du bord latéral ; offrant la partie en dehors de ce sillon plus plane ou moins déclive ; marqué de points gros sur ces sillons et sur les parties voisines, plus fins sur le dos ; d'un rouge brunâtre ou d'un rouge leslacé. Ecusson en triangle plus long que large, à côtés curvilignes ; lisse, luisant ; noir ou d'un rouge obscur. Etylres d'un sixième plus larges en devant que le prolhorax à ses angles postérieurs ; presque paral- lèles jusqu'aux deux tiers, arrondies à l'extrémité; médiocrement convexes ; à calus humerai peu saillant, assez faiblement déprimées entre lui et la suture; chagrinées , mais plus finement vers l'ex- trémité ; à granulations écrasées ; rayées d'une strie juxta-sulurale distincte seulement à partir des deux tiers ; noires ou d'un noir brûlé, avec la suture d'un rouge leslacé obscur, sur une largeur un peu plus étroite que la base de l'écusson ; ornées sur les côtés d'une bordure d'un rouge lestacé plus clair ou plus jaunâtre , laquelle se confond graduellement avec la couleur foncière. Repli d'un rouge jaunâtre. Repli prothoracique de même couleur. Des- sous du corps d'un rouge jaunâtre ou testacé sur la majeure 14 CHRYSOMEI.A. LUDOMCAH partie des cotés de ranlepeclus.d'un noir luisant sur le reste; par cimonieusemenl et finement ponctué; peu distinctement garni de poils fins et clairsemés. Proslernum élargi et plan après les han- ches, tronqué à l'extrémité. Partie anléro-médiaire du premier arceau ventral tronquée en devant. Pieds noirs, luisants; peu ponctues. Jambes garnies, à partir île la moitié jusqu'à l'extrémité, de poils d'un fauve cendré, graduellement plus longs et plus apparents. Cette belle espèce a été découverte, près de Gavarnie,dans les Pyrénées, par feue Madame Louise de Gueneau d'Àumont, née de Coucy, à qui je l'ai dédiée. Puisse cet insecte rappeler long- temps le souvenir de celle femme si bonne et si aimable, pour laquelle l'Entomologie avait tant d'attraits ! EXPLICATION DE LA PLANCHE. Fig. i. Chrysomela Ludovicae. b .Antenne, c. Tarse antérieur. (/. Tarse. Fig. 2. a. Pholidus insignis. b. Les trois premiers articles des antennes. c. Derniers articles des palpes maxillai>'es. Fig. 3. a. Ochthephilus flexuosus. b. Derniers articles des palpes maxillai7-es dans le genre Och thephilus. c. Derniers articles des palpes maxillaires dans le genre Trogo- phlœus. F 1 F. 2 F i c ■ DESCRIPTION i) uni: ESPÈCE NOUVELLE DE COLÉOPTÈRE DE LA TRIBU DES LATIGÈISES , B. MVlSAtVT et CI- BEI, (Présenté*! û la Société Llmiécnne de ! )<>n , le !3 juin ii»',5;. Helops pellueldus. Ovale-oblong ; convexe; entièrement d'un jaune testam. ) eux noirs. Pro- thorax presque tronqué et bissubsinué en devant, élargi jusqu'aux deux cin- quièmes environ, en ligne droite et parallèle ensuite , à angles posté'7-icurs émoussés et un peu ouverts ; tronqué ou à peine arqué en arrière , à la base ; convexe ; assez finement ponctué. Elytres un peu élargies jusqu'à la moitié , rètrècies ensuite assez régulièrement jusqu'il l'angle suturai , à rebord marginal uniforme , peu tranchant ; èi stries assez lége7~es cl finement ponctuées. Intervalles pointillés : le huitième , postérieurement uni au deuxième. Cuisses hérissées de poils en dessous. loi g. 0,OOSI à 0,0072 (2 l/i à 3 \ 1 I.) Larg. 0,0033 à 0,00^5 (1 I,'5i2 I ) Patrie : Le midi de la France. Obs. Celle espèce a lanl d'analogie avec Y H. pallidus qu'elle ne paraît pas s'en distinguer au premier coup-d'œil. Mais avec un peu d'altenlion , on reconnaît facilement les différences qui séparent ces deux espèces. Dans Y H. pallidus , les côtés du prolhorax vont en s'élargissant jusqu'à la moitié, et se rétrécissent ensuite 16 HELOPS PHLLUC1DUS. en formant avant les angles postérieurs une sinuosité très-appa- rente : ces angles se trouvent par-là reetangulairement ouverts et assez vifs : la base du prothorax est à peu près en ligne droite. Chez 17/. translucidus , le prolhorax s'élargit jusqu'aux deux cinquièmes environ de ses cotés, qui sont ensuite en ligne droite et parallèle ; les angles postérieurs se trouvent par-là un peu plus ouverts que l'angle droit et émoussés, et la base est très- légèrement arquée en arrière plutôt qu'en ligne droite , quand l'insecte est vu perpendiculairement en dessus. !///. pallidus habite les rives de la n\er',YH.pellucidus se trouve principalement sur les chênes verts. NOTES RELATIVES A QUELQUES INSECTES COLÉOPTÈRES DE LA TUIBU DES PECTINIPÈDES , H. li. MIJLKAÎIT, Prései.tée A la Sociélé Linnéenne de I,yon , le !'2 norembre 185?. » A» *&-42> ntn i w FAMILLE DES CISTE LIENS. ALLÉCULATES. Ce groupe doit s'enrichir de la coupe nouvelle suivante : Genre Upinella, Upinelle. Caractères. Tète plus longue que large. Antennes prolongées environ jusqu'à la moitié (?) , ou un peu plus (. 214. — II. ll857), p. 235. — Kustkr . Kaef. Eurnp. 20. 73. Long. 0,0112 (5 I.). Larg. 0,0039 (1 3/4 I.). Patrie : la Lombard ie et diverses autres parties de l'Italie (collect. Aube , Cbevrolal). Genre Hymenorus. 11. lMlg'icollÎK. Suballongé ; peu convexe ; garni en dessus de poils obscurs, presque cou- chés ; d un noir brun : bouche et antennes d'un brun testaeé Pieds d'un cistéuens. — Çistela. 21 fauve testacé. Prolhorax subparallcle dans sa seconde moitié ; sans rebord à sa base ; ruguleusement ponctué ; à peine déprimé au-devant des sinuosités basilaires , sans dépression sur la ligne médiane. Ecusson triangulaire. Elytres à stries ponctuées et subcrénelées. Intervalles peu convexes cl rugu- leusement ponctués. Hanches séparées par le prosternum. Long. 0,0067 (3 1.) Larg. O,O')20 (I 1/2 1.). Pairie ? (collecl. Clieviolat). L'exemplaire unique el dépourvu de son abdomen d'après le- quel a été fait celle description , s'éloigne de 17/. Doublieri par son prothorax sans rebord dislinct à la base, sans traces de sil- lon ou de dépression sur la ligne médiane , rugueusemenl ponc- tué ainsi que les côlés de l'anlépeclus ; par son écusson trian- gulaire; par la couleur de sa boucbe el de ses palpes , couleur qui peut être sujette à varier. Cet exemplaire parait être un j>. Ses yeux sont séparés l'un de l'autre , dans leur point le plus rapproché, par un espace sensiblement moins grand que le diamètre transversal de l'un d'eux. Ne serait-il que le j> de 17/. Doublieri que je n'ai pas vu ? Ce rapprochement des yeux chez le , 213. — ht. (1837) p. 836. — Kustir, Kaef. Enrop. 20. 71. Patrie : la Hongrie (collect. Chevrolal, Reiche.) Obs. Elle a beaucoup d'analogie avec la C. ceramboides. La lêle, les palpes, les antennes, le dessous du corps et les pied» sont noirs : le prothorax et les élylres sont roux ou d'un roux teslacc ou d'une teinte rapprochée : le prolhorax lire ordinaire- ment un peu sur le rouge roux. Au genre fsomira se rapporte l'espèce suivante : I. rorsîfii. Oblonguc ; ruguleuscmenl pointillée ; garnie en dessus de pod testacés , fins, couchés et médiocrement serrés ; tête et prothorax d'un rouge testacé : élytres testacées. Dessous du corps brun testacé ou testacé : pieds d'un flave testacé. Prothorax d'un quart environ plus large à la base qu'il est lorig sur son milieu ; plus étroit postérieurement que les élytres; subsinuè et dépri- mé vers chaque tiers externe de sa base, avec les angles postérieurs rectan- gulairement ouverts, vifs, un peu moins prolongés en arrière que la partie médiaire ; subsillonné sur le dernier tiers de la ligne médiane. Elytres offrant une strie juxta-suturalc affaiblie en devant et postérieurement une autre voisine de celle-ci. Long. 0,0056 â 0,0059 (2 1/2 à 2 3/4 I. ) larg. 0.0022 à 0,0026 (l à 1 1/5 1. ). Celte espèce a été trouvée en Corse par M. Reveillière. Obs. Le dessous du corps, dans l'état qui paraît normal, est brun ou d'un brun testacé, ainsi que le repli ; chez d'autres exemplaires il est testacé ou d'un testacé rougeâlre. L7. corsica a quelque analogie avec 17. antennata ; elle s'en rapproche par la couleur de sa lêle et de son prothorax ; mais elle s'en dislingue par ce segment proportionnellement moins court ou plus allongé, plus étroit à la base que les élylres, à angles postérieurs un peu moins longuement prolongés en arrière que la partie médiaire de sa base , subsillonné sur le dernier tiers de sa ligne médiane, civux'pns. — Erjx. 23 Au genre Eryx se rattachent les deux espèces suivantes : 1. E. aialEtB»acina. Ovalaire ; médiocrement convexe ; d'un noir brun un peu luisant ; ruguleusement ponctuée et garnie de poils obscurs et mi-couchés, en dessus. Dessous du corps, pieds et partie au moins des antennes, ordinaire- ment bruns. Prothorax déprimé au devant de. chaque sinuosité basilaire. Elytres marquées sur toute leur longueur de deux stries juxta-suturales, de deux autres dans leur seconde moitié, légèrement ou obsolètemenl striées sur le reste de leur surface; assez finement ponctuées. Prosternum courbé longitudinalement conformément aux hanches, ne les dépassant pas posté- rieurement. Long. 0,0090 (4 l.).larg. 0,0048 (2 I. ) Patme ?(collect. Chevrolat). Obs. Celle espèce a beaucoup d'analogie avec \'E. atra. Elle s'en éloigne par sa taille plus petite; par sa teinte moins foncée; par son prolhorax offrant , au devant de chaque sinuosité de la base, une dépression assez légère, et une autre moins sensible, au devant de l'écusson; par sonproslernum convexement déclive à sa partie postérieure, parallèlement aux hanches qu'il ne dépasse pas postérieurement, même vers leur base. Je n'ai vu que le t. de France (PectinijicJo), p. 63. 26 PECTIWIPÈDES. Les espèces du genre Podonta qui me sont connues, sonl les suivantes : A. Prothorax non courbé, à sa base, sur les angles Imméraux Jes éljtres. Lugubris. AA. Prolhorax sensiblement courbé en arrière, à sa base, sur les angles numéraux des élytres. B, Antennes à peine aussi longuement on à peine plus longuement prolongée» que la moitié du corps. Eljlres obtuséinent tronquées ou subarrondies chacune à l'extrémité. Nigrita. Aubei. UB. Antennes plus longuement prolongées que la moitié du corpi. Elytre» subir rondies, prises ensemble, à l'extrémité. Alpiua. 1. P. lugubris ; Ktjster. Oblong ou suballongé ; médiocrement convexe; d'un noir luisant ; garni en dessus de poils fins , couchés et obscurs. Antennes à peine aussi longue- ment prolongées que la moitié du corps. Prothorax élargi jusqu'à la moitié, faiblement rétréci postérieurement ; à angles postérieurs non courtes en arrière sur ceux des étuis ; finement ponctué. Elytrcs à stries peu profondes, mais distinctes. Intervalles pointillés. Prosternum très-comprimé entre les hanches, un peu moins élevé quelles, souvent peu distinct après la moitié de celles-ci. Long. 0,0100 à 0,01 11 (♦ 1/2 à 5 I.) I-arg. 0,00*5 (2 1.). a" Ongles des tarses antérieurs élargis vers le milieu de leur peigne. Six'ème arceau ventral creusé sur presque toute sa lar- geur d'une gouttière profonde, offrant Iongiludinalement, sur sa partie médiaire, une faible arête bifurquée : tranches latérales de celte gouttière arrondies chacune à l'extrémité. Cistela lugubris, (Frivaldsxy) Kuster, Kaef. Europ. 20. 80. Patrie : la Turquie (collect. Aube). Corps oblong ou suballongé; noir; pubescent; soyeux. Tète omophliejns — Podonta. '21 poncluée , plus finement sur sa moitié postérieure que sur l'an- térieure ; sans fossette sur le milieu du front. Antennes assez épaisses, à peine prolongées jusqu'à la moitié du corps. Ptollto- rax tronqué en devant , sans dépression derrière les yeux ; subarrondi et déclive aux angles de devant ; élargi en arc sur les cotés, c'est-à-dire élargi en ligne courbe jusque vers la moitié, et faiblement rétréci ensuite jusqu'aux angles postérieurs, qui sont peu émoussés et reclangulairement ouverts ; tranchant et sans rebord sur les côtés; muni à la base d'un rebord étroit, peu distinct près des angles de derrière ; aussi finement ponctué que la partie postérieure de la tète ; garni de poils fins et courts. Elytres à peine plus larges en devant que le prolborax à ses an- gles postérieurs; subparallèles jusqu'aux deux tiers , rélrécies ensuite, oblusémenl tronquées ou oblusément subarrondics cita- dine à l'extrémité; à rebord latéral formant à peine, du sixième aux quatre septièmes, une gouttière liès-élroile; à stries assez légères, cependant toutes distinctes : les voisines de la suture plus mar- quées , surtout postérieurement : les cinquième et sixième , or- dinairement plus courtes: ces stries imponcluéesou peu distincte- ment ponctuées. Intervalles finement pointillés; presque plans; garnis de poils obscurs, fins et couchés. Repli presque perpen- diculaire. Dessons du cor/js et pieds noirs. Proslemum rétréci d'avant en arrière, très-comprimé entre les hanches , moins élevé qu'elles, peu distinct dans la seconde moitié de celles-ci. Ongles d'un rouge leslacé. Obs. Celle espèce se dislingue de toutes les espèces suivantes par la base de son prolborax tronquée en ligne droite , non cour- bée en arrière sur les angles numéraux des étuis. ■n' 2. I*. nig'i'ita. ; Fabkicius. Podonta nirjrita, M-jls. Uisl. Nal. des Coléopt. de F. (Perlinipèdes) p. 67. Obs. Peut-être faut-il rattacher à celle espèce la : 28 PECTINII'EDES. Cistela oblonga, Oi ivier, Encycl. melh. t. 6. p. 6. n. 19. —ld. Enlom. t. 9. n.54. p. 13. 19 pi. 2, fig. 20. (suivant l'exemplaire typique). — Schoemier, Syn. insect. t. 2. p. 358. 37. Cisiela nigrila , Brillé , Expé'l. se. de M orée , p. 226. 390. Long. 0,0095 à 0,0100 (4 1,4 à 4 1/î ). Larg. 0.0035(1 1/2). L'exemplaire typique existant dans la collection de M. Che- vrolat , a passé sous mes yeux. Cet exemplaire indiqué par Olivier comme originaire d'Italie, ainsi que divers autres indivi- dus provenant des iles Ioniennes, de la Grèce, de la Syrie et de la Perse , se distinguent des exemplaires ordinaires de \anigrifa par une taille ordinairement moins faible, par un corps propor- tionnellement plus étroit; par sa tète sans fossette sur le front; par ses élylres à stries ordinairement affaiblies ou moins distinc- tes sur le tiers externe au moins; par le proslernum presque ré- duit à une tranche à partir de la moitié de la longueur de celles-ci au lieu d'èire graduellement rétréci jusqu'à leur extrémité; mais ces caractères sont si faibles et parfois si inconstants , qu'il est difficile de décider si les P. nigrila et oblonga doivent constituer deux espèces distinctes. Pour augmenter les incertitudes , le pro- iliorax est parfois peu courbé en arrière sur les angles des élylres chez quelques individus Les élylres sont quelquefois sans stries bien marquées ou même distinctes sur leur moitié ou leur tiers externe, tandis quelles ont, chez la plupart des autres exemplaires , des stries au moins apparentes sur toute leur sur- face. De nouvelles observations faites sur une plus grande échelle sont donc nécessaires pour élucider celle question. Les caractères sexuels du ^ de V oblonga sonl les mêmes que chez la nigriia el présentent les mêmes anomalies. Ordinaire- ment le dernier article des tarses antérieurs du Ongles des pieds antérieurs épais, renflés dans leur milieu, parfois munis d'une dent vers le milieu du côté extérieur de la brandie externe. Dernier arceau ventral écbancré à l'extrémité; souvent longitudinalement creusé de deux sillons assez faibles , séparés par une carène médiaire légère. 2 Ongles des pieds extérieurs plus grêles; à branche externe sans dent vers le milieu de son côté extérieur. Sixième arceau ventral en ogive; fendu longitudinalement dans son milieu, à son extrémité. Corps allongé ou suballongé; peu convexe ; brièvement pu- omophliens. — Heliotaurus. 39 bescenl. Tête assez finement el peu densemcnt ponctuée, an- tennes moins longuement prolongées que la moitié du corps ; comprimées el élargies à partir du septième jusqu'au dixième article. Prothorax tronqué en devant ; tronqué ou à peine bis- sinué à la base ; élargi en ligne courbe jusqu'à la moitié ou aux trois quarts , émoussé ou subarrondi aux angles postérieurs ; près de moitié plus large à la base , qu'il est long sur son mi- lieu; presque sans rebord. Elytres presque parallèles jusqu'aux deux tiers ; à repli invisible en dessus à l'épaule ; graduellement un peu élargi en gouttière vers le tiers de la longueur; à stries ponctuées bien marquées. Postepisfeinum parallèles; qualre fois environ aussi longs qu'ils sont larges. Patrie : l'Algérie (collecl. Aube, Cbevrolal , Godait , de Mar- seul , Reicbe). 2. El. alitloniissaiis ; de Castelnau. Allongé; subparallèle ; médiocrement convexe ; brièvement pubescent ; noir, avec l'abdomen et les ongles, d'un imige fauve ou d'un rouge jaune. Prothorax élargi en ligne courbe jusqu'aux deux cinquièmes ou un peu plus, faiblement rétréci ou subparallèle ensuite , subarrondi aux angles postérieurs. Elytres à stries ponctuées. Intervalles squammulcuscment poin- tillés : le marginal, ci peine en gouttière étroite vers le tiers de sa longueur, aplani et un peu élargi vers l'extrémité. Long. 0,0H:> à 0,0 !-•>?> ( 5 à 5 1/2 I.). Lary. 0,0045(2 1.). f Dernier article des tarses antérieurs renflé. Brandie externe des ongles des mêmes pieds, armée extérieurement d'une dent; renflée dans le milieu de son peigne: brandie in l crue grèleelinerme. Sixième arceau ventral el extrémité du cinquième profondément concaves : le sixième divisé longitudinalemenl dans sa moitié postérieure, en deux feuillets arrondis ebacun et ciliés, à l'exlré- milé :ces feuillets débordés parle pygidium qui forme en dessous un septième arceau visible. 40 PKCTINIPÈDES. 2 Ongles des pieds antérieurs plus grêles : branche externe inerme à son coté extérieur. Sixième arceau ventral entier, con- vexe. Septième arceau invisible. Omoj'Mus abdominalis (DtJEAN) , Catal. (1833). p. 2 1 5. — Id. (1837). p. 235. — dr Castelsau , Hist. Nat. I. 2. p. 247. 7. — Kuster, Kaef. Rurop. 20. 68. Pairie : l'Algérie (collecl. Chevrolat, Godart). Obs. Le dessus du corps est brièvement garni de poils noirs , couchés. Les antennes, les palpes, la tète , le prolhorax , les élytres , la poitrine et les pieds sont d'un noir peu luisant. La tète et le prothorax sont ponctués : celui-ci à peine rebordé ; à angles postérieurs subarrondis et ouverts. Le prosternum ne se prolonge pas entre les hanches. Le repli est sensiblement tourné en dehors, au moins dans sa première moitié. 3. H. ©valis ; de Castelnau. Suballongé ; subovalaire ; médiocrement convexe ; brièvement pubescent ; noir , avec l'abdomen et les ongles d'un rouge fauve ou d'un rouge jaune. Prothorax élargi en ligne, courbe jusqu'au tiers, puis en ligne droite jus- qu'à l'extrémité ; à angles postérieurs vifs rt un peu aigus. Elytres à stries ponctuées. Intervalles squammuleusement pointillés : le marginal élargi depuis un peu après les épaules jusqu'à la moitié , en une gouttière plus large vers le tiers de sa longueur, déclive et plus étroit vers'V extrémité. Long. 0,0112 à 123 ( 5 a 5 1/2 I. ). Larg. 0,0045 à 0,0050 ( '2 à 2 1/4 I. ) vers le milieu des élylres. J Dernier article des tarses antérieurs dilaté. Branche externe des mêmes ongles plus épaisse et plus longue que l'interne. Sixième arceau ventral échancré à sa partie postérieure; longi- tudinalement creusé d'une large gouttière on peu ovalairement évasée d'avant en arrière , avec les bords latéraux de cette gout- tière tranchants , déclives en ligne courbe et ciliés à leur extrémité. ? Dernier article des tarses antérieurs non dilatés. Branches omophlikns. — Heliotaurus . 4 1 des ongles des mêmes tarses, égales el grêles. Sixième arceau venlral rétréci d'avant en arrière , obtus ou obtusément tronqué à son extrémité; convexe. Septième arceau parfois en partie visible. Omophlus ovalis, de Castël. Hist. Nal. t. 2. p. 247. 8. — Lucas, Expl. se. (te l'Algérie, p. 356. 950. Patrie : l'Algérie (collect. Aube , Cbevrolal , Godart, de Mar- seul). Obs. Celle espèce à beaucoup d'analogie avec YH.ubdomïnalis el elle est confondue avec ce dernier par divers entomologistes. Elle s'en distingue par son prolhorax élargi d'avant en arrière jusqu'aux angles postérieurs, d'abord en ligne courbe jusqu'au tiers de sa longueur , puis un peu plus faiblement el en ligne droite sur ses deux tiers postérieurs ; à angles de derrière assez vifs au lieu d'être snbarrondis , et un peu aigus , au lieu d'être un peu ouverts ; à bord postérieur un peu arqué en arrière, au lieu d'être eu ligne droite. Par ses élytres un peu ovalaires ou élargies vers leur milieu , au lieu d'être subparallèles ; à inter- valle marginal formant dans sa première moitié une gouttière commençant un peu après les épaules el aussi large vers le tiers de sa longueur que l'intervalle voisin ; rétréci el déclive vers l'extrémité. Les J des deux espèces offrent enlre eux des différences fa- ciles à saisir. A. II. anceps. Suballongé ; très-médiocrement convexe ; brièvement pnbescent ; noir, avec le ventre d'un rouge jaune. Elytres à stries ponctuées très-apparentes. Intervalles squammuleusemcnt et finement ponctués. Long. 0,0090 à 0,0*00 (4ù 4 1/21. )• Larg. 0,0029 à 0,0033 ( i 2/5 à « 1/21.) . 358.954. pi. &l, fig. 10. Patrie : l'Algérie (collecl. Àubé , Chevrolat , Godart , de Mar- seul , Reiche). Tête , antennes , dessous du corps et pieds noirs : la têle hérissée de poils noirs ou obscurs. Prot/iorax d'un rouge jaune ou jaunâtre ; garni de poils nébuleux , fins , mi-couebés, peu ap- parents. Repli des élytres un peu tourné en dehors.. 7. II. cœrulcus. Oblong ou suballongé ; médiocrement convexe ; hérissé de poils; noir; élytres d' un bleu verdatre foncé ou d'un bleu noir ; à stries ponctuées ; in- tei'valles fortement ponctués. Prothorax d'un tiers au moins plus large que long. Hanches antérieures ordinairement terminées en pointe. Long. 0,0090 à 0,0123 ( 1 â 5 1/2 l.).Larg. 0,0033 à 0,00Z|5 (1 1/2 à 2 t.). cr" Menton armé d'une corne perpendiculaire ordinairement assez longue, parfois rudimentaire. Ongles des pieds antérieurs habituellement arqués ; à peignes épaissis et renflés ; à branche externe souvent munie d'une dent à la base de son côté extérieur. Sixième arceau ventral entaillé ou échancré à son bord postérieur; 44 PECTWIPÈUES. creusé à partir de son bord antérieur d'une concavité ovalaire : bords de cette concavité tranchants ; chacun des lobes postérieurs cilié, subarrondi, ou en angle un peu aigu. $ Menton inerme. Ongles des pieds antérieurs grêles, inermes. Sixième arceau ventral de forme régulière, c'est-à-dire rétréci d'avant en arrière et convexe. Cistela cœruleus, Fabr. Mantiss. Ins. t. 1. p. 85. 10. Cisiela cœrulea, Fabr. Entom.Spt. t. 1. 2. p. 43. 10. — ld. Sysl. Eleuth. t. 2. p. 1S. 8. — Latr. Hist. nat. t. 11. p. 20. 4. — Coqueb. Illustr. t. S. p. 127. pi. J9. 3. — Schosh. Syn. Ins. t. 2. p. 33'». 7. — De Casteln. Hist. nat. t. 2. p. 246. 8. Cryplocephalus (Cistela) cœrulescens, Gmel. C. Liniï. Syst. nat. t. 1 . p. 1714. 100. Cistela cœrulescens, Oliv. Encycl. uiéth. t. 6. p. 1 1. 6. — ld. Entom. t. 3. n. 54. p. 13. 17. pi. 2. fig. 18. a, b. Omophlus cœruleus, Dej. Catal. (4833) p. 2 «3. — ld. (1837) p. 238. — Lucas, Explor. scient.de l'Algérie, p. 357. 952. — Kuster, Kœf. Europ. 13. 67. Patrie : l'Algérie (collect. Aube, Chevrolat, Godart, de Marseul, Perroud, Reiche). Télé, antennes, palpes, pro thorax, dessous du corps et pieds ordinairement noirs. Elytres d'un bleu vert, d'un bleu violàlre ou d'un bleu noir ; hérissées de poils noirs ; ongles rouges. Antennes prolongées au moins jusqu'à la moitié de la longueur du corps (?) ou plus longuement que celte moitié {. 235. — Kcstm. Kaef. Eur. 12. St. Megischia (Podonta) ruficollis , Solikr , Annales de laSociét. Entoro. de Fr. I. 4. p. 2*8. Antennes prolongées jusqu'à la moitié de la longueur (?) ou un peu plus ( escorialensts. Corys ordinairement brun en dcssus,avec l'intervalle marginal des élytres d'un fauve testacé, mais parfois d'un rouge brun ou brunâtre, ou même avec les clytres d'un fauve ou roux testacé chez le males de la Société Linnéennr, (j 82 DESCRIPTION le cinquième ou le sixième de sa largeur ; creusée d'un sillon Iransverse très-prononcé après cette partie arquée ; offrant au moins les traces d'un second sillon, suivi d'un relief plus ou moins faible. Pieds leslacés, plus foncés sur les cuisses, plus clairs sur les autres parties. Hanches postérieures un plus élevées que le venlre ; offrant près de l'insertion des cuisses la plus grande di- lala lion de leur bord supérieur, rélrécies à parlirdc ce point jusqu'à la moitié, linéaires ensuite : dernier article des tarses postérieurs égal aux deux précédents pris ensemble. Patrie : le midi de la France (collecl. Godarl). Obs. La couleur doit sans doute varier un peu suivant les individus. L'A. vestilus se dislingue de quelques espèces voisines par sa couleur à peu près uniforme en dessus, à l'exception de l'inter- valle marginal des élylres qui est lestacé : par sa carène frontale faiblement arquée , non confondue à sa partie antérieure avec l'épistome ; par la ligne déprimée de sa tête plus saillante sur son disque ; par la grandeur relative des deuxième, troisième et quatrième articles des antennes ; par le septième intervalle des élylres offrant après l'épaule une très-légère carène ; par la forme de la partie slernale de l'anlépeclus el par celle de ses han- ches postérieures. Athouâ» cylimlricollis. Corps d'un rouge testacé , plus foncé ou nébuleux sur le disque du prothorax et des élytres, plus pâle sur les côtés ; garni de poils fins et d'un cendré fauve. Tête et prothorax marqués de points assez gros ou médiocres : la première, déprimés sur le front. Arête frontale obtusément tronquée en devant ; un peu avancée au dessus de l'épistome qui reste distinct. Deuxième article des antennes égal aux deux tiers du troisième. Elylres à stries ponctuées. Intervalles assez finement ponctués ; presque plans. Dessous du corps brunâtre sur l'antépectus, d'un flave rouge sur le reste. Partie, prosternale à deux sillons transverses : le deuxième presque obsolète ; arquée en devant : la partie arquée plus longue que l'espace séparant les sillons. DE QUELQUES ÉLA.TERIDES. 83 ji. Corps subparallèle. Antennes prolongées au moins jusqu'à la moitié du corps ou aux deux cinquièmes des élytres; à articles allongés, peu dentés ; le dernier cinq ou six fois aussi long qu'il est large. Prolhorax à peine élargi d'avanl en arrière , graduel- lement un peu plus large après la moitié de sa longueur, ou au moins aussi large à celle-ci que vers les angles postérieurs ; d'un quart plus large sur son milieu qu'il est large à la base ; peu convexe ; à peine muni d'une petite dent à ses angles posté- rieurs. Elytres subparallèles, à peine plus larges vers la moitié de leurlongueur; obtusément arrondies à l'extrémité; peu convexes. Intervalles ruguleux. $>. Inconnue. Long. 0,0112 (5 I.). larg. 0,0033(1 1/2 I.). Corps allongé : presque parallèle ; peu convexe (rcsque égaux. Prolhorax brun, orné de chaque côté d'une bande longitudinale teslaeée. Elytres brunes près de la suture et sur le neuvième et partie du huitième intervalle, testacées sur le reste ; èi stries ponctuées. Intervalles assez finement ponctués ; presque plans. Dessous du corps brun sur l'antépec- tus. Ventre et pieds, testacés. Partie prosternale à deux sillons transverses, arquée en devant : cette portion arquée plus longue que l'espace séparant les sillons. d*. Taille ordinairement moins avantageuse. Corps plus étroit ; un peu plus pubescenl. Antennes prolongées environ jusqu'au cinquième des élylres ; à articles proportionnellement plus allongés, moins dilatés, moins dentés : le dernier trois ou quatre fois aussi long qu'il est large. Prolborax un peu rétréci d'arrière en avant sur le cinquième antérieur , subparallèle 86 DESCRIPTION jusqu'à la sinuosité, vers les trois quarts de la longueur , un peu élargi ensuite d'avant en arrière ; d'un cinquième plus long sur son milieu qu'il est large à sa base ; peu convexe ; à peine muni d'une petite dent relevée à ses angles postérieurs. Elylres sub- parallèles ou plutôt faiblement rélrécies jusqu'aux quatre septièmes de leur longueur; plus sensiblement rélrécies ensuite, assez étroites à l'extrémité; peu convexes. Intervalles ruguleux ; plus densemenl garnis de poils mi-hérissés. Repli offrant ses deux bords plus égaux, plus distincts sur une plus grande étendue. Premier article des tarses postérieurs aussi long que les deux suivants réunis. j . Corps d'une taille un peu plus avantageuse; plus parallèle; [dus sensiblement convexe ; à peine moins pubescent. Antennes à peine prolongées au delà des angles postérieurs du prolborax ; à articles proportionnellement moins allongés , plus dilatés : le dernier, deux fois et demie à trois fois aussi long qu'il est large. Prolhorax sensiblement arqué sur les cotés jusqu'à la sinuosité, parallèle ensuite ; armé à l'extrémité de ses angles postérieurs d'une petite dent dirigée en dehors et très-distincte ; moins d'un cinquième plus long sur son milieu qu'il est large à la base ; médiocrement convexe. Elylres parallèles jusqu'aux trois quarts de leur longueur, oblusémenl arrondies à l'extrémité ; médiocre- ment convexes. Intervalles moins densement et moins ruguleuse- ment pointillés; moins pubescenls. Repli offrant son bord interne moins distinct, en partie voilé par les côtés du ventre. Premier article des tarses postérieurs à peine aussi long que les deux suivants réunis. Etaler marginal!) var. (Daiil.) (I)ej.) Catal.(1833) p. 90. ^Arti#pararteh«(DBJRAn.)iGaial. (1833J p. 90. — Id. (1837) p. loi. Long. 0,0090 à (i I.) Larg. 0,0018 (4/3 I.) Corps allongé ; presque parallèle ; peu (<**) ou médiocre- DE QUELQUES ÉLATÉRIDES. 87 ment ( $>) convexe ; garni de poils assez fins , peu épais , d'un fauve cendré, en partie mi-coui liés (y y). Télé d'un rouge brun, avec la partie postérieure plus obscure; creusée d'une dépression naissant au milieu du front et graduellement élargie jusqu'à l'arête frontale ; marquée de points assez gros, presque rélicu- leux. Arête frontale oblusément tronquée ou très-oblusément arquée en devant; un peu avancée au-dessus de l'épislome : celui- ci court , perpendiculaire et distinct , sur toute sa largeur, de l'arête frontale. Mandibules d'un rouge brun, à extrémité noire. Palpes d'un rouge leslacé , à dernier article souvent obscur. Antennes pubescentes ; d'un brun de poix ou d'un brun rouge ; à deuxième et troisième articles presque égaux, plus élroits que les suivants : le troisième, de moitié moins long que le quatrième. Prothorax presque tronqué en devant ; à angles postérieurs médiocrement prolongés, un peu obtus et munis vers leur extré- mité d'une petite dent dirigée en dehors ; ponctué, à peine plus finement que la tète ; muni latéralement d'un rebord étroit, peu visible en dessus dans sa moitié antérieure ; sans trace de ligne médiane ; brun, d'un brun rougeàlre ou d'un brun de poix; orné de chaque coté, d'une bande longitudinale d'un rouge leslacé ou d'un rouge brunâtre, s'élendant depuis le bord externe jusqu'au coté interne des yeux ; pubescenl. Ecusson oblusément arrondi à l'extrémité ; subconvexe ; marqué de points assez gros el presque conligus ; brun ou d'un brun noir. Elytres un peu plus larges en devant que le prolhorax à ses angles postérieurs ; deux fois à deux fois et quart aussi longues que lui ; à neuf stries prononcées , un peu affaiblies d'avanl en arrière, assez étroites, marquées de points plus longs que larges, ne les débordant pas : les troisième à cinquième un peu plus profondes en devant : les sixième à huitième, à peine ou moins avancées en devant jusqu'à la base : la neuvième un peu sinuée depuis l'épaule jusqu'au tiers ; d'un brun de nuance variable , soit obscur , soit tirant sur le rougeàlre sur le deuxième et ordinairement sur le troisième inter- 88 DBSCRIPTIOU valle,sur le neuvième, les deux cinquièmes antérieurs du huitième et parfois sur une partie du septième , lestaeées sur le reste. Intervalles presque plans; assez finement ponctués ; à pubes- cénee mi-hérissée : le dixième , presque nul jusqu'aux deux cinquièmes de sa longueur, plus étroit postérieurement que le neuvième. Repli leslacé ; un peu moins étroit que le poslépisler- num vers la moiiié de celui-ci ; presque réduit à une tranche sur les côtés du ventre, offrant néanmoins sur la majeure partie de ceux-ci deux bords distincts. Dessous du corps brun ou d'un brun noir sur l'antépeetus, avec la partie slernale de celui-ci souvent un peu moins foncée, d'un rouge brun sur les autres par- ties pectorales, leslacé ou d'un fauve leslacé sur le ventre ; ponctué moins finement sur l'anlépeclus que sur le reste ; peu densement garni de poils fins, cendrés et couchés. Partie ster- nale de l'anlépeclus creusée, vers sa partie antérieure, de deux sillons transverscs ; obtusément arquée à son bord antérieur : cette partie arquée aussi longue dans son milieu que le sixième environ de la largeur du sillon. Pieds d'un leslacé encore plus clair que le ventre ; pubescenls : hanches postérieures un peu plus élevées que le ventre ; offrant près de l'insertion des cuisses la plus grande dilatation de leur bord supérieur, rélréciesà partir de ce point jusqu'à la moitié de leur largeur , linéaires dans la moitié extérieure. Dernier article des tarses aussi grand que les deux suivants réunis Patkie : le Midi de la France (collect. Godart). Obs. La couleur varie un peu de teinle : les parties brunes sont ordinairement un peu plus obscures chez le^et font ressortir davantage les parties lestacées. Les élylres ont ordinairement les deuxième et troisième inter- valles bruns; souvent le suturai est presque de la même couleur, surtout chez la ? ; d'autres fois au contraire le troisième est en majeure partie ou entièrement leslacé, principalement chez le <**. Le septième a souvent ses deux cinquièmes antérieurs bruns du DE QUELQUES ÉLATÉRIDE8. 89 côté externe ; d'autres fois il est entièrement testacé : le huitième est brun sur les deux cinquièmes antérieurs moins le sixième voisin de la base : le neuvième est brun, mais d'une teinte moins obscure postérieurement : le dixième ou marginal est testacé, au moins en majeure partie. VJ. subtruncatus se distingue des autres espèces voisines par son prolliorax paré de chaque côté d'une bande longitudinale tcstacée, de largeur à peu près égale ; par ses élytres leslacées sur leur région longitudinale médiaire, brunes près de la suture et près du bord extérieur ; par sa carène frontale presque tron- quée ou très-oblusément arquée en devant, non confondue vers le milieu de son bord antérieur avec l'épistome qu'elle ombrage un peu et qui reste distinct sur toute sa largeur ; par les deuxième et troisième articles des antennes presque égaux ; par son prollio- rax sans traces de ligne médiane ; par la partie sternale de son antépcclus creusée de deux sillons transverses presque également prononcés; par la forme de ses hanches postérieures. Cette espèce est désignée dans le catalogue Dejean sous le nom de parallelus , déjà employé par Say pour une autre espèce {YJthous. Allions analis. Dessus du corps ordinairement brun ou brun fauve, quelquefois testacé ; pubescent ( à 0,0022(2/3 à 1 I.) Corps allongé ; subparallèle ; pubescent (** j). Ordinairement brun en dessus, avec les angles antérieurs et postérieurs du DE QUELQUES ÉLATÉniDES. 9l prothorax testacés ; mais souvent d'une leinle moins sombre surtout sur les élytres, et alors d'un brun f;uive , d'un fauve brunâtre, d'un fauve teslacé ou même leslacé. Tète marquée de points serrés et assez gros ; plane ou à peine déprimée sur le front. Arête frontale tronquée en devant, avec ses extrémités légèrement relevées et subarrondies ; tranchante à son bord antérieur; avancée au dessus de l'épislome qui est perpendicu- laire et distinct de l'arête sur toute sa largeur. Labre d'un rouge testacé ; pointillé ; cilié. Mandibules et palpes testacés : les premières, obscures à l'extrémité. Antennes teslacées ou d'un leslacé pâle ; pubescenles ; subcomprimées ; à deuxième et troisième articles plus courts, plus étroits, presque égaux : le troisième souvent variablemenl un peu plus long que le deuxième, égal environ aux deux tiers du suivant : les quatrième à dixième oblriangulaires : le quatrième , le plus large, le plus dilaté à son côté interne, le moins obtus à son angle anléro-inlerne : les sui- vants, un peu arqués à leur côté interne. Prothorax presque tronqué en devant, avec les angles antérieurs déclives ; subsinué sur les côtés vers les quatre cinquièmes ou un peu plus de sa longueur; à angles postérieurs un peu obtus, médiocrement pro- longés, terminés par une petite dent relevée ou dirigée en dehors et à peine sensible ; a peine rebordé sur les côtés, surtout vers la moitié de ceux-ci ; pubescent ; n'offrant pas ou offrant à peine les traces d'une ligne longitudinale médiaire ; un peu moins gros- sièrement ponctué que la tète ; ordinairement brun, avec les angles testacés ou d'un fauve testacé, mais souvent d'une teinte plus claire. Ecusson de la couleur des étuis ; pointillé ; subcon- vexe. Elijtres un peu plus larges en devant que le prothorax à ses angles postérieurs ; une fois plus longues que lui ; à neuf stries assez prononcées , à peine affaiblies d'avant en arrière, marquées de points crénelant à peine les intervalles : la première aussi prononcée que les autres , subsulciforme sur une partie de sa longueur : les sixième à huitième, non avancées jusqu'à la base : 92 ni:sciuPTio.\ la neuvième la plus profonde de loules. Intervalles ruguleuse- rneot pointillés ; pubescents : les troisième à cinquième légère- ment convexes en devant, surtout chez la j : le dixième presque aussi large vers les deux tiers de sa longueur que l'intervalle voisin. Repli de la couleur des étuis ; une fois environ plus large que le postépislernum vers la moitié de celui-ci ; presque réduit à une tranche sur les cotés du ventre, mais offrant néanmoins ses deux bords distincts. Dessous du corps brun, chez les individus ayant acquis toute leur couleur, ou brun sur les médi et posl- pectusel d'un brun fauve sur le reste, avec la partie postérieure du dernier arceau ventral testacé ; parfois presque entièrement de celle couleur, chez les variétés les plus claires ; ponctué moins finement sur l'anlépeclus que sur les autres parties; garni de poils fins et couchés. Partie stemale de l'anlépeclus arquée et relevée à son bord antérieur : cet arc aussi long sur son milieu que le tiers de sa largeur ; creusée d'un sillon transversal limitant la partie arquée et, un peu après, d'un autre plus faible : l'espace séparant les deux sillons plus court que la partie antérieure arquée : fossette de la partie postérieure dumétasternum réduite à un point. Pieds fauves sur les cuisses, lestacés sur les jambes et les tarses , avec les cuisses parfois de même couleur chez les variétés pâles : hanches postérieures à peine plus élevées que le niveau du ventre ; offrant vers le point d'insertion des cuisses la plus grande dilatation de leur partie supérieure : celte partie graduellement rélrécie ensuite jusqu'à la moitié, linéaires dans leur moitié externe : deuxième et troisième articles des tarses garnis en dessous de poils fins et allongés , simulant une sorte de sole s'avançanl sur l'article suivant : premier article des postérieurs aussi long que les deux suivants réunis : le quatrième, très-court : le dernier aussi grand que les deux précédents, pris ensemble. Celte espèce a été prise par M. Cl. Rey, dans les environs de Hyères et de Marseille, en juin. DE QUELQUES ÉLATéftlDES. 93 Obs. Elle varie beaucoup sous le rapport de la teinle et présente toutes les nuances entre le brun et le leslacé. L'A. analis se distingue des autres espèces voisines par son arête frontale tronquée, avec les extrémités légèrement relevées, non confondue avec l'épislome; par les articles cinquième à dixième de ses antennes légèrement arqués à leur côté interne ; par son protborax à peine rebordé , peu ou point muni d'une petite dent à l'extrémité, sans trace bien distincte de ligne médiane ; par ses élytres offrant le dixième intervalle presque égal au neuvième vers les deux tiers de sa longueur ; par le développement de l'arc de sa partie prosternale ; par le trou situé à l'extrémité de la ligne médiane du métasternum réduit à une sorte de point enfoncé. Atliou» olbiensîs. Noir, garni d'une pubescence cendrée et peu épaisse qui lui donne une teinte d'un noir grisâtre. Tête et prothorax marqués de points assez gros : la première, déprimée sur le front. Arête frontale épaissie, échancrée dans son milieu, avancée au dessus de l'épistome qui reste distinct. Troisième et quatrième articles des antennes presque égaux : le deuxième, court. Protho- rax offrant les traces d'une ligne médiane légère et raccourcie. Ecusson caréné longitudinalement. Elytres à stries étroites et ponctuées : les sixième à huitième,non avancées jusqu'èi la base. Intervalles rugueusement ponctués; plans : le septième faiblement caréné après l'épaule. Partie sternalc de Vanté- pectus il un sillon transversal, avec la partie antérieure obtusément arquée. Long. 0,0078 à 0,0084 (3 i/2 à 3 3/41,). Larg. 0,0017 à 0,0018 (3/à à 4/3 I.). Corps allongé ; noir, garni d'une pubescence cendrée peu épaisse, le faisant paraître d'un noir grisâtre. Tête couverte de points confluents, assez gros, rugueux ; déprimée sur le front ; à arête frontale relevée , renflée ou épaissie et échancrée dans son milieu, avancée au dessus de l'épislome : celui-ci court, perpendiculaire. Mandibules et palpes en partie ferrugineux, 94 DESCRIPTION noirâtre à l'extrémité. Antennes un peu plus longuement prolon- gées que les angles postérieurs du prolhorax ; noires, pubescenles; comprimées ; à deuxième et troisième articles plus étroits que les quatrième et cinquième : le deuxième , court : les troisième et dixième presque égaux en longueur : les quatrième à dixième graduellement plus étroits. Prolhorax tronqué en devant, avec les angles antérieurs un peu avancés ; presque parallèle, un peu plus étroit en devant ; à angles postérieurs médiocrement prolon- gés en arrière , un peu obtus ; d'un quart plus long qu'il est large ; muni latéralement d'un rebord étroit, peu visible en dessus dans la moitié antérieure ; marqué d'une ponctuation ana- logue à celle de la tète, plus serrée sur les côtés que sur le disque; offrant sur les deux tiers antérieurs de sa ligne médiane les traces d'une raie légère. Ecusson plus long que large ; obtusémenl arrondi à l'extrémité ; pointillé ; pubescenl; chargé longitudinale- ment d'une carène médiane. Elylres un peu plus larges en devant que le prolhorax ; deux fois et quart à deux fois et demie aussi longues que lui; presque parallèles jusqu'aux trois quarts, rétrécies ensuite en ligne graduellement plus courbe jusqu'à l'angle sutu- rai ; peu convexes sur le dos ; à neuf stries étroites, affaiblies d'avant en arrière , marquées de points ne les débordant pas : les sixième, septième et huitième non avancées jusqu'à la base . Intervalles rugueusement et finement ponctués ; plans : le septième chargé au dessus de l'épaule, d'une légère carène. Repli aussi étroit jusqu'à son rebord interne que le poslépislernum vers le milieu de sa longueur ; réduit, à partir du bord postérieur du premier arceau ventral, à peu près à une tranche, offrant néan- moins ses deux bords distincts à un grossissement suffisant. Dessous du corps parcimonieusement pubescent et de la couleur du dessus ; marqué de points plus serrés et moins petits sur l'antépectus que sur le reste : partie sternale de l'antépectus obtusémenl arquée en devant, un peu relevée jusqu'au sillon transversal servant de limite à ce rebord, offrant dans son milieu DF. QUELQUES ÉLATÉRIDES. 95 une longueur égale au liers de sa largeur. Pieds noirs, avec les tarses d'un ferrugineux obscur : hanches postérieures dilatées médiocrement et presque uniformément sur la moitié interne de leur bord supérieur, rélrécies ensuite et réduites presque à rien à leur extrémité marginale : premier article des tarses un peu plus long que le deuxième : le dernier moins long que les deux précédents réunis. Patrie: Hyères (collect. Rey); Provence (collect. Gacogne). Obs. Cette espèce se distingue des voisines par sa couleur, par la carène de l'écusson , surtout par son arête frontale échancrée el par le septième intervalle légèrement caréné. Cardioplioveis vcrsicolor. Suballongé ; d'un noir gris ; revêtu en dessus d'un duvet long, soyeux, d'un gris flavescent, luisant et mi-doré à certain jour. Antennes, palpes, jambes et tarses d'un rouge ferrugineux ou testacé. Tête déprimée en devant. Arête frontale semi-hexagonale, un peu avancée au dessus de l'épistome qui reste distinct. Prothorax à deux petites entailles au devant de récusson ; fendu longiludinalemcnt vers chaque sixième externe de la base ; à peine dépiimé sur le milieu de la ligne médiane. Elytrcs à stries ponctuées : les troisième et quatrièmc,ct cinquième et sixième,postérieurement unies tt plus courtes. Partie sternale de l'antépeclus tronquée et relevée, en devant. Long. 0,0100 (4 1/2 1,). Larg. 0,0029 (i î/5 I.). Corps suballongé ; d'un noir gris ; finement ponctué en dessus et revêtu d'un duvet long , soyeux, d'un gris flavescent, luisant et mi-doré à certain jour. Tête déprimée en devant. Arêle frontale en demi-hexagone ou en angle largement tronqué en devant ; un peu avancée au dessus de l'épistome qui est perpendiculaire et reste distinct sur toute sa largeur. Labre, palpes et mandibules d'un rouge ferrugineux ou testacé : ces dernières noirâtres à l'extrémité, antennes à peine plus longuement prolongées que les angles postérieurs du prothorax ; d'un rouge ferrugineux ou 96 DESCRIPTION testacé ; pubescentes ; comprimées ; à deuxième article égal à environ la moitié du troisième : celui-ci , à peu près égal aux suivants : les troisième à dixième oblriangulaires. Prolhorax élargi en ligne courbe jusqu'à la moitié de ses côtés, plus faible- ment rétréci ensuite en ligne presque droite ; à peine sinué au devant des angles postérieurs ; médiocrement prolongé à ceux-ci; à deux petites entailles au devant de l'écusson ; éebancré entre cette partie anlésculellaire el ebaque angle postérieur; rayé, vers chaque sixième externe de la base, d'une ligne un peu oblique- ment longitudinale, parallèle au bord externe, avancée environ jusqu'au cinquième postérieur de la longueur ; à peine aussi long sur son milieu qu'il est large à la base ; sans rebord sur les côtés, si ce n'est aux angles postérieurs ; médiocrement convexe ; peu sensiblement déprimé sur le milieu de sa ligne médiane ; pointillé ; d'un noir gris , revêtu d'un duvet couché de différents côté;. Emsson revêtu d'un duvet semblable ; cordiforme. Elylres deux fois et quart environ aussi longues que le prolhorax; presque parallèles du sixième aux quatre septièmes de leur longueur, postérieurement rélrécies ; très-médiocrement convexes ; d'un noir gris ; revêtues d'un duvel moins épais et moins flavescent qne celui du prolhorax ; à stries ponctuées : la cinquième sulci- forme en devant : la neuvième, sur toute sa longueur : la sixième, réduite sur le calus à une rangée de points : les septième et huitième un peu plus courtes en devant : les troisième el quatrième, el cinquième el sixième, postérieurement unies par paires et plus courtes. Intervalles à peu près plans ; pointillés. Repli unifor- mément étroit à partir du premier arceau ventral jusqu'à l'exlré- milé. Dessous du corps d'un noir gris ; pointillé ; garni d'un duvel gris cendré, moins épais et plus courlque celui du dessus. Partie sternale de Canlèpectus tronquée et relevée en devant : Pieds pubescenls ; d'un noir gris ou brun gris sur les cuisses ; hanches antérieures, genoux, jambes d'un rouge ferrugineux ou d'un fauve testacé : tarses testacés. 1)1 Ql ELQUES ÉLATÉRIDES. HT Patrie : le midi de la France. Obs. Celle espèce se distingue des espèces voisines par son duvel long, soyeux, chatoyant. IMacauiliiis aca'adais. Allongé ; peu convexe ; bronze en dessus et en dessous ; garni de poils fins d'un cendré flave ou mi-doré. Tète notée d'une fossette sur le milieu du front: bord antérieur de celui-ci avancé et tronqué dans son milieu, réh et sinué sur les côtés. Epistome indistinct- Antennes noires; à deuxième article égal aux deux tiers du quatrième : le troisième, un peu moins court. Prothorax offrant les traces d'un sillon vers l'extrémité de la ligne médiane . Elytres à stries ponctuées , étroites. Intervalles plans, finement ponctués. Partie sternale de l'antépectus arquée en devant : cet arc cs^i long sur son milieu que le quart de sa largeur, suivi d'une dépression transvase au moins aussi longue. Pieds bronzés : genoux et ongles testacés. Diacanthus aeiaius (Cl. Rey ) in collcct. Long. 0,0107 à : 0112 (4 3/4 à 5 1.). I.arg. 0,0026 (I 1/5 t.). Corps allongé ; peu convexe ; bronzé, luisant, et garni de poils couchés, flavescenls, mi-dorés, en dessus. Tête déclive ; marquée d'assez gros points, plus serrés sur sa partie postérieure que sur l'antérieure ; notée d'une fossette sur le milieu du front; tronquée et plus avancée sur la partie médiaire de son bord antérieur, rélrécie et sinuée sur les côtés de celui-ci ; peu ou point saillante au dessus du labre. Epistome indistinct. Labre, mandibules et palpes maxillaires, bronzés. Mâchoires lestacées, pâles, antennes prolongées un peu au delà des angles postérieurs du prolborax ; comprimées ; un peu pubescentes ; d'un noir un peu bronzé ; à deuxième et troisième articles plus étroits : le deuxième à peu près égal aux deux tiers du quatrième : le cin- quième, un peu moins court : les quatrième à dixième oblrian- gulaires. Prothorax sinué sur les côtés près de la base des angles postérieurs ; élargi d'avanlen arrière en ligne légèrement arquée Annales de la Société Linnéenne. 7 9 006 & '/•* à 2 2/5 [.). larg. 0,004 — 0,005 (2 à i 1/21.). Corps court , convexe , postérieurement arrondi , rugueuse- menl ponctué. DE QUELQUES HEMIPTÈRES-Hl TKROI'J BRI S. 125 Tète en demi-cercle allongé, forlemcnl ponctuée, lestacée ; légèrement entaillée au sommet ; parce de deux bandes obscu- res , larges, qui se réunissent en avant; les lobes latéraux re- bordés , enclosant le lobe médian qui est d'un quart plus court , pâle et relevé en carène. Yeux globuleux , assez saillants, noirâ- tres. Ocelles peu saillants, ferrugineux. Rostre ferrugineux, avec l'extrémité obscure. Antennes assez grêles , atteignant à peine la moitié du corps , d'un lestacé ferrugineux : le troisième article à peine plus court que le précédent : les deuxième et quatrième subégaux : les pre- mier , deuxième et troisième presque glabres : les quatrième et cinquième légèrement pubcscenls : celui-ci d'une moitié plus long que le précédent. Prothorax court , transversal , deux fois plus large que long ; bissinueusement échancré au sommet, bissinueux à la base; à côtés reclilignes , à angles antérieurs recourbés en une petite dent; à angles postérieurs fortement arrondis et un peu plus saillants que la base des bémélylres; transversalement convexe ; rugueusement ponctué, chargé sur son disque de deux petits tu- bercules pâles , lisses , au-devant de chacun desquels se trouve une large cicatrice transversale , obscure; testacé , avec les bords latéraux, toute la partie antérieure médiane située entre les deux cicatrices, beaucoup plus pâles , et une teinte rembrunie vers les angles postérieurs. Ecusson en carré long, postérieurement arrondi ; longiludina- lement convexe, rugueusement ponctué; lestacé, avec deux taches basilaires d'un blanc vif, luberculiformes, lisses, limitées de cha- que côté par un trait noir, et donnant naissance chacune à une bande étroite , un peu plus pâle que la couleur foncière, exté- rieurement accompagnée d'une teinte un peu plus obscure , et souvent obsolète et peu apparente; paré en outre sur son milieu d'une autre ligne longitudinale pâle , quelquefois assez visible à la base , puis s'oblitéranl pour reparaître après le mi- 1 !>6 DESCRIPTION lieu , mais plus étroite et enclose d'une teinte obscure qui se prolonge jusqu'au bout. Le milieu de la base est souvent étroi- tement pâle. Partie visible des hémél/tres ponctuée, testacée , chargée d'une carène oblique. abdomen légèrement dilaté en arrière sur les côtés , où il déborde visiblement les bémélylres et l'écusson ; paré d'une ta- che noire à chaque intersection des segments. Dessous du corps convexe, fortement ponctué ; leslacé, avec deux bandes obscures, plus effacées dans le 3 , in-S. ADDITIONS ET RFCTIFICATIONS. 137 Corps ov île ou ovale oblong ; médiocrement convexe. Tête plus large que longue ; penchée ; ponctuée ; flave ou d'un flave rosé, parée sur sa partie postérieure, à partir du milieu du front, d'un bandeau noir, profondément entaillé dans son milieu. Palpes maxillaires et aménités d'un flave rosé, légèrement obscurs à l'extrémité. Protliorax bissinueusemenl écbancré en devant; à angles antérieurs avancés en forme de dent : les postérieurs plus faiblement dirigés en arrière; arque sur les côtés, à peine plus étroit aux angles de devant qu'à ceux de derrière ; bissinué à sa base, avec la partie médiane plus prolongée en arrière que les angles ; deux fois au moins aussi large à la base qu'il est long sur son milieu; relevé en rebord sur les côtés, sans rebord apparent à la base ; médiocrement convexe en dessus ; plus fine- ment ponctué que les élylres ; flave, avec les rebords d'un flave rosé ; paré de chaque côté de deux grosses taches noires, trilo- bées, paraissant formées de la réunion de trois points noirs oblriangulairement disposés. Erttsson petit; noir; en triangle à côtés curvilignes, plus large que long. Elylres d'un quart ou d'un tiers plus larges que le prothorax; près de quatre fois aussi longues que lui ; arrondies aux épaules ; à peine élargies en ligne droite jusqu'à la moitié, en ogive obtuse postérieurement; assez largement relevées en rebord ou en gouttière sur les côtés ; médiocrement convexes; ponctuées; d'un jaune pâle, avec le rebord d'un flave rosé, ornées d'une bordure sulurale, à peine prolongée au-delà de la moitié, et chacune d'une Ivinde longitu- dinale et de deux taches ponclilbrmes, noires : la bordure sulu- rale, naissant delà base, couvrant environ le cinquième de la lar- geur de celle-ci, sur chaque élylre, parallèle jusqu'un peu au-delà du cinquième de la longueur de la suture, anguleusement dilatée dans son milieu, bilobée à son extrémité ou comme terminée par deux points unis transversalement : la bande commençant sur le ealus par une sorte de point, prolongée jusqu'à un peu plus de la moitié de leur longueur sur une largeur d'environ les 138 COCCINELLIDES. deux cinquièmes de leur largeur, mais inégalement large, sinuée vers le tiers de leur côlé interne, bissinuée au côté externe, puis liéiî après la moitié à une tache ponctiforme, ovale : les deux taches poncli formes rapprochées de la suture : la posté- rieure, voisine de l'extrémité, presque en forme de virgule transverse, rélrécie de dedans en dehors, presque liée par son coté externe à la tache ponctiforme qui termine la bande longi- tudinale : la tache ponctiforme antérieure, située entre la pos- térieure et la bordure sulurale. Repli flave. Dessous du corps noir. Pieds flave ou d'un flave rosé. Patrie : la Hongrie. J'ai reçu celte belle espèce de mon ami M. Dohrn, l'un des entomologistes vivants à qui la science a le plus d'obligations, pour l'activité qu'il sait imprimer à la Société qu'il préside avec tant de zèle et de distinction. Obs. Elle a beaucoup d'analogie avec \A. IV-punctala, dont elle reproduit à peu près le même dessin, en sorte qu'on serait de prime à bord tenté de la considérer comme une variété de celle-ci, offrant les deux premières taches juxta-sulurales de chaque élytre, unies entre elles et à la sculellaire pour constituer une bordure sulurale, el dont les quatre premières taches juxta- marginales se sont également unies pour former la bande longi- tudinale; mais la partie anguleuse de la bordure sulurale, qui représenterait la première tache juxla-sulurale, est située vers le quart de la longueur des étuis , chez l'espèce ci-dessus décrite, el vers le cinquième seulement chez la 19-ptinclata : celte même lâche s'élend à peine jusqu'au tiers de la largeur, chez la première, el presque jusqu'à la moitié, chez la seconde. Les antres taches juxta-sulurales ont également des positions différentes : la deuxième ou celle qui termine la bordure sulurale de la Dohrniuna dépasse la moitié de la longueur; la troisième est siluéeaux trois quarts de la longueur; la quatrième, aussi rapprochée de la suture que la précédente , près de lex- ADDITIONS ET RECTIFICATIONS. 139 trémilé : chez la [9-punctata au contraire , la deuxième n'ar- rive pas à son bord postérieur jusqu'à la moitié de la lon- gueur des étuis : la troisième est située aux deux tiers à peine, et la quatrième, moins rapprochée de la suture que la troisième, est séparée de l'extrémité par un espace plus grand que son dia- mètre. Enfin les épimères et les côtés du ventre sont noirs, chez l'exemplaire de la Dohrniana que j'ai eu sous les yeux. 1 B . Atlonia iiitei*i*o$'ans. Ovalc-oblonguc. Prolhorax noir, paré en (levant et de chaque côté d'une bordure d'un blanc flavescent, et noté sur- son disque, de deux lignes de même couleur, obliques, raccourcies, presque convergentes postérieurement. Elytres d'un jaune testacé, ornées d'une bordure suturalc prolongée à peine jusqu'aux trois quarts, et chacune d'une bande longitudinale naissant du calus, formant postérieurement un arc à son côté externe et un angle rentrant à son côté interne, noires. Long. 0.005G (* 1/2 1.). Larg. 0,0033 (I f/2 1.). Corps ovale-oblong ; peu convexe. Tête noire, parée sur le milieu du front d'une tache ovale, d'un blanc flavescent, croisée par une ligne de même couleur, prolongée transversalement jusqu'aux yeux : épislome (lave : mandibules noires. Antennes et palpes maxillaires d'un flave teslacé ou livide, avec l'extrémité obscure. Prothorax noir; paré en devant et de chaque côté d'une bordure d'un blanc flavescent, orné sur son disque de deux lignes de même couleur, longitudinalemenl obliques, posté- rieurement presque convergentes, n'atteignant ni la bordure antérieure ni la base : la partie noire rétrécissant le milieu de chaque bordure latérale, comme si un point noir était lié à elle. Elytres d'un jaune pâle ou testacé ; ornées d'une bordure sulu- rale noire, à peine plus large en devant que la base de l'écusson, faiblement et graduellement élargie ensuite jusqu'au quart de la longueur, puis prolongée en se rétrécissant progressivement jusqu'aux deux tiers ou trois quarts; [tarées chacune d'une bande également noire, naissant du calus, égale au tiers de la HO COCCINELLIDES. largeur de l'étui, longiludinalement prolongée jusqu'aux deux tiers, en formant une dilatation anguleuse vers la moitié de la longueur : celte bande liée par son bord externe, à partir de la moitié de la longueur de chaque élylre, à un arc obliquement dirigé vers les cinq sixièmes de la suture qu'il n'atteint pas : cet arc formant à son côté interne, avec l'extrémité de la bande longitudinale, un angle rentrant dirigé en dehors : celle bande et cet arc constituant sur l'éïylre gauche une sorte de signe inlerro- galif, en regardant l'insecte d'avant en arrière. Dessous du corps el pieds noirs : épimères blanches. Plaques abdominales en arc à peine prolongé jusqu'à la moitié de l'arceau. Patrie : la Chine (collecl. Buquel). 2 B . Ilai'iMoiila (îioBica. Ovale. Prothorax et elytres d'un flave testacé : le premier, paré d'une tache noire, couvrant les trois cinquièmes médiaircs de la base, semi-circulaire en devant, avancée près du bord anté- rieur, liée à un point noir dans le milieu de chacun de ses côtés : les secondes, paires dune bordure suluralc graduellement réduite au rebord, d'un point sur le calus, et ordinairement dune très-petite tache située, dans la même direction longitudinale, vers le milieu de la longueur, noirs. '.on-. 0,00i5 ("2 1.). Larg. 0,0055 (1 1/2 1.). Cor/>s ovale; Irès-médiocrement convexe. Tête flave; mar- quée sur le milieu du front d'une tache oblriangulaire noire. Prothorax d'un flave teslacé ; marqué d'une tache noire, semi- orbiculaire, couvrant les trois cinquièmes médiaircs de la base, avancée jusqu'au sixième antérieur, liée à un point noir, vers le milieu île chacun de ses côtés. Elylres d'un flave teslacé, ornées d'une bordure suturale, d'un point el d'une très petite tache, noirs : la bordure sulurale, à peine aussi large que la base de l'écusson, graduellement rélrécie à partir du cinquième de la largeur, réduite à peu près au rebord sulural à partir de la moitié ou un peu plus : le point, assez gros, couvrant le calus : la petite lâche, poucliforme ou presque linéaire, située vers la ADDITIONS ET RECTIFICATIONS, 1 4 1 moitié de la longueur, à égale dislance du bord externe que le point du calus. Dessous du corps noir, avec les côtes de l'abdo- men d'un jaune lestacé. Mésosternum écbancré jusqu'au tiers. Plaques abdominales presque en forme de V. Epimeres d'un jaune lestacé. Pieds de la même couleur. Patrie : la Chine (collecl. Buquel). Dans le même genre doivent èlre opérées les rectifications suivantes : H. venus*;» ; Melsheimer, au lieu de H. notulata. Coccinella venusta, Melsh. Descript. in Proceed. of ihe AcaJ. of nat. scient, of Phi- ladelph. t. 3 (1848), p. 178. — Melsh. Calai. (1853) p. 129. H. picta; Randall, au lieu de H. contesta. Coccinella picta, Randall, Descript., etc. in Boston, journ. of the nat. Hist. t. 2, p. f». Coccinella concinnata, Melsheim. Proceed. of the Acad. of nat. Scienc. of Philadelpli. t. 3, p. 178.— Melsheim. Catal. (1855) p. 129. 15 B . Coccinella juliana. Ovale ; médiocrement convexe. Protho- rax noir, paré sur les côtés d'une tache d'un blanc flavescent en carré large et irrégulier, et d'une bordure antérieure de même couleur (au moins chez l'un des sexes). Elytrcs d'un jaune testacé, parées chacune d'une bande noire, en arc dirigé en arrière, étendu depuis l'écusson jusqu'au calus, festonné postérieurement près de la suture. Long. 0,0056 (2 1/2 I.). Larg. 0,0045 (2 1.). Corps brièvement ovale; médiocrement convexe; luisant. Tête noire, parée sur le front d'une bande transversale blanche, rétrécie dans son milieu : mandibules blancbes, avec l'exlrémilé noire. Antennes d'un blanc flavescent, avec l'extrémité obscure. Palpes maxillaires noirs. Prothorax noir, orné en devant d'une bordure d'un blanc flavescent, égale environ au septième de la longueur : celle bordure, liée de ebaque côté à une tache irré- gulièrement quadrangulaire, plus large que longue, prolongée à 1 12 COCCi:*ELLIDES. son côté interne environ jusqu'aux deux cinquièmes de la lon- gueur, couvrant presque les deux liers du bord latéral, un peu sinuée à son bord postérieur. Ecusson noir. Elytres d'un jaune teslacé ; parées chacune d'une bande noire, en forme d'arc trans- versal dirigé en arrière, naissant de l'écusson, étendu jusqu'au calus, offrant près de la suture, à son bord postérieur, une sorte de feston ou une sorte de dent très-obtuse : cette bande arquée laissant entre lui et la base un espace d'une teinte plus claire que le reste. Dessous du corps et pieds noirs. Epimères des médi et poslpectus, blanches. Patrie : la Californie (collecl. Buquet). Obs. Je n'ai vu que l'un des sexes. HALYZI AIRES. 3. Anatis cii'ce. Ovale; médiocrement convexe. Prothorax d'un blanc flavescent ; marqué sur son disque d'une sorte de M noire. Ecusson blanc. Elytrcs chargées d'un pli tranvcrse vers les cinq sixièmes de la longueur ; d'un jaune testacé , ornées chacune de neuf points noirs : deu v près de la base (l'externe sur le calus) : trois en rangée arquée en arrière vers le tiers de la longueur : trois en rangée transversale vers les deux tiers : le neuvième sur le milieu du pli. Long. 0,0078 ( 3 1/2 I.). Larg. 0,0061 ( 2 3/4 I. ). Corps ovale; médiocrement convexe; pointillé; luisant en dessus. Tête noire, parée d'une bordure postérieure et d'une autre au côté interne des yeux, d'un blanc flavescent. Antennes et palpes maxillaires d'un jaune teslacé : les premières , obtu- ses à l'extrémité. Prothorax d'un blanc livide ou flavescent ; paré sur le disque d'une sorte d'iM noire, paraissant formée de taches unies. Ecusson d'un blanc flavescent. Elylres d'un jaune testacé; chargées d'un pli transverse vers les cinq sixièmes de la longueur; ornées chacune de neuf taches poncliformes , noi- ADDITIONS ET RECTIFICATIONS. i Ï3 res : les première et deuxième formant avec leurs semblables une rangée très-faiblement arquée en arrière : la deuxième ou ex- terne, sur le calus : la première ou interne, de moilié plus rap- prochée de la deuxième que de la suture : les troisième , qua- trième et cinquième , constituant sur chaque élytre une rangée arquée en arrière, vers le tiers de la longueur : la troisième , située près delà suture : la cinquième, voisine du bord externe: la quatrième, plus petite, plus postérieure, plus rapprochée de la cinquième que de la troisième : les sixième , septième et hui- tième constituant avec leurs pareilles une rangée transversale vers les deux tiers de la longueur : la sixième aussi voisine de la suture que la troisième : la huitième , à peine aussi voisine du bord extérieur que la cinquième : la septième , plus petite , un peu plus rapprochée de la huitième que de la septième : la neu- vième, obliquement transversale, sur le pli , vers le milieu de la largeur : les troisième, cinquième , sixième et huitième, les plus grosses. Dessous du corps et pieds d'un jaune teslacé : partie médiaire de la poitrine cl du ventre , noire. Patrie : la Chine (collection Buquel). 3. Cleis licîa. Brièvement ovale ; médiocrement convexe ; d'un roux iestucê ou d'un jaune d'ocre , luisant en dessus , un peu plus pâle en des- sous : prothorax marqué de cinq points obscurs. Ventre nébuleux sur son milieu. Long. 0,0045 ( 2 !.). Larg. 0,0016 ( 2/3 !.). Corps brièvement ovale ; médiocrement convexe ; presque lisse sur la tête et sur le prolhorax , superficiellement et finement ponctué sur les élytres; d'un roux teslacé ou d'un jaune d'ocre luisant, en dessus. Tête, antennes et palpes de même couleur. Prothorax marqué d'un point anté-sculellaireet de quatre autres disposés en demi-cercle autour de celui-ci , obscurs ou nébuleux. Elytres pourvues d'un rebord plan très-étroit. Dessous du corps un peu plus pâle que le dessus : médi et poslpeclus et partie 144 C0CC1NF.LL1DKS. médiane du ventre, d'une teinte nébdieuse ou un peu obscure, mésoslernuin écbaneré à peine jusqu'au quart. Patuie : la Chine (collect. Buquei). 3. Propylca cong'loSmt». Brièvement ovale. Prothorax flave, au moins en devant, sur les côtés et sur les parties latérales de la base. Elytres /laves, avec la suture, un trait subapical, et chacune quatre tarins disposées presque comme celles d'un damier, noires. Côtés du ventre et pieds flavcs , ou d'un flavc pale. long. 0,0045 (21.). Larg. 0,0033 (1 1/2 1.). Corps brièvement ovale; convexe ou médiocrement convexe; glabre ; pointillé ; luisant. Tète flave , ornée sur le front dune tache noire, en carré large ; un peu obscure sur le disque de l'é- pistome. Antennes et palpes en partie flaves , en partie brunâ- tres. Prothorax échancré en devant, avec la partie médiaire de cette échancrure en ligne droite ; élargi d'avant en arrière, sur les côtés, subcurvilinéairemenl près des angles, en ligne droite dans sa partie moyenne ; en arc médiocrement dirigé en arrière et peu sensiblement bissinué à la base; convexe ; moins super- ficiellement pointillé que la tète; flave en devant, sur les côtés et sur le sixième externe de la base , noir sur le reste : la par- tie noire, arquée en devant et entaillée sur la ligne médiane , dilatée de chaque côté comme si un point noir était lié à elle , couvrant les deux tiers médiaires de la base. Ecusson triangu- laire; noir. Elytres ornées d'une bordure suturale , d'un trait transversal subapical, et chacune de quatre taches presque carrées et disposées comme celles d'un damier , noires : la première , irrégulière , couvrant le calus , prolongée jusqu'au quart de sa longueur à son côté interne, plus prolongée à son côté externe et comme liée et confondue à une autre tache : la deuxième, car- rée, liée à la bordure suturale, du quart presque à la moitié ; liée par son angle antéro-exlerne à l'angle postéro-exlerne de la première, et par son angle postéro-exlerne à l'angle anléroin- ADDITIONS ET RECTIFICATIONS. 145 lerne de la troisième : celle-ci , presque en parallélogramme de moitié plus long que large, située dans la direction longitudinale de la première , liée par son angle postéro interne à la quatrième : celle-ci transversale , unie à la bordure sulurale. Dessous du corps noir , avec les côtés du ventre largement flaves. Pieds de celle dernière couleur. Patrie : la Chine (collecl. Buquel). Obs. Elle a la plus grande analogie avec la P. 14-punctata, var. D, et peut-être n'en est-elle qu'une variété singulière Elle se distingue toutefois de celle-ci , par la tache indiquée comme la troisième dans l'état normal de la P. Mi-punctala, intimement confondue avec la quatrième ; par la sixième , nulle ; par la cinquième (correspondant à la troisième de la \b-punctata) plus longue que large en raison de la nullité de la tache subexlerne ; par les côtés du ventre et les pieds d'un flave à peu près uni- forme. CARIA1RES. 15°. ILeis ealypso. Brièvement ovale. Prothorax d'un blanc fia- vescent, noir sur la partie médiaire. Elytres noires , ornées chacune d'une tache subarrondie , jaune , couvrant le quart médiaire de la longueur et du tiers aux cinq sixièmes de la largeur. Long. 0,0067 (3 I.)- Larg. 0,0056 (î 1/2 t.). Corps brièvement ovale ; convexe ou médiocrement con- vexe ; pointillé ; brillant en dessus. Tète noire, antennes et palpes testacés : les seconds, obscurs à l'extrémité. Prolhorax d'un blanc flavescent, noir sur sa partie médiaire : celle-ci, aussi large en devant que le bord postérieur de l'échancrure , arquée en dedans à ses côtés, couvrant les deux tiers médiaires environ de la base. Ecusson noir. Eltjtres subarrondies postérieurement; convexes ou médiocrement convexes, mais extérieurement peu déclives et formant une tranche égale environ au dixième de la Ai noies de la Société Unnécnne. iO H 6 COCCINELLÏDES. largeur, vers le liers de la longueur ; noires , parées chacune d'une tache jaune brièvement en ovale liansverse ou subarron- die , couvrant le quart médiaire de la longueur et du liers in- terne aux cinq sixièmes de la largeur : repli noir. Dessous du corps noir : cotés du ventre parés d'une large bordure d'un orange teslacé , dentée ù son côté interne. Pieds noirs : soles des tarses roussàlres. Patrie : la Chine (colleci. Buquel). COELOPHOIU1RES. 9n. Cœlophora symliolica. Subhémisphérique ; d'un jaune tes- tacé en dessus. Prothorax paré de deux gros points noirs, liés à la base ei situés chacun près de la ligne médiane. Elyti es ornées d'une bordure su- turale étroite , ovalairement dilatée aux cinq sixièmes de la longueur, liée vers le tins à une tacite dilatée jusqu'au tiers de la largeur ; parées d'un gros peint sur le calus, et d'une bande longitudinale prolongée près de la tranche , depuis les deux jusqu'aux cinq septièmes de la longueur, noirs. Lod S . 0,0051 ( 9 1/4 I. ). Larg. 0,0039 (1 3/4 t.). Corps subhémisphérique; pointillé; d'un jaune teslacé en dessus. Tête , antennes et palpes de même couleur ou d'une teinte rapprochée Prolhorax orné de deux gros points noirs , liés à la base , près de la ligne médiane , égaux chacun au cin- quième au moins de la largeur du bord postérieur. Elytres or- nées d'une bordure sulurale , de deux taches et d'une bande longitudinale raccourcie à ses extrémités , noires : la bordure su- lurale, naissant à l'extrémité de l'écusson , où elle est à peins plus large que le rebord , un peu moins étroite ensuite; liée au tiers delà longueur avec la deuxième tache, et cv;;lairemcnt ren- flée vers les cinq sixièmes en forme de tache suturale : la première tache ponctifonne, située sur le calus , égale au cin- quième de la largeur : la deuxième , plus grosse , liée à la bor- dure sut i'uîj , vers h tiers de la longueur , étendue jusqu'au ADDITIONS ET RECTIFICATIONS. HT tiers inlerne de la largeur, figurant une courte bande trans- versale croisant la bordure sulurale : la bande longitudinale , prolongée des deux aux cinq septièmes de la longueur , près de la tranche marginale à laquelle elle est presque parallèle , pou- vant paraître formée de deux taches unies : fossettes du repli mé- diocrement prononcées. Repli, dessous du corps cl pieds d'un jaune lestacé : épimères du médipectus plus pâles : disque du poslpeclus noir ou obscur. Patrie : la Chine (collect. Buquel). Obs. La tache juxta-sulurale pourrait peut-être se montrer quelquefois isolée de la suture, et la bande longitudinale inter- rompue dans son milieu. CHILOCORAIRES. 1b. Chilocorus monaclms. Dessus du corps très-convexe et subcomprimé. Tête d'un rouge testacé. Prothorax noir. Elytrcs marron ou d'un brun marron , souvent d'une teinte graduellement plus claire sur un espace indéterminé , près de l'écusson. Repli noir extérieurement , d'un rouge testacé sur sa moitié interne. Dessous du corps et pieds de cette der- nière couleur. Long. 0,0042 (1 7/8 t.). Larg. 0,0033 (I 1/2 1 ). Corps subhémisphérique ; très - convexe et subcemprimé ; pointillé ; luisant en dessus. Tète fauve ou d'un rouge lestacé. Prolhorax peu ou point émoussé aux angles ; en ligne droile sur les côtés ; de moitié à peine aussi long à ceux-ci que sur la ligne médiane ; faiblement relevé en rebord sur les colos ; tron- qué ou émoussé au devant de l'écusson et sinué de chaque côté de celte faible troncature , à la base ; noir ou brun , peu distinc- tement d'un brun rouge à son bord antérieur , entre chaque si- nuosité posloculaire cl les angles de devant. El) 1res 1res con- vexes , mais sensiblement moins déclives extérieurement ou of- frant une tranche peu nettement limitée , assez étroite ; moins 143 COCC1NELUDES. finement ponctuées sur celle tranche que sur le dos ; d'un brun marron ou de couleur marron , avec le dos souvent d'une teinte plus claire, sur un espace indéterminé et à limites peu précises, couvrant parfois la moitié interne de la largeur depuis la base jusqu'à la moitié environ de la longueur. Repli noir sur la moi- tié externe, d'un rouge teslacé sur l'interne. Dessous du corps et pieds d'un rouge testacé. Patrie : la Chine (collect. Buquel). Obs. La teinte du dessus du corps pourrait peut-être se mon- trer parfois plus foncée et passer au noir , sans laisser de traces d'un espace plus clair. Le Chilocorus bivulnerus est identique à la Coccinella stigma, Say, Boston, journ. t. i. p. 203. Il est nécessaire de lui conserver cette dénomination. Voyez Melsiieim. Calai (1853) p. 150. EXOCHOMAIRES. 8 B . Opcus cerljcrws. Subhémisphérique. Prothorax et élytres noirs : le premier à peine bordé de jaunâtre aux angles de devant et à la sinuosité postoculaire : les secondes, sans taches. Tête, poitrine et pieds d'un rouge testacé. Ventre d'un jaune testacé. Long. 0,0053(1 1/2 1.). Larg. 0,0028 (1 1/4 1.). Corps subhémisphérique, pointillé : brillant, en dessus. Télé d'un rouge lestacé. Prolhorax subarrondi sur les côtés; à peine émoussé aux angles de devant ; sensiblement sinueux de chaque côté de la partie médiaire de la base; noir, étroitement et souvent peu distinctement paré d'une bordure jaunâtre soit aux angles de devant, soit vers la sinuosité posloculaire. Elytres subarrondies ou largement en ogive postérieurement; très-convexes; à tran- che inclinée et étroite ; sans tache : repli noir; creusé de fos.->elles profondes pour loger l'extrémité des cuisses intermédiaires et postérieures. Repli prothoracique creusé d'une fossette. Dessous ADDITIONS ET RECTIFICATIONS. 149 du corps d'un rouge leslacé sur la poilrine, d'un jaune lestacé sur le ventre. Pieds d'un rouge teslacé. Patrie : la Chine (collect. Buquet) Ajoutez à la synonymie de Y Ex. tripuslulatus : Chilocorus ven-ucatus, Melsiieim., Proceed. of the Acad. of nat. scient, of Philadelph. t. 3, p. 180. — Melsbeim., Catal. (1853) p. 130. Rectifiez de la manière suivante la synonymie de YEx. margi* nipennis : Exochomus Buai*gini|tcuraïs; Le Conte. Coccinellamarginipennis, Le Conte, Ann. of Lyceum of Ncw-YorcK, t. t p. J75. Exochorus prœiexlalus, Melsu. Proceed. of the Acad. of nat. seieuc. of Pbiladelpb. t, S, p. 180. Voy. Melsheim. Catal. (1853) p. 130. BRACHYACANTHAIRES. Au genre Brachyacantha appartiennent les espèces suivantes : Brachyacantha albifrous ; S av. Coccinellaalbifrons, Say. Journ. of. the Acad. of Philadelph. t. 4, p. 94, 6.— Muls. Spec. p. 1049. Voy. Melsheim. Catal. (1853) p. 130. B. lO-pustulata; Melsheim. Noire, avec la tête, les bords latéraux du prothorax et dix taches sur les élytres, fauves. Pieds d'un jaune testacé. HijperaspU 10-pustulaia, Melsbeim. Proceed. of the Acad. of the nat. scienc. of Phila- delph. t. 3, p. 177,2. Brachyacantha fulvopustulata, Melsheim. 1. c. p. 178, 2.— ld. Calai. (1853), p. 130. Patbie : les Etals-Unis. Rectifiez de la manière suivante les noms des espèces ci- après. 150 COCCINELLIDES. B. Itasalis ; Melsheimer, au lieu de B. confusa. Bracliyacanthfi tasa/î», Melsh. in Proceed. of Ihe Acad. of nat. scienc. or PhilaJelphia, t. 3 (1818) p. 179. 3.— Id. Calai. (1853) p. 130. B. quadripunctata ; Melsh. au lieu de B. diversa. Biachyacanthaquadripunctata, Velsb. Proceed. loc. cit. p. 178.— là. Catalogue (1833) p. 130. HYPERÀSPIÀIRES. Suivant M. Melsheimer, la Cocc. undulata de Say ( Journ. of ihe Acad. of Philadelph. t. 4, p. 92), est bien, ainsi que je l'avais indiqué, mon Hyper, elegans. Peut-être, selon le Catalogue du savant précité, est-ce la Cocc. lugubris de Randall? (Voy. Melsb. Calai. (1853) p. 131). M. Melsheimer, quand mon Spéciès était à l'impression, publiait dans le t. 3, p. 180 des Procès-verbaux de l'Académie des Science de Philadelphie , sous le nom de M. iii&filiriolata , l'espèce que j'ai décrite sous le nom de rufomarginata. Le premier de ces noms doit lui être restitué. (Voy. Melsh., Catal. (1853), p. 131. Ajoutez comme synonyme de l'H. sSgnata ç Oliv. Ilypcraspis leucopsis , Melsueim. in Proceed. of ihe Acad. of nat. scienc. of Phi- ladelph. t. 3. (1848). 179. — Melsh. Catal. (1883), p. 434 . Mêliez : Au lieu de : H. GUiexi, Muls. Spec. p. 687. (Voy. Melsh. Catal. (1853) p. 131. H. bigcrainata ; Randall. Coccinetla bigeminala , Randall. Descript. of n. spec. of Coleopt. of Maine, in Boston , Journ. of. Nat. liist. t. 2. p. 32. — Mcls. Spec. p. 1050. ADDITIONS ET Rr.GTIFICATIOSS. 151 EPILACHN AIRES. 112 B - EpilacBma sei»% T a. Ovale ; pubescente. Prothorax et élytres d'îin roux brunâtre ou d'un roux trstacé brunâtre : le premier , paré sur ses côtés d'une bordure {lave : les secondes , ornées chacune, depuis l'épaule jusqu'à l'angle sut 'irai, d'une bordure (lave et d'une bordure noire, au de- dans de celle-ci. Suture noire. Long. 0,0190 (4 I. ). — Larg. 0,0067 ( 3 !.). Corps ovale; convexe; garni d'un duvet cendré , d'un roux brunâtre ou d'un roux testacé brunâtre , en dessus. Tête , an- tennes el palpes, de môme couleur. Prothorax paré sur les côtés d'une bordure (lave ou d'un flave roussàlre , étendue en devant jusqu'à la sinuosité posloculaire , graduellement rétrécie jusqu'à l'angle postérieur ; offrant , au-dedans de celle-ci , une bordure noirâtre , plus ou moins marquée , prolongée derrière le bord antérieur. Ecusson de la couleur foncière. Elytres arrondies aux épaules presque à partir des angles du prothorax , offrant vers leur tiers leur plus grande largeur , rélrécies en ogive dans leur tiers postérieur ; convexes ; d'un roux teslacé brunâtre ; parées, depuis l'épaule jusqu'à l'angle suturai, d'une bordure flave , presque uniforme , à peine égale au douzième de la lar- geur; ornées au côté interne de celle-ci d'un^ bordure noire une fois plus large; marquées d'une bordure sulurale également noire, à peine plus large que la marginale flave. Repli d'un flave roussà- tre sur sa moitié externe , d'un roux brun sur l'interne. Des- sous du corps d'un roux brun. Plaques abdominales prolongées jusqu'aux trois cinquièmes de l'arceau. Pieds d'un roux teslacé brunâtre. Patrie : Quito (collect. Buquet . ASPIDIMÉRAIRES. 2 B - Asptilimcras ? stellaris. Ovale; convexe; pubescent ; noir en dessus. Elytres ornées chacune d'une tache d'un jaune orangé subarron- 152 COCCINEr.LIDES. die , plus large que longue, couvrant le sixième submédiaire de la longueur et depuis le tiers environ jusqu'aux trois cinquièmes de la largeur. Dessous du corps et pieds, noirs. Long. 0,0035 (1 1/2 I.) Larg. 0,0022 (1 I.). Cet insecte est un Aspidiméraire. Il se rapproche du Cryptogo- nus orbiculus , dont il semble néanmoins différent ; mais l'exem- plaire que j'ai eu sous les yeux était trop englué de gomme pour pouvoir être décrit avec exactitude. Patrie : la Chine ? (collccl. Buquet). SCYMNI AIRES. Les Scyumus ochroderus , Muls. et xanthaspis , Muls. parais- sent ne constituer qu'une même espèce offrant quelques varia- lions , et doivent être réunies sous la première de ces dénomina- tions. (Voy. MELSHEiM.Cala!. (1853) p. 131. Au sous-genre Diomus paraît appartenir l'espèce suivante : S. ornai aas ; Le Conte. Elliptique ; convexe ; densement ci légèrement ponctué ; noir : élytres ornées chacune d'une grande tache oblique située avant le milieu , et , après eelui-ci , d'une autre grande orbicutaire , d'un roux clair : base des antennes, tibias et tarses, d'un fauve roux. Pla- ques abdominales oblitérées extérieurement : mésosternum large, un peu échancrè. Scymnun ornatus, 1. L. Le Comte, Gen. Rem. up. ihe Coleopt. of Lak. mp. p. 239. 52. Patuie : les environs du lac Supérieur. Au lieu de : Se. chatchas , Muls. mettez : Se. collaris ; Melsh. Scymnus collaris, Melsii. in Proceed. of (lie Àcad. of Nat. Scieac. of Philadelpli. t. 3 (18*8) p. 180. 1. — Melsh. Catal. (i853) p. 131. ADDITIONS ET RECTIFICATIONS. 153 Peut-être l'espèce portant le nom de Se. creperus ( Speciès , p. 985) est-elle la même que celle décrite quelque temps aupara- vant par M. Le Conte (Lak. super, p. 258), sous la dénomination de caudalis (V~ oy. Melsh. Catal. (1853; , p. 181. L'insecte considéré comme étant le d* du .Se. caudalis (loc. citât.), se rapporte au Scym. fastigialus, Muls. (Speciès, p. 986). (Voy. Melsh. , catal. (1853), p. 181. Au lieu de : Se. fastigiatus, Muls. Mettez Se. consobrinns ; Le Conte. Lak. Sup. p. 238. (Voy. Melsh. Catal. (1855) p. 131. A la division AA. se rapporte l'espèce suivante : S. 3s.CH3la*ls ; Le Conte. Brièvement ovale ; convexe; ponctué ; noir. Mésosternum large , presque tronqué. Plaques abdominales entières , ponctuées à la base , atteignant presque le bord marginal du premier- arceau. Scymnuî lacustris , i. L. La Comte , Gêner. Remark. up. ihe Coleopt. of Lak. »uper. p. 239. SI. Long. 0,0009 (1/2 1.). 7S â O.OoSt (3 1 /2 à 3 3/4 !.). Larg. 0.0045 {2 h). Corps ovalaire oblong; une fois au moins plus long qu'il est large vers les deux tiers ; peu fortement ou assez médiocrement convexe ; d'un noir luisant ou brillant , en dessus. Tête subcon- vexe ; poinliilée ; offrant entre les yeux les faibles traces d'un sillon transverse; éebancrée en arc assez faible au bord antérieur du front ; noire ou d'un noir brun, moins foncé en devant : labre et parties de la bouche d'un roux ou d'un rouge teslacé. antennes de même couleur. Prothorax ass?z faiblement échancré en devant avec les angles sensiblement avancés ; élargi en ligne courbe jus- qu'à la moitié, subparallèle ensuite ; à angles postérieurs rectan- gulaires , peu ou point émoussés ; bissinué à la base , c'est-à- dire en arc ou presque en angle obtus dirigé en arrière dans le Annales de la Société Linnéenne. H 162 COLÉOPTÈRES NOUVEAUX. tiers médiaire de celle ci et plus prolongé <|ue les angles ; assez faiblement sinué entre celle partie arquée et les angles posté- rieurs, presque en ligne droite sur la partie externe de sa bas ^ ; muni en devant d'un rebord très-faible, interrompu dans son milieu ; sans rebord à la base; pourvu sur les côtés d'un rebord graduellement élargi Jusque vers la moitié, presque uniformé- ment plus large ensuite jusque près des angles postérieurs , où il se rétrécit et s'affaiblit; de deux tiers ou de trois quarts plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; convexe ; d'un noir lui- sant; peu densemenl et assez superficiellement pointillé. Ecusson on triangle moins long que large , à côtés curvilignes; noir ; pres- que impointillé. Elylres à peine élargies , dans leur milieu ; ré- tréeies ensuite en ligne courbe jusqu'à l'angle suturai , et plus sensiblement à partir des deux tiers; peu fortement convexes; d'un noir luisant; à neuf stries non avancées toul-à-fait jusqu'à la base (seulement les sixième à huitième), ponctuées : les pre- mière ou deuxième à septième ou huitième oblitérées à leur ex- trémité : les quatrième et cinquième plus courtes, prolongées à peine au-delà des trois quarts de la longueur; à strie juxla-su- turale rudimenlaire, obsolète. Intervalles presque plans ou à peine subconvexes ; un peu crénelés par les points des stries ; presque impoinlillés. Repli non prolongé jusqu'à i'angle sutura!. Dessous du corps noir; luisant; finement et longiludinalement rayé sur les côtés de l'anlépeclus; offrant sur le ventre quelques rides obsolètes. Proslernum rebordé jusque vers l'extrémité des hanches; dépassant un peu le bord de l'arceau. Pieds médiocres; cuisses et jambes d'un noir brun , avec les genoux d'un rouge brun : tibias postérieurs graduellement fauves ou d'un fauve les- tacé : tibias antérieurs finement denliculés sur un peu plus de la seconde moitié de leur côté externe : tarses d'un rouge , d'un roux ou d'un fauve lestacé, garnis de poils de môme couleur, ainsi que l'extrémité des jambes Ongles de même couleur. Cette espèce, suivant M. Grue, habile la Sicile. Mtlasia tar salis. 1G3 S. M. tarsalis (Cjeievrolat). Ovalaire, subparallèle, moins d'une fois plus longue que large ; assez médiocrement convexes sur le dos, convexement dé, -lires sur les côtés ; d'un noir luisant, avec les mâchoires , les palpes , les de m- premiers articles des antennes, d'un rouge brun; les quatre premiers articlesdes tarses antérieurs et tous les ongles,dun roux teslacé. Prothorax une fois plus large en arrière qu'il est long sur son milieu,muni sur les cotés d'un rebord presque égal; su- perficiellement pointillé. Elytres offrant vers les trois cinquièmes leur plus grande largeur ; à neuf stries assez profondes jusqu'à leur extrémité, ponc- tuées. Intervalles un peu crénelés par les points des sti'ics ; à peu près impointillés. Uelasia iarsalis (Chevrolat) in collcct. Loui,-. 0,0090 à 0,0100 (4 à 4 1/2 1.); larg. 0,0051 à 0,00315 (-2 1/4, àS I./2 I.). vers les trois cinquièmes des élytres. Subparallèlement ovalaire ; moins d'une fois plus longue que large ; médiocrement convexe sur le dos , convexement déclive sur les côtés ; d'un noir luisant ou brillant , en dessus. Tête subconvexe ; superficiellement poinlillée; rayée d'un sillon Irans- verse entre les yeux, dans la partie correspondant à leur échan- crure ; obtuse ou faiblement échancrée au bord antérieur du front ; noire, avec le bord antérieur du labre d'un brun rouge ; mâchoires cl palpes d'un rouge brun. Antennes brunes , avec le deuxième article et ordinairement aussi le premier, d'un rouge brun ou d'un rouge ferrugineux. Prothorax assez faiblement échancré en avant , avec les angles antérieurs sensiblement avancés et assez vifs ; élargi en ligne courbe jusqu'aux deux cinquièmes ou trois septièmes de ses côlés, subparallèle ou faible- ment élargi ensuite en ligne à peu près droite ; à angles posté- rieurs reclangulairement ouverts, peu ou point émoussés ; bis- sinué à la base, c'est -à-dire en arc ou presque en angle obtus, 164 COLÉOPTÈRES NOUVEAUX. dirigé en arrière dans le liers médiaire de celle-ci el plus prolongé que les angles, assez faiblement sinué enlre celle partie arquée et les angles postérieurs', presque en ligne droite sur la partie externe de sa base ; muni en devant d'un rebord très-faible, interrompu dans son milieu ; sans rebord à la base ; pourvu sur les côtés d'un rebord presque égal, rétréci à ses extrémités ; un peu plus d'une fois plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; convexe ; noir, luisant ; peu densemenl et superficielle- ment pointillé , surtout sur le disque. Elytres graduellement et faiblement élargies jusqu'aux trois cinquièmes , oblusément arrondies postérieurement, prises ensemble ; médiocrement con- vexes sur le dos, convexement déclives sur les côtés ; d'un noir luisant ; à neuf stries non avancées loul-à-fait jusqu'à la base (surtout les sixième à huitième), ponctuées et prononcées à leur extrémité : les quatrième el cinquième puis courtes, prolongées à peine jusqu'aux trois quarts, unies postérieurement el encloses par les voisines: à strie juxla-sulurale rudimenlaire ou obsolète : Intervalles subconvexes ; un peu crénelés par les points des stries ; presque impointillés. Repli non prolongé jusqu'à l'angle sulural. Dessous du corps d'un noir luisant ; chargé ;!e lignes longitudinales légères, ridé îongitudinalemenl sur le milieu des trois premiers arceaux du ventre. Proslernum rebordé presque jusque vers l'extrémité des hanches ; dépassant un peu le bord de l'arceau. Pieds médiocres ; noirs, avec les genoux d'un brun rouge, les quatre premiers articles des tarses antérieurs, les poils de l'extrémité des tibias postérieurs , ceux du dessous des tarses et les ongles, d'un roux lestacé: tibias antérieurs finement denlicu- lés presque sur toute la longueur de leur côté externe. Patrie : le Sénégal. Obs. Celle espèce a beaucoup d'analogie avec la précédente ; mais elle s'en distingue par son corps proportionnellement plus court, plus large, moins régulièrement convexe, offrant vers les Melasia tarsalis. 165 trois cinquièmes ou un peu après plutôt que vers la moitié sa plus gr° le largeur, saijparallèle dans la moitié médiaire de sa longueur au lieu d'être plus régulièrement ovalaire ; par son prolhorax plus large relativement à sa longueur , muni sur les côtés d'un rebord plus régulier ; par les stries de ses éîytres non oblitérées à leur extrémité ; F ar les intervalles de ces stries plus ou moins convexes ; par la couleur des antennes, des parties de la bouche ei des tarses. ADDITIONS ET OBSERVATIONS r,rr..4.TivES A LA MONOGRAPHIE DES PALPICORNES, PAR E. MWLSAKT. ■Présenlées à la Société Lionéenne de T-jon , le H août 18»*.) Le genre Tropislernus, établi par Solier (') dans la Iribu des Palpicornes, paraissait jusqu'à ce jour ne devoir compren- dre que des Coléoptères étrangers h l'Europe; or voici qu'une es- pèce de ce genre , et qui plus est une espèce mexicaine , vient d'êlre prise dans un ruisseau couln; la foret des Maures, en Provence, par M. Robert, l'un de nos cntomclogisles méri- di aaux \ss plus zélés. Avant de décrire celle espèce , pour les entomologistes qui n'auraient pas dans leur bibliothèque l'ouvrage de M.Chcvrolal sur les Coléoptères du Mexique, rappelons la place que doit occuper dans la série zoologique la coupe générique à laquelle elle appartient. Les Palpicornes compris dans ma famille des Myrâroplfiî- Seens, se distinguent des autres insectes de celte Iribu, par le deuxième article des tarses postérieurs long : le premier étant très-court , suivant les caractères plus concis indiqués par M. La- cordaire dans son excellent Gênera. La première branche de celle famille ou celle des Mydro- i»liilah*eâ, se distingue par ses méso et mêlasternum unis et formant une saillie continue, terminée en pointe spinifonne. Ils onl aussi les larses intermédiaires et postérieurs plus sensible- Annales de la Soc. entoniol. de France, t. 3 (t83 7 <). P- 29'J à 318. ADDITIONS ET OBSERVATIONS 1 G7 ment comprimés et plus denscment ciliés que chez les insectes de la branche suivante ; tuais on trouve à cet égard des espèces qui forment des transitions presque insensibles entre ces deux divisions. L'épine ou la pointe mélasternalc se prolonge généra- lement au-delà de la hanche. Les Hydrophilaires peuvent être partagés en deux rameaux : court; creusé d'une 'gouttière à «a partie postérieure ou supéro-postt.i'ieuiv. Hydropuilatm. PruslTitum \ relevé en carène, et sms gouttière à :.i partie postérieure ^ou supéro-poslérieurc. Hydrates. Les Hydrophilalcs se partagent eux-mêmes en deux genres : plus court que l'avant dernier. Septième et huitième / articles des antennes lunules. Pièce prébasilatre non creusée d'une fossette arrondie. Gouttière prosternale ordinairement presque horizontale ou déclive d'avant en arrière. Cinquième arceau ventral inerme. Ongles des pi '• intermédiaires et postérieurs armes chacun en dessous d'une dent à moitié aussi longue que la branche principale. Hydrofhilui. cle des p il- pes maxil-\ presque s;i=si long, aussi long ou plus long que l'avant laires dernier. Septième et huitième articles des antennes non lunule' t'ièce pivhasilaire creusée d'une fos.-etto arrondie pour recevoir la tèle du prosterntim. Celui-ci creusé d'une fossette ordinairement verticale. Cin- quième arceau du ventre généralement armé d'une épine, rarement réduite à une faible carène. Ongles des pieds intermédiaires et postérieurs munis chacun d'une dent presque nulle ou très-courte. Tropisternut. Dernier arti Genre Tropisternus , Tropisterne ; Solier ( 1 ). (rps'ntç, carène, orépvov, sternum.) Ca.hactèues. Dernier article des palpes maxillaires presque aussi long, aussi long ou même un peu plus long que l'avant (') Annales de la Soc. emom. , t. 3 , p. 30i et 303. 1 G8 PALPICOr.NES. dernier. Labre et épislome trnnsvcrscs. Mandibules cachées; bifides ou bidenîées à l'extrémité, mâchoires à deux lobes ; ci- liées. Menton presque rectangulaire, un peu plus large que long. Antennes de neuf articles : le premier grand , déprimé , un peu arqué : le deuxième moins long, subcylindrique : les troisième à cinquième courts : le sixième élargi en entonnoir ou en oublie : les septième à neuvième subcomprimés, transverses, constituant avec le précédent une massue à peu près aussi lon- gue que les cinq premiers réunis : les septième et huitième, non lunules : le neuvième moins court. Ecusson grand ; en triangle. Pièce prébasilaire creusée d'une fossette pour recevoir la lête du prosternum : celui-ci creusé à sa partie postérieure d'une gout- tière verticale ou presque verticale, pour recevoir la partie an- térieure du mésoslcrnum. Mêso et métasternum constituant une saillie continue : le métasternum terminé par une pointe prolon- gée au-delà de l'extrémité des Irochanlers. Ventre ordinaire- ment de cinq arceaux , offrant parfois une partie du sixième vi- sible : le cinquième généralement armé d'une épine , rarement réduite à une faible carène. Pieds comprimés. Tarses intermé- diaires et postérieurs longuement ciliés d'un côté. Ongles sans dent ou munis seulement d'une dent rudimenlaire ou Irès-courlc à la base de chacune de leurs branches. Obs. A en juger par vingt espèces différentes examinées dans la magnifique collection de mon ami M. Perroud , la fossette prébasilaire , la direction de la gouttière prosternale et l'épine du cinquième arceau ventral, seraient, avec la longueur prop lionnclle et un peu variable du dernier article des palpes maxil- laires, les caractères les plus saillants de ce genre. Il est étonnant qu'aucun des auteurs qui ont décrit ces insec- tes n'aient fait mention de l'épine parfois si prononcée dont le cinquième arceau ventral est armé. ADDITIONS ET OBSERVATIONS. 1 GO Tropisltcrraus apîcîpalpis, Chevrolat. Elliptique; d'un noir olivacé , en dessus : palpes et antennes d'un rouge testacè : dernier article des premiers , noir à son extrémité : massue des secondes d'un noir grisâtre. Tête armée de deux rangées de points conver- gentes sur le milieu du front, avancées , puis courbées jusqu'au milieu du devant de chaque œil. Prothorax marqué près des côtés d'une rangée courte et oblique de points. Elyires presque lisses. Dessous du corps et pieds noirs : ceux-ci. bruns ou d'un brun rougcûtre vers les genoux. Cinquième arceau du ventre orné sur la moitié antérieure de sa ligne médiane , d'une forte épine comprimée et mi-relevée. Hydrophitus apicipalj/is, Chevrolat, Coléopt. du Mexique, première centurie, tro'mèmu fascicule (1831). Trophternus apicfpalph , db Càsthlhao , Hist. Nat. t. 2. p. 53. 3. — Lacordairh , Gêner, t. 1. p. 452. Long. 0,0125 à 0,0135 (5 1 '2 à S 1.). Larg. 0,0081 a 0,0067 (2 3/4 à 5 1.). Corps elliptique ou ovale oblong ; médiocrement convexe; glabre; presque lisse ; d'un noir olivacé, en dessus. Tête pen- chée ; presque en triangle tronqué en devant; médiocrement convexe; d'un noir olivacé; lisse, marquée d'une rangée de points naissant vers le milieu du bord antérieur de chaque œil , avancée el courbée du côté interne, puis prolongée en arrière jusque sur le milieu du front , où elle se réunit en courbe étroite à sa pareille. Parties de la bouche et palpes d'un rouge leslacé pâle : dernier article de ceux-ci, noir sur son dernier tiers pos- térieur. Antennes d'un rouge lestacé pâle , avec la massue d'un noir grisâtre. Yeux d'un blanc livide , au moins après la mort , échancrés à leur partie postérieure. Prothorax bissinué en de- vant, avec les angles antérieurs anguleuscmenl avancés dans l'échancrure postérieure des yeux ; élargi en ligne un peu courbe d'avant en arrière ; coupé à la base en ligne presque droite ou plutôt très-légèrement arquée en devant , tronquée au devant de l'écusson , el légèrement sinuée de chaque côté de celle tronca- 170 rALPicoimr.s. lare ; étroitement et à peine rebordé sur les côtés, dont les bords sont Irancbants en dessous; sans rebord à la base; près d'une fois aussi large à celle dernière qu'il esl long sur son milieu ; convexe; lisse, marqué de ebaque côlé , d'une rangée oblique de points , naissant vers le tiers ou les deux cinquièmes de la longueur du segment protboracique , près du bord latéral dont elle reste isolée, obliquement dirigée vers le centre, prolongée jusqu'aux trois cinquièmes environ de la longueur et le quart externe à peu près de la largeur ; d'un noir olivacé. Ecusson triangulaire , plus long qu'il est large à la base ; lisse ; d'un noir olivacé. Elytres aussi larges en devant que le prolborax à sa base ; trois fois environ aussi longues que lui ; à peine élargies jusque vers la moitié de leur longueur, rélrécies ensuite en ligne courbe jusque près de l'angle suturai , où elles sont obtuses ; très-élroilemenl rebordées ; médiocrement convexes ; presque lisses, offrant, à une forte loupe, des rangées de points longitudinales, superficielles et peu distinctes; d'un noir olivacé. Repli réduit à peu près à une tranche , par suite de sa surface repliée en dedans, graduellement rélrécie d'avant en arrière, offrant une sinuosité vers le milieu de sa longueur. Dessous du corps noir; garni d'un court duvet qui le fait paraître d'un noir légèrement olivâtre. Méso et mélaslernum saillants, presque plats en dessus : le mésoslernum élargi dans son milieu : le mélaslernum faisant suite au précédent graduellement rétréci en pointe prolongée un peu au-delà du premier arceau ventral. Cinquième arceau ventral armé sur la première moitié de la lon- gueur de sa ligne médiane d'une épine comprimée, obliquement relevée. Pieds noirs ou d'un noir brun, passant graduellement vers l'extrémité des cuisses et surtout sur les genoux au brun rouge ou même au rouge brun. Cuisses pubescentes à la base et presque jusqu'à la moitié de la longueur, glabres ensuite. Jam- bes de devant lisses , ornées près du bord externe d'une rangée longitudinale de points donnant chacun naissance à un poil sou- ADDITIONS ET OBSERVATIONS. 171 vent usé : jambes intermédiaires et postérieures ponctuées et garnies sur leurs deux tranches de poils spiniformes : les inter- médiaires un peu moins longues que les trois premiers articles des tarses réunis. Celle espèce a été prise au nombre de deux exemplaires par M. Robert , dans un ruisseau des montagnes des Maures (Var). En créant le genre Siernolophus, Solier n'a pas indiqué la longueur approximative de la pointe mélasternale, et M. de Caslelnau ( 1 ) dit que le sternum est prolongé en arrière en une pointe très-courte, Celle indication m'avait porté à établir le genre Helobim ( 2 ) sur une espèce de Slenelopbe, ayant l'épine prolongée jusqu'un peu au-delà de la moitié du second arceau ventral. Mais ayant eu depuis celle époque l'occasion de revoir les insecles de la collection Dejean, acquis par M. le docteur Jourdan pour le Musée de Lyon , j'ai reconnu que les espèces rentrant dans le genre établi par Solier , avaient l'épine mêla sternale assez longuement prolongée. Le genre Helobius doit donc être supprimé. Voici la description de l'espèce sur laquelle il élaii fondé. Steriioloplius notieoîlis ; Mllsant. Ovale allongé ; d'un brun olivâtre et brillant en dessus. Palpes et base des antennes d'un fauve testacé ; extrémité des premiers, noirâtre. Pro- thorax marqué de chaque côté de deux rangées de points, naissant presque du bord latéral : l'antérieure, arquée : la postérieure obliquement dirigée en arrière. Ecusson moins de moitié plus long que large. Elytres à quatre rangées striâtes de points: 1rs deux internes, prolongées presque jusqu'à l'extrémité et postérieurement réunies. Dessous du corps brun : côtés du ventre tachés de fauve obscur. Pieds de devant fauves , à base brune. (*) Hist. nal. t. 2. p. 5û. (*) Mémoires de l'acad. des se. de Lyon, nouv. série, t. i. (tS5l) p. 75 . 17"2 PALIMCORNES. Helobin» noticollis. Mou, Mém. dii l'acad. des se. de I.jon, nouv. série t. 1. (185 1) (classe de»«c. ) p. 75. Lon. 0,0107 (4 3/4 I.). Larg. 0,0056 (2 1/2 I.). Corps elliptique ou en ovale allongé; d'un brun olivâtre; lisse et brillant, en dessus. Tète subconvexe ; marquée de chaque côté du front d'une sorte de ligne enfoncée, arquée ou anguleuse, formée par des points , naissant vers le bord anléro-inlerne de chaque œil , plus densemenl ponctuée dans sa moitié antérieure et s'éloignant graduellement de l'œil , dont elle se rapproche progressivement dans sa seconde moitié ; ornée sur l'épistome de deux arcs formés par des points, isolés l'un de l'autre par un espace égal environ au quart médiaire de la largeur, suivant chacun presque parallèlement le bord externe de l'épistome, jusque vers la partie postérieure de celui-ci. Palpes lestacés ou d'un roux livide avec l'extrémité du dernier article brièvement noirâtre. Antennes d'un roux livide ou teslacées, à massue d'un noir ou brun gris. Prolhorax tronqué peu régulièrement en devant et en arrière; élargi en ligne presque droite, eltrès-étroite- menl rebordé sur les côtés ; convexe ; marqué de chaque côté de deux rangées de points : l'antérieure, arquée, naissant du bord externe, au septième de sa longueur, étendue jusqu'aux trois septièmes de sa largeur, d'abord presque parallèlement au bord antérieur, puis dirigée en arrière : la deuxième , naissant du bord latéral, un peu après le milieu de sa longueur, obliquement dirigée vers le quart interne de la largeur et les deux tiers de la longueur. Ecusson en triangle, moins de moitié plus long qu'il est large à la base; plus large à celle-ci quo le tiers de chaque étui. EUjtres faiblement plus larges en devant que le prolhorax à ses angles postérieurs qu'elles embrassent un peu; faiblement élargies en ligne à peine courbe, jusqu'aux trois cinquièmes ou un peu plus de leur longueur, terminées en ogive obtuse, prises ensem- ble ; médiocrement convexes ; marquées de quatre rangées ADDITIONS ET OBSERVATIONS. 173 slriales de points assez pelils : ces rangées à peu près à égale distance : les deux internes , prolongées distinctement jusque près de l'extrémité cl postérieurement réunies : page inférieure desélytresà neuf stries, jusqu'au repli au moins dans leur par- lie apparente. Repli réduit à peu près à une tranche , par suite de l'une de ses faces repliée en dedans. Dessous du corps noir ou d'un noir mal et brun ; garni d'un duvel court. Prosternum chargé d'une carène plus anguleusemenl prolongée en devant qu'en arrière. îllèso et mélasteruum constituant une saillie con- tinue, fauve ou d'un brun fauve, presque uniformément étroite dans la plus grande partie médiaire de sa longueur , comprimée et un peu rélrécie en devant, postérieurement terminée en pointe prolongée au moins jusqu'à la moitié du deuxième arceau ventral. Ventre orné sur le côlé de chaque arceau , d'une tache fauve ou d'un fauve leslacé ou obscur. Pieds antérieurs fauves , à hase obscure et puhescente (les autres pieds manquent). Celle espèce, communiquée par mon ami le capitaine Godart, a été prise dans les environs d'Oran. Obs. Peut-être est-ce l'insecte décrit par M. de Caslelnau, sous le nom de Sternolophus Solieri, et qu'il serait difficile de reconnaître au caractère indiqué d'une pointe sternale très- courle. Quanl au Sternolophus ruftpex de Fabricius, en adoptant pour tel l'exemplaire delà collection Dejean inscrit sous ce nom, il peul être caractérisé ainsi : Sternolophus ruflpes ; Fabricius. Elliptique ou ovale allongé ; noir et luisant en dessus. Palpes et base des antennes, testacés : extrémité des premiers, noirâtre. Prothorax marqué de chaque côté de deux rangées de points transversalement un peu arquées en arrière, naissant du bord latéral : la première, vers le cinquième : la deu- xième, un peu après la moitié. Ecusson de moitié au moins plus long qu'il 174 PALPICORNES. est large. Elytres offrant quatre rangées striales depoints très-petits, et mon- trant entre celles-ci les traces d'une rangée plus superficielle. Dessous du corps brun : côtés du ventre tachés de fauve. Pieds d'un fauve roux ou d'un fauve testacé : base des ctiisses antérieures brièvement noirâtre et pubescente. Hydrophilus vuftpes, Fabr. Enloin. Svst. I. 1. I. p. 183. 6. — Id. Sytl. Eleutli. t. 1. p. 251. 8. — Hei\bit, Noturs. t. 7. p. 307. 14. — De Casteln. Histoire naturelle, t. *. p. 34. S. Long. 0,0107 (4 3'4 I). Larg. 0,0056 (« 1/2 1.). Patrie : les Indes Orientales, la Chine. Chez les Hydrobiaires les méso et métasternum ne forment pas une saillie continue. Leur métasternum, quand il se termine en pointe, atteint à peine le niveau du bord postérieur de la hanche. Les parties slernales fournissent, au moins pour la distinction des espèces, des caractères qui n'ont pas été utilisés. Ainsi les Hydrobies décrits dans mon Hisl. nal. des Palpicornes pourraient être divisés de la manière suivante. A. Epistome coupé en devant eu ligue à peu près droite. Tête marquée au côté in- terne des yeux d'une fossette ponctuée ou d'uue rangée oblique de points. B. MélaslemuM relevé en devant en une lame à tranche horizontale aussi saillante que celle du mésosternum \ postérieurement terminé par une pointe libre ou détachée de9 parties voisines. Mésosternum comprimé en l'orme de lame à trauche horizontale ; à peu près aussi long sur cette tranche qu'il l'est à sa base. — Oblongus. BB. Métasternum non relevé en devant en uue lame à tranche horizontale aussi saillante que celle du mésosternum ; non terminé postérieurement eu pointe libre. C. Mésosternum relevé en lame comprimée et presque triangulaire , aussi saillante que les hanches. — Oblongus. CC. Mésosternum à peine apparent, beaucoup moins saillant que les hanches — Futcipes. NOTICE sun JEAN-THÉODOSE DOUBLIER, P1R El. NUISANT. (Luc à la Société Linnéenne de Lyon). Noire ancienne Provence dans laquelle l'Entomologie a fail, dans l'espace de peu de temps, des perles si regrettables ('), a vu s'éteindre encore une de ces existences d'élite qui semblent avoir pour essence l'amour du bien et du beau, et pour besoin l'étude ou l'admiration des œuvres de Dieu. En esquissant la vie de celui sur la tombe duquel je veux essayer de jeter quelques fleurs, en vous parlant d'un naturaliste ;idmis par la Société Linnéenne au nombre de ses correspondants, j'ai non-seulement pour bul de remplir un devoir imposé aux fonctions que votre bienveillance m'a confiées, je tiens surtout à acquitter une des dettes les plus chères de l'amitié. Jean-Tbéodose Dolblieu naquit le 1 1 janvier Î8I4, à Dragui- j-nan, cbef-lieu du département du Var, d'une famille honorable. Enfant, il montra des dispositions précoces et un vif désir de s'instruire ; dès cet âge, il sut se distinguer par celle amé- nité et celte douceur qui firent toujours le fond principal de (') MM. Soiier et Fonscolombe , et MM""* Marie Waclwinru et Louise-Caroline d'Acmont. 176 NOTICE son caractère, el dont tous ses traits portaient si vivement L'em- preinte. Il fil avec succès ses éludes au collège de Draguignan. Ses rapports de tous les jours avec son oncle (*), naturaliste distingué, la vue des échantillons nombreux rassemblés par ce savant, lui inspirèrent de bonne heure celle admiration pas- sionnée pour les œuvres de la création, qui ne devait s'éteindre en lui qu'avec la vie. Sous les yeux de son bon parent, il commença à s'occuper de Minéralogie; mais un peu plus lard, ayant eu l'occasion de recevoir un certain nombre de Coléoptères exotiques, leurs formes si variées et si singulières, la beauté de leurs élylres parées de teintes la plupart si brillantes, lui firent prendre l'Entomologie eu affection loute spéciale. Les insectes devinrent dès lors l'objet de ses recherches. Dans ce but, combien de fois n'a-l-il pas visité le bois de Maumonl, ceux de Mascarelle et du Rouet, suivi les bords de la rivière d'Argens, exploré la plaine des Maures, poussé ses excursions jusqu'à la montagne de l'Eslerel ou jusqu'aux plages sablonneuses de Saint-Raphacl. Chaque promenade lui offrait des conquêtes faciles el l'enchaînait par des liens plus forts à celle élude atta- chante. Tel est l'avantage de l'histoire naturelle : les objets compris dans son domaine sont si nombreux, que sans sortir des limites d'un cercle assez restreint, elle peul sans cesse fournir des aliments nouveaux à la mobilité toujours renaissante de nos désirs. La mort de son père ( 2 ) lui imposa une charge bien douce et bien facile pour son cœur, celle de servir à sa mère de protecteur (!) Dominique Doublier, aujourd'hui président de la Société d'Etudes scientifiques et archéologiques de !a ville de Draguignan , el membre de diverses auties Sociétés savantes. {-) Il uiouiut le 27 niai 1859, Agé de soixante et un ans. Il était premier adjoint au maire de Draguignan, el l'un des membres de la maison de commerce établie sous la raison sociale de Clément frères et C". SI 1 P. J.-T. DOUBLIER. 177 el d'appui, de l'entourer encore de plus d'amour, s'il était possible, pour lui faire oublier son veuvage. Dès ce moment, il identifia pour ainsi dire sa vie avec la sienne. Malgré le bonheur apporté plus lard, dans son intérieur, par celle qu'il se plaisait à nommer un ange de vertu el de modestie, il ne put jamais se séparer de celle qui lui avait donné le jour, ni rien diminuer des soins affectueux qu'il lui prodiguait. Un cœur doué d'une tendresse filiale si vive, ne pouvait être insensible aux peines des autres. Sa charité inépuisable envers les pauvres ne se bornait pas à ouvrir sa bourse aux misères notoires, sa main discrète allait surtout chercher celles qui se cachaient. Il semblait avoir des soulagements pour toutes les souffrances, des baumes pour toutes les douleurs ; il se faisait tout à tous. Il avait été investi, le 1 er octobre 1859, de la charge de greffier du tribunal de Commerce de Draguignan, et maigri; l'exactitude el la régularité avec lesquelles il s'acquitta toujours de ses fonctions , il sut distribuer ses heures de manière à donner à l'histoire naturelle une bonne partie de son temps. Des circonstances particulières me fournirent, il y a plus de vingt ans, l'occasion d'être son premier correspondant. Les rapports qui s'établirent entre nous à celte époque, el qu'il sut toujours rendre si agréables, ne tardèrent pas à se changer en une amitié intime, dont le temps, loin d'altérer les douceurs, resserra de plus en plus les nœuds. Je serais bien oublieux d'ailleurs, si je' ne redisais ici de combien d'espèces rares ou même inédites (*) je lui ai été rede- vable, durant les quatre lustres de nos relations si nombreuses ; si je ne faisais rejaillir sur lui loule la gloire de ces découvertes. Puissent les deux Coléoptères ( 2 ) chargés de transmettre son (') Oxypleurus IS'odieri, Niphona picticornis, Bolbocerus gallkus, etc. ( ? ) Ifnrmonia Doublieri. — Ilymenorus Doublicii. Annales de la Société Linnéenne. 42 178 NOTICli nom aux entomologistes à venir, leur faire connaître aussi toute ma reconnaissance ! Vers le milieu d'octobre 1845, il vint visiter Lyon qu'il ne connaissait pas encore. Les jours qu'il passa dans nos murs furent pour tous les amis de l'Entomologie des moments de fêle. Il visita ceux d'entre eux qui se trouvaient alors à la ville ('), admira leurs belles collections, et s'en retourna plus attaché que jamais à l'élude de l'histoire naturelle. L'année suivante, il voulut parcourir les montagnes de la Grande-Chartreuse, et recueillir de sa main les espèces alpines dont sa collection ne s'était jusqu'alors enrichie qu'avec le secours de ses amis. De Draguignan, il se dirigea sur Saint-Bonnet, dans les Hautes-Alpes, butina sur une partie de sa roule, visita Grenoble, et arriva le 20 juillet au monastère, où nous nous étions donné rendez-vous. La route si accidentée et si pittoresque qui depuis Fourvoierie se déroule en sinuosités nombreuses sur les rives du torrent; les roches gigantesques et souvent perpen- diculaires dont elle est bordée; ces sapins qui semblent pendre sur la tète du voyageur, ou qui d'autres fois, échelonnés sur ces pics dentelés, offrent l'image des géants cherchant à escalader les cieux ; ces eaux, parfois profondément encaissées, qui descendent en se brisant contre les roches dont leur lit est obstrué ; l'horizon borné qu'on a devant soi, el dont le tableau mobile change pres- que à chaque pas; l'imposante majesté du désert, tout contri- bua à éleclriser son imagination facilement impressionnable; il arriva au couvent ému de plaisir et d'admiration. D'autres surprises l'attendaient bientôt. Ces forèls antiques, ces prairies émaillées de fleurs, allaient lui offrir une multitude de Coléo- ptères qui jamais ne ^'étaient présentés vivants à ses yeux. La Grande-Chartreuse sera toujours la terre promise pour nos entomologistes. Malgré les soins de l'administration forestière à ;') MM. E. Armand, FouJras, Gacogne, Guillebeau, G. Lcvrat, Merck, Perroud et l\ey. SUR J.-T. DOUBLIER. 171) tirer parti des bois en temps utile, à ne pas les abandonner aux outrages des ans et des vers rongeurs, une foule d'arbres de diverses essences, des sapins surtout, nés sur des poinls où la hacbe ne peut aller les frapper, deviennent à leur déclin le berceau d'un grand nombre d'insectes ; ceux-ci descendent ensuite de ces bailleurs , pour visiter les ombelles des prés. Les trois jours passes dans ces lieux ne purent émousser ses jouissances. Longtemps après, il aimait à se rappeler les moments passés le soir à la fenêtre de sa cellule, à contempler, par un beau clair de lune, ces remparts naturels servant à enclore le désert, et sur lesquels viennent expirer les derniers bruits du monde; à reposer ses regards sur les sombres rideaux de sapins déployés devant lui; à les élever vers ce grand Som, dont la tête chenue semble soutenir la voûte des cieux; à prêter l'oreille à ce silence, ailleurs inconnu, que troublaient seuls les cris lugubres de l'oiseau des ténèbres, ou la voix sonore de la cloebe du couvent. Il vit encore une fois Lyon à son retour. En 1845, dans un voyage entrepris avec deux de mes amis (*), dans le midi de la France, nous arrivâmes à Draguignan dans la première quinzaine de juin. Nous reçûmes de la famille Doublier cet accueil d'une cordialité empressée dont l'amitié la plus affectueuse peut seule trouver le secret. Pendant trois jours, nous parcourûmes, sous la conduite de noire ami, les localités les plus favorisées, et nous trouvâmes à nous y enrichir de quelques-uns des insectes les plus rares de ces contrées pri- vilégiées. Peu de temps après notre départ, le cœur de Doublier, si bien fait pour aimer, se trouva livré à une préoccupation à laquelle se rattachait le bonheur de sa vie. L'amour et la raison, si rare- ment d'accord , semblaient s'être entendu celle fois pour le (') MM. Gacogue et Léon Olph-Galliai J. 1 80 NOTICE guider dans le choix d'une compagne. Après cinq mois d'espé- rances el de craintes, ses vœux finirent par être exaucés, et le 21 décembre 1845, il épousait M e,,e Marie-Adèle Porre. Rien ne manqua ( u s lors à sa félicité, si ce n'est de voir un cire nouveau venir resserrer encore les liens de son heureuse union. Après quatre ans el demi d'attente le Ciel exauça ses désirs; il lui naquit une fille, le 18 mai 1850. Quelques mois après, dans un nouveau voyage dans le midi, j'arrivai à Draguignan dans la soirée du mercredi 28 août; je n'oublierai jamais celle dale. Noire ami, prévenu de ma visite, m'attendait à la ville, pour me conduire à sa campagne, où se trouvait sa famille. Le plaisir d'être ensemble, les douces causeries, la diversité et la richesse des produits de ce sol méridional, nous firent parcourir, sans nous en douter, la dislance à franchir. Le ciel élait empourpré des derniers rayons du jour, quand nous touchions au but de noire promenade. Je revis là sa bonne mère, qui cinq ans auparavant avait eu pour nous des soins si attentifs et si délicats ; je donnai à sa jolie fillette un baiser, qui devait être aussi le dernier; el je fus présenté à sa jeune femme qu'il me tardait de connaître. L'esquisse charmante qu'il m'en avait iracée n'avait rien de flatté; si j'avais eu à peindre la douceur unie à la grâce, je n'aurais pas choisi d'autre modèle. Le souper nous attendait. L'amitié s'était chargée d'y ajouter tous ses charmes. La lable avait élé dressée dehors, devant la maison, souii le voile étoile de la nuit, près du jardin, dont les fleurs caressées parla brise légère, nous envoyaient les parfums de leurs odorantes corolles. Des insectes crépusculaires inconnus à nos con- trées (*), attirés par Téclal des flambeaux, venaient s'cùaîlre sur la nappe et nous procurer les plaisirs d'une chasse facile. Jamais, je crois, jouissances plus douces ne me firent passer des mo- ') Des Vespettu itreyens J" . SUR J.-T. D0UEL1ER. 181 ments plus délicieux. Hélas, qui m'aurait dit que peu d'années après, je serais le seul survivant de tous ceux avec lesquels j'étais alors si joyeusement attablé ! Le lendemain, après une visite à son frère, nous passâmes en revue les richesses de son cabinet. Outre les insectes, il offrait une petite collection d'oiseaux empaillés avec beaucoup d'art, des coquillages et diverses autres productions naturelles. Il me fit faire la connaissance de M. Jauberl, amateur plein de zèle et de talent, qui depuis a malheureusement délaissé l'entomologie pour l'étude des fossiles. Puis, pressé par le temps, il fallut m'arrachera ses instances et prendre la roule de Toulon, sans avoir pu faire une excursion dans les alentours. C'était pourtant là un des plaisirs qui avaient pour lui le plus de douceur, que celui de passer quelques journées avec d'autres amis de la nature, de les conduire dans les lieux les plus riches en espèces rares, de leur fournir l'occasion de se féliciter les moments passés près de lui. Combien de fois n'a-t-il pas ainsi piloté les entomologistes de passage (') sur son départe- ment? Sa générosité, pour ceux qui le favorisaient d'une visite, était souvent embarrassante. Dans son empressement à leur être agréable, il leur offrait jusqu'aux objets uniques de ses collec- tions , il les forçait à les accepter, s'il avait cru lire dans leurs yeux le simple désir de les posséder. Doublier se préparait à donner le Catalogue des Coléoptères du département ( 2 ). 11 aurait pu se faire plus spécialement con- naître dans la science, en mettant au jour ses découvertes ou ses observations, si le manque d'ouvrages et une foule d'autres obsla- (*) MM. Arias, Bomparl, deCérisy, Poudras, l'abbé l'omuier,Gal>i!i >t.G.'ii:ogiie,Guérin t Hauri, l'abbé V. Mulsanl, iVrrouJ, Rey, Robert, Scbauui, elo. Outre lu* personnes déjà nommées, il avait eu divers correspondants: MM. Billot, de Hagueneau ; Ecoffet, de Nîmes; d'Aumont; Donzel, de Lyon; Gaubil; Wachanrn, de Marseille, elc. (*) Dans le second volume du Prodrome d'iiistoire naturelle, dont le premisr tome venait alors de paraître. 1 82 notice ries ne rendaient ton le publication bien difficile pour un habitant delà province, surtout pour celui qui est éloigné des grands centres dépopulation. Ses penchants d'ailleurs ne le poussaient pas vers la renommée. L'élude de l'Histoire naturelle était une distraction qui plaisait à ses goùls ; il ne cherchait rien au-delà des jouis- sances agréables qu'elle lui procurait. La Société Linnéenne de Lyon l'avait admis au nombre de ses correspondants; sa mo- destie ne lui avait jamais permis d'ambitionner l'honneur d'ap- partenir à un autre corps savant. J'en aurais sans doute dit assez pour faire connaître l'entomo- logiste, et surtout l'homme aimable et bon par excellence ; peut- être devrais-je me borner à raconter comment s'est terminée celte existence si douce et néanmoins si bien remplie. Mais quelques uns des détails qui vont suivre m'ont paru si touchants, que je n'ai pu résister au désir de les rapporter. Ils serviront d'ailleurs à compléter celte notice. Doué de celle droiture de cœur qui semble devenir de plus en plus rare, doté des qualités les plus aimables, de toutes celles qui constituent l'homme de bien, il ne manquait, faut-il le dire, il ne manquait à Doublier, distrait par les occupations de la vie, que de remplir plus exactement tous les devoirs de la religion, pour être en tous points le modèle le plus accompli. Le voir arriver à cet étal de perfection, était le rêve de M' ne Doublier, l'objet incessant de ses prières. C'était trop peu pour elle que d'être unie à lui durant les jours si courts que nous avons à passer sur la terre, elle voulait avoir l'assurance de n'être pas séparée de son ami pendant celte vie future, au sein de laquelle la mort n'aura plus d'empire. Un soir du mois de janvier 1852 (*), tourmentée d'une ma- nière plus vive par celte pensée, elle se jette a genoux aux pieds de son lit, et les yeux humides de larmes: Mon Dieu! mon (') Epoque durant laquelle avaient lieu, à Draguignau, les exercices du Jubilé. 5TJR J.-T. DOUBLIER. 183 Dieu! s'écrie-t-elle dans son cœur, seraîs-je destinée, après avoir goûté ici bas avec mon époux un bonheur sans mélange, à ne pas le voir partager avec moi la félicité promise à ceux qui vous auront servi fidèlement? Ah ! plutôt qu'il en soit ainsi, coupez le fil de celle vie qui se montre encore à moi sous un jour si riant ; exigez, s'il le faut, un sacrifice plus pénible encore; mais ô mon Dieu ! prêtez l'oreille aux supplications que je vous adresse pour cet autre moi-même. Elle se relève alors avec confiance. Sa prière était animée d'une foi trop vive pour n'être pas écoulée... Le lendemain ses vœux étaient exaucés 1 Hélas! le bonheur parfait ne peut durer sur la lerre. Celui donl jouissaient ces époux fut mis, un an après, à une rude épreuve. La fille que le Ciel leur avail accordée après cinq ans environ d'allenle et de prières, celle enfant dont les qualités ai- mables et précoces faisaient l'admiration de lous , cet objet de leur joie et de leur orgueil, leur fui enlevée le 31 jan- vier 1855. Pour faire diversion à cet événement cruel, et pour se distraire lous les deux de la pensée d'une perle si douloureuse, le voyage de Rome fut résolu ; mais captivé par les obligations de la recette municipale (*) qui lui avail été confiée depuis quelques années, notre ami fut obligé de renoncer, pour son compte, à ce projet, dont la non réalisation lui causa de profonds regrets jusqu'à la fin de sa vie. Son épouse partit donc seule avec son oncle. Elle s'embarqua à Marseille ; visita Gènes et Florence. Dans la capitale du monde catholique , elle assista aux céré- monies si émouvantes de la semaine sainte. Noire ambassa- deur à Rome, dont Doublier avait l'honneur d'êlre personnelle- ment connu, M. le comle de Rayneval, "si obligeant pour tous, (') Il avail cédé sa charge de greffier du tribunal de Commerce de Draguignan le *0 mai 1844, et avait été nommé receveur muoiciptl le 25 mai 1847, fonctions qu'il » fieicecs jusqu'à sa mort. 184 NOTICE lui procura loules les facilités possibles pour augmenter les agré- ments de son séjour dans la ville éternelle; il lui fit mèmeoblenir, le mercredi après Pâques, une audience particulière du Souverain Pontife. Elle poursuivit sa route jusqu'à Naples, où MM. Costa, ces naturalistes si connus, eurent pour elle et pour son oncle ces attentions délicates qu'on est si heureux de trouver sur une terre étrangère. Depuis Gènes, leur petite caravane s'était enrichie de la compagnie de M. l'abbé Glaire, doyen de la faculté de théologie de Paris ; il voulut bien partout leur servir de cicérone ; il sut leur faire oublier une partie des ennuis et des longueurs du voyage. M'" 9 Doublier rentra le KO mai, à Draguignan , émerveillée de tout ce qu'elle avait vu. Pendant l'absence de son épouse, notre ami cherchait dans la chasse aux insectes une distraction à ses chagrins; mais le coup qu'il avait reçu avait été si rude, qu'il se plaignait de ne pouvoir plus faire de longues excursions. Ses sentiments, depuis la mort de sa fille, avaient pris un caractère plus profondément religieux. Il aimait à se la figurer au milieu des esprits célestes qui entourent le trône de Dieu. Dès ce jour, il ne cessa de l'invoquer comme un ange protecteur, de la conjurer de lui servir de guide, et de venir à sa dernière heure lui adoucir le passage de cette vie à l'autre. Quelquefois après celle prière : 11 me semble, répétait-il à sa bien-aiméc, il me sen e que je ne craindrais pas la mort! On aurait dit qu'il pressentait sa iia prématurée. Et cependant lout élait fait pour l'attacher encore à ce monde ! Il venait d'avoir depuis peu l'espérance d'obtenir un nouveau gage de la fécondité de son épouse, quand après une course faite par un temps froid, une pneumonie se déclara. \ peine commençait-il à être hors de danger, qu'une autre maladie, la stietle, le jeta bientôt dans un délire prolongé. Il recouvra enfin assez de lucidité pour recevoir et apprécier les consolations el les secours que la religion accorde au chrétien mourant. Puis» SUR J.-T. DOUBLIER. 185 tout à coup, ses yeux prirent une vivacité extraordinaire ; les bras tendus , il s'efforçait de soulever son corps affaibli ; ses lèvres murmuraient le nom de sa fille chérie. 11 voyait sans doute alors cet ange qu'il avait si souvent invoqué, venir au- devant de son âme pour la conduire dans les voies de l'éternité. Après dix minutes de ce spectacle saisissant, pendant lequel les assistants attendris fondaient en larmes , il abandonna sa main à celle qu'il avait tant aimée, pour lui faire sentir les derniers mouvements d'un cœur qui n'avait cessé de battre pour elle. Bientôt les ombres de la mort commencèrent à l'envelopper, et quelques moments après il exhalait son dernier soupir. C'était le dimanche 15 janvier 185ft , vers les doc heures du soir. La nouvelle de ce douloureux événement ne plongea pas seu- lement dans le deuil ses parents et ses amis. Le nom de Doublier inspirait tant de sympathie, il était si universellement aimé, que la population de la ville presque loul entière, se porta spontanément à ses funérailles. Riches et pauvres , chacun voulut se faire un devoir de lui dire un suprême adieu. Aucun discours ne fut pro- noncé sur sa tombe ; mais la tristesse peinte sur tous les visages , les larmes abondantes qui coulaient des yeux, exprimaient avec une éloquence plus saisissante que les paroles , Ja perle cruelle que le pays venait de faire. Quand l'ange de la mort a pris son vol vers une maison , il est rare qu'il ne revienne pas frapper d'autres coups, à des dislances plus ou moins rapprochées. Qui de nous a vécu un peu de temps sans en faire la triste expérience ! La famille Doublier en offrit une nouvelle preuve Une des tantes de notre ami, veuvede l'an- cien bibliothécaire de la ville, le suivit de près. Sa pauvie mère , qui aurait donné mille fois sa vie pour la sienne , ter- mina son existence le 15 décembre suivant. Dans les premiers mois de 1855 , l'un de ses oncles, receveur de l'hospice et son successeur en qualité de receveur municipal , paya son tribut. Enfin le 23 septembre de la même année , sa veuve désolée, ISo NOTICE SLR J.-T. DOUBLJER. subit le même sort. Depuis le printemps , elle s'était retirée à la campagne pour y sevrer son enfant né cinq mois après le décès de son père. Elle n'y put échapper au fléau qui décimait Draguignan ; elle fut atteinte de la suette , et mourut en tour- nant ses derniers regards sur sa fille, qu'elle laissait orpheline à seize mois ! Pauvre enfant ! dont le front , à votre naissance , a été voilé d'ur. crêpe funèbre ! Vous, qui n'avez jamais connu la douceur des baisers d'un père -, vous , qui avez vu s'éteindre une mère si parfaite , au moment où à peine vous commenciez à bégayer son nom , et à sentir le prix de ses soins et de son amour ! Si jamais ces lignes tracées par l'amitié venaient à tomber sous vos yeux , puissent-elles vous dire de quels excellents parents vous êtes issue ! Lorsqu'on sait , comme eux , passer sur la terre en y faisant le bien, s'y concilier l'estime et l'affection, on laisse, dans le cœur de ceux qui nous ont connu, des regrets vivement sentis, et que le temps, destructeur de toutes choses, ne saurait complètement effacer ! DESCRIPTION DE DEUX NOUVELLES ESPÈCES D'OISEAIX MOUCHES, J. BOCRCIEB et E. MULSAflT, Trocliilus Idallae. Bec médiocre ; assez faiblement arqué ; subcylindrique ; graduellement el peu sensiblement rétréci jusque près de l'extré- mité, où il est subcomprimé et terminé en pointe ; à mandibule supérieure noire, un peu incourbée à l'extrémité : l'inférieure, d'un blanc flavescent ou carné, à extrémité brune ou d'un brun noir. Tête brune ; parée au-dessus des yeux d'une bande sour- cilière d'un roux très-pâle. Cou orné de plumes en partie d'un mi-doré cuivreux, à barbes basilaires et terminales brunes, voi- lant en partie la couleur mi-dorée. Dos vert, luisant. Couvertures caudales à plumes vertes sur le disque , avec l'extrémité de cbaque barbe allongée, grêle ou linéaire el d'un roux très- pâle ou d'un pâle roussâlre. Ailes falciformes, étroites ; aussi longuement prolongées que les reclrices intermédiaires ; d'un brun violacé, à couvertures vertes. Queue à dix reclrices ; assez étroites ; luisantes : les médiaires d'un vert cendré : les submé- diairesà externes passant graduellement au vert noir ou au brun noir: toutes progressivement blancbes à l'extrémité : les médiaires, à peine plus longues que tout le corps depuis l'extrémité du bec ; lessubmédiaircs à externes graduellement plus courtes : les ex- 188 OISEAUX-MOUCHES NOUVEAUX. lernes, à peine égales , depuis leur base , à la moitié de la lon- gueur des médiaires. Dessous du corps roux ou d'un roux canelle assez vif sur la gorge el la poitrine, passant graduellement au roux pâle et au blanc roussàlre,poslérieuremenl. Couvertures sous-caudales flexibles ; assez longues ; d'un blanc sale. Page inférieure de la queue un peu plus pale que la supérieure , à reflet légèrement violâtre. Pieds d'un blanc sale, ou livides ; non emplumés. Celle espèce babite l'intérieur du Brésil. Elle appartient au même groupe que le David/anus de Lesson. Trochilus Aspasiae. Bec médiocre ; faiblement arqué ; graduellement et faible- ment rétréci jusque près de l'extrémité où il est subcomprimé et terminé en pointe ; à mandibule supérieure noire ; à mandibule inférieure blanche ou d'un blanc flavescenl dans sa première moitié, noire dans la seconde. Tête brune ,* parée au-dessus des yeux d'une bande sourcilière d'un blanc roussâtre naissant vers le milieu de chaque œil, et prolongée en arrière, peu marquée en devant. Cou revêtu de plumes en partie brunes, en partie d'un "ronzé mi-doré. Dos d'un vert brun. Couvertures caudales for- mées de plumes soyeuses, allongées, d'un roux foncé, prolongées jusqu'à la moitié des reclrices médiaires. Ailes falcifornes, étroites : à peine prolongées jusqu'à l'extrémité des reclrices sub- externes ; offrant les deux baguettes extérieures plus fortes ; brunes, avec les couvertures légèrement bronzées ou d'un bronzé mi-doré. Queue à dix reclrices ; assez étroites ; luisantes : les médiaires bronzées à la base, puis d'un brun noir légèrement bronzé, avec l'extrémité d'un blanc roussâlrc passant graduelle- ment au blanc : les submédiaires à externes offrant progressive- ment noires les parties bronzées, avec les bords d'un blanc roux OISEAUX-MOUCHES NOUVEAUX. 189 ou d'un roussâlre moins pâle près delà base que vers Pexirémilé : les médiaires aussi longues que les deux cinquièmes de loule la longueur du corps depuis l'extrémité : les submédiaires un peu moins longues que les médiaires : les autres, graduellement plus courtes : les externes, à peine égales aux trois cinquièmes des médiaires. Dessous du corps entièrement d'un roux foncé , paré d'une bande suboculaire noire, naissant vers la moitié inférieure de ebaque œil et prolongée en arrière. Couvertures sous-caudales rousses, soyeuses , prolongées presque jusqu'à Pexirémilé des reclrices externes. Page inférieure de la queue offrant les parties foncées d'un noir violàlre sur les médiaires, d'un brun noir vio- lâlre sur les autres. Pieds blancs ; dénudés. Patrie : la Nouvelle-Grenade. Celle espèce appartient au même groupe que la précé- dente. DESCRIPTION DE LA LARVE DU LUDIUS FERRUGINEUS, Lira, Fin 12- BBKLSANT et GBIULEBEAC. (Luo k U Société Linnéenne de I-von, le 14 juillet 1830.) Larve allongée ; presque cylindrique ; hexapode; de douze anneaux outre la lèle ; revêtue d'une peau coriace ou parche- minée, lisse, luisante, en majeure partie d'un flave leslacé ou d'un tlave orangé, suivant l'âge ou les circonstances, avec les extrémités, et divers signes plus foncés sur les autres anneaux. Tête d'un roux fauve; au moins aussi longue que large; à peine arquée sur les côtés; un peu rétrécie d'arrière en avant ; échan- crée et denticulée à son bord antérieur; dirigée en avant; déclive et moins épaisse d'arrière en avant ; déprimée en dessus, un peu inégale ; rayée de deux sillons longitudinaux, un peu en zig-zag, situés chacun près de la ligne médiane, naissant vers le bord antérieur et prolongés jusque vers les deux tiers de la longueur ; marquée de chaque côté, près de son bord postérieur, de trois points enfoncés, transver- salement disposés, donnant chacun naissance à un poil souvent usé ; à suture cervicale, représentée par deux lignes postérieu- rement réunies presque en demi-cercle, formant une figure ovalaire ouverte en devant et avancée jusqu'à la moitié de la longueur, où chaque ligne se dirige transversalement vers le bord latéral. Epistome marqué de chaque côté de la ligne médiane, d'un point enfoncé vers la base du labre : celui-ci, court, étroit, situé dans une échancrure de l'épistome. Mandi- bules saillantes; arquées; cornées ; noires; terminées en pointe à leur extrémité ; armées d'une forte dent au milieu de leur LARVE DU LUDIUS FER1UIGINEUS. 191 côté interne. Antennes insérées au côté externe de la base des mandibules : de quatre pièces : la basilaire, subglobuleuse, membraneuse, blanchâtre: les autres d'un flave roux ou d'un roux fauve: la deuxième grosse, presque cylindrique, plus longue que les deux suivantes prises ensemble : la troisième, presque cylindrique, offrant de cbaque côté à son extrémité, une saillie, courte, conique, membraneuse : la quatrième, grêle, conique, terminée par un poil. Echancrure progéniale prolongée jusqu'aux deux tiers du dessous de la tète ; remplie par les mâcboires et par le menton, et par trois petites pièces situées en arrière des précédentes, et disposées d'avant en arrière dans l'ordre ci-joint: deux, une : les trois pièces antérieures d'un flave orangé, allongées, presque parallèles : les mâcboires un peu plus étroites postérieurement que le menton. Mâchoires bi-arliculées; garnies au côté interne d'une membrane ciliée. Palpes maxillaires dépassant en devant les mandibules dans l'état de repos; d'un roux fauve ; coniques; de quatre articles. Palpes labiaux de même couleur que les précédents; de moitié plus courts; coniqnes; de deux articles. Corps presque cylin- lindrique jusqu'au onzième anneau inclusivement; rayé d'une ligne longitudinale médiaire; offrant sur ebacun des onze pre- miers anneaux: 1° un point enfoncé, latéral, près du bord antérieur : 2° deux lignes obscures en forme de V incomplet postérieurement, situées près du bord antérieur, et de cbaque côté, une autre un peu plus en dehors: 3° un anneau linéaire obscur, situé près du bord postérieur : 4° deux points enfoncés donnant chacun naissance à un poil souvent usé, situés près du bord postérieur, l'un, vers le bord latéral : l'autre, entre celui-ci et la ligne médiane : 5° une ligne longitudinale située de cbaque côté et raccourcie à ses extrémités sur cbaque arceau : le premier segment ou protboracique plus foncé, d'un roux fauve, aussi long environ que les deux suivants réunis, offrant de plus que les autres de chaque côté de la ligne médiane : 1° deux points ^ 19^ LARVE DU LUDIUS FERRUG1NEI!S. enfoncés près du bord antérieur : l'un, près de la ligne du milieu : l'autre, entre celui-ci et le latéral : 2* deux lignes transversales, formant avec leurs pareilles une sorte d'arc interrompu cl dirigé en arrière, près du bord antérieur: 2° un faisceau de lignes longitudinales courtes et obscures, près de l'anneau linéaire, entre la ligne du milieu et le bord latéral : sur cet anneau les deux lignes en forme de V sont situées près de la moitié de la longueur, et les lignes latérales manquent ou sont peu marquées: anneaux cinq à onze presque égaux : le douzième plus long que le onzième, en cône obtus; marqué de points enfoncés un peu irrégulièrement disposés, donnant cbacun naissance à un poil ; offrant son arceau inférieur à peine prolongé au-delà du sixième basilaire de sa longueur, arrondi en demi-cercle à son extrémité : cet arceau raccourci offrant , outre l'anus, un petit mamelon exsertile servant à la marche de la larve. Dessous du corps plus pâle que le dessus ; montrant sur le premier arceau une pièce en angle très-ouvert, dirigée en arrière et appuyée contre la pre- mière paire de pieds : celle pièce paraissant représenter le pro- sternum. Pieds au nombre de six, disposés par paire sous chacun des trois premiers segments; de longueur médiocre; formés de quatre pièces, garnies en dessous de poils spinosules : la dernière terminée par un ongle assez long. Stigmates au nombre de neuf paires : la première ou thoracique, siluée près du bord antérieur du deuxième anneau, ou joignant la ligne longitudinale servant à séparer les arceaux supérieurs des inférieurs : les huit autres paires, un peu plus en dehors, sur les quatrième à onzième segments. Long. 0,0247 (14 t.). Celte larve vit dans les parties gâtées ou dans le terreau de divers arbres, et y subit sa métamorphose en nymphe. L'insecte parfail paraît en juin ou juillet. INTRODUCTION. HËTÉR09IÈKES. DEUXIEME DIVISION. La deuxième division des Héléromères de France, a pour caractères: Hanches antérieures oblongues et allongées, obliques ou contiguës. Antennes insérées à découvert ou peu voilées à la base. Ongles rare- ment pectines et dans ce cas, tête inclinée , soit paraissant appliquée contre le prothorax, soit séparée de lui par un nodule ou sorte de cou, mais non enfoncée dans ce segment. Les insectes de la division précédente, les premiers Laligènes du moins, destinés par leur défaut d'ailes à une existence toute terrestre, avaient besoin d'une conformation en harmonie avec leur genre de vie. Obligés de chercher une retraite soit dans le sol, soit sous divers corps chargés de les cacher ou de leur offrir un abri durant leur repos, les joues forment sur les côtés de leur tête un rebord plus ou moins lar- ge, qui parfois se prolonge sur les yeux en forme de eanlhus pour proléger ces organes de la vision. Leurs pieds, uniquement destinés à la marche, ont les hanches de devant globuleuses et le plus souvent séparées par le prosternum. Ici, ces hanches qui déjà chez les derniers Peclinipèdes ont offert des modifications dans leur forme, sont oblongues ou allongées, obliques et presque toujours contiguës, pour répondre aux besoins d'une vie de relation différente, et les antennes sont insérées à découvert, ou à peine voilées à leur base par un rebord à peine indique. Annales de la Société Linnéenne. 43 194 HÉTÉR0MÈKE9. Ces derniers Hétéromères peuvent être répartis dans les Tribus suivantes : — « ■a v eo"3 S .S i- — O OJ -S o 2 = = a. c" - 3 S) -o CO - a; re tn — 5 rt |n ff\5 3 r Télé toujours engager dans le prolhorax ; plus étroite que celui ci ; le plus souvent verticale ou inclinée. Antennes insérées vers le milieu du côté interne des jeux: ceux-ci, oblongs, situés lougitudinale- ment ou obliquement sur les cotés de la tête. Palpes maxillaires généralement longs ; à dernier article plus ou moins allongé. Tète accolée contre le prothorax, c'est-à-dire ne paraissant ni engagée dans ce segment, ni séparée de lui par un nodule ou sorte de cou ; verticale ou inclinée. Prothorax plus large à sa partie posté- rieure ; souvent bissinué à la base. Pieds posté- rieurs ordinairement allongés. Tête penchée. Premier arceau du ventre ordinairement moins long près de l'ori- gine des cuisses que le second. Elytres larges, surtout après la moitié de leur •£ ] "eu | S o 2 £ a < longueur. Tête verticale ou inclinée; le plus souvent séparée du prothorax par un nodule ou sorte de cou. Premier arceau du ventre ordinairement plus long vers l'origine des cuisses que le deuxième. Elytres de largeur médiocre. Ongles divisés. Télé inclinée ; séparée du prothorax par un nodule ou sorte de cou. Antennes sétacées ou plus minces vers leur extrémité. Tète penchée ; engagée dans le prothorax ou non séparée de lui par un nodule. Prolhorax plus étroit près de sa base que vers sa partie antérieure. Corpsordiuairement allongé, souvent étroit. prolongée en forme de museau. Antennes grossissant plus ou moins vers l'extrémité ; insérées en devant des yeux : ceux-ci, semi-globuleux. Tribus. DARRIPAIPES. LOIS'GIPÈDES. I.ATIPENNES. COI.I.IGÈRES. YESICAIVTS. AISGCSTIPEM1ES. ROSTR1FÊP.ES. BARBIFALPES. 195 TRIBU nr* BAHB1PALPES Caractères. Tête non prolongée en devant en forme de museau ; toujours engagée dans le prothorax ; plus étroite que celui-ci ; le plus souvent verticale ou inclinée. Antennes insérées vers le milieu, ou sou- vent un peu après, du côté interne des yeux : ceux-ci oblongs, situés longitudinalemenl ou obliquement sur les côtés de la tête , rarement d'une manière subtransversale. Palpes maxillaires généralement longs, souvent inclinés ; à dernier article plus ou moins allongé , le plus souvent en forme de coulre ou de hache. Hanches antérieures obliques ou allongées, le plus souvent contiguës ou non séparées par un proster- num aussi saillant qu'elles. Ventre de cinq arceaux, ou offrant rarement chez quelques 0^ une partie du sixième arceau visible. Tarses antérieurs et intermédiaires de cinq articles : les postérieurs de quatre. Ongles ordinairement simples ; rarement armés d'une dent. De tous les caractères particuliers à ces Hétéromères, la longueur de leurs palpes maxillaires souvent pendants ou inclinés comme la barbe d'un vieillard, semble leur signe le plus distinctif,et justifier le nom de Barbipalpcs donné aux insectes de cette tribu. Etude des partibs extérieures du corps. Les pièces dont se compose l'enveloppe extérieure du corps de ces petits animaux offre, comme dans toutes les autres tribus, des modifica- tions plus ou moins sensibles qui concordent avec le genre de vie de ces insectes. La tête , parfois simplement penchée, le plus souvent subperpendicu- laire ou inclinée, se rapproche ordinairement soit de la forme arrondie, soit de celle d'une sorte de triangle tronqué en devant et presque équi- latéral ; mais d'autres fois elle est plus ou moins brusquement rétrécie en devant, à partir du bord antérieur des yeux. En général elle s'en- fonce profondément dansleprothorax,quelquefoisau point d'être voilée par ce dernier comme par un capuchon, quand l'insecte est examiné 190) BAIlBIPALPES. perpendiculairement en dessus ; chez quelques espèces au contraire, comme les Mélandryes en offrent l'exemple, elle se dégage sensible- ment du segment Ihoracique. Lelabi-e, toujours très-visible, affecte habituellement la forme d'un parallélogramme transverse, parfois faiblement échancré au milieu de son bord antérieur. Les mandibules, cornées, courtes, très-arquées, voilées par le labre ou ordinairement peu visibles dans l'état de repos, sont tantôt en pointe, tantôt bidenlées à l'extrémité, et parfois armées en outre, près de celle-ci, d'une autre dent qui les semble montrer tridentées en devant. Les mâchoires sont presque membraneuses et divisées en deux lobes, dont l'extérieur presque droit, chez quelques-uns, courbé sur l'interne chez le plus grand nombre , est généralement plus gros et plus cilié. Les palpes maxillaires, habituellement allongés, souvent pendants ou inclinés, sont composés de quatre articles, dont les trois premiers of- frent dans leur conformation plus de diversité que chez la plupart des insectes des autres tribus. Le dernier, comprimé et plus ou moins allongé, est tantôt en forme de cône, comme dans lesConopalpes; tantôt subparallèle dans sa moitié basilaire et obliquement coupé dans la seconde, comme chez les Tétralomes ; tantôt enfin il affecte la figure d'un coulre ou d'une hache. Souvent alors son bord inférieur ou le plus long est membraneux ou presque pulpeux et creusé d'un sillon longitudinal, indiquant que le bord de chacun des côtés cornés est resté libre dans ce point, ou ne s'est qu'imparfaitement soudé à son pareil. Le menton, toujours assez étroit pour laisser à découvert la base des mâchoires, s'élargit d'arrière en avant chez les uns , se montre presque carré ou parallélipipède chez les autres, avec son bord antérieur entier ou peu échancré. La languette, membraneuse ou d'une faible consistance, est souvent presque entière ; d'autres fois échancrée, comme chez les Osphyes. Lespalprs labiaux, toujours courts, cachés chez un grand nombre, par suite de l'inclinaison de la tête et de son rapprochement de la !)0''rine, sont composés de trois articles dont le dernier est ordinaire- ment le moins gros. Les joues, en général peu développées, n'entnment quelquefois pa s les yen: d'une manière sensible ; chez quelques-uns, comme chez les Serropalpes, elles forment une sorte de sillon, élargi d'a>nère en avan:, que s< mble rendre plus prononcé le bord latéral et tranchant du front. INTRODUCTION. 197 L'épistome est toujours transverse et séparé du Libre et du front par un sillon ou du moins par une suture plus ou moins distincte. Le front, parfois très-rétréci parles yeux, comme quelques Orchésies en offrent l'exemple, montre chez les autres une étendue variable. Les yeux, situés sur les côtés de la ' le, y affectent une direction un peu variable. Chez les uns , ils suivent à peu près la ligne longitudi- nale des côtés ; chez d'autres , ils vont s'écarlant l'un de l'autre vers leur partie antérieure, et se montrent ainsi plus ou moins obliques ; plus rarement ils se rapprochent de la disposition transversale ; jamais hémisphériques, comme chez les derniers Hétéromères , ils sont le plus souvent oblongs ou ovalaires, soit entiers, soit faiblement échan- crés par les joues vers le milieu de leur côté interne ; d'autres fois cette échancrure plus profonde leur donne la figure réniforme. A peine sail- lants et parfois môme en partie voilés par le bord antérieur du protho- rax, chez les espèces lucifuges , comme chez les Orchésies et les Haliomènes, ils jouissent de toute leur liberté et se montrent sensi. ment proéminents chez les espèces diurnes, comme on le voit chez les Mélandryes. Les antennes, à base toujours découverte ou à peine ombragée par le bord très-légèrement saillant du front, sont insérées vers le milieu, soit un peu avant, soit un peu après, du côté interne des yeux Tantôt elles sont presque attenantes au bord entier de ces organes ; tantôt elles naissent dans la sinuosité de leur échancrure. Souvent plus ou i :ins courtes, elles se prolongent rarement comme chez les Osphyes jusqu'au delà de la moitié de la longueur du corps. Quelle diversité n'offrent-elles pas selon les genres ! Grêles et presque sélacées chez les Serropalpes , subfiliformes et plus épaisses chez les Dircées , elles grossissent très-faiblement chez les Mélandryes et les Hypules ; sont presque fnsiformes chez les Eumorphes ; se terminent chez d'autres par une massue soit renflée dans son milieu, comme chez les Orchésies, soit brusquement presque égale et perfoliée comme chez les Tétra- tomes. Sous le rapport de la longueur et de la forme de leurs articles, elles fournissent des différences souvent caractéristiques ; ainsi les deuxième , troisième et quatrième articles ont des proportions varia- bles suivant les genres. Les articles sont allongés chez les Serropalpes ; courts et presque moniliformes chez les Abdères ; en général, ils sont au nombre de onze et souvent même le dernier est appendice ou comme composé de deux articles soudés ; ils sont réduits à dix, chez les Cono- palpes. Le prothorax, habituellement plus large que long, montre parfois à 198 BARBIPALPES. cette règle des dispositions exceptionnelles. Sa figure offre des varia- lions nombreuses ; en demi-cercle chez les Eustrophes , en ogive chez les Orchésies , en trapèze chez les Mélandryes , il passe presque au carré chez les Hypules, et se rapproche de l'ovale transversal chez les Osphyes. Dans les premières de ces formes, ses angles antérieurs s'infié- chissent et restent invisibles en dessus ; ses bords latéraux s'émoussent en devant, se montrent tranchants seulement dans leur moitié posté- rieure, et fournissent par là des caractères faciles à utiliser. Chez plusieurs, comme chez les Eustrophes et les Orchésies, il voile de son bord antérieur la tète qu'il embrasse comme une sorte de capuchon , chez d'autres, comme les Mélandryes, il la laisse plus ou moins dégagée; ordinairement il offre à la base sa plus grande largeur ; quelquefois eomme chez les Osphyes et surtout les Mycétomes, il se rétrécit un peu au devant d'elle. Ses angles de dei-rière, souvent vifs et prononcés, se prolongent parfois en arrière comme chez les Eustrophes, ou d'autre» fois s'arrondissent comme chez les Osphyes. A son bord postérieur ou près de celui-ci, il est à peu près de la largeur des élytres ; tantôt ce bord est presque en ligne droite, tantôt il est plus ou moins sensible- ment bissinué. Quelquefois, au devant de chaque sinuosité ou près d'elle, il est creusé d'une fossette profonde, comme chez les Hypules et les Marolies. Ses côtés, le plus souvent sans rebord, en montrent un chez les Tétratomes ou se relèvent en gouttière chez les Osphyes. Plus ou moins convexe, chez les uns, seulement en devant, il se rapproche chez d'autres, de la surface presque plane. Sa ligne médiane est rare- ment sillonnée. Souvent garni de poils fins et soyeux, il est d'autres fois complètement glabre. Chez plusieurs , les intervalles de ses points semblent offrir L'apparence de fines écailles. L'écusson , toujours apparent, montre toutes les transitions entre le triangle et le carié transverse. Les élytres, toujours libres, voilent chez presque tous des ailes bien développées. Leur forme varie un peu ; parfois presque parallèles jus- que près de l'extrémité, elles commencent souvent à se rétrécira partir de la moitié ou un peu plus ; d'autres fois elles vont s'élargissant sensiblement vers les deux tiers. En général leur nvexité est médiocre ou assez faible. Elles n'offrent souvent point de traces de fossette humé- raie, elles montrent rarement leur surface glabre ; tantôt sans stries comme chez les Osphyes et les Conopalpes, tantôt unislriées ou rayées de stries assez faibles, mais d'autres ibis celles-ci sont plus prononcées, comme les Mélandryes et les Mycétomes en offrent des exem s. Leur repli toujours étroit se réduit généralement à un» tranche INTRODUCTION. 199 avant son extrémité , et fréquemment à partir des hanches posté- rieures Le dessous du corpS^dohlFétude est généralement trop délaissée, fournit des caractères importants. Les hanches antérieures par suite de leur allongement, ont de la tendance à se rapprocher, à comprimer, à annihiler le prosternum, qui le plus souvent ne les sépare pas d'une manière visible ; quelquefois cependant , comme chez les Hallomènes et quelques autres , il leur empêche d'être contiguës et se montre aussi saillant qu'elles. Le mésosternum , ordinairement rétréci d'avant en arrière et terminé en pointe, est à peu près parallèle dans sa seconde moitié chez les Mycétomes. Sa longueur proportionnelle fournil des caractères qui ne doivent pas être négligés ; prolongé à peu près jusqu'à l'extré- mité des hanches chez les Dircées proprement dites , il se distingue par son raccourcissement chez les Xylites. Les postépisternums ou épisternums du postpectus habituellement allongés , sont tantôt presque parallèles, comme chez les Mélan- dryes, tantôt rétrécis progressivement d'avant en arrière et terminés en pointe obtuse ; rarement tronqués, comme chez les Eustrophes. h'épimère postérieure est souvent peu distincte. Le ventre, ordinairement de cinq arceaux, laisse rarement apparaître une faible portion du sixième, comme chez les . •*•) '*) Melantirra fusca. INTRODUCTION. 207 Deux ans auparavant (1807) Illiger établissait dans la famille des Hélopiens de Latreille , sous le nom d'Ospliia, un genre nouveau qu'Olivier créait quatre ans plus tard sous celui de A'othus. 1810. Gyllenhal, dans le deuxième volume de ses Insecta suecica, suivit en partie, en la modifiant selon ses vues, la division des Hétéro- mères établie par Latreille dans son Histoire naturelle. Le savant suédois, dont les descriptions serviront toujours de modèle, partagea cette grande section des Coléoptères en sept familles. En voici le tableau, qui devait trouver place dans l'introduction qui précède nos Latigènes. 1° Quatre palpes ; à dernier article un peu plus épais, ovalaire : celui des palpes antérieurs parfois sécuriforme. Languette presque entière. Antennes moniliformes, souvent plus épaisses vers l'extrémité. Tôle grande, infléchie, plus large que le thorax, unie à celui-ci par un col étroit. Elytres flexibles. Ongles des tarses bifides. Mcloides. (Genres Meloe, Âpalus, Lytta, Anlhicu», Lagria.) 2° Quatre palpes inégaux : les antérieurs beaucoup plus longs, à dernier article plus épais, subsécuriforme. Antennes filiformes ou sétacées, souvent dentées en scie ou pectinées. Corps oblong , subdé- primé, souvent dilaté postérieurement. Thorax plus étroit que les élytres. Pyrochroïdes. (Genres Pyrochrca, Pjtho, Calopus.) 5° Palpes inégaux : les antérieurs beaucoup plus grands ; à dernier grand, le plus souvent sécuriforme. Mâchoires membraneuses, bifides. Antennes, filiformes, à deuxième article court : les derniers souvent moniliformes. Corps le plus souvent oblong, convexe. Tête enfoncée. Thorax presque de la largeur des élytres. Hélopiens. (Genres Serropalpus, Dircaea, Hallomenus, Melam/rya , FMops, Atlecula , Mycetophyln, Conopalpus.) 4° Antennes plus épaisses vers l'extrémité, en massue, parfois pres- que brusquement ; ordinairement insérées sur le rebord saillant de la tête. Corps glabre, convexe, soit ovale, soit presque orbiculaire, soit linéairement allongé. Diapèriales. (Genres Diaperis, Teiraloma, Ànisotoma, Cossrphus, Hypophlueus, Boros, Phaleria.) 5° Antennes bréviuscules ; moniliformes , insérées sous le rebord 208 BAHBIPALPBS. saillant de la lèle, un peu plus épaisses vers l'extrémité. Mandibules fortes, cornées, ne couvrant pas la mâchoire. Corps oblong ou ovale ; revêtu d'une enveloppe dure ; pourvu d'un écusson. Ténébrionites. (Genres Tettchrio, Upia Blans, Opatrum, liolilophagus.) 6" Antennes un peu plus épaisses extérieurement, le plus souvent dentées en scie ou llabellées, libres à la base, non insérées sous le rebord de la tête. Corps épais, arqué, atténué postérieurement. Tète sessile, très-infléchie. Abdomen conique. Mordcllones. (Genres Moidella, ftipiphorus .) 7° Antennes allongées, filiformes ou sélacécs, libres à la base. Bouche avancée, quelquefois prolongée en museau. Corps oblong, souvent allongé. Pieds assez longs. Cistélinëi. (Genres Cistda, Nccydali<;, Salpingus.) Dans ce travail, nos Barbipalpes presque tous compris dans la troisième famille, où ils se trouvent accolés à quelques-uns de nos Latigènes et de nos Pectinipèdes, s'enrichirent du genre Conopalpus. 1817. Latreille, dans la partie entomologique du Règne animal de Cuvier, retoucha de nouveau sa classification des insectes. Il réunit en une seule famille, sous le nom de Mélasomcs, celle des ïénébrionites. Celle des Diapériales devint celle des Taxicornes ; elles Hélopiens pri- rent le nom de Sténélytres. Nos Barpipalpes presque tous compris dans ceux-ci, y furent assez malheureusement unis, dans deux divisions différentes, à d'autres insectes ayant avec eux des rapports peu nombreux. 1818-1819. Peu de temps après, sans changer l'ordre qu'il venait d'établir, il jeta un nouveau jour sur l'histoire méthodique de plusieurs de ces insectes , dans la seconde édition du Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle, et , guidé par Illiger , exposa à l'article Mélandrye de cet ouvrage, les variations nombreuses qu'avait jusqu'alors subies la dénomination générique de quelques-uns de ces petits animaux. 1825. Déjà mieux inspiré dans ses Familles naturelles du règne animal, il commença à comprendre les rapports nombreux existants entre les divers Coléoptères de cette tribu. La plupart furent englobés dans sa famille des Sténélytres ; mais d'autres restèrent encore égarés dans celle des Taxicornes , savoir : les Hallomènes et les Eustrophes, parmi les Diapériales : les Tétratomes et les Orchésies, avec les Crassicornes . INTRODUCTION. 209 1829. lùifin dans la seconde édition du Règne animal, nos Barbi palpes, à pari le premier e1 le dernier des genres <|iu' nous y avons ad- mis, composèrent sa tribu des Serropalpides, la troisième de sa famille des Sténélytres. 1832. Stephens, dans ses Illustrations, avail donné pour caractères à ses IWélandrydes : tête non cordiforme, enfoncée dans le prothorax. Elytres libres, n'embrassant pas les cùlés du ventre. Pénultième article de tous les tarses bifide (')• Antennes courtes, à peine prolongées au-delà du protliorax. 11 les divisa de la manière suivante A. Avant dernier article des (arses bilobé. K. Tète et protliorax plus étroits que les élytri-s. BB. Tète et prothorax aussi larges ou à peine moins larges que les élytres. C. Palpes maxillaire» à dernier article ovale ou I néaire, concave a son côté interne. D. Corps ovale, déprimé, plus étroit en devant. DD. Corps oLIong, convexe. CC. Palpes maxillaires a dernier article ovale, non con- cave à son côté interne E. Protliorax rétréci à sa partie postérieure. EE. Prothorax plus large en arrière qu'en avant. CCC. Palpes maxillaires à dernier article sécuriforme. F. P-olliorax trausverse, semi-circulaire. FF. Prothorax transverse, non semi-circulaire. FFF. Prothorax oblong. A\ Tarses postérieurs à dernier article entier. G. Tibias postérieurs munis d'éperons très-courts. 'îG. Tibia» postérieurs armés d'éperons allongés. Lagria Melandrya. Phloiotrya. IJypulus . Abdera Scropiia. Xylila . Dircaea. Hallomenut. Orchexia. 1839. Dans son Manuel, le même auteur se borna àpeu près à mo- difier l'ordre d'après lequel quelques-uns des genres étaient disposés. 1845. M. le docteur L. Redlenbacher , en publiant les genres de la l'aune des Coléoptères d'Autriche, disposés d'après une méthode ana- lytique, donna aux Serropalpes les caractères suivants . Tarses postérieurs de quatre articles : les antérieurs de cinq. Ongles simples. Hanches antérieures coniques, saillantes au-dessus de la cavité dans laquelle elles sont reçues. Palpes maxillaires allongés ; denté» au (M Caractère qui ne convient pas h tous. Annales de la Société Linru 44 210 BARBIPAtPES. côté interne ; terminés par un article sécuriforme. Prothorax presque toujours arrondi sur les côtés ou n'offrant que près de sa base un bord tranchant. Tête verticale et enfoncée jusqu'aux yeux dans le prothorax. Il la divisa comme suit : A. Prolliorax aussi long on i>Ius long que large, rétréci à sa base. [t. antennes grossissant insensiblement. Hypulus. RD. Antennes avec les trois derniers articles plus grands. Elylres deux fois aussi larges en devant que le prolliorax a sa base. Agnalhu*. AA. Prolliorax beaucoup plus large que long. G. Articles des antennes généralement deux fois au moins aussi longs chacun qu'ils soûl larges. Strropalput. CC. Articles des antennes a peu près aussi larges chacun qu'ils sont longs. D. Quatrième article des tarses intermédiaires très-petit et bilobé. E. Corps presque cylindrique. Elytres notablement rétrécies à leur partie postérieure. Prolliorax sans fossette. Dircaea. FE. Corps pins ou moins faiblement convexe ou sule'é- primé, Elytres presque toujours élargies postérieu- rement. Prolliorax presque toujours creusé de fossette». F. Prolliorax trapéziforme, rétréci en devant , faible- ment bissinué à la base. Antennes cambrées. Elylres à stries séparées par des intervalles saillants. MelanJrya. FF. Prothorax non trapéziforme, transversal, élargi et arrondi dans le milieu de ses côtés. Antennes non cambrées. Elylres densement et rugueusement ponctuées. Phiygannpfiilus. DD. Quatrième article îles tarses intermédiaires simple, cylindrique. G. Tibias postérieurs armés à leur extrémité de deux épe- rons allongés presque aussi longs que le premier article des tarses. H. Corps également obtus ou obtusément arrondi en de- vant et en arrière. Angles postérieurs du prothorax prolongés en pointe spiuiforme. Euntrophui. Hll. Corps rétréci postérieurement. Angles postérieurs du prolhoram non prolongés en pointe. Qrçhttia. GG. Tibias postérieurs munis à leur extrémité de deux éperons courts. I. Elytres presque planes, élargies pottérieurement. Pgllio. II. Eiytres convexes, rétrécies postérieurement. l.'ullomenut. INTRODUCTION. 211 1845. La même année, M. Blanchard donnait pour caractères à sa famille des Mélandiyidcs , faisant partie de sa tribu dos Canlha- ridiens : Crochets des tarses simples. Palpes maxillaires très-grands, à dernier article très-sécuriforme ('). 11 la divisait ainsi : 1° Antennes de onze articles , presque filiformes, à dernier article ovalaire. Palpes à premier article conique; le deuxième tr -s- grand. Melanttrya. î° Antenues de onze articles, épaississant graduellement vers l'extrémité. Palpes à premiers articles grêles. Seotodes. 3o Antennes longues, de dix articles, un peu en scie : les trois derniers cylindriques. Palpes très-longs, prolongés intérieure- ment en forme de dent. Corp3 allongé. Conopalpe. •i" Antennes longues, filiformes, très-grêles. Palpes très-grands : les deuxième et troisième articles prolongés en dedans : le dernier très-large. Corps long. Pattes très-grêles. Serropalpe. Fi° Antennes moniliformes, de onze articles. Palpes ayant les trois derniers articles en massue ovale. llijpule. 6» Antennes de onze articles, coniques, grossissant peu vers l'ex- trémité. Palpes à premiers articles cylindriques. Pattes grêles. Tarses à avant-dernier article bilobé. Dircaea. 7" Antennes presque filiformes, de douze articles ( 2 ). Palpes médiocres, à dernier article élargi, peu sécuriforme. Halloment. 8° Antennes de onze articles, terminées en massue. Palpes à der- nier article très-sécuriforme. Pattes postérieures propres au saut. Orchesia. 9" Antennes un peu élargies vers l'extrémité, de onze articles, le dernier un peu pointu. Palpes assez courts, médiocrement élargis à leur extrémité. Corselet large. Eustrop/ir. 10° Antennes filiformes, de onze articles: le dernier conique, un peu pointu. Palpes longs, à dernier article sécuriforme. Seraptia. 1849. M. L. Redtenbacher, dans sa Faune d'Autriche, ajouta au ta- bleau précité entre AA et G : a Dernier article des palpes très-long, conique. a. 9. Dernier article des palpes sécuriforme. C.onopalpus. (') Caractère qui ne se retrouve pas clicz tous. ( 2 ) Ces insectes n'ont réellement que onze artielei : le dernier est appendice comme cher beaucoup d'autres insectes de cette tribu. 212 BAnr.imtPES. Après avoir déroula l'histoire des progrès à l'aide desquels les in- sectes ol)jels de ce travail ont fini par être réunis en une Tribu assez naturelle, il me reste à exposer la manière dont j'ai cru devoir les divi- ser. L'étude que j'ai faite de ces petits animaux m'a porté à ajouter quel- ques coupes génériques nouvelles à celles déjà nombreuses établies auparavant. De quelque manière qu'on les envisage , elles contribue- ront, je l'espère, à indiquer la marche de la Nature, et à conduire par des voies plus sûres et peut-être plus faciles à la connaissance des espèces. Nous partageons nos Barbipalpes en sept petites familles : /Antennes brusquement terminées par une massue perfr>liée / de quatre articles, plus longue que tous les articles pré S I céilent8 réunis. )Hancbesde devant séparées par un prosternum Irès-vijible, aussi saillant qu'elles. Tète incli- née et voilée par le prothorax. TETIUTOMIFN*. ORCIirSIENB. Tête inclinée ou subperpendicu- laire, complètement ou en ma- jeure partie voilée par le prolhorax , quand l'insecte est vu perpendiculairement en dessus. Prothorax ordinairement presque en ligne droite à la base. Tète penchée, en majeure partie visible, quand l'insecte est vu en dessus. Prolhorax creusé de deux fossettes longitudinales au devant de la base ; ordi- nairement bissinué à cette der- nière. Hanches de devant séparées par un prosternum aussi saillant qu'elles. Tète penchée en majeure parlievisi- ble en dessus. SEnROPALPIEWS.. HEI.AMHIYBMV Antenne» de dix articles allongés. Dernier article des palpes maxillaires long et conique. olfrant chacune de leurs branche! terminée par d«ux ou trois dents. MYCETOM1INS. CON0rAI.PIf.NS. 0SPHÏKN8. tétuatomiens. ■ — Tetratoma. 213 PREMIÈRE FAMILLE. TÉTRA.TOM1ENS. Caractères. Ongles simples ou munis seulement, à la base de cha- cune de leurs branches, d'une dent rudimentaire. Antennes de on/.e articles ; brusquement terminées par une massue peiToliée de même grosseur, composée de quatre articles, plus longue que tous les articles précédents réunis. Tête subperpendiculaire ; en majeure partie voilée parle prolhorax quand l'insecte est examiné perpendiculairement en dessus. Hanches de devant séparées par un proslernuin aussi saillant qu'elles. Hanches postérieures un peu obliquement transverses ; moins développées longitudinalemenl que chacun des arceaux du ventre. Ces insectes se réduisent au genre suivant : Genre Tetatroma, Tétratome ; (Helwig) Fabricius ('). (Ts'-rpa, quatre ; *c';>.oç, pièca ) Caractères. Antennes assez courtes ; insérées à découvert vers le milieu de la partie antéro-interne des yeux ; de onze articles : le pre- mier un peu renflé : le deuxième ovalaire, un peu moins étroit que le suivant : les troisième à septième inégalement étroits : les troisième et quatrième subcylindriques : les cinquième à septième suhmonilifor- mes : les huitième à onzième brusquement plus gros, constituant une massue perfoliée, d'égale grosseur : les huitième à dixième, subcylin- driques, moins longs que larges : le onzième, ovoïde. Tête rétrécie au devant des yeux. Epistomc et labre transverses. Mandibules cachées dans le repos ou ne dépassant pas le labre ; inégalement bifides à l'ex- trémité. Palpes maxillaires assez longs ; subcomprimés ; à deuxième article oblriangulaire, un peu arqué : le troisième , transverse : le quatrième subparallôle dans sa première moitié, obliquement coupé dans la seconde. Menton élargi d'arrière en avant, tronqué à sonlhord antérieur-, plus large que long. Yeux un peu obliquement transverses ; faiblement entamés par les joues. Prolhorax transverse ; rebordé sur les côtés; tranchant sur toute la longueur de ses bords latéraux ; bis ') Skivleraf Nalur. Selesk i ! cah. I" (1790] — Schekbidkr's Neuesl >VI»r. ].. f9 M p. 5<>l . 'il 4 BARBIPALI'KS. subsinué à la base. Elytret voilant le pygidium. Arceaux du ventre au nombre de cinq : le premier le plus grand : les deuxième à quatrième à peu près égaux. Pieds médiocres. Eperons des tibias, très-courts. Tarses à avant-dernier article entier. a. Prosternum ne dépassant pas les hanches Je Jevaut. P. Prothorax subéchancré au devant de l'écusson, à sa base. 1. T. fungoruon ; Fabuicius. Corps oblong ; ponctué, glabre en dessus. Tête et massue des antennes, noires. Palpes, sept premiers articles des antennes, prothorax, dessous du corps et pieds, d'un flave ou d'un jaune roux. Elytrcs d'un bleu foncé verdâtre. Prothorax sublrisinuè à la base. Tetraioma fungorum , Fabr. in Skrivi. af Natur. Selsk. t. 1. cah. 1. (1790). — Id. in Scn^EiDti.'s nenest. Magaz, p. 20. — M.Entom. syst. t. 1. part. 2. p. 507. 1. — Id. Syst. eleuth. t. 2. p. 574. 1. — Panzer, Faun. germ. 9. 10. — Id. Eutoiii. germ. 345. 1. — Klgelam», Verzeichn. in Sciineider's Magaz. p, 553. 1. — Cederh. Faun. ingri. prod. p. 115. 351. — ■ Payk. Faun. snec. t. 3. p. 557. 1. — \Yalck. Faun. par. t. 1. p. 259 {tetraioma pour fungorum). 1. — Latr. Hist. nat. t. 10. p. 315. i. pi. 89. lîg. 4 et pi 10 lig. 1. — Id. Gêner, t. 2. p. 180. 1.— Id. Diet. class. d'hist. uat. t. 16, p. 197. — Gyllenh. Ins. suec. t. 2, p. 554. 1. — Lauarck, Anim. s. vert. i. 4. p. 387, 1. — DuuÉaiL, Die!, des «c. nat. 53. p. 534. 1. — Muls. Lettr. t. i. p. 287. 2. — DkCastel.n. Hist. nat. 1.2. p. 225. i. — L. Redtk.nb. Faun. austr. p. 202. 1. Tttratoma dermeswidet, Herest, Natur». t. 4 (Kxf.) p. 88. 7. pi 53. fig. 7 et c. Long. 0,0036 à 0,0054 ( I 23» 2 2/5l.).i»rg. 0,0014 à 0,0022 ( 3/5 à 1 1. ). Corps oblong ; subparallèle ; médiocrement convexe, luisant et glabre en dessus. Tête .presque perpendiculairement inclinée ; marquée de points assez gros et peu rapprochés sur le front, plus petits et plus serrés sur l'épistome, donna-. L naissance, principalement sur le der- nier, à des poils roussàtres ; noire : partie antérieure de l'épistome roui ou d'un roux obscur. Pulpes d'un jaune roux. Antennes de même couleur sur les sept premiers articles : à massue noire ou d'un noir grisâtre, pubescente. Prolhorax à peine échancré en arc, en devant ; élargi sur les côtés en ligne irrégulièrement arquée, un peu anguleuse vers les deux tiers, rélrécie en ligne courbe à partir de ce point ; subar- rondi aux angles postérieurs, muni à ceux-ci d'une très-petite dent ; en arc dirigé en arrière, subsinué au devant de l'écusson et à peine plus légèrement entre celui-ci elles angles postérieurs; à peine re- bordé en devant; rebordé sur les côtés et à la base ; creusé d'une tÉtratomiens. ■ — Telrulvmci. 215 fossette au devant de chaque sinuosité latérale de celle-ci ; une fois au moins plus large dans son diamètre transversal !o plus grand que long dans son milieu ; convexe ; marqué de points assez gros et peu rapprochés ; d'un jaune roux ou d'un jaune roussâtre. Ecusson presque pentagonal ; plus large que long ; ponctué ; d'un bleu noir. Elylres presque parallèles jusqu'aux deux tiers, subarrondies ou en ogive obtuse postérieurement ; munies d'un rebord étroit sur les côtés et moins sensiblement dans la partie postérieure de la suture ; médiocre- ment ou peu fortement convexes ; creusées d'une fossetle numérale ; couvertes de points un peu plus gros et plus rapprochés que ceux du prolhorax ; d'un bleu foncé verdâtre. Repli étroit, graduellement réduit à une tranche à l'extrémité. Dessous du corps d'un roux lestacé ou d'un roux ilave, souvent nébuleux sur les medi et poslpectus; ponctué; garni de poils peu apparents. Prosternum ne dépassant pas les hanches. Pieds d'un jaune pâle ; les tarses d'un roux jaune : premier article des postérieurs aussi long que le dernier. Cette espèce a été découverte par Helwig dans les environs de Bruns- wik. Elle habite durant l'automne les champignons qui vivent en para- site, principalement sur le peuplier et le saule; souvent,surtout pendant l'hiver, on la trouve sous les écorces sous lesquelles végètent des subs- tances cryptogamiques. Elle est médiocrement commune dans les en- virons de Lyon. P^. Piolhorai non subécliancré au devant de l'écnsson, a sa bas». ~. T. Sftcsniarest ii ; Latreille. Corps oblong ; ponctué ; d'un vert noir, luisant et garni de poils peu serrés, en dessus et en dessous : palpes et base au moins des antennes, fauves. Pieds d'un {lave roussâtre. Prothorax tronqué au devant de l'écusson et sinueux de chaque côté de cette troncature, à la base. Tetratnma Detnnareiùi, I.at» Gêner t. 2. p. 180. 2. — Id. Dicl. cluss. d'Ilist. irai. t. lft. p. 197. — Liiuncii, Anim. s. vert. t. *. p. 387. 2. - Muls. LeUr. t. 2. p. 287. 3. Long 0,0036(1 2/31). Larg. 0,0013 (3/51.). Corps oblong; subparallèle; médiocrement d'un vert noirâtre lui- sant, et garni de poils fauves peu épais ou clairsemés, en dessus. Tête couverte de poils très-serrés : moitié antérieure de l'épistome, labre et palpes d'un fauve testacé. Antennes parfois entièrement presque de mémo couleur , ordinairement à premier et deuxième article d'un •^l(i UAHlilPALPBS. faute livide : les troisième à septième, fauves ou d'un fauve obscur : les quatre derniers d'un gris sombre ; pubescentes. Prothorax tronqué ou à peine échancré en devant ; élargi sur les côtés en ligne irrégu- lièrement arquée, un peu anguleuse vers les deux tiers, rétréci en ligne courbe à partir de ce point; à angles postérieurs très-ouverts et munis d'une très-petite dent ; en arc dirigé en arrière, tronqué ou obtus au- devant de l'écusson et sinueux entre cette troncature et chaque angle postérieur, ;i la base; à peine rebordé en devant, rebordé sur les côtés et à la base ; creusé d'une fossette au devant de cbaque sinuosité basi- laire ; une fois au moins plus large dans son diamètre transversal le plus grand que long dans son milieu ; convexe ; marqué de points un peu plus gros et sensiblement moins rapprochés que ceux de la tète, donnant chacun naissance à un poil assez long, coucbé, fauve. Ecusson pentagonal ; ponctué. Elytres presque parallèles jusqu'aux deux tiers, en ogive un peu obtuse postérieurement ; munies latéralement d'un rebord étroit ; moins sensiblement rebordées dans la partie posté- rieure de la suture ; médiocrement ou peu fortement convexes ; creusées d'une fossette bumérale ; marquées de points au moins aussi gros que ceux du prolhorax, mais un peu plus rapprochés et également pilifères. Dessous du corps d'un noir verdâtre ; ponctué ; garni de poils courts et peu apparents. Prosternum ne dépassant pas les hanches de devant. Pieds d'un jaune pâle ou d'un flave roussâtre : premier article des tarses postérieurs aussi long que le dernier. Cette espèce est rare dans les environs de Lyon, et assez générale- ment en France. On la trouve principalement en automne, sous les écorces des chênes et de divers autres espèces d'arbres, envahies par des substances cryptogamiques ; quelquefois dans les troncs des saules pourris ou imprégnés de matières fougueuses. ae. Pro»teniu:r, dépassant ks hanches Je cle?atit. «S. T. ancora ; Fabricius. Corps oblong ; ponctué ; presque glabre, en dessus. Tète et prolhorax teslacés, d'un flave ou d'un fauve testacé : massue des antennes obscure. Elytrca noires, ornées chacune de cinq taches d'un jaune testacé : la première, arrondie, à l'épaule : la deuxième sur le disque, lire ou presque liée à la première: la troisième, étroite, sur la suture, liée ou presque liée à la deuxième: la quatrième, liée au milieu du bord externe: la cinquième, oblique, située sur le disque, vers les deux tiers : ces t&ches de formes variables et dit Telratomq rwcoia. fc'Aua. Skrivter al .|»k. t. i. i.rCdli.— /(ltom. 257. 1. — Id. Ins. lapp. p. 15o. 1. — Sahlb. Ins. feu. p. 460. 1. — oc Castei.n. Hist. nat. t. 2. p. 225. 2. pi. 19. fig. 4. Long. 0,0033 à 0,0030(1 1,2 1 1 2'J I.). Larg. 0,001'-' à 0,0014 (1/2 à 5/5 I.). Corps oblong ; subparallèle ; médiocrement ou peu fortement con- vexe ; luisant, en dessus. Tête penchée ; couverte de points assez, serrés, donnant chacun naissance à un poil d'un fauve livide ; testacée ou d'un fauve lestacé : épislome, labre cl palpes ordinairement un peu plus pâles. Antennes un peu prolongées au delà des angles postérieurs du prothorax ; teslacéessur les six ou sept premiers articles ; à massue grise ou d'un gris obscur ou noirâtre. Prothorax tronqué ou à peine échancré en devant ; arqué sur les côtés ; un peu plus large en arrière qu'en avant ; subarrondi aux angles antérieurs ; à angles postérieurs ouverts, assez prononcés, ou munis d'une très-petite dent souvent peu apparente ; à peu près sans rebord en devant ; muni sur les côtés d'un rebord tranchant, à peine denticulé vu à une forte loupe, relevé de manière à former une gouttière très-étroite ; rebordé à la base ; presque tronqué ou très-légèrement sinué au devant de l'écusson, sub- sinué entre ce point et chaque angle postérieur ; une fois au moins plus large dans son diamètre transversal le plus grand que long dans son milieu ; médiocrement convexe; marqué de points assez gros, mé- diocrement rapprochés, donnant chacun naissance à un poil peu dis- tinct, souvent usé ; ordinairement marqué d'une très-petite fossette au devant de chaque sinuosité du quart externe de la base ; testacé, d'un fauve testacé ou d'un roux fauve. Ecusson presque en carré plus large que long, écoinlé à ses angles postérieurs et un peu arqué en arrière, ou presque pentagonal ; d'un jaune testacé, ponctué. Elytres presque parallèles jusqu'aux deux tiers ou un peu plus, en ogive un peu ob- tuse postérieurement ; munies latéralement d'un rebord étroit ; parais- sant plus étroitement rebordées à la partie postérieure de la suture ; très-médiocrement convexes ; glabres ; garnies de points au moins aussi gros que ceux du prolhorax et presque moins rapprochés ; d'un jaune lestacé à taches noires, ou noires ou d'un brun noirâtre, ornées chacune de cinq taches d'un jaune lestacé: la première, subar- rondie, à l'épaule : la deuxième, tantôt presque carrée ou subarrondie, tantôt presque triangulaire, du deuxième au troisième sixième de la Î!1S BAIIBIPALPES. longueur, très-voisine de la suture par son angle antéro-interne, sépa- rée du bord externe par un espace à peu près égal à son diamètre, presque liée ou souvent largement liée par son angle antéro-externe à l'angle postéro-in terne de la première : la troisième suturale, allongée, obtriangulaire, étroite, du quart à la moitié de la longueur, parfois liée à la deuxième : la quatrième liée au bord externe du tiers aux trois cinquièmes , mais quelquefois prolongée en se rétrécissant jusque près de l'angle suturai , étroite , entaillée en devant ; souvent unie en devant à la partie postérieure de la première, dont elle semble alors la continuation : la cinquième, transverse, un peu obliquement dirigée de dedans en dehors, des trois cinquièmes aux deux tiers de la longueur, un peu plus rapprochée de la suture que du bord externe : ces taches variables dans leur développement et conséquemmenl dans leur forme et leur union, de telle sorte que les étuis paraissent quelquefois d'un jaune testacé, ornés d'une tache sculellaire cordiforme et chacun de deux autres grosses, noires ou brunes : la tache cordiforme, entou- rant l'écusson, étendue jusqu'à la moitié delà base, prolongée jus- qu'au cinquième de la suture : la première tache particulière à chaque étui, presque transverse, avancée en forme de dent assez longue, à chacune de ses extrémités antérieures, brièvement bidentée dans sa moitié postérieure externe, couvrant du quart aux quatre septièmes de la longueur ou un peu plus, et du huitième juxla-sulural aux trois quarts ou un peu plus de la largeur en devant, plus rapprochée de la suture et du bord externe postérieurement, liée ou à peu près, par sa dent antéro-interne à la tache cordiforme, unie par ses angles posté- rieurs à la deuxième qui est apicale ; ces deux taches enclosant entre elles un espace d'un jaune testacé, oblique, arqué en arrière. Dcssotis du corps noir ou d'un noir brun ; ponctué : antépectus testacé. Proster- num dépassant les hanches de devant. Pieds d'un jaune pâle ou d'un flave roussàtre. Premier article des tarses postérieurs aussi grand à peu près que le dernier. Cette espèce a été découverte par HeKvig, dans les environs de Bruns- wik. Elle est rare en France : on la trouve dans les parties froides ou élevées. Je l'ai prise à la Grande-Chartreuse, dans les mois de juin et de juillet dans les bolets de sapins. Elle a été trouvée en mai dans le Bugey, par M. Cl. Rey, sur les troncs pourris des hêtres. Obs. La couleur de celle espèce varie. Parfois le verlex et le disque du prolhorax sont obscurs. Les parties brunes des élytres passent quel- quefois au noir. Le dessous du corps et les pieds montrent aussi leur couleur plus ou moins modifiée : les cuisses postérieures surtout sont ORCIIESlENS. 219 les plus promptes à se rembrunir. Dans ces variétés foncées quelquefois la tache pâle et suturale des élylres disparaît. DEUXIEME FAMILLE. ORCHÉSIENS. Caractères. Ongles simples ou seulement munis, à la base de chacune de leurs branches, d'une dent rudimentaire. Antennes de onze articles ; non brusquement terminées par une massue de quatre articles, de grosseur uniforme, aussi longues que tous les articles précédents réunis. Tète inclinée ou subperpendiculaire ; voilée en totalité ou presque en totalité par le bord antérieur du prolhorax, quand l'insecte est examiné perpendiculairement en dessus. Yeux situés longitudinale- menl sur les côtés de la tète ; non saillants ; échancrés à leur coté in- terne. Hanches antérieures obliques, ovoïdes, rélrécies postérieurement; séparées par un proslernum aussi saillant qu'elles. Ces insectes se divisent en deux branches. \5 lau moins aussi longs que le tiers du premier arlicle des tarses. Tibias postérieurs soit comprimés, parallèles et denticulés sur leur arête externe, soil armés d'épe- rons pectines en dessous. Brauc/ics. OBf.llF.SIAIf.F'!. a /très-courts. Tibias postérieurs ni denticulés sur leur arête externe, ni munis d'éperons pectines. a PREMIERE BRANCHE. ORCIIESI AIRES. HAH.OMKKAIRES. Caractères. Eperons des tibias postérieurs au moins aussi longs que le tiers du premier article des tarses. Tibias postérieurs soit parallèles, comprimés et denticulés sur leur arête externe , soit armés d'éperons pectines en dessous. 220 BAnniPALPES. Ces insectes se partagent en deux genres : GERBES. plus longs que le premier article Jes tarses postérieurs ; (len- ticules sur leur arête externe ; munis d'éperons moins longs que la moitié du premier article des tarses postérieurs , non pectines en dessous. Hanches postérieures moins développées lougiludinalement que le premier arceau ventral. Euslrophut, o ■c îoins longs que le premier article des tarses postérieurs ; non denticulés sur leur arête externe ; armés d'éperons pectines en desseus, aussi longs au moins que les deux tiers du premier article des tarses postérieurs. Hanches postérieures aussi dé- veloppées longitudinaleiuent que le premier arceau ventral. Orehrsiu. Genre Eustrophus , Elstbophe ; fllliger) ( J ) Latreille (*) (s'-iarpoço;, mobile.) Caractèues. Antennes de onze articles; assez courtes; subcomprimées et un peu dentées à partir du cinquième article, graduellement et faiblement élargies depuis celui-ci jusque vers le milieu de leur se- conde moitié, progressivement rétrécies ensuite ; à premier article comprimé, le plus long : le deuxième, de moitié plus court que le sui- vant : les quatrième à dixième , à peine aussi longs ou moins longs que larges : le onzième moins court que le dixième, rétréci à son extré- mité, paraissant presque formé de deux articles soudés. Tête petite ; inclinée ; à peu près entièrement voilée par le bord antérieur du pro- tborax, quand l'insecte est vu en dessus. Yeux longiludinaleinent situés sur les côtés de la tête ; ordinairement contigus au bord du prothorax ; éebancrés à leur côté interne ; séparés l'un de l'autre par un espace plus grand que le diamètre transversal de l'un d'eux. Pulpes maxillaires subcomprimés; à articles assez serrés, grossissant graduel- lement : le dernier tronqué à son extrémité. Prothorax en demi-cercle plus large que long : à côtés déclives et tranchants sur toute leur lon- gueur. Postépisternums faiblement rétrécis d'avant en arrière ; un peu obliquement tronqués à l'extrémité. Pieds comprimés ; de médiocre (') Illiger, Mag;iz. t. 6, p. 555 (*) Latreille, Orner, t. 4. p. 379. — Id. Regu. Anim. de Cuv. t. 3 (1817), |>. o 04. orchésiens. — Eustrophus. ->-2l longueur. Hanches postérieures moins développées dans le sens de la longueur de l'insecte, que le premier arceau ventral. Cuisses compri- mées. Tibias parallèles ; comprimés, les postérieurs plus longs que le premier article des tarses des mêmes pieds ; munis d'éperons non pectines en dessous, égaux à peu près au tiers de la longueur du pre- mier article des tarses. Tarses à pénultième article entier : le premier des postérieurs aussi grand que tous les suivants pris ensemble. Corps ovalaire ou ohlong. Ces insectes paraissent vivre à toutes les époques de leur vie active dans les substances cryptogamiques. La larve de la seule espèce connue n'a pas encore été décrite. 1. E. «leriMcsïoidcs ; Fabuicius. Ovalaire ou oblong ; médiocre- ment convexe; noir ou d'un noir châtain; ponctué d'une manière fine, rugulcusc ou presque squammi forme ; garni en dessus de poils fauves, fins, soyeux et couchés. Palpes, aidcnncs et pieds, d'un rouge brun. Elvtres à dix stries très-légères ou il dix rangées strialts de points graduellement plus faibles d'avant en arrière, Myceiophagus dermestoides , Fabr. Entom. Syst. t. 1, ?.. p. 498, 3. — Id. Syst. Eleulli. t. 2, p. 568, 13. — Ouv. Encycl Méih. t. 8 (1821), p. 7!, ]i. Eustrophus dermestoides, Tli.ig. Mag. t. 6 (1807), p. 3C5. — Latr. Gêner, t. 4, p. 379. — dr Castein. Hist, nat. t. 2, p. 248. — L. Redtenb. Faun. austr. p. 6S0. Long. 0,0056 à 0,0061 (2 1/2 à 2 3/4 1.). Larg. 0,0029 à 0,0032 (t 1/5 à 1 2/5 I.) Corps ovalaire ou oblong ; oblusément arqué longitudinalement ; médiocrement convexe ; en dessus, noir ou d'un noir châtain ; ponctué d'une manière fine, ruguleuse ou faisant paraître les intervalles presque squammiformes : chaque point donnant naissance à un poil fauve, fin, soyeux, couché. Tétc petite. Palpes et antennes d'un rouge brun ou d'un brun rouge. Prothorax obtusémenl arqué en devant; à angles antérieurs presque nuls, inclinés et invisibles en dessus ; à côtés déclives, sans rebords, et tranchants en dessous sur toute leur longueur ; paraissant, vu en dessus, par l'effet de la déclivité de ses bords, en demi-cercle près d'une fois plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; rayé au devant de son bord postérieur et pa- raissant, par-là, muni d'une sorte de rebord moins étroit dans son milieu que près des côtés ; obtus au devant de l'écusson et sinué près de chaque angle postérieur : chacun de ceux-ci, dirigé en arrière et embrassant un peu les angles numéraux des élylres ; peu convexe sur 222 BARBIPALPES. le dos, cOrivexement déclive sur les côtés. Ecusson en triangle subé- quilatêral ; à côtés un peu curvilignes. Elytres à peine moins larges en devant que le prothorax à ses angles postérieurs; près de trois fois aussi longues que lui ; graduellement et presque insensiblement rétrécies jusqu'aux deux tiers,en ogive obtuse ou subarrondies à l'extré- mité; rebordées; peu convexes sur le dos, convexement déclives sur les côtés; à dix stries trè,s-légères, ou plutôt à dix rangées striales de points moins petits en devant, graduellement plus légers et moins apparents postérieurement , longitudinalement séparés les uns des autres par un espace à peine plus grand que leur diamètre; offrant en outre une rangée rudimentaire prolongée depuis l'écusson jusqu'au tiers environ de la longueur, Intervalles plans; ponctués et garnis de poils comme le reste du dessus. Dessous du corps noir ou d'un noir châtain, parfois brun châtain; peu pubescenl sur la poitrine; garni sur le ventre de poils plus apparents, souvent d'un fauve mi-doré à certain jour. Pieds bruns, d'un brun rouge ou d'un rouge brun. Postépistrrnums Irois fois aussi longs ou un peu plus qu'ils sont larges dans leur milieu. Cuisses antérieures et intermédiaires presque parallèles: les postérieures, un peu arquées. Cette espèce, assez rare en France, se trouve principalement dans les parties froides ou montagneuses. Elle a été prise, par M. le capitaine Gaubil, dans les environs de Bitche, en Alsace. Genre Orchesia, Orchésie ; Latreille ( ! ). I '■'pyêtu.at, je sau'e). Caractères. Antennes insérées vers le milieu ou un peu avant du côté interne des yeux, dans une échancrure de ces organes; assez courtes; de onze articles ; le deuxième à peine moins long que le troisième : les quatrième à dixième un peu moins longs que larges : les cinq derniers constituant une massue : le dernier, plus long que large, souvent rétréci ou comme appendice à son extrémité. Tête petite; inclinée; voilée presque entièrement par le bord antérieur du prothorax, quand l'insecte est vu perpendiculaire- ment en dessus. Mandibules bifides. Palpes maxillaires allongés ; à arti- cles serrés : le troisième, court, transverse : le quatrième cultriforme. Yeux longitudinalement situés sur les côtés de la tête; peu ou point (') Latreille, Geuer. t. 2, p. 19^. — \d. !. 4, p. 379. orchésiens. — Orchesia. 225 saillants ; échancrés vers le milieu de leur côté interne. Prothorax arqué en devant; à côtés tranchants dans leur moitié postérieure seulement. Hepli des élytres latéral. Prosternum séparant les hanches de devant ; aussi saillant qu'elles. Mésosternum prolongé entre les hanches, en se rétrécissant graduellement. Poslépisternums rétrécis d'avant en arrière, terminés en pointe obtuse. Pieds postérieurs allongés. Flanches posté- rieures à peu près aussi développées, dans le sens de la longueur de l'insecte, que le premier arceau ventral. Cuisses postérieures compri- mées ; un peu arquées, subéchancrées dans la seconde moitié de leur arête inférieure; celle arête tranchante, écointée ou suhcanaliculée postérieurement, pour permettre au tibia, dans la flexion , de se loger en partie sous elle. Tibias postérieurs plus courts que le premier article des tarses des mêmes pieds. Eperons des tibias antérieurs courts : ceux des intermédiaires et des postérieurs pectines d'un côté : les intermédiaires médiocres : les postérieurs au moins aussi longs que les deux tiers du premier article des tarses postérieurs. Tarses antérieurs assez épais, subparallèles : les derniers graduellement rétrécis : avant- dernier article des antérieurs et des intermédiaires presque bilobé, avancé en forme de sole sous l'article suivant : avant-dernier article des tarses postérieurs entier. Corps arqué longiludinalement, rétréci postérieurement. Les Orchésies, soit dans leur jeune âge, soit sous leur forme parfaite, vivent aux dépens des substances eryptogamiques, principalement de celles qui s'attachent en parasites aux troncs des arbres. Dans leur dernier état, grâces à leurs pieds postérieurs plus longs, à leurs quatre derniers éperons pectines, et dont les derniers surtout sont si allongés, elles jouissent de la faculté de bondir, c'est-à-dire d'envoyer leur corps à une certaine dislance. Leurs hanches de derrière ont reçu un développement remarquable, pour concourir à ces actes, en fournissant aux muscles chargés de faire mouvoir la cuisse des points d'attache plus nombreux. a. Yeux séparés l'un de l'autre, dans leur point le plus rapproché, par un espace à peine plus grand que le tiers de celui compris entre la base des deux antennes. Trois derniers articles des antennes plus longs chacun et plus gros que le huitième. 1. O. mïrans; Panzer. Corps ordinairement d'un brun de poix, généralement pins clair, fauve ou d'un fauve brunâtre à l'extrémité ; ruguleusemcnt ponctué; pubescent et soyeux en dessus. Trois derniers articles des antennes plus longs, formant avec les deux précédents une 2 2i BÀRBIPALPES. massue fusi forme. Yeux séparés, dans leur point le plus rapproche, par un espace à peine ]>lus grand eux sépares, dans leur point le plus rapproché, par un espace égal à ]>lus de la moitié de celui compris entre les antennes. Prothorax bissubsinué éi la base; creusé vers chaque sinuosité d'une fossette profonde. Dessous du corps brun ou fauve. Pieds fauves ou d'un fauve testacé. Orchesia sepicola, Rosenhai'f.r, Bcitrag. zur Insekten-Faun. Europ. t« cah. M817,) p. 32. { suivant le type, obligeamment communiqué par l'auteur ). Long. 0,0035 ( 1 1/2 I.) Larg. 0,0011 à 0,0013 (1/8 à 3/5 I. ) Corps oblong; longitudinalement arqué; médiocrement ou faible- ment convexe; d'un brun fauve ou d'un fauve brun sur la lèle, fauve sur le protborax et sur les élytres ; ponctué, d'une manière fine, ruguleuse, faisant paraître les intervalles presque squammiformes ; chaque point donnant naissance à un poil fauve, fin, couché. Tête brune ou d'un brun fauve. Palpes d'un testacé pâle. Antennes d'un testacé pâle à la base, plus obscur à l'extrémité; à premier article renflé : le deuxième un peu plus gros et au moins aussi long que le troisième, comme lui un peu plus long que large : les quatrième à septième plus larges que longs : les huitième à dixième, plus longs chacun que le troisième : les quatre derniers constituant avec le pré- cédent, qui est court, une massue presque fusiforme ou plutôt grossissant graduellement jusque vers la moitié du onzième : celui-ci, le plus long de tous, rétréci en pointe à son extrémité. Yeux bruns ; séparés l'un de l'autre, dans leur point le plus rapproché, par un espace à peu près égal au diamètre transversal de l'un d'eux, égal environ aux deux tiers de celui compris entre les antennes, à leur base. Prothorax obtusément arqué ou subarrondi en devant ; à angles antérieurs inclinés et invisibles en dessus; élargi sur les côtés en ligne courbe assez régulière, offrant sa plus grande largeur vers les angles posté- rieurs ou plutôt un peu au devant; d'un tiers environ plus large à la orchésiens. — Orchesia. 227 hase qu'il est long sur son milieu ; presque en ligne droite à son bord postérieur, avec les angles un peu courbés en arrière, à peine plus prolongé en arrière sur le tiers médiaire de ladite base, cl à peine sinué de chaque côté de cette partie qui est plus sensiblement en ligne droite; médiocrement convexe en devant, peu convexe en arrière; marqué d'une fossette très-prononcée , vers chaque subsinuosité basilaire, c'est-à-dire vers chaque quart externe environ de la base; cette fossette avancée jusqu'au tiers ou aux deux cinquièmes posté- rieurs de la longueur; fauve; pointillé ; garni de poils concolores. Ecusson plus large (|ue long, un peu rétréci d'avant en arrière, obtu- sément tronqué à l'extrémité ; fauve ou d'un fauve nébuleux ; pointillé ; pubescent. Elytres, en devant, au moins de la largeur du prolborax à ses angles postérieurs; quatre à cinq fois aussi longues que lui; à peine élargies depuis la base jusqu'à leur milieu, rélrécies ensuite jusqu'à l'angle suturai; peu convexes sur le dos ; relevées à la suture, ou munies d'une sorte de rebord suturai, moins distinct près de la base el prolongé à peu près jusqu'à l'extrémité, paraissant, par là, rayées d'une strie juxta-suturale ; fauves ou d'un fauve teslacé plus clair vers leur extrémité ; pointillées; garnies de poils fauves, soyeux, fins et couchés. Repli réduit à une tranche presque à partir des hanches postérieures. Dessous du corps ordinairement d'un fauve brun ou brunâtre ; finement ponctué : parcimonieusement pubescent. Méso- sternum graduellement rétréci. Posté pisternums quatre fois au moins aussi longs qu'ils sont larges dans leur milieu. Pieds fauves ou d'un fauve lestacé : premier article des tarses postérieurs au moins aussi longs que tous les suivants réunis. Celte espèce habite les parties froides ou montagneuses de quelques- unes de nos provinces. Elle a été prise dans les Alpes de la Grande- Chartreuse par M. Foudras , et dans les montagnes du Bugey par M. Cl. Rey. Obs. Elle se dislingue de VO. micans par sa taille plus petite ; par le huitième article de ses antennes à peu près aussi long que le neu- vième ; par son prothorax creusé de deux fossettes longitudinales Irès- marquées, vers chaque quart externe de sa base ; par l'espace inter- oculaire. PP. Elytres ornées de bandes noires ou noirâtres. 3. O. fasciata; Paykull. C'or])s oblong ; garni de poils soyeux. Yeux séparés, dans leur point le plus rapproché, pur un espace au moins •228 BARBIPALPES. égala leur diamètre transversal. Quatre derniers articles des antennes plus longs chacun que le précédent, et constituant arec celui-ci une massue f> actuellement plus grosse jusqu'aux deux tiers dit dernier. Prothorax bissinuè et marqué de deux fossettes, à la base. Elytrcs d'un fauve testacé ou teslacées, parées chacune de trois bandes noires ou brunes : la première, longitudinale, von liée au bord externe, plus avancée dans son tiers médiaire : les deuxième et troisième, transversales : la deuxième, couvrant depuis la moitié jusqu'aux deux tiers : la troisième, apicale. Hallomemu fasciatus, Payk. Faun. Suec. t. 2. p. 182. 4. — Illig. Kaef. Prcuss. p. 135. 2. — Sciionii. Syn. Ins. t. 2. p. 52. 2. — Gyllk.n». Ins. suec l. 2. p. 531. 5. — Id. I. l\. p. 509 5. Orc.ltesia fasciala, Zettf.ust. Faon. lapp. p. 285. 2. — Id. In». lapp. p. 164. 2. — Steph. Man. p. 331.2592. — L. Di'four, Excurs. entom. p. 67. 41 1. — L. Redtenb. Fann. auslr. p. 61 1 . Long. 0,0!>45 (2 !.)• Larg. 0,0015 (2/3 1.) CorjJS oblong; longitudinalement arqué; médiocrement ou faible- ment convexe ; ponctué d'une manière fine, ruguleuse, faisant paraître les intervalles presque squammiformes : chaque point donnant naissance à un poil lin, soyeux, couché, fauve ou d'un fauve obscur sur les parties foncées, d'un fauve cendré sur les bandes testacées des élytres. Tête fauve ou d'un fauve testacé. Palpes et antennes ordinaire- ment de cette dernière teinte : les antennes, à premier article peu renflé, presque d'égale grosseur : le deuxième, un peu plus court que le troisième : les cinquième et sixième presque de même grosseur : le septième un peu plus gros de la base à l'extrémité : les quatre derniers plus longs chacun que le septième , et formant avec celui-ci une massue subcomprimée, grossissant graduellement un peu jusqu'aux deux tiers du dernier article : celui-ci en o«ive obtuse à son extrémité. Yeux bruns ; séparés l'un de l'autre, sur le milieu du front, par un espace à peine égal au diamètre de l'un d'eux, quand l'insecte est vu en dessus, ou un peu moins grand que ce diamètre, égal environ aux deux tiers de l'espace compris entre les antennes, à leur base. Protho- rax obtusément arqué en devant; élargi en ligne courbe un peu irrégulière sur les côtés ; à angles antérieurs presque nuls et invisibles en dessus; élargi en ligne courbe un peu irréguliôre sur les côtés ; offrant vers les angles postérieurs sa plus grande largeur; d'un tiers environ moins long sur son milieu qu'il est large à la base ; tronqué ou obtus et un peu prolongé en arrière sur le cinquième ou le quart orchésif.ns. — Orchesia. 229 médiaire de celle-ci ; faiblement siiuié entre le milieu de son bord postérieur et les angles : ceux-ci, émoussés, presque rectangulaires ou à peine diriges en arrière ; convexe en devant, peu convexe en arrière ; rayé, au devant de chaque sinuosité basilaire, d'un silion longitudinal assez faible ou un peu obsolète, avancé jusqu'au tiers postérieur de la longueur ; ordinairement d'un noir brun ou d'un brun noir, avec le bord antérieur passant souvent au brun rouge ou au fauve brunâtre, quelquefois entièrement fauve, quand la matière colorante ne s'est pas suffisamment développée ; ponctué et garni de poils comme il a été dit. Ecusson obtusément arqué en arrière ; une fois plus long que lar»e. Elytres, en devant, de la largeur du prothorax à ses angles postérieurs ; quatre fois environ aussi longues que lui ; à peine élargies depuis la base jusqu'à leur milieu; rétrécies ensuite ; peu convexes sur le dos ; ordinairement testacées ou d'un roux testacé, parées chacune de trois bandes noires ; la première, plus longue que large, liée à la suture du cinquième aux deux cinquièmes de la longueur, non prolongée jusqu'au bord externe, comme composées de trois taches longitudinales, parallèles : la médiane d'un tiers plus prolongée en avant que les autres, avancée jusque près de la base : les deuxième et troisième transverses : la deuxième, couvrant de la moitié aux deux tiers de la longueur : la troisième, apicale ; ponctuées comme il a été dit ; garnies de poils fauves sur les parties obscures, testacées sur les parties de cette couleur. Dessous du corps d'un brun rouge; luisant; pointillé; garni de poils soyeux. Mésasternum rétréci d'avant en arrière. Postépisternums trois fois environ aussi longs qu'ils sont larges dans leur milieu. Pieds fauves ou d'un fauve brunâtre, avec les cuisses ordinairement plus obscures ou moins claires que les jambes et les tarses. Eperons des tibias postérieurs peu inégaux : le plus long pro- longé jusqu'aux trois quarts de la longueur du premier article des tarses: cet article au moins aussi long que tous les suivants réunis. Cette espèce, généralement peu commune en France, se plaît principalement dans les parties humides, froides ou montagneuses. Elle vit dans les bolets. Obs. Dans l'état normal, le prothorax et les bandes des élytres sont d'un noir brun ; mais cette couleur varie suivant le développement de la matière colorante, et souvent la teinte se montre dégradée jusqu'à passer au fauve; les parties testacées des élytres sont alors ordinairement plus pâles. Le dessous du corps et les pieds se ressen- tent également alors de ce défaut de matière colorante. 230 ISARBIPALrES. A celle division se rapporte l'espèce suivante, qu'on trouve en Autriche, niais qui n'a, je crois, pas encore été trouvée en France. O. iiaulailata, Kr.Avrz. Corps garni de poils soyeux en dessus ; fauve sur la tête et sur le prothorax, d'un fauve testacé sur 1rs élytres', le pro- thorax plus obscur sur lu ligne médians, à deux fossettes basilaires : les élytres ornées sur leur moitié antérieure d'une figure ovalaire, former par la réunion de quatre taches, dont l'antérieure s'avance presque jusqu'à la base,et postérieurement de deux bandes, noires. Yeux séparés l'un île l'autre, dans leur point le plus rapproche, par un espace plus grand que leur dia- mètre. Massue des antennes de cinq articles, subfusiforme, grossissant jusqu'au tiers basilaire du onzième; les huitième à dixième, plus grands chacun que le septième. Pieds d'un fauve testacé. Orchesia undulata, Kiiaatz ; in Eutomol. Zeil. t. M. (1853) p. 255. pi. 3. fig. 3. Orchesia fasiiata. Cvrtis. Prit, eotom. I. 5. 1 57 ? Long. 0,0052 (2 1/3 I.). Larg. 0.0016 (2/3 I. ). Corps oblong ou suballongé. Yeux séparés l'un de l'autre, dans leur point le plus rapproché, par un espace plus grand que le diamètre de l'un d'eux, égal environ aux deux tiers de celui compris entre les antennes à la base. Antennes d'un fauve leslacéàlabase et à l'extrémité, avec leur partie intermédiaire brune ou noirâtre ; à massue subiusi- forme, grossissant jusqu'au tiers basilaire du dernier article : celui-ci, le plus long, conique dans la seconde moitié. Prothorax tronqué au devant de l'écusson, subsinué de chaque côté de cette troncature ; creusé d'une fossette au devant do chaque quart externe de la base ; plus obscur sur sa ligne médiane et sur ses côtés. Elytres ornées chacune d'une figure ovalaire et de deux bandes noires ou d'un noir brun : la figure ovalaire couvrant au moins les deux tiers submédiaires de chaque étui, prolongée presque jusqu'à la moitié, formée de quatre taches : l'antérieure, parallèle, naissant presque de la base, vers le milieu de celle-ci, prolongée presque jusqu'au cinquième de leur longueur: les deuxième et troisième, linéaires, parallèles : la deuxième ou inlerne naissant environ du cinquième de la longueur : la troisième un peu plus avancée . la quatrième ou postérieure, transverse, pro- longée poslérieuremeni en pointe à son angle postéro-inlerne: la bande antérieure, transversale, naissant un peu après la moitié, couvrant jusqu'aux deux tiers, anguleuse en devant: la bande postérieure , ORCiiiisiExs. — Orchesia, 231 apicale, couvrant le dernier cinquième. Dessous du corps noir sur les parties pectorales, d'un fauve testacé sur le ventre. Pieds d'un fauve testacé : le plus long des tibias postérieurs au moins aussi long que les deux tiers du premier article des tarses : cet article aussi long que tous les suivants réunis. A ce genre se rapporte encore l'espèce suivante, qu'on trouve également en Allemagne, mais qui ne paraît pas avoir été signalée en France. 4i>. «'B»aBa«Sï«*oBBi«; Rosenhader. Aptère; proportionnellement plus large; garnie de poils soyeux; d'un noir brun, en dessus et en dessous. Antennes, palpes et pieds d'un fauve ou roux testacé. Massue des premières grossissant graduellement jusqu'à la moitié au moins du dernier article : de cinq articles: les huitième à dixième un peu plus longs chacun que le septième. Yeux séparés l'un de l'autre, dans leur point le plus rapproché, par un espace presque égal au diamètre transversal de tous les deux, quand l'insecte est vu en dessus. Prothorax un peu arqué en devant, à la base ; sans fossettes basilaires. Orchesia grandicollis, Rosenhauer, tfeitr. zur Foseklen-Faun. Europ. 1« r cah. p 35. f suivant le lype). Long. 0,0045 à 0,0051 (2 â 2 1/41.). Larg. 0,0016 à 0.0019 (2/3 à 3/4 I.). Obs. Cette espèce se distingue des précédentes par son corps pro- portionnellement plus large ; d'un noir brun, en dessus, avec les bords du prothorax et des élytres paraissant parfois d'un brun rougeâtre : par l'espace séparant les yeux dans leur point le plus rapproché, plus large, à peu près égal au diamètre transversal des deux yeux ou du moins de leur partie visible en dessus : cet espace d'un cinquième ou d'un quart moins large que celui qui sépare les antennes à la base ; par le prothorax proportionnellement moins long ou plus large, offrant plus sensiblement vers les trois cinquièmes de la longueur sa plus grande largeur; offrant les angles postérieurs prolongés en arrière, et paraissant, par là, coupé en arc dirigé en devant, à la base, ou à peine angulcusement prolongé eu arrière au devant de l'écusson ; sans fossettes basilaires; par ses ailes nulles ou rudimenlaires. 535 BARBIPALPES. DEUXIÈME IUUNCHE. HALLOMEVAIKKS. Caractères. Eperon des tibias postérieurs très-courts. Tibias postérieurs ni denticulés, ni armés d'éperons pectines. Ils se réduisent au genre suivant : Genre Hallomenus, Hallomène ; (Helwig) Panzer ('). { dO.oti.xi, je saute). Caractères. Antennes de onze articles ; insérées dans l'échancrure des yeux ; subcomprimées ; à peu près de même grosseur à partir du quatrième article : le deuxième, de moitié au moins plus court que le suivant : le troisième plus long que les quatrième à dixième : ceux- ci faiblement élargis de la base à l'extrémité, paraissant, par là, légère- ment dentés, à peine aussi longs qu'ils sont larges à l'extrémité : le onzième, ovoïde, rétréci dans sa seconde moitié ou comme appendice ou formé de deux articles soudés. Palpes maxillaires à dernier article plus grand, comprimé; subparallèle; obliquement tronqué à son extrémité. Yeux très-éebancrés à leur côté interne ; notablement séparés l'un de l'autre, dans leur point le plus rapproché. Prothorax élargi d'avant en arrière ; aussi large à la base que les élylres ; peu ou point tranchant en devant sur les côtés. Mésosternum graduellement rétréci en pointe; aussi longuement prolongé que les hanches posté- rieures. Postêpisternums rétrécis d'avant en arrière. Hanches postérieures obliquement transversales ; plus courtes, au moins sur les côtés, que l'arceau ventral. Cuisses comprimées; presque planes en dessous. Eperons des jambes intermédiaires et postérieures très-courts ; non pectines. Tarses à articles tous entiers. 1. II. 22i3meB*alIs ; Panzer- Suballongé; médiocrement convexe ; ruguleuscmenf pointillé; garni de poils fins et couchés. Prothorax d'un tesiacé roussâtre, paré de deux bandes longitudinales noires, raccourcies; marqué au devant de la base de deux lignes enfoncées longitudinales et courtes. Elytres parfois brunes, avec la base et j>las longuement la partie (i) Faun. Insecl Germai), Initia, cah. 16. (1794.) n° 17. okchésiens. — Hallomenus. 233 humérale d'un testacé roussâtre, quelquefois entièrement d'un fauve tous- sâtre ou testacé ; offrant de légères stries raccourcies à leurs extrémités. Antennes, palpes et cuisses flavcs ou d'un flave roussâtre. Dessous du corys d'un testacé roussâtre. Premier article des tarses postérieurs au moins aussi long que tous les suivants réunis. Mordellat humeralis Riien, Remerk. in Schneider's Neu. Magaz. p. 238. Elaieroidesboleti, (Kcgelann) in Schneider's Neu. Magaz. p. 239. Ips elateroides , Kcgelann, in Scuneidkr's Neu, Magaz. p. 239. Hallomenus humeralis, Panzea,, Faun. germ. 16. 17. — là. Eutom. germ. p. 569. 1. — Latr. Hist. nat. t. 10. p. 334, 1. — Id. Gen. t. 2. p. 194. 1. — Schonh. Syn. Ins. t. 3. p. 51. 1. — Lamarck, A-uiiu. s vert. t. 4. p. 380 1. — Gyllenu. Ins. suec. I. 2. p. 527. 1. — -Goldfuss, Handbuch. p. 332. — Sahlb. Ins. fenn. p. 451, 1. — De Cas- TELN.Ilist. nat. t. 2. p. 348. I. — Guérin Icon. du Regn. anim.de Cuv. p. 126. pi. 32. fig, 10. et fig, a à c. détails. — L. Redtenb. Faun. austr. p. 610. Hallominus bipunctattts, Payk. Faun. suec. t. 2. p. 179. 1 . — Walck. Faun. par t. 1 . p. 172. 1. Serropalpus( Hallomentu) humeralis, Illig. Kajf. Preus. p. 134. 1. Dircaea humeralis, Fabr. Syst. Eleulh. t, 2. p. 91. 10. Dinophorus humeralis, (Illig.) Magaz. t. 6 p. .302. 10, Hallominus humeralis, Duftscu. Faun. austr. t. 2. p 2G8. 2. — Audouin. in Dicl. class. d'L'ist. nat, t. 8. p, 25. Var. a. Prothorax testacé, sans taches Hallominus humeralis, Panz. Enlom. germ. p. 369. 1. Long. 0,00155 0,0056 (2 à 2 1/2 I.). Larg. 0,0011 à 0,0018 (1/2 à 4/5 1,). Coqis suballongc ; médiocrement convexe; pointillé d'une manière ruguleuse ou squammuliforme ; garni de poils soyeux, lins et couchés, à peu près de même couleur que le fond. Tête petite -, subarrondie ; infléchie ; pointillée ; pubescente ; ordinairement brune, parfois d'un fauve obscur ou môme fauve : épistome et labre d'une teinte plus claire. Palpes maxillaires d'un flave ou d'un testacé roussâtre. Yeux d'un noir brun; échancrés au milieu de leur côté interne. Antennes prolongées un peu au-delà des angles postérieurs du prothorax ; d'un testacé roussâtre ; pubescentes ; à premier et deuxième articles un peu plus grêles : grossissant de la base à l'extrémité. Prothorax tronqué en devant à son bord antérieur et voilant jusqu'aux yeux la partie postérieure de la tête ; à angles de devant déclives, invisibles en dessus, émoussés et plus ouverts que l'angle droit ; élargi en ligne un peu courbe jusqu'aux angles postérieurs qui sont rectangulairement ouverts, vifs et un peu couchés en arrière ; bissubsintié à la base ; 234 liARBIPALPES. muni à cette dernière d'un rebord très-élroil et à peine apparent ; sans rebord sur les côtés, qui sont plus obtusément tranchants sur leur première moitié que sur la seconde ; près d'une fois plus large à la base qu'il est long sur son milieu; convexe en devant, graduelle- ment peu convexe en arrière; squammuleusement pointillé ; marqué au devant de la partie de la base correspondant à chaque subsinuosité, d'une ligne longitudinale courte et enfoncée ; d'un lestacé roussâtre ; orné de deux bandes longitudinales noires ou d'un noir brun, dans la direction de chaque ligne enfoncée, à peine prolongées jusqu'à la base, non avancées jusqu'au bord antérieur; garni de poils soyeux, fins et couchés, de la couleur du fond. Ecusson rétréci d'avant en arrière, presque en triangle tronqué, à peine aussi long que large ; fauve ; pubescent. Elytrcs aussi larges en devant que le prothorax à ses angles postérieurs ; quatre fois aussi longues que lui ; subparal- lèles jusqu'au-delà de la moitié, rétrécies ensuite en ligne un peu courbe, faiblement d'abord, d'une manière plus prononcée en appro- chant de l'extrémité ; médiocrement convexes ; pointillées d'une manière squammuleuse ; ordinairement brunes, tantôt avec une tache numérale d'un testacé roussâtre ou d'un rouge brun lestacé, plus ou moins restreinte, tantôt avec cette tache plus étendue, peu nettement limitée, d'autres fois avec la base de même couleur, parfois enfin uniformément d'un châtain lestacé ou d'un rouge brun teslacé ; offrant, sur la moilié interne de leur disque, de légères stries à peine avancées jusqu'à la base et non prolongées jusqu'à l'extrémité, moins distinctement striées sur la moilié externe; garnies de poils fins, soyeux, couchés, de la couleur du fond. Repli subgraduellement rétréci et réduit à une tranche, à partir de l'extrémité du troisième arceau ventral. Dessous du corps d'un roux jaune ou d'un roux leslacé, avec les côtés des médi et poslpectus ordinairement bruns ou d'un brun rougeâtre ; pointillé ; peu pubescent. Poste pislernums rétrécis d'avant en arrière; quatre fois environ aussi longs qu'ils sont larges en devant. Pieds flaves ou d'un jaune pâle sur les cuisses, d'un jaune roux sur les tibias et surtout sur les tarses. Tarses à articles entiers : le premier des postérieurs au moins aussi long que tous les suivants réunis. Cette espèce vit aux dépens de diverses substances cryptogami- ques principalement parasites des sapins et des pins. Elle aime les parties froides ou tempérées. Je l'ai prise à la Grande-Charlreuse (Isère) et dans les environs du Logis du Pin, commune de la Doire (Var). Obs. La couleur varie suivant le développement de la matière SERROPALPIEXS. 235 colorante. Quelquefois les bandes noires du prothorax sont réduites à des taches de dimensions variables; parfois même elles disparaissent, comme on le voit dans la variété, ci-devant citée, décrite par Panzer. Les taches numérales des élylres n'ont point de limites précises, et se confondent insensiblement avec la couleur foncière ; quand elles ont pris un certain développement, la base des élytres est parfois aussi de la même couleur ; d'autres fois la couleur claire semble s'être confon- due avec la couleur brune de telle sorte que les élytres sont uniformé- ment d'une couleur d'un brun roux ou testacé. TROISIÈME FAMILLE. SERROPALPIEKS. Caractères. Ongles simples ou munis seulement d'une dent basilaire rudimentaire. Antennes subfiliformes ; de onze articles, flanches de devant contiguès. Tète inclinée ou subperpendiculaire, complètement ou en majeure partie voilée par le prothorax, quand l'insecte est examiné perpendiculairement en dessus. Prothorax ordinairement en ligne presque droite ou à peine bissinué à la base. Ces insectes se répartissent en deux branches : Branches . le plus souvent soit ovoïde ou anguleusement dilaté à son côté interne, soit presque eu cône comprimé ou en triangle, quelquefois en forme de coutre, c'est-à-dire comprimé, plus ou moins allongé, à peu près d'égale largeur sur la majeure partie basilaire de sa longueur, réiréci ensuite en ligne courbe à son côté interne, débordant alors à sa base le côté interne ou inférieur du troisième article, Dirckaikf.». soit fortement en hache, soit en forme de coutre, avec l'angle postéro-inlerne ou postéro-inférieur vif et plus ou moins prolongé en arrière; ne débordant pas ou débordant à peine à sa base le côté interne ou inférieur du troisième ar ti c | e . SERROr-ALrAiRES. 236 BARBIPALPES. PREMIERE BRANCHE. D1RCEAIRES. . p. 32. et i». 57. 240 BAUBIPALPES. tranchant sur les deux tiers postérieurs de ses côtés. Hanches posté- rieures très-courtes, dans le sens de la longueur de l'insecte. Eperons des tarses intermédiaires plus longs que ceux des postérieurs : le plus grand des intermédiaires au moins égal au tiers de la longueur du premier article des tarses. Ongles simples ou munis d'une dent basilaire rudimenlaire. . 330. 2583. Long. 0,0028 à O,005G (1 1/4 à 1 2/3 1.) Larg. 0,0007 à 0,0009 (1/3 à 3/7 I.) Corps suballongé ; médiocrement convexe ; ruguleusemeni pointillé, avec les intervalles squammulifonnes; garni de poils lins, couchés, soyeux, médiocrement épais, fauves ou d'un fauve livide, ou presque de la couleur du corps sur ses parties obscures. Tète subarrondie ; subperpendiculaire ou inclinée; convexe; poinlillée; brièvement 244 BAH BI PALPES. pubeseente ; ordinairement brune, avee l'épisloine et le labre testacés on d'un livide ou flave testaeé, quelquefois entièrement testacés ou d'une nuance rapprochée. Palpes maxillaires d'un lestacé livide ou d'un flave lestacé. Antennes insérées près du côté interne des yeux, \ers la moitié de la longueur de celui-ci ; subfiliformes ; prolongées un peu au-delà des angles postérieurs du prothorax ou au inoins jusqu'à ceux-ci; pubescentes ; ordinairement brunes, avec les trois premiers articles d'un roux livide ou d'un flave testaeé, quelquefois de l'une de ces teintes, avec le quatrième article et quelques-uns des suivants, nébuleux ; à deuxième article ovalaire, un peu ou à peine plus court que le troisième : celui-ci plus grêle, même à la base, gra- duellement élargi : les suivants, plus épais, tronqués à l'extrémité, à peu prés aussi larges que longs : le dernier, ovoïde. Prothorax arqué à son bord antérieur et voilant la lèle quand l'insecte est vu en dessus ; à angles antérieurs, déclives, invisibles en dessus, émoussés et très- ouverts ; paraissant en dessus élargi en ligne un peu arquée, sur les côtés, c'est-à-dire offrant vers la moitié de sa longueur sa plus grande largeur, mais à bords latéraux invisibles en dessus en majeure partie ou presque en totalité, paraissant, à ces bords, rétréci presque en ligne droite d'avant en arrière, et tranchant presque jusqu'aux angles de devant ; subarrondi ou très-émoussé aux angles postérieurs : en ligne presque droite à la base; ordinairement entaillé ou échancré faiblement et très-élroitement au devant de l'écusson ; rebordé faiblement sur les côtés, et plus étroitement et moins distinctement à la base ; environ aussi long sur son milieu qu'il est large à la base ; convexe; pubescent ; ruguleusemenl pointillé, avec les intervalles squammuliformes ; ordinairement noir, paré en devant et à la base d'une bordure d'un roux testaeé ou d'un flave testaeé : la postérieure, couvrant les deux septièmes postérieurs : l'antérieure, un peu moins développée : la partie noire quelquefois seulement brune, brunâtre ou d'un lestacé brunâtre; sans fossettes basilaires. Ecusson près d'une fois moins long que large ; tantôt arqué, tanlôt subéchancré à son bord postérieur; pointillé; pubescent; d'un flave lestacé ou d'un testaeé nébuleux. Elytres aussi larges en devant que le prothorax à sa base ; deux fois à deux fois et quart aussi longues que lui; subparal- lèles jusqu'aux deux tiers, rétrécies ensuite en ligne courbe jusqu'à l'angle suturai; munies latéralement d'un rebord qui s'efface vers L'extrémité; médiocrement convexes; pointillées, avec les intervalles squammuliformes; garnies de poils fins, soyeux, couchés, médiocre- ment épais ; noires, ornées chacune de deux bandes transversales d'un sehuopaip.kns. — Abdei a. 24& roux fauve, d'un roux lestacé ou d'un roux flavescent : la première, couvrant du sixième ou un peu plus aux deux cinquièmes de leur longueur, liée au bord externe près duquel elle se dirige un peu en arrière, ordinairement un peu isolée de la suture, près de laquelle elle se rétrécit, entaillée à son bord postérieur, vers les deux cin- quièmes externes de la largeur, anguleuse à ce même bord vers le tiers interne, souvent obtusément bisanguleuse en devant : la deuxième, souvent d'un tiers moins développée que la précédente, dans le sens de la longueur, parfois presque égale à celle-ci, située vers les deux tiers ou un peu moins de la longueur, obtusément bisanguleuse à son bord antérieur (au tiers interne de la largeur et près du bord latéral) et entaillée entre ces deux points, entaillée à son bord postérieur vers le tiers interne, et obtusément anguleuse vers les deux cinquièmes ou le tiers externes du même bord, étendue depuis celui-ci jusqu'à la suture. Repli assez étroit; latéral, sur les côtés de la poitrine, réduit à une tranche presque à partir des hanches postérieures. Dessous du corps brun ou brun lestacé, parfois d'un testacé ou d'un roux lestacé brunâtre; pointillé; garni de poils soyeux. Hanches antérieures contiguës : les intermédiaires, séparées par un prosternum proportionnellement assez large, graduellement rétréci d'avant en arrière , obtusément tronqué à son extrémité. Poslépistcrnums subparallèles, faiblement rétrécis d'avant en arrière, obtus à l'extrémité; cinq à six fois aussi longs qu'ils sont larges. Pieds pubescents ; d'un roux flave ou d'un flave testacé. Eperons des tibias assez courts. Tarses garnis de poils flexibles : avant-dernier article de tous les tarses avancé sous le suivant : celui des tarses antérieurs presque bilobé : celui des autres larses , en forme de sole : le premier des postérieurs au moins aussi long que tous les suivants réunis. Cette espèce habite principalement les parties froides ou tempérées. Elle n'a jamais été prise encore dans les environs de Lyon: on la trouve dans ceux de Paris et dans diverses autres localités. Suivant M. Chevrolat, elle vit principalement, dans les environs de la capitale, sur le bois de bouleau. Obs. Elle varie suivant le développement de la matière colorante. Quand celle-ci a moins abondé, les parties noires passent au brun ou même à des teintes plus claires. Ainsi les antennes sont parfois à peine nébuleuses ou brunâtres sur les articles bruns ou noirâtres dans l'état normal. La tête et le prothorax changent aussi leurs parties foncées contre du testacé plus ou moins nébuleux. Les el.ytres.su- 246 BAHBIPAI.PES. bissent en général des altérations moins profondes dans la couleur de leur robe ; mais leurs bandes varient un peu de teintes, de dévelop- pement et de configuration , suivant que les parties anguleuses s'émoussent plus ou moins. Néanmoins celle espèce est facile à distinguer de ses voisines, et même de toutes celles de celle Iribu. l\. \. jfrïseo-g'iitiada î Fairmaihe. Suballongéc ; rugulcuse ; fine- ment ponctuée ; brune ou d'un brun noir ; pubescentc, ces poils formant, à certain jour, une bordure cendrée, sur les côtés et à la base du prothorax. Elytrcs ornées chacune de deux bandes transverses d'un livide blanchâtre ou flavesccnt, étranglées dans leur milieu : l'une du quart au tiers : l'autre, vers les deux tiers de la longueur : ces bandes composées chacune de deux taches unies ou isolées. Jambes et tarses pâles. Mésosternum linéaire. Dircaea undulata, (Dej.) Cat. (1821) p. 69.— ld. (1835) p. 201 — Id. (1837) p. 223. Dircaea griseo-guilata, Faip.juikk, Ann. Soc. F.ntoin. de Fr. 2 e série, t. 7. (18i9). p. 423. Dircaea undata, Terris, 2 e F.xcursicm dans les glande* Landes, in Annales de la Soc. I.innéenne de Lyon 1850-32, p. 188. Long. 0,002A à 0,0029 ( 1 1/4 à 1 2/5 1.) Larg. 0,0007 à 0,0008 (1/3 à 2/5 I.) Corps suballongé ; médiocrement convexe, ; marqué de points très- fins, faisant paraître les intervalles squammuliformes ; garni en dessus de poils fins, soyeux, couebés, médiocrement épais, fauves ou presque de la couleur du corps sur les parties obscures, d'un livide ilavescent sur les taches. Tête subconvexe ; subperpendiculaire ; ordinairement brune, avec le labre généralement moins obscur ou d'un flave testacé. Palpes fauves ou d'un roux brunâtre, quelquefois d'un flave testacé ou d'un flave pâle ; à dernier article non visiblement canaliculé en dessus. Yeux d'un brun noir; sans échancrure. Antennes insérées vers le milieu du côté interne des yeux ou un peu après; prolongées jusqu'aux angles postérieurs du prolborax; pubescenles ; brunes, avec les trois premiers articles d'un flave livide ou d'un flave testacé ou brunâtre : le deuxième, un peu plus long qu'il est large, à peu près aussi long ou au moins aussi long que le troisième : les cin- quième à dixième, élargis en ligne courbe et tronqués au sommet, à peine plus longs qu'ils son! larges à l'extrémité : le onzième, ovoïde. Prothorax un peu arqué à son bord antérieur et voilant à peu près SEiiROi'AmENS. — Aidera . 247 toute la tête, quand l'insecte est vu perpendiculairement en dessus ; à angles antérieurs inclinés, émoussés, plus ouverts que l'angle droit et invisibles en dessus ; élargi en ligne courbe jusqu'aux deux cin- quièmes, subparallèle ou à peine rétréci ensuite ; à angles postérieurs rectangulairement ouverts et peu ou point émoussés; légèrement bissinué à la base, avec la partie médiaire aussi prolongée en arrière que les angles ; très-élroitement rebordé sur les côtés et moins dis- tinctement à la base; à bord latéral tranchant presque jusqu'en devant; à peine aussi large à la base qu'il est long sur son milieu ; plus convexe en devant qu'en arrière ; brun, d'un brun noir ou d'un noir gris, avec le bord antérieur ordinairement plus pâle ou passant parfois au livide testacé; finement ponctué; garni de poils fins et couchés : ces poils formant, à certain jour, sur les côtés et à la base, une bordure irrégulière cendrée ou d'un cendré livide ou flavescent ; plus ou moins distinctement déprimé au devant de chaque sinuosité basilaire ; offrant ordinairement les traces d'un sillon sur la ligne médiane, ou du moins vers l'extrémité de celle-ci. Ecusson plus large que long; presque carré, soit obtusément tronqué, soit arqué en arrière à son bord postérieur, parfois légèrement échancré au milieu de celui-ci ; brun ; pubescenl. Elylrcs aussi larges à la base que le prothorax à ses angles postérieurs ; près de trois fois aussi longues que lui; à angle humerai incliné et invisible en dessus; presque paral- lèles jusqu'aux deux tiers ou à peine élargies dans leur milieu, posté- rieurement rétrécies en ligne courbe jusqu'à l'angle suturai ; munies latéralement d'un rebord étroit, invisible en dessus et qui s'efface postérieurement; pointillées ou subruguleusement poinliliées; gar- nies de poils soyeux, fins et couchés, de la couleur de leurs diverses parties ; brunes, d'un brun noir ou d'un brun gris, ornée^ chacune de deux bandes transverses onduleuses, d'un blanc livide ou cendré ou d'un cendré flavescent : l'antérieure, liée au bord externe, vers le quart ou un peu plus de la longueur, non étendue jusqu'à la suture, dont elle reste habituellement distante d'un cinquième de la largeur, offrant à son bord antérieur un angle rentrant vers les deux cinquièmes à partir de la suture, et un angle avancé vers les trois quarts de la largeur, offrant à son bord postérieur un angle rentrant correspon- dant à l'angle avancé précité, et angûleusement dirigée en arrière à ses extrémités : cette bande, parfois réduite à deux taches de formes variables : l'externe, ordinairement ovalaire, liée au bord marginal vers le quart delà longueur de celui-ci : l'interne, un peu plus posté- rieure, située entre la précédente et la suture : la bande postérieure, 248 I5ARB!PAL1>ES. située entre les trois cinquièmes et les deux tiers de la longueur des étuis, ordinairement étendue depuis le bord externe jusqu'à la suture ou jusque près d'elle, offrant son bord antérieur anguleusement avancé vers le quart interne de la largeur et vers le bord marginal, écbancrée ou arquée en arrière entre ces deux points, offrant son bord postérieur anguleusement dirigé en arrière vers les deux cinquièmes ou un peu plus de la largeur : cette seconde bande plus rarement divisée en deux lacbes. Dessous du corps ordinairement brun noir ou brun, quelquefois moins obscur; pointillé ; pubescent. Hanches anté- rieures contiguës : les intermédiaires, séparées par un sternum pro- longé presque jusqu'à leur extrémité, presque linéaire ou presque réduit à une tranche dans sa moitié postérieure. Poslépisternums subparallèles, étroits, six fois environ aussi longs qu'ils sont larges. Pieds ordinairement bruns ou brunâtres sur les cuisses, plus ou moins pâles sur les autres parties. Avant-dernier article de tous les tarses avancé sous le suivant : celui des tarses antérieurs presque bilobé : celui des autres tarses, en forme de sole : le premier des postérieurs aussi long que tous les suivants réunis. Cette espèce paraît habiter la plus grande partie des provinces de la France. On la trouve en fauchant les herbes ou en battant les vieux arbres et les \ieilles haies. Dejean l'avait reçue des parties occidentales de notre pays ; elle a été prise dans les environs de Bordeaux par M. Perroud ; dans la forêt de Saint-Germain par M. Fermaire ; sur les pins des montagnes de notre département par M. Cl. Rey; dans le département des Landes par M. Perris. Oes. Les bandes des élylres varient, ainsi que je l'ai dit, suivant le développement de la matière noire. Quand elle a en partie fait défaut, les bandes, l'antérieure surtout, sont parfois réduites à deux taches ; quelquefois même ces taches sont moins blanches ou nébuleuses ; parfois même elles deviennent plus faiblement distinctes : l'externe des antérieures semble la plus sujette à disparaître. a.x Dernier article des palpes maxillaires triangulaire, sillonné sur sa tranche interne. Protliorax bissinué à la base.avec la partie méitiaire plus prolongéeen arrière que les angles. (G. AdobiaJ. 5. A. liifasciata; Marsham. Oblongue ; médiocrement convexe ; ruguleusement ponctuée ; à pubescence soyeuse ; prothorax et élytres d'un noir brun ou d'un brun noir : le premier, bissinué à la base, avec la partie médiaire plus prolongée en arrière : les secondes, ornées de deux bandes sekropalpiens. — Abdeva. 249 transversales fauves ou d'un fauve lestacé : l'antérieure couvrant presque de l'épaule jusqu'au quart, moins développée à son bord antérieur en se rappro- chant de la suture : la deuxième, vers les trois cinquièmes, parfois réduite à une tache suturalc et à une autre tache- Antennes, palpes et pieds, lestacés ou d'un fauve testacé. Mort/ella bifasciata, Mahsm. Enlom. brit. p. 493. 18. llypulus biflexuosiH, Cuims, Brit. entom. t. 6. (1829) 235. S. fig. Abdera bifasciata, Steph. Illuslr. t. 5. p. 38. 1. — Id. Man. p. 330. 2 '82. Long. 0,0033(1 1/41.) I.arg. 0,0010 (2/3 1.) Corps oblong ; médiocrement convexe; ruguleusement pointillé, avec les intervalles squammuliformes ; garni de poils fins, soyeux, couchés, peu épais, courts, d'un fauve cendré ou nébuleux. Tête petite; subar- rondie ; inclinée; subconvexe; poinlillée; brièvement pubescente; ordi- nairement brune ou noire, avec le labre testacé. Palpes maxillaires tes- tacés ou d'un testacé livide ; à dernier article comprimé, en triangle près d'une fois plus long qu'il est large à la base, à angle postéro-interne vif, presque reclangulairementouvert, débordant notablement le troisième, longitudinalement sillonné sur la tranche de son bord interne ou infé- rieur. Yeux ovalaires ou oblongs ; noirs ; entiers ou peu sensiblement échancrés. Antennes faiblement prolongées au delà des angles du pro- thorax; subfiliformes ou à peine grossissant vers l'extrémité ; fauves ou testacées ; assez épaisses ; pubescentes ; à deuxième article faible- ment moins court que le troisième : les quatrième à dixième à peu près aussi longs que larges : le onzième ovoïde. Prothorax arqué en devant et voilant complètement la tète, quand l'insecte est examiné perpendiculairement en dessus ; à angles antérieurs déclives, invi- sibles en dessus, émoussés et notablement plus ouverts que l'angle droit; paraissant, vu en dessus, assez fortement élargi jusqu'à la moitié de sa longueur,et subparallèle ensuite ; à bords latéraux moins tranchants en dessous dans leur moitié antérieure que dans la postérieure; bissi- nué à la base, avec la partie médiaire plus prolongée en arrière que les angles postérieurs ; ceux-ci vifs et l'ectangulairement ouverts ; sans rebords sur les côtés et sur les côtés de la base, à peine rebordé sur la moitié médiaire de celle-ci ; de moitié ou d'un tiers plus lar<:e à celte dernière qu'il est long sur son milieu ; pointillé d'une manière plus légèrement ruguleuse que les élylres ; brièvement pubescenl; ordinai- rement d'un brun noir,quclquefois brun avec des transparences fauves, *250 BARBIPALPES. surtout vers les parties postérieures des côtés. Ecusson assez petit ; presque eu demi-cerele ; pubeseeul; ruguleux; d'un brun noir. Elytres aussi larges en devant que le prothorax à ses angles postérieurs ; trois l'ois environ aussi longues que lui ; presque parallèles jusqu'au quart, graduellement et faiblemenlrétrécies jusqu'aux quatre cinquièmes,plus sensiblement ensuite et en ligne courbe jusqu'à l'angle suturai; munies latéralement d'un rebord lrès-étroil,prolongé jusqu'à l'extrémité;inédio- crement convexes; brièvement pubescentes; ruguleusement pointillées, avec les intervalles squammulil'ormes; ordinairement noires ou d'un brun noir; parées chacune de deux bandes transversales fauves ou d'un fauve testacé : la première couvrant le bord latéral depuis un peu après l'angle humerai jusqu'au quart de la longueur, graduellement un peu rétrécie à son bord antérieur en s'étendanl jusqu'à la suture, offrant ainsi avec sa pareille une bande un peu échancrée en arc à son bord antérieur : la seconde bande située vers les trois cinquièmes environ de la longueur, parfois réduite à deux laches,l'une ovalaire,suturale,com- munc aux deux étuis : l'autre entre celle-ci et le bord externe. Dessous du corps noir ou d'un brun noir ; pubescent ; pointillé. Hanches de devant contiguës; les intermédiaires, séparées par un sternum prolongea peu près jusqu'à leur extrémité, assez étroit, graduellement rétréci en pointe. Pieds fauves ou d'un fauve testacé, ou testacés, avec les cuisses souvent moins claires à la base. Eperons assez courts. Avant-dernier article des tarses peu ou pas distinctement avancé sous le suivant: premier article des tarses postérieurs à peu près aussi long que tous les suivants pris ensemble. Cette espèce paraît rare en France. On la trouve dans tes parties éle- vées des Alpes, sur les vieux sapins. Obs. Elle se distingue de celles du même genre par la forme du der- nier article de ses palpes maxillaires; par son prothorax visiblement bis- sinué à la base, avec la partie médiaire plus prolongée en arrière que les angles postérieurs, sans rebords sur les côtés, rebordé seulement dans le milieu de sa base ; par la forme de son écusson, etc. Genre Dryala, Drvale. Caractères. Antennes insérées dans une échancrure des yeux ; subfi- liformes ; de onze articles ; le deuxième court : le troisième une fois environ plus long; grêle à la base, grossissant graduellement : les qua- trième à dixième, un peu moins longs que larges à leur extrémité. Palpes maxillaires assez allongés ; à dernier article presque conique, serhopalpiens. — Dryala. 251 de moitié environ plus long que largejnon sillonné sur sa tranche interne. Yeux assez profondément échancrés vers le milieu, ou un peu après, de leur côté interne. Prolhorax tranchant à peu près sur toule la longueur de ses côtés; marqué près de la hase de deux poinls-fossettes. Mésoster- num prolongé presque jusqu'à l'extrémité des hanches intermédiaires. Postépistcrnums graduellement rétrécis d'avant en arrière, terminés en pointe obtuse. Eperons courts. Tarses grêles : à avant-dernier article entier. Les insectes de cette coupe, par leurs yeux échancrés, par leurs fos- settes prothoraciques, semblent, dans ce rameau , correspondre aux Ilallomènes; comme ces derniers, ils vivent aux dépens des substances cryptogamiques. 1. fflk. fsssca; Gyllenhal. Suballongée ; médiocrement convexe ; squam- muleusement pointillée ; à pubescence soyeuse ; d'un brun de poix ou parfois d'un brun testacé en dessus: base et bord antérieur des élytres moins obscurs ou plus pâles : antennes, palpes et pieds, testacès. Prothorax bissubsinué à la base ; marqué au devant de celle-ci de deux fossettes pond) formes. Yeux assez profondément échancrés. llallominus bipunclalus , var. [j. Payr. Failli, suce. t. 5. p, 180. 1. Mordella picea, Marsh. Ent. brit. 1. p. 494. 21. Dinoplwrus axillaris, Illig. Mag. t. 6. p. 535. Hallomenus fuscus, Gyu.enh. Ins. suec. t. 2. p. 578. 2. — Schonh. Syn. ins. t. 3. p. 51. 2. — Zettehst. Faun. lajip. p. 286. 2. — Id. Ins. lapp. p. 164. 2. — Stf.ph. Illustr. t. 5. p. 40. 1. — Id. Mail. p. 330. 2587. — Curtis, Bril. entoin. t. 10. 474. — Saulb. Ins. fenn. p. 451 2. — De Castkln. Oist. nat. t. 2. p. 248. 2. — I.. Rhdtenb. Faun. auslr. p. 610. Long. 0,0033 à 0,0045 (1 1/2 à 2 1.) Larg. 0,0009 à 0,0011 (î/5 à 1/2 1.) Corps suballongé ; médiocrement convexe ; garni en dessus de poils soyeux, couchés, fauves ou nébuleux, médiocrement épais. Tête petite ; subarrondie ; infléchie ; finement ponctuée ; à pubescence mi- couchée ; ordinairement brune, parfois d'un brun testacé : épislome et labre testacès ou d'un fauve teslacé, quelquefois d'un flave testacé. Palpes maxillaires de l'une de ces teintes, ordinairement de la der- nière. Yeux d'un noir brun; assez profondément échancrés dans le milieu de leur eôlé interne, entamés par les joues vers les deux tiers postérieurs ou un peu plus du môme côté. Antennes insérées vers la moitié du côlé interne des yeux ou un peu plus postérieurement; prolongées un peu au-delà des angles postérieurs du prothorax ; 252 UAR 151 PALPES. testacées, d'un fauve testacé ou d'un testacé roussâtre ; pubescentes; à premier et deuxième articles un peu plus grêles ; le troisième, grossissant de la base à l'extrémité : les quatrième à dixième assez épais. Prothorax un peu arqué en devant à son bord antérieur et voilant jusqu'aux yeux la partie postérieure de la tête; à angles de devant déclives et à peine visibles en dessus, émoussés et plus ouverts que l'angle droit; élargi en ligne courbe jusqu'à la moitié, et plus faiblement ensuite jusqu'aux angles postérieurs, qui sont peu vifs et un peu moins ouverts que l'angle droit; bissubsinué à la base; muni à cette dernière d'un rebord très-étroit et à peine apparent; sans rebords sur les côtés, qui sont tranchants en dessous sur toute leur longueur, mais moins vivement dans leur première moitié; près d'une fois plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; convexe en devant, graduellement moins convexe en arrière; finement ponctué, avec les intervalles squammuleux ; garni de poils fauves, fins et cou- chés; ordinairement d'un brun de poix, parfois d'un brun testacé; noté de deux fossettes ponctiformes situées un peu au devant de la base, chacune presque au tiers externe de la largeur. Ecusson en triangle obtus à son extrémité ; pointillé ; brun ou brun testacé ; pubescent. Elylrcs à peine plus larges en devant que le prothorax à sa base ; quatre fois aussi longues que lui ; subparallèles jusqu'au-delà de la moitié, rétrécies ensuite en ligne un peu courbe, faiblement d'abord, d'une manière plus prononcée en approchant de l'extrémité; médiocrement convexes ; pointillées d'une manière subquammuli- forme; garnies de poils fauves, lins et couchés; ordinairement d'un brun lauve sur le dos, avec la partie antérieure et les parties latérales plus ou moins largement fauves ou d'un fauve testacé, quelquefois entièrement d'un brun roussâtre, fauves ou d'un fauve testacé. Rej)li subgraduellement rétréci, réduit à une tranche sur son tiers posté- rieur. Dessous du corps ordinairement brun ou d'un brun rougeâtre sur la poitrine, d'un brun fauve ou fauve sur le ventre ; pointillé ; pubescent. Postéjristernums graduellement rétrécis d'avant en arrière; quatre fois aussi longs qu'ils sont larges en devant. Pieds testacés, flavescents ou d'un flave testacé. Tarses à articles entiers : le premier des postérieurs ordinairement un peu moins long que tous les suivants réunis. Cette espèce vit, comme la précédente, aux dépens des substances cryptogamiques. On la trouve, mais rarement, à la Grande-Char- treuse et dans les montagnes voisines de la Suisse ou du Piémont. Elle vit dans les bolets, principalement dans ceux qui sont parasites du sapin. serropalpiexs. — Cavida. 2o3 Obs>. Paykull l'avait confondue avec Vllallomcnus humeralis, dont elle diffère par une taille plus petite; par son corps moins finement poin- tillé ; par les impressions voisines de la base du prolborax offrant l'image d'un point enfoncé arrondi, dans le fond duquel se dessine souvent un trait court et longitudinal; par le même segment non paré de deux bandes longitudinales noires, n'offrant pas ses angles postérieurs courbés en arrière, et surtout par ses hanches antérieures non séparées par le proslernum. Elle offre aussi quelques variations suivant le développement plus ou moins complet de la matière colorante. Ordinairement les élylres sont brunes, avec la base et les côtés de chacun d'un lestacé blanchâtre ou plus ou moins obscur; mais quelquefois leur teinte est à peu près uniforme. Genre Carida , Caride. Caractères. Antennes insérées près du côté interne des yeux, vers la moitié ou un peu plus de la longueur de celui-ci ; subfiliformes : à deuxième article court : le troisième, près d'une fois plus long, élargi de la base à l'extrémité : les quatrième à dixième, un peu moins longs ou à peine aussi longs que larges. Palpes maxillaires à dernier article anguleusement dilaté à son côté interne, paraissant presque en cône comprimé, quand cet article s'accole au troisième; de moitié à peine plus long qu'il est large dans son diamètre transversal le plus grand. Yeux entiers; ovalaires. Prothorax presque en ligne droite à la base; sans fossettes profondes, près de celle-ci ; à bord latéral tranchant seulement dans sa seconde moitié. Mésosternum prolongé presque jusqu'à l'extrémité des hanches. Postépisternums presque parallèles. Eperons courts. Tarses intermédiaires et postérieurs grêles. Les insectes de cette coupe ont beaucoup d'analogie avec les précédents , dont ils se distinguent facilement par leurs yeux entiers. 1. C affiaiis ; Paykull. Suballongée ; asset convexe; presque lisse ; à pubescence très-courte et soyeuse. Prothorax et élytres ordinairement trstacés ou d'mi fauve testacé : le premier, souvent : les secondes plus rare- ment, enfumés ou obscurs sur leur disque. Antennes, palpes et pieds testacés. Avant-dernier article des tarses postérieurs peu sensiblement saillant en dessous. 254 BARBIIWLPES. Ilnthmenus afftnis, I'ayk. Faim, suec t. 2. p. 18t. S. — • Lat. Hisl. nal. I. 10. p. 3 15. olis — Gyllf.xh. Ins. suec. t. 2. p. 529. 3. — Schonii. Syn. ins. t. 2. p. 51. 4. — Zettehst. Faun. lapp. p. 287. 3. — Id. Ins. lapp. p. 165. 3. — Sahlb. Ins, lapp. p. 452. 5. — De Casteln. Hisl. nal. t. 248. 3. — L. Redtenb. Faun.»uslr.p. 610. Long. 0,0055 à 0,0045 (1 1/2 à 2 l.) Larg. 0,0009 à 0,0013 (2/5 à 3/5 I.) Corps suballongé ; médiocrement convexe; pointillé, avec les inter- valles presque squammuliformes ; garni de poils lins, soyeux, couchés, médiocrement épais, en dessus. Tète assez petite ; subtriangulaire ; perpendiculaire ou un peu inclinée; convexe; pointillée ; brièvement pubescenle ; ordinairement noire, avec le labre fauve ou testacé, quelquefois noire ou brune sur le front ou seulement sur la moitié postérieure de celui-ci, et graduellement moins obscure et plus claire en devant, d'autres fois noirâtre sur le milieu du front ou même presque entièrement fauve ou d'un fauve testacé. Palpes maxillaires d'un fauve testacé: comprimés: à deuxième article dilaté en forme de dent dans le milieu de son côté interne : le troisième obtriangulaire, aussi large en devant que la base du dernier : celui-ci en cône comprimé. Antennes insérées près du bord interne des yeux, vers la moitié ou plutôt un peu après de la longueur de celui-ci ; prolongées environ jusqu'au cinquième ou au quart des élytres; assez grêles; subfili- formes; un peu pubescentes; à troisième article le plus long: les suivants presque égaux: les quatrième à dixième, presque obtrian- gulaires ou un peu élargis de la base à l'extrémité ; le dernier ovoïde; testacées ou d'un fauve testacé. Yeux d'un brun noir ; ovalaires ou oblongs; non échancrés. Prothorax arqué en devant; à angles anté- rieurs déclives, à peine ou faiblement visibles en dessus, plus ouverts que l'angle droit; élargi en ligne un peu arquée sur les côtés; émoussé aux angles postérieurs ; en ligne presque droite ou faiblement arquée en arrière et à peine bissubsinuée à la base ; muni à celle-ci et latéralement d'un rebord très-étroit; à rebord latéral tranchant dans sa seconde moitié, obtus ou peu tranchant en devant; de moitié environ plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; moins convexe en arrière qu'en avant; à pubescence courte, soyeuse et luisante ; noir, avec ses bords testacés, plus largement ou moins briè- vement en devant que sur les côtés et à la base; sans fossettes basi- laires ou n'en offrant que des traces peu distinctes. Ecusson de moitié plus large que long; presque en carré transverse, émoussé à ses angles postérieurs, soit un peu arqué en arrière, soit parfois subéchancré à sEHROVAi.piENS. — Carida. 255 son bord postérieur ; soyeux ; lestacé ou d'un fauve testacé. Elylres à peu près aussi larges en devant que le prothorax à sa base; trois fois au moins aussi longues que lui sur son milieu; subparallèles jusqu'à la moitié, rélrécies en ligne courbe jusqu'à l'angle suturai à partir des deux tiers , munies latéralement d'un rebord élroit qui s'efface posté- rieurement; médiocrement convexes ; à pubescence courte, soyeuse et luisante : tantôt entièrement fauves ou d'un fauve Lestacé, tantôt enfumées ou obscures sur leur disque; lisses, mais offrant parfois des traces de rangées slriales de points qui paraissent exister sur leur face interne. Repli lestacé; très-étroit, réduit à une tranche presque à partir des hanches postérieures. Dessous du corps fauve ou lestacé sur les côlés de l'anlépectus el parfois sur loule sa surface, souvent d'un noir brun sur les médi et poslpectus et sur le ventre : à pubescence courte el soyeuse, qui donne aux parties noires une teinte d'un noir ardoisé. Mésosternum oblriangulaire, subgraduellement rétréci d'avant en arrière, un peu caréné; prolongé à peu près jusqu'à l'extrémité des hanches. Postépisterriums subparallèles; six fois environ aussi longs qu'ils sont larges. Hanches de devant continues. Hanches posté- rieures peu obliquement transversales. Pieds lestacés ou d'un testacé livide. Avant-dernier article des tarses antérieurs presque bilobé, avancé sous le suivant : celui des tarses intermédiaires à peine avancé en forme de sole sous le suivant : celui des postérieurs plus court ou parfois sans saillie bien distincte : premier article des tarses postérieurs un peu plus long que tous les suivants réunis. Cette espèce vit principalement aux dépens des substances crypto- gamiques. Elle habite surtout les parties froides ou humides. On la trouve dans les bolels fixés aux troncs de l'aune, du sapin et de diverses autres espèces d'arbres. Obs. Elle yarie un peu de coloration suivant le développement de la matière colorante. Les antennes, souvent testacées ou même d'un testacé pâle, sont parfois d'un fauve brun, avec la base testacée ou d'un fauve cendré. Quand on les regarde d'avant en arrière, elles semblent moins foncées ou plus claires. La tête est habituellement noire ou brune, mais quand le pigmenlum a été moins abondant, le front n'est noir qu'à moitié ou même fauve ou lestacé. La partie noire du disque du prothorax qui constitue ordinairement une bande presque transversale, s eclaircil, se restreint ou disparaît ; les élytres, parfois obscures ou enfumées sui le disque, sont plus habituellement d'un fauve testacé. Le dessous du corps se ressent aussi du défaut de la matière colorante, et parfois il est entièrement fauve ou d'un fauve testacé. 256 BAHAIPALPES. 2. C. flexiiosa ; Paykill. Suballongée : médiocrement convexe ; à pubescenec soyeuse. Prothorax et élytres d'un roux testacé : le premier orné d'une bande transvase, noire : les secondes parées chacune, de deux bandes transversales et flexueuscs, de même couleur : Vantérieure liée au quart du bord, externe, bidentée en devant, prolongée en arrière vers son milieu, formant avec sa pareille sur la suture un angle dirigé, en arrière : la seconde, liée au bord externe vers la moitié de celui-ci, anguleusement avancée vers son tiers interne. Avant-dernier article des taises postérieîirs en forme de sole. cf. Cinquième arceau ventral entier. J. Cinquième arceau ventral entaillé dans son milieu, Hâllominus flexvosus, I'ayk. Faun. suec. t. 2. p. 182. 5. Hallomenus flexuosus, Latg. Hist. nal I. 10. p. 535. observ. — Gyi.lenii. Ins, suec. I. 2. p. 529. 4. — SciiONii. Syn. ins. t. 3. p. 51. 5. — Zetterst. Faun. lapp. p. 286. I . — Id. Ins. lapp. p. 164. 1. — Sahlb. Ins. fenn. p. 452. 4. — Curtis, Brit. enlomol, t. 10. p. 1. 474. — Steph. Illustr. t. 5. 426. — Id. Man. p. 33<\ 2588. — De Casteln. Hist. uat. i. 2. p. 218. 4. — - L. Uedtenbach. Faun. auslr. p. 610. — Pkrris, in Ami. soc. eut oui. de Fr. 2e série t. 10. p. 507. Hallomenus itndatus, I'anz. Faun. germ. 68. 25. — Id. Krit. revis. 1. p. 9 7. Melancliya undata, Ii.lic. Magaz. t. 6. p. 535. Dircaeajlexuosa, Dcftsch. Faun. aust. l. 2. p. 265. 4. Long. 0,0036 à 0,0015 (l 4/3 à 2 I.) Larg. 0,0011 à 0,0015 (1/2 à 2/3 I.) Corps oblong ou suballongé ; médiocrement convexe; pointillé, avec les intervalles presque squammuleux garni de poils fms,soyeux,couchés, de la couleur des diverses parties du corps, en dessus. Tête subtrian- gulaire; subperpendiculaire; enfoncée dans le prolhoraxjusqu'auxyeux; ordinairement noir ou d'un noir brun, avec le labre et souvent aussi l'épistome d'un jaune roux. Palpes flaves ou d'un jaune pâle. Antennes insérées au côté interne des yeux, un peu au delà de la moitié de la longueur de celui-ci; prolongées un peu au delà des angles postérieurs du prolhorax ; assez épaisses, avec les deux premiers articles un peu plus étroits : le deuxième des deux tiers environ plus court que le suivant : celui-ci un peu élargi de la base à l'extrémité : les quatrième à dixième subfiliformes, en partie plus longs que larges ; le onzième ovoïde, appendice ; d'un flave testacé sur les trois premiers articles, ordinairement noires ou brunes sur les suivants,avecle dernier testacé, quelquefois moins obscures ou même d'un flave testacé à partir du seruopalimens. — Carida. 2 57 septième article. Yeux ovalaires ; non échancrés ; noirs. Prothorax ob- Insénient arqué en devant et voilant la partie postérieure de la tête ; à angles antérieurs déclives, un peu émoussés et plus ouverts que l'angle droit; élargi d'avant en arrière en ligne arquée, arrondi aux angles postérieurs ; faiblement en arc bissubsinué, à la base ; muni sur les côtés d'un rebord très-étroit et peu distinct, prolongé jusqu'aux sinuo- sités de la base, sans rebord sur le reste de celte dernière ; tranchant en dessous sur les deux tiers postérieurs de ses bords latéraux ; d'un tiers plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; médiocrement convexe ; squammuleusement pointillé; brièvement pubescent ; tes- tacé, d'un roux ou d'un fauve teslacé, orné d'une large bande trans- verse noire, étendue jusque près des bords latéraux, ordinairement pro- longée en arrière aux extrémités de son bord postérieur, laissant de couleur foncière le tiers ou les deux cinquièmes antérieurs de la lon- gueur et le quart ou le tiers postérieur ; offrant sur la ligne mé- diane un léger sillon longitudinal, souvent oblitéré à ses extrémités, surtout à l'antérieure ; noté d'une légère dépression vers chaque subsi- nuosilé basilaire ; souvent marqué d'une fossette poncliforme près de chaque bord latéral, vers le milieu de la longueur. Ecusson presque en carré plus large que long,obtusément arqué à son bord postérieur; brun ou brun noir. Elytrcs à peine plus larges en devant que le protho- rax à ses angles postérieurs ; près de quatre fois aussi longues que lui ; subparallèles, rélrécies en ligne courbe vers l'extrémité ; munies laté- ralement d'un rebord graduellement plus étroit, presque nul postérieu- rement, peu visible en dessus dans sa partie antérieure ; médiocrement convexes ; d'un roux testacé ou d'un fauve teslacé, ornées chacune de deux bandes noires ou brunes, flexueuses ou onduleuses : la pre- mière égale environ au neuvième de la longueur, liée au bord ex- terne, vers le quart de sa longueur, offrant à son bord antérieur deux courbures ou dents obtuses peu avancées : l'une,joignanl le bord laté- ral, l'autre vers le milieu de la largeur, offrant, enlre les deux dénis, à son bord postérieur, une branche ou un appendice longitudinal prolongé en arrière jusqu'à la moitié de. la longueur des éluis ; cette même bande dirigée en arrière vers la suture, où elle forme avec sa pareille un angle aigu prolongé jusqu'au tiers ou aux deux cinquièmes de la longueur des éluis : la deuxième bande, moins grêle, liée au bord externe vers la moitié de sa longueur, courbée en arrière jusqu'aux deux cinquièmes ou au tiers de la largeur de chaque étui, offrant dans ce point, à son bord antérieur, une dent avancée jusqu'au niveau de l'extrémité de la branche postérieure de la première bande, entre celle annales de fa Société Linnéenne. K~ 258 BARBIPALPES. branche et la suture, formant sur celle-ci, avec sa pareille, un angle rentrant ou une enlaille,oflïanl à son bord postérieur une dent obtuse, vers le tiers interne de sa largeur. Repli graduellement rétréci depuis labase,réduitàpeuprès aune tranche à partir des hanches postérieures. Dessous du corps testacé sur l'antépectus , brun ou d'un brun noir sur le reste; pointillé; pubescent. Mésosternum rétréci d'avant en arriére, prolongé jusqu'à l'extrémité des banches postérieures. Post- épisternums rétrécis d'avant en arrière; près de cinq lois aussi longs qu'ils sont larges à la base. Hanches île devant conliguès ; presque piri- formes; convexes. Hanches postérieures un peu obliquement trans- versales. Pieds d'un testacé, d'un fauve ou d'un roux testacé livide. Avant-dernier article de tous les tarses entier ou un peu sensiblement avancé sous le suivant en forme de sole : premier article des posté- rieurs aussi long que tous les suivants réunis. Cette espèce vit comme la précédente aux dépens de diverses espèces de bolets. Elle a été prise par M. Perris, dans les Landes, dans le Bolelus pini , Thor. Elle est généralement moins rare que [la C. a/finis. Obs. Elle varie suivant le développement de la matière colorante noire. Quand celle-ci a plus ou moins fait défaut, le front passe du noir au testacé; la bande prothoracique pâlit et acquiert moins de développement; les bandes des élytres se montrent plus étroites ou plus obsolètes, elles finissent même quelquefois par disparaître entiè- rement. DEUXIÈME RAMEAU. DIIICÉATES. Caractères. Dernier article des palpes maxillaires en forme de coutre, c'est-à-dire comprimé, plus ou moins allongé, à peu près d'égale largeur ou légèrement arqué sur une partie basilaire variable de sa longueur, rétréci ensuite en ligne courbe à son côté interne ou infé- rieur, sillonné longitudinalement sur sa tranche interne, plus large à la base que le troisième article, le débordant visiblement à son angle postéro-inférieur ou interne. Ongles simples ou munis d'une dent basilaire rudimentaire. Ces insectes se distinguent principalement des précédents par le dernier article des palpes maxillaires en forme de coutre, plus large à la base, au côté interne, que le troisième article. Chez la D.b-guttata, le quatrième article est émoussé à son angle postéro-inlerne : chez la serropalpiens. — Dircaca. 259 D. laevigata, au contraire, il est vif, reetangulairement ouvert, et semble, par là, faire la transition avec la forme qu'il affectera chez les Serropalpaires, chez lesquels cet angle commencera à se diriger en arrière. Le prothorax, chez la même D. lacvigata offre déjà près de sa hase des fossettes rudinientaires, qui laissent pressentir celles plus pro- noncées que montreront les Mélandryens. Chez les Dircéates, les articles des palpes commencent à présenter à leur côté interne ces angles qui semblent les faire paraître presque dentés en scie, disposition qui a valu aux insectes de cette tribu le nom de Serropalpides , dénomination qui m'a paru impropre à les caractériser, parce qu'elle est loin d'être commune à tous. Ces Coléoptères peuvent être réduits au genre suivant : .Genre Dircaea, Dircée ; Fabricius (*). (Atpjcy.îa, nom mythologique), Caractères. Antennes insérées vers le milieu, ou un peu après, du côté interne des yeux, dans le faible sillon formé par les joues ; de longueur très-médiocre; subfiliformes, un peu grêles à la base; de onze articles: le deuxième, court: le troisième, plus long, obeo- nique : les septième à dixième, moins longs que larges : le onzième, appendice. Palpes maxillaires subcomprimés ; à deuxième article obtriangulaire : le troisième, court, anguleusement dilaté à son côté interne, mais moins que la base du quatrième article : celui-ci, cultriforme, sillonné sur sa tranche interne. Yeux presque entiers ou faiblement éehancrés. Tête enfoncée au moins jusqu'aux yeux dans le prothorax ; voilée par celui-ci, quand l'insecte est examiné en dessus. Prothorax presque mitréforme ; plus ou moins sensible- ment bissinué à la base ; à bords tranchants sur plus des deux tiers postérieurs de sa longueur. Elytres presque parallèles sur leurs deux tiers antérieurs. Mésosternum prolongé d'une manière variable. Postêpistcrnums allongés ; faiblement rétrécis d'avant en arrière, obtus à leur extrémité. Pieds médiocres. Eperons assez courts. Avant-dernier article de tous les tarses avancé sous le suivant : premier article des tarses postérieurs à peine aussi long que tous les suivants réunis. Corps presque semi-cylindrique. (-1) Fabr. System, Eleullier. t. 2. p. 88. 900 BARBIPALPGS. oc. Mé.-oslernuni prolongé à peu près jusqu'à l'extrémité des bancheS. 1. ■>. «gua«li'i-n*utiata ; V wwvll. Allongée,prcsquc semi-cylindri- que ; à pubescence soyeuse ; finement ponctuée, avec les intervalles squam- muliformes ; noire, ornée sur chaque élytre de deux taches orangées ou jaunes, couvrant environ les deux tiers submédiaires de la largeur de cha- que étui : l'antérieure, du neuvième au quart, avancée dans le milieu de son bord antérieur : la postérieure, des quatre aux cinq septièmes de la longueur, échancrée dans le milieu de son bord postérieur. Palpes, base des antennes et derniers articles des tarses, testâtes. Antennes un peu plus grosses vers leur moitié. Mésosternum prolongé presque jusqu'à l'extrémité des hanches. Hypuhu \~gutliim, Payk. Faut), suec. t. t. p. 251. 1. Serropnlpns i-niarulalus, Illic. Kaef. preus. p. 150.6. Dircaea i-guitaia, FACR.Spt Eleulh. t. 2. p. 89. 3. — Latr. Hist. nat. t. 10. p. 356. olis. — Gyli.exh. Ins. suec. t. 'J. p. 520. 50. — Dcftslh. Kaun. aust. I. 2. p. 204. !2. — Schonh. Syu. ins. l. 3. p. 49. 3. — Gmimar, Faim. Ins. Europ. 6. 6. — Sahlb. Tus. fenn. p. 449. 4. — L. RedtEnbacheb, Faun. auslr. p. 609. Long. 0.0072 à 0,0090 (3 1/4 à 4 I.) Larg. 0,0022 à 0,0053 (1 à 1 1/2 I.) Corps allongé ; presque semi-cylindrique, médiocrement convexe sur le dos ; marqué d'une ponctuation très-fine, légèrement râpeuse ou ruguleuse, faisant paraître les intervalles squammuliformes ; garni d'un duvet ou de poils soyeux, fins, couchés, médiocrement épais, de la couleur des diverses parties du corps, peu apparents sur les parties obscures. Tête entièrement voilée par le prolhorax, quand l'insecte est vu en dessus ; noire, avec le bord antérieur de l'épistome et le côté externe des mandibules d'un rouge brun ou d'un rouge testacé. Palpes maxillaires d'un roux livide ou testacé ou d'une teinte rapprochée ; à dernier article émoussc à son angle postéro-interne. Antennes pro- longées à peu près jusqu'aux angles postérieurs du prothorax; pubescenles ; légèrement plus grosses vers leur milieu-, à quatrième el cinquième articles au moins aussi longs que le quatrième ; ordinai- rement noires, avec les deux premiers articles, souvent une partie du troisième et l'extrémité des autres, d'un testacé ou d'un flave testacé, parfois avec les quatre premiers articles teslacés, et les autres moins obscurs. Prothorax paraissant en dessus presque en forme de mitre obtuse el à côtés curvilignes, ou en ogive obtuse sur sa moitié ou ses trois cinquièmes antérieurs, subparallèle ou à peine rétréci en ligne un peu courbe sur son tiers postérieur ; arqué en devant ; à angles SEHKOPALPIENS. Dllldl II ■ 261 antérieurs inlléchis, très-ouverts, peu prononcés et invisibles en dessus; à bords latéraux munis d'un rebord étroit, invisible en dessus: ces bords obtus en devant, tranchants d'une manière graduellement plus prononcée, à partir du cinquième ou du quart antérieur jusqu'à l'extrémité; obtusément tronqué à la base au devant de l'écusson, subsinué entre celle partie et chacun des angles postérieurs, qui sont un peu courbés en arrière sur les angles huméraux des élytres; muni à la base d'un rebord étroit, ordinairement interrompu en devant de l'écusson ; à peu près aussi large à la base qu'il est long sur son milieu; convexe en devant, graduellement moins convexe en arrière; noir; squammuleusemenl ponctué. Ecusson plus large que long; obtusément arrondi en arrière; coloré et ponctué comme le prothorax. Elytres à peu près aussi larges en devant que le prothorax à ses angles postérieurs ; moins larges que celui-ci dans son milieu ; deux fois et quart à deux fois et tiers aussi longues que lui ; subpa- rallèles jusqu'aux Irois cinquièmes, rélrécies ensuite en ligne un peu courbe, faiblement d'abord, mais plus sensiblement après, jusqu'à l'angle suturai; très-étroilement rebordées sur les côtés; médiocre- ment convexes sur le dos, convexement déclives latéralement; pubescentes et ponctuées comme le prolhorax, mais d'une manière plus finement squammuleuse; marquées d'une légère fossette humé- raie ; offrant ordinairement les traces plus ou moins sensibles de deux à quatre nervures longitudinales ou côtes peu saillantes, indistinctes postérieurement : la troisième à partir de la suture naissant de l'épaule; noires, parées chacune de deux taches ordinairement oran- gées, quelquefois plus pâles, de forme un peu variable, n'atteignant ni la suture, ni le bord externe : l'antérieure, prolongée du neuvième au quart de la longueur, le plus souvent subarrondie, avec la partie médiaire interne de son bord antérieur plus avancée, couvrant ordi- nairement du cinquième juxta-sutural au sixième juxta-marginal: la deuxième, prolongée environ des quatre aux cinq septièmes de la longueur, échancrée dans le milieu de son bord postérieur, irrégu- lièrement arquée en devant, rarement trilobée, habituellement subar- rondie ou transverse, couvrant du sixième juxla-sulural ou un peu moins au sixième juxta-marginal ou un peu moins, de la largeur. Repli obliquement déclive; de moitié plus étroit en devant que le postépisternum, graduellement rétréci, réduit à une tranche près de l'extrémité. Dessous du corps noir; garni de poils concolores; moins finement ponctué sur ses parties pectorales que sur le ventre. Méso- sternum rétréci d'avant en arrière, prolongé à peu près jusqu'à l'extré- 2(32 BAKBIPALPES. mité des hanches intermédiaires. Postépisternums rétrécis d'avant en arrière, quatre fois aussi longs qu'ils sont larges à la base, six fois aussi longs qu'ils sont larges à L'extrémité. Pieds ordinairement noirs ou d'un brun noir, avec partie des hanches, les genoux et la base des jambes d'un rouge testacé ou d'un lestacé brunâtre, et au moins les derniers articles des tarses intermédiaires et postérieurs, et la presque totalité des antérieurs, lestacés : premier article des postérieurs un peu plus long que les trois suivants réunis. Cette espèce se trouve dans nos provinces méridionales. Obs. Quand la matière colorante a été moins abondante, les parties noires des antennes et des pieds passent au brun ou au brun tirant sur le testacé; les élylres même au lieu d'être noires, sont brunes. Les nervures des étuis sont plus ou moins apparentes. Quelquefois on n'en peut distinguer que deux, le plus souvent les deux plus internes ; d'autres fois on en compte trois ou quatre, quelquefois même les quatre sont assez prononcées : ces nervures, comprises entre la suture et le bord externe, sont séparées par des intervalles à peu près égaux ; elles s'effacent au moins à partir des trois quarts de la longueur des étuis : la troisième naît de l'épaule : la quatrième, entre l'épaule et le bord externe. Les taches varient de forme et de couleur. Ordinairement elles sont de couleur orangée ; mais quand la matière colorante a été moins abondante, elles passent au jaune pâle. Quant à leur forme, elle est très-variable ; la première est ordinairement subarrondie, d'autres fois plus rapprochée du carré, avec la partie médio-in terne de son bord antérieur plus ou moins avancée, de manière à faire paraître la partie plus externe du même bord échancrée. J'en ai vu des exemplaires dont le bord postérieur de la même tache était profondément échan- cré jusqu'aux deux cinquièmes postérieurs de la longueur de la tache, qui se prolongeait en pointe de chaque côté de l'échancrure. La tache postérieure est habituellement plus large que longue, irrégu- lièrement arquée en devant, presque en ligne droite et plus déve- loppée longitudinalement à son côté externe, réduite et subarrondie à l'interne, échancrée dans le milieu de son bord postérieur ; mais parfois elle affecte une forme plus visiblement transverse ; d'autres fois, au contraire, elle est presque arrondie ; rarement, par une anomalie singulière, elle est trilobée ou comme formée de deux taches ovales dont l'interne plus petite, et, au milieu du bord antérieur de ces taches unies, s'avance un prolongement de largeur presque uni- forme, de longueur égale à celui de la tache interne. serropalpiens. — Dircaea. 263 Les exemplaires du nord sont ordinairement d'une taille moins avantageuse que ceux des provinces du midi. J'en ai vu, dans la collection de M. Fondras, deux individus qui lui avaient été envoyés par feu le comle Mannerheim, dont les taches, par leur teinte d'un jaune pâle, rappellent la description donnée par Gyllenhal. A voir la couleur de ces taches et la taille plus petite de ces exemplaires, on serait tenté de considérer les individus provenant de nos provinces méridionales comme constituant une espèce particulière (D-i-signata); mais les taches de ces variétés finlandaises occupent si exactement la même place, elles ont si hien les signes distinclifs et la forme géné- rale qui se retrouvent chez les autres, ces individus ont d'ailleurs si régulièrement tous les caractères de l'espèce, qu'il est visihle que la décoloration des taches est un défaut de matière colorante, défaut que viennent accuser aussi les antennes et les pieds. Quelquefois alors la tache antérieure se trouve assez restreinte, n'a pas assez de déve- loppement pour arriver jusqu'à la première nervure qu'elle dépasse ordinairement. J'ai reçu d'ailleurs de Suède un exemplaire qui ne diffère en rien de ceux du midi, si ce n'est par une taille moins avan- tageuse. Il a, comme les nôtres, la tache antérieure plus avancée vers le milieu de son bord antéro-interne, et la postérieure échancrée dans le milieu de son bord postérieur , caractère général de ces taches, et qui vient ainsi confirmer l'identité de l'espèce. a.%. Méso9ternuui à peine prolongé jusqu'à la moitié des hanches intermédiaires (G. Xylita, Paye.. (1) ). 2. O.Iaovig^ata ; Hellenius. Allongée ; presque semi-cylindrique ; à pubescence soyeuse ; ordinairement brune ou d'un brun noir, avec la base des antennes et les tarses testaecs, mais parfois fauves ou d'un fauve tcslacé sur tpiclqucs parties au moins de son corps. Antennes grossissant un peu vers l'extrémité. Prothorax rugueusement ponctué ; bissubsinué à la base; mar- qué de deux fossettes peu profondes. Mésosternum prolongé à peine jusqu'à la moitié des hanches. Serropalpus lœvigatus Hellen. in Vetunsk. Acad. nya IJandi . ( 1 7 S t> ) p. 312. 2. — Gmel. C. Linn. Syst. nat. t. 1 . p. 1901. 2. — Tluo. Kaef. pr. p. 131. 8. Lymexylon laevigatum, Panz. Entora. germ. p. 206. 8. — ld. Faun. germ. 24. 16. 1» édit. — ld. Krit. Ilev. d. Ins. Faun. 1. p. 96. (1) Faun.suec. t. 1. p. 249. 264 BARBIPALPES. Xrli'a bupreitovles, Payk. Faut», suée. I. I. p. 249. 1. — Stkph. llluslr. I. S. p. 38. ,„)/e. — Id. Man p. 329. Î579. Dircaca discolor, Fabr. Suppl. p. 121. 2. — Id. 5yst. Eleu/li. t. 2. p. 89. i. — I'a.nz. Faun. germ. 2« édit 24. 16. el 97. 6. — Id. Iodes, p. 145. 1. — • Doftsch. Faun. aust. t. 2. p. 261. 3. ■ — Zgterst. Faun. lapp. p. 284. I. — Id. Ins. Upp. p. 163. 1. — De Castelh. Hist. nat. t. 2. p. 248. 1. — L. Dufour, Excurs. eutuni. p. 69. 412. Dircaea laevigata, Gtllenh. Ins. suec. t. 2. p. 517. 1 . — Sahlb. Ins. fenn. p. 448. 1 — L, Rkdtenb. Faun. austr. p. 609. Long 0,0036 à 0.0090 (2 1/2 à ùl.) Larg. 0,0022 à 0,0033(1 à 1 1/21 ) Corps suballongé ; subsemi-cylindrique ; médiocrement convexe ; marqué de points plus grossiers sur le prothorax, plus fins sur les élytres ; garni de poils soyeux, fins, couchés, fauves, médiocrement épais. Tête ordinairement brune ou d'un brun noir, depuis sa partie postérieure jusqu'à la base des antennes ou jusqu'à l'épislome, d'un fauve lestacé ou testacée en devant ; parfois presque entièrement de cette couleur, quand la matière colorante a fait défaut. Antennes prolongées à peu près jusqu'aux angles postérieurs du prothorax ; graduellement un peu plus épaisses vers leur extrémité; brièvement pubescentes ; de onze articles : le deuxième un peu moins long que le troisième : les quatrième à dixième, à peine aussi longs ou à peine plus longs que larges : le onzième appendice; ordinairement d'un brun livide, testacées ou d'un roussâtre testacé sur les trois premiers articles et brunes sur les autres ; mais parfois presque entièrement brunâtres ou testacées. Palpes maxillaires testacés ou d'un brun testacé ; à dernier article à angle postéro-inlerne vif ou non émoussé. Yeux noirs; faiblement échancrés. Prothorax un peu arqué en devant à son bord antérieur; à angles de devant déclives, invisibles en dessus et ouverts; à bords latéraux arqués, mais paraissant par suite de la déclivité de ses angles de devant presque milréforme, c'est-à-dire élargi en ligne un peu courbe jusqu'aux trois cinquièmes de sa longueur, subparallèle ensuite ; à bords latéraux moins tranchants dans leur moitié antérieure el obtus près des angles de devant; bis- subsinué à la base, avec les angles postérieurs légèrement dirigés en arrière ; un peu moins long sur son milieu qu'il est large à la base ; assez convexe en devant, graduellement moins convexe en arrière ; ordinairement brun ou brun noir, parfois avec le bord antérieur et la base, ou du moins la partie médiaire de celle-ci,d'un fauve rous- ràtre, quelquefois entièrement d'un brun fauve ou testacé; grossière- serboi'alpiens. — Dircaea. 265 ment ponctué, avec les intervalles squammuliforines; marqué d'une fossette longitudinale et triangulaire, peu ou médiocrement profonde, au devant de chacune de ses sinuosités basilaires. Ecusson presque en carré de moitié plus large que long; pubescent ; ruguleusement ponctué; brun ou brun fauve. Elytres aussi larges en devant que le prothorax ; deux fois et demie à trois fois aussi longues que lui ; sub- parallèles jusqu'aux deux tiers, rélrécies ensuite en ligne courbe ; laissant souvent un peu à découvert une partie du pygidium ; munies d'un rebord très-étroit, qui s'efface postérieurement; médiocrement convexes; marquées d'une légère fossette numérale; plus finement ponctuées et plus pubescentes que le prolhorax ; ordinairement brunes ou d'un brun noir, parfois d'un brun fauve ou testacé. Repli réduit à une tranche presque à partir des hanches postérieures. Dessous du corps ordinairement brun ou d'un brun noir, quelquefois brun seulement sur l'anlépectus et d'un brun fauve ou testacé sur le reste ; rugueusement ponctué et presque glabre sur les côtés de l'antépectus, assez finement ponctué sur les autres parties pectorales, plus finement ponctué et plus pubescent sur le ventre. Mésosternum prolongé à peine jusqu'à la moitié des hanches intermédiaires. Postépisternums subparallèles ou à peine plus larges vers leur milieu, faiblement rétrécis en arrière ; cinq fois environ plus longs qu'ils sont larges dans leur milieu. Pieds ordinairement bruns sur les cuisses, d'un brun fauve sur les jambes, et testacés sur les tarses, quelquefois entièrement de l'une de ces teintes. Eperons assez courts. Avant- dernier article de tous les tarses avancé en forme de sole : celui des antérieurs bilobé : premier article des tarses postérieurs au moins aussi long que tous les suivants réunis. Cette espèce paraît habiter toutes les parties froides ou tempérées de la France. Je l'ai prise dans les bois du Mont-Pilat et à la Grande- Chartreuse. Obs. Elle offre dans sa coloration des variations suivant le dévelop- pement de la matière colorante. Ordinairement elle est d'un brun noir ou d'un brun de poix, avec la base des antennes, les tarses et parfois les jambes, testacés ou d'une nuance rapprochée. Quelquefois la tête et le prothorax sont bruns et les élytres fauves ou d'un fauve testacé ; le dessous du corps etlespieds montrent alorsaussi une couleurmoins obscure. Plus rarement tout le corps ou presque tout le corps est fauve ou d'un fauve testacé. Elle se distingue de la précédente non-seulement parla couleur de sa robe, mais encore par ses antennes graduellement plus épaisses vers 266 BAnDIPALPES. l'extrémité, à deuxième article moins court proportionnellement; par le dernier article de ses palpes maxillaires à angle vif et reclangulaire- ment ouvert à sa partie postéro-inlerne ; par son prolhorax marqué de deux fossettes basilaires apparentes ; par son mésoslernum prolongé à peine jusqu'à la moitié des hanches. Sa larve, suivant Erichson ('), a beaucoup d'analogie avec celle de la Melandrya caraboides, mais elle a le dernier segment abdominal ar- mé de deux crochets recourbés. J'ai vu dans la belle collection de M. le D r Aube, sous le nom de D. Parreyssii, une Dircée ayant beaucoup d'analogie avec l'espèce pré- cédente, mais qui semble distincte de celle-ci. Elle peut être caracté- risée ainsi : II. I*ai»i*ey«sîi. Allongée ; presque semi-cylindrique ; à pubescence soyeuse ; uniformément et finement ponctuée en dessus ; fauve ou d'un brun testacé : base des antennes, dessous du corps et pieds, d'un testacé roussatre ou flarescent. Antennes un plus grosses vers l'extrémité. Prothorax légère- ment arqué en arrière à la base,à angles postérieurs émoussés et moins pro- longés en arrière que le milieu. Mésosternum en triangle presque équilutéral, prolongé presque jusqu'il l'extrémité des hanches. Long. 0,0061 à 0,0067 ( 2 3/4 à 3 I.) Larg. 0,0017 (3/4 I) Patrie : la Hongrie ? Obs. Cette espèce par ses angles du prothorax émoussés avoisine les Carides; sous d'autres rapports, elle paraît faire la transition entre la D. i-guttata et la D. lacvigala. Elle diffère de celle dernière dont elle se rapproche par la couleur de sa robe, par la ponctuation du dessus de son corps uniforme et plus fine ; par les articles cinq à dix de ses antennes en forme de coupe, c'est-à-dire élargis [presque en demi-cercle dans leur 'moitié postérieure, tronqués en devant; par son prothorax tronqué presque en ligne droite en devant, sensiblement arqué en arrière et sans sinuosités à la base, avec les angles postérieurs émoussés ou presque subarrondis et moins prolongés en arrière que le milieu de la dite base, n'offrant que des traces peu apparentes de légères fossettes ; par son mésoster- num beaucoup plus large que chez les deux autres espèces, offrant (1) Zur systemaliscli. Kennt. d. Insecktcn Larv. in Arcbiv. f. Naturgescli. (. 8. 1842) r' partie, )>. 368. SEHUOPALPIENS. 267 l'image d'un triangle presque équilatéral, ayant la base en avant, et le sommet prolongé presque jusqu'à l'extrémité des hanches intermédiai- res; par ses pieds uniformément d'un testacé pâle ou flavescenl. La couleur de ces pieds, du dessous du corps et même du dessus pourrait peut-être varier ; mais les caractères indiqués serviront ù faire distinguer celle espèce des deux autres. DEUXIÈME BRANCHE. LES SEF.ROPALPAIRES. Caractères. Dernier article des palpes maxillaires, soit fortement en hache, avec l'angle postéro-interne ou postéro-inférieur vif et plus ou moins prolongé en arrière; ne débordant pas ou débordant à peine à sa base le côté interne ou inférieur du troisième article; sillonné longi- tudinalement sur sa tranche interne. Hanches de devant obliques, ovoïdes, rétrécies postérieurement, convexes en dessus, planes en des- sous, conliguës. Coiys presque semi-cylindrique. Obs. L'angle postéro-inférieur du dernier article des palpes maxil- laires qui déjà était vif et reclangulairement ouvert chez la Dircaea laevigata,se montre ici plus ou moins sensiblement dirigé en arrière et conséquemment aigu. Le troisième article est aussi dilaté à son côté interne que la base du quatrième, caractère qui sert à distinguer les Serropalpaires des Dircéales. Déjà, chez les Serropalpes, qui terminent cette division, la tête est moins voilée par le prothorax que chez les autres espèces de la même famille, et laisse pressentir la liberté plus grande dont elle jouira dans les Mélandryens, chez lesquels elle est moins déclive et en grande partie découverte. Ces insectes se répartissent dans les genres suivants : Genre. en forme de coutre, peu ou à peine prolongé en arrière à son angle postéro-interne. Sixième à dixième articles des antennes une fois à peine plus longs qu'ils sont larges, Tète voilée par le pro- thorax. Avant-dernier article de tous les tarses prolongé en for- me de sole sous le suivant. l'hloiotrya. fortement en hache ou en triangle à côté interne le plus long, plus longuement prolongé en arrière à sou angle postéro-interne ou postéro-inférieur que le quart de la longueur du même côté. Sixième à dixième articles des antennes trois fois aussi longs qu'ils sont larges. Tête un peu découverte. Avant-dernier arlich" de tous les tarses non avancé sous le suivant. Sttropatpus- 268 BAHBIPALPES. Genre Phloiotrya, Phloiotrye ; Stephens ('). (oXcto;. ccorce ; rpûw, j'use). Caractères. Antennes insérées vers le milieu, ou un peu après, du côté interne des yeux, dans les sillons formés par les joues; de lon- gueur médiocre ; subfiliformes ; de onze articles : les trois premiers un peu plus grêles : le deuxième, visiblement moins long que le sui- vant : les sixième à dixième, de moitié plus longs ou moins d'une fois plus longs qu'ils sont larges : le onzième, appendice. Dernier article des palpes maxillaires une fois plus long que large ; en forme de cou- tre ; à angle postéro-interne ou postéro-inférieur vif et un peu dirigé en arrière : à troisième article en triangle un peu transverse, moins de moitié aussi large qu'il est long à son côté externe ou supérieur. Tête voiléep ar le prolborax. Ycn.i à peine écbancrés. Pieds médiocres. Avant- dernier article de tous les tarses avancé sous le suivant : celui des anté- rieurs bilobé : celui des autres tronqué. Corps allongé ; presque semi- cylindrique. 1. P. railipcs ; Gyllenhal. Allongé ; subsemi-cylindrique ; à pu- bescence soyeuse ; ponctué rugideusement avec les intervalles squammuli- formes sur le prothorax, plus finement sur les élytres ; variant du brun de poix au fauve: pieds d'un fauve teslacè : base des antennes pâle- Deuxième article des palpes, émoussé à son angle antero-interne. Deuxième article des antennes au moins aussi long que les deux tiers du suivant» Prothorax obtus en devant ; offrant vers les deux tiers sa plus grande largeur, bissub- sinué à la base ; à deux légères fossettes antebasilaircs obliques. Dircaea rufipes, Gyllenh. Ins. suec t. 2. p. 519. 2. — Schônh. Syn. ins. t. 3. p. 49. 2. Phloiotrya rufipes? Steph. lllustr. I. 5. p. 35. pi. 24. fig. 4. — Ici. Man. p. 329. 2578. Long. 0,0061 à 0,0067. (2 3/4 à 5 1.) Larg. 0,0019 (7/81.) Corps allongé ; presque cylindrique ; médiocrement convexe sur le dos; ruguleusement ponctué, plus finement sur les élytres que sur (1) Stfphens, lllustr. t. 5. p. 32 et p. 35. Serropalpiens. — Phloiotrya. 2()9 le prothorax ; garni de poils lins, soyeux, couchés, fauves, grisâtres ou d'un fauve cendré ; variant du brun au brun fauve ou même parfois à une teinte plus pâle. Tête petite; subarrondie; engagée jusqu'aux yeux dans le prothorax; brièvement pubescente ; à pnbes- cence courte ; peu convexe sur le front; marquée d'une fossette au milieu de ce dernier; ordinairement brune, avec l'épistome et le labre plus pâle. Palpes maxillaires teslacés ou d'un livide testacé. Antennes prolongées un peu au-delà des angles postérieurs du prolho- rax; subcomprimées ; pubescenles; de onze articles ; plus grêles à la base; à deuxième article égal au moins aux deux tiers du troisième : les sixième à dixième élargis en ligne courbe, à peine aussi longs ou à peine plus longs qu'ils sont larges à leur sommet : le dernier, appendice ; ordinairement pâles ou teslacées sur les trois premiers articles, ordinairement obscures ou brunes sur les autres, avec l'extrémité de chaque article cendrée. Yeux bruns; à peine ou faible- ment échancrés à leur côté interne. Prothorax obtusément arqué en devant; à angles antérieurs déclives, ouverts et invisibles en dessus; à côtés un peu anguleusement dilatés dans leur milieu, mais parais- sant en dessus, par l'effet de la déclivité de ces côtés, élargi en ligne presque droite jusqu'aux deux tiers, puis un peu rétréci en ligne courbe; à bords latéraux tranchants à peu près jusqu'aux angles de devant, mais moins vivement près de ceux-ci ; légèrement bissinué à la base, avec les angles postérieurs un peu ouverts et peu ou point émoussés ; un peu moins large à son bord postérieur qu'il est long sur son milieu ; convexe en devant, graduellement peu convexe à la base; ruguleusemenl ponctué, avec les intervalles squammuliformes; marqué près de celte dernière de deux dépressions ou fossettes légères, obliques ou sublransversales, plus faciles à apercevoir quand on examine l'insecte d'avant en arrière : ces fossettes naissant chacune vers chaque tiers externe de la base ; ordinairement brun ou brun testacé, parfois avec le bord antérieur et quelquefois même les latéraux graduellement fauves ou teslacés ; offrant quelquefois les traces légères d'une ligne médiane. Ecusson presque en parallélogramme transverse, arqué en arrière à son bord postérieur ; près d'une fois plus large que long; puhescenl; pointillé. Elytres à peine ou à peu près aussi larges en devant que le prolhorax à ses angles postérieurs; deux fois et demie à trois fois aussi longues que lui; subparallèles jusqu'aux deux tiers ou à peine élargies vers la moitié de leur longueur, postérieure- ment rétrécies en ligne courbe jusqu'à l'angle suturai; munies sur les côtés d'un rebord étroit qui s'efface postérieurement; à bord externe 270 BAIU3IPALPE9. incliné en dehors de l'épaule et invisible en dessus dans ce point jusqu'au tiers de sa longueur; médiocrement convexes; marquées d'une fossette numérale linéairement allongée; offrant parfois les faibles traces de quatre nervures longitudinales postérieurement raccourcies : la troisième plus saillante en devant et rendant plus prononcée la fossette numérale qu'elle borde à son côté externe; d'un brun fauve ou d'un fauve brunâtre ou testacé; plus finement ponctuées que le prothorax; plus visiblement pubescenles que lui. Repli étroit, réduit à une tranche presque à partir des hanches posté- rieures. Dessous du corps à peu près de la couleur des élytres, ou un peu plus clair, surtout sur le ventre ; pointillé ; pubescent. Mcsostermim prolongé jusqu'à l'extrémité des hanches ou à peu près. Postépistemums un peu rétrécis postérieurement : quatre à cinq fois aussi longs qu'ils sont larges dans leur milieu. Pieds fauves, d'un fauve ou d'un roux testacé. Cuisses comprimées ; presque parallèles. Eperons assez courts. Tarses antérieurs offrant, surtout chez le . 507. — Chapuis et Oihndkze, Catal. p. 179. SERROPALPIENS. — Phloiotrya. 571 rieurs comprimés et crochus , plus longs el plus robustes: les (maire postérieurs plus grêles. Cette larve avait été trouvée dans le tronc d'un chêne par M. Samouelle. 2. I*. 'VaaailoueB'i. Allongé; subsemi-cylindrique ; à pubcscence soyeuse; ponctué ruguleusement avec les intervalles squanunuli formes, sur le prothorax, plus finement sur les élytres ; ordinairement brun ou d'un brun châtain sur la tête et le prothorax, brun fauve ou lestacé sur les élytres : antennes, 'palpes et pieds d'un flave roussâtre. Deuxième article des palpes à angle anlcro-interne vif. Deuxième article des antennes -2 - |? I S. à la base. Mésosternum prolongé à peu près jusqu'à l'extrémité des hanches. Zilorn. s a ! s o » — - a* ' 5*-d 5>\ Prothorax au moins aussi long qu'il est large ° - < w ï — 1 à la base. Mésosternum prolongé environ. 2 \ z> i £ "- al jusqu'à la moitié de la longueur des han- ches. Hypulus. eu ï »[W -.2 > -a £ 3 f Elytres ovalaires. Mésosternura prolongé un peu au-delà de la longueur des hanches. Marolia. élargi d'avant en arrière au moins jusqu'aux trois quarts de sa longueur. Méso«ternura non prolongé jusqu'à la moitié des \ hanches. Melandrjn, Genre Zilora, Zilore. Caractères. Antennes insérées vers la moitié du côté interne des yeux ; médiocres; grossissant un peu vers l'extrémité; de onze articles: le deuxième, court : les quatrième à dixième, presque semblables, MÉLANDRYENS. ZUora. 111 à peine plus longs qu'ils sonl larges à l'extrémité : le dernier, ovalaire. Tête penchée ; en majeure partie visible en dessus. Pulpes maxillaires à deuxième article obconique : le troisième , court , plus étroit à son côté interne que la base du quatrième : celui-ci, cultriforme, de moitié plus long qu'il est large à sa base, non sillonné sur sa tranche. Yeux peu ou point échancrés. Prothorax de moitié au moins plus large que long; offrant vers les deux tiers sa plus grande largeur; marqué de deux fossettes anlébasilaires. Elytres subparallèles jusqu'aux deux tiers; un peu plus larges en devant que le prothorax. Mésosternum pro- longé à peu près jusqu'à l'extrémité des hanches. Avant-dernier article des tarses sensiblement avancé sous le suivant. Corps suballongé. 1. Z. fcvrBifjînea % Paykull. Suballongée ; subparallèle ; médiocre- ment convexe ; marquée de points râpeux, un peu plus gros sur les élytres que sur le prothorax ; hérissée de poils médiocrement épais ; d'un brun rouge ou roux. Prothorax de moitié plus large que long ; élargi en ligne courbe jusqu'aux deux cinquièmes, à peine rétréci ensuite en ligne droite ; bissubsinué à la base ; à peine déprimé au devant de celle-ci et creusé de deux fossettes. Elytres un peu plus larges que le prothorax ; presque sériale- ment ponctuées près de la suture. Xylita ferruginea , Payk. Failli, suec. I. I. p. 250.2. Dircaea ferrttginca, Gyllenii. Ins. suec. t. 2. p. 521. 4. — Zetterst, Faun. lapp. p. 284. 2. — Id. lus. lapp. p. 163. 2. — Samlb. Ins. fenn. p. 450. 5. Long. 0,0067 (5 1.) Larg. 0,0021 (1 I.) Corps suballongé ; médiocrement convexe; grossièrement ponctué à la base des élytres, moins grossièrement sur le prothorax; d'un brun rouge; mi-hérissé de poils assez longs. Tète subarrondie; pen- chée; non enfoncée dans le prothorax jusqu'aux yeux; ponctuée; hérissée de poils peu épais; d'un rouge testacé ou d'une teinte rappro- chée. Palpes maxillaires plus pâles. Yeux noirs; un peu saillants; peu ou point échancrés. Antennes prolongées un peu au-delà des angles postérieurs du prothorax; épaisses, avec la base plus grêle; grossis- sant un peu vers l'extrémité; hérissées de poils peu épais ; d'un rouge testacé ou d'un fauve testacé. Prothorax arqué en devant; à angles antérieurs déclives et invisibles en dessus ; à bords latéraux arqués, et offrant vers les deux cinquièmes leur plus grande largeur , mais paraissant, par l'effet de la déclivité de ses côtés, élargi en ligne 278 lUKUII'ALPES. courbe jusqu'au tiers ou aux deux cinquièmes et. subparallèle ensuite ou plutôt faiblement rétréci en ligne droite ; bissinué à la base près de chaque angle, avec la partie médiaire arquée et un peu plus pro- longée en arrière que les angles, qui sont vifs et un peu ouverts; sans rebords ou à peine rebordé ; tranchant sur les deux tiers postérieurs de ses côtés et faiblement sur l'antérieur; convexe en devant, presque plan en arrière ; de moitié plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; marqué de points un peu moins gros que ceux des élylres, médiocrement rapprochés et donnant chacun naissance à un poil mi-relevé ; creusé d'une fossette profonde , au devant de chaque sinuosité basilaire ; offrant les traces d'une ligne longitudinale mé- diaire; d'un rouge brun ou d'un fauve brunâtre. Ecusson petit; semi-orbiculaire; d'un fauve brunâtre ; presque lisse. Elylres un peu plus larges à la base que le prolhorax à la sienne, faiblement plus larges que lui dans son milieu ; près de quatre fois aussi longues que ce dernier ; subparallèles jusqu'aux deux tiers, arrondies postérieure- ment, prises ensemble; à peine rebordées ; inclinées en dehors de lepauîe; médiocrement con\o.\ey ; d'un brun de poix rouge ou d'un fauve brun de poix; marquées de points profonds, un peu plus gros que ceux du prothorax, formant près de la suture trois ou quatre sortes de rangées strialcs; hérissées de poils assez longs d'un fauve cendré ; creusées d'une fossette humérale peu profonde. Repli étroit ; latéral ; réduit à peu prèj à un tranche à partir des hanches posté- rieures. Dessous du corps d'un brun rouge sur les parties pectorales, fauve ou d'un fauve tes lacé sur ie ventre; pubescent; ponctué assez fortement sur ies premières, pointillé, sur les secondes. Mésosternum prolongé en se rétrécissant jusqu'à ailé ou à peu près des han- ches. Postépisternums rétrécis d'avant en arrière; cinq fois environ aussi longs qu'ils sont larges à la base, l^eds d'un fauve teslacé. Premier article des tarses postérieurs au moins aussi long que tous les suivants réunis : avant-dernier article de tous les tarses sensiblement avancé sous le suivant. Cette espèce a été prise, sur des pins, dans les environs de Bordeaux, par M. Charles Perroud ; elle paraît très-rare en France. Qbs. Elle avait été comprise par Paykull, dans son genre Xylîia , dont le type semble avoir été, dans l'esprit de cet auteur, la Dircaea Incrigata. MELANDRY12NS. ■ HypulllS. 279 Genre Hypulus, Hypule ; Paykull ('). (utojXc;, qui a une apparence Irompeuse.) Caractères. Antennes insérées vers la moitié du côlé interne des yeux; médiocres; subfdiformes ou plutôt grossissant un peu vers l'extrémité; de onze articles : le deuxième, court : les quatrième à dixième, presque égaux, un peu plus longs que larges : le onzième, rétréci ou subappendicé à son extrémité. Tête penchée, en majeure partie visible en dessus. Palpes maxillaires à deuxième article obtrian- gulaire : le troisième, en triangle transverse, à peu près aussi large que la base du quatrième : celui-ci, cultriforme, une fois plus long qu'il est large, peu ou point sensiblement sillonné sur sa tranche inférieure. } eux un peu échancrés. Prothorax un peu plus long que large; presque carré, un peu moins large à la base qu'aux deux cinquièmes de sa longueur; creusé de deux fossettes antébasilaires. Elytres subparallèles. Mcsoslernnm prolongé jusqu'à la moitié ou un peu plus des hanches intermédiaires. Postépisternums allongés; presque parallèles. Avant-dernier article des tarses avancé sous le suivant. Corps suballongé. 1. ÏE. «|iaei*c£ïaBBS ; Paykull. Allongé; peu convexe; à pubescence soyeuse, couchée, luisanle,en partie mi-dorée. Prothorax noir ou noir brun. Elytres d'un fauve testacé, ornées d'une bordure sulurale depuis la base presque jusqu'au quart, plus ou moins liée à une tache en hameçon ; d'une large bande transverse, couvrant de la moitié aux trois quarts, entaillée en devant ; et d'une bande apicale, noires. Dessous du corps brun ou fauve. Pieds d'un fauve testacé. El'iter quercinus, Quensel. Dissert. (1790), p. 17. Etaler? l/kkiihjensis, (TaiiNBEaG), Tenebrio bkckengensis, Rhen, Beraerk. in Schseid. Neust. Magaz. p. 241. Helops ? fasciatus, (Hklwij), voy. Scii.neid, N. Magaz. p. 242. Noioxus dubius, Fabr. Eutom. syst. t. 1. p. 211. 4. — Panz. Faun. germ. 11. là. — ld. Entom. gerni. p. 86. 2. Hypulus quercinus, Payk. Fauu. suec. t. 1. p. 252. 2. — Panz. Index, p. 146. -I. — S. Farg. el A. Serv. Encycl. métb. I. 10. p. 419. 2. pi. 37 .'. bis Gg. 21. — Curtu, (') Payu. Fauu. suec. t. 1. p. 251. 280 BARBIPALPES. Brit. enlom. t. 6. 25",. iig. — Steph. Illuslr. t. 5. p. 357. I. pi. 21. fig. 5. — 1,1. Man. p. 330. 2581. — L. Redtenb. Faun. austr. p. 608. Hallomenut quercinus, Latr. Hist. nat. t. 10. p. 357. obs, Serropal/ws dubius, Illiu. Kaef. preus. p. 128. 4. Dircaea dubia, Fau. Syst. Eleutb. l. 2. p. 70. 6. — Panz. Krit. Revis, p. 62. — Duftsch . Faun. austr. t. 2. p. 265. 5. Melandrra ? quercina, Latr. Gen. t. 4. p. 339. Melandrija dubia, IllIg. Magaz. t. 6. p. 535. Dircaea quercina, Gïllenh. Ids. snec. t. 2. p. 523. 6. — Scbonh. Syti . Ins t. 3. p. 50. 13. Uypulus (/ubius, De GtsTELN. Ilist. nal. t. 2. p. 249. 2. Long. 0,0048 à 0,0059 (2 1/8 à 2 2/5 I.) larg. 0,0012 à 0,0015 (1/2 à 2/5 1.) Corps allongé ; subparallèle ; presque plan ou peu convexe ; garni de poils fins, couchés, cendrés ou d'un cendré fauve, luisants, en partie mi-dorés à certain jour. Tête penchée; subarrondie; finement ponctuée; creusée d'une petite fossette sur le milieu du front; pubescenle ; noire, avec le labre d'un fauve ou d'un rouge lestacé. Palpes de cette dernière couleur. Yeux bruns. Antennes prolongées environ jusqu'au quart des élytres; d'un fauve ou d'un rouge testacé. Prothorax un peu arqué en devant, avec les angles antérieurs déclives, presque confondus avec le repli; faiblement élargi en ligne courbe jusqu'au tiers de ses côtés, puis un peu rétréci postérieurement; à bords latéraux repliés en dessous et arrondis sur plus de la moitié de leur longueur, tranchants seulement vers leur partie postérieure ; tronqué ou à peine bissinué à la base, avec la partie médiaire en arc faiblement dirigé en arrière; à angles postérieurs presque droits et très- prononcés ; peu convexe ; creusé de chaque côté à la base, d'une fos- sette profonde, triangulaire, longitudinale, égale aux deux cinquièmes postérieurs de sa longueur, aboutissant au côté interne des angles postérieurs, relevée en carène à son côté externe comme chez les Taupins ; moins finement ponctué que la tète; noir; garni d'un duvet pâle, soyeux, luisant, à teinte légèrement dorée à certain jour, plus apparent sur les trois cinquièmes postérieurs qu'en devant. Ecusson une fois plus large que long ; oblusément tronqué ou un peu arqué en arrière à son bord postérieur; d'un noir brun ; pubescent. Elytres un peu plus larges à la base que le prothorax, à peu près aussi larges en devant que le prothorax dans son diamètre transversal le plus grand ; quatre fois aussi longues que lui; presque parallèles jusqu'aux (leux tiers (o^) ou un peu plus élargies dans leur milieu (?), rétrécies MÉLAXDHYEXS. IlypttlllS. 281 postérieurement; obtusément arrondies à l'extrémité, prises ensemble: peu convexes; plus grossièrement ponctuées et d'une manière plus ruguleuse à leur base que le prolborax, aussi finement ponctuées postérieurement ; d'un fauve clair ou d'un fauve testacé ; ornées chacune d'une bordure suturale , d'une tache et de deux bandes transverses, noires : la bordure suturale, naissant de la base, dont elle couvre environ du tiers à la moitié interne , prolongée jusqu'au cinquième de leur longueur, sur un cinquième de leur largeur le long de la suture, dont elle se détache souvent ensuite en se rétrécissant, liée ou presque liée à une tache postérieure en forme de hameçon tourné en dehors, prolongée presque jusqu'aux trois septièmes de la longueur : cette courbure séparée du bord externe, à son côté exté- rieur, par un espace égal au quart de la largeur : la première bande, transverse, couvrant de la moitié environ aux trois quarts au moins de la longueur, liée à la suture, couvrant les quatre cinquièmes ou cinq sixièmes de la largeur, entaillée en devant, arquée en arrière : la bande postérieure, en forme de tache apicale, couvrant environ le dixième de leur longueur ; garnies d'un duvet noir sur les parties noires, et cendré ou cendré mi-doré à certain jour sur les autres : ce duvet offrant les poils dirigés en dehors pi es de la suture, et consti- tuant une sorte d'épi, du quart à la moitié de la longueur et des trois quarts à l'extrémité. Dessous du corps pointillé: pubescent ; ordinaire- noir, ou d'un noir brun, tirant sur le fauve, avec les bords des arceaux du ventre fauves ou testacés ; quelquefois entièrement de l'une de ces dernières nuances. Pieds d'un fauve testacé ou presque d'un testacé rougeâtre ; garnis de poils d'un cendré mi-doré : premier article des tarses postérieurs presque aussi long que tous les suivants réunis. Cette espèce paraît habiter la plupart des provinces de la France. On la trouve dans les environs de Lyon, sous les écorces ou dans les vieilles souches des chênes, des châtaigniers, etc. Obs. Elle offre quelques variations dans la teinte de son corps et dans le dessin de ses élylres. Quand la matière colorante a été abon- dante, les élytres ont leur fond d'un fauve testacé; quand elle est moins développée , elles sont flavescenles ; le prothorax est alors souvent testacé à ses bords antérieur et postérieur; le dessous du corps passe du brnn noir au testacé. La bordure suturale est tantôt liée à la tache en forme de hameçon, tantôt séparée d'elle. 282 BARB1PALPES. 2. H. B>ifasclatiis; Fabricius. Allongé ; médiocrement convexe; à pubcscence soyeuse, cendrée, luisante. Prothorax et élylres fauves ou d'un fauve testacé : le premier, orné à son bord antérieur d'une tache noire, prolongée au moins jusqu'au tiers de [la ligne médiane ; à deux fossettes basilaires profondes : les secondes, parées de deux bandes transversales noires, communes ; la première, couvrant depuis la moitié ou un peu après jusqu'aux deux tiers: la seconde apicole; souvent notées au devant de celle-là, d'une tache nébuleuse. Dessous du corps et pieds d'un rouge ou fauve testacé. Notoxta bifasciatus, Fabr. Enlom. syst. I. 1. p. 210. 3. — Panz. Enlom. genn. p. 86. 1 . Piilinns al'ii, (Kugelann)', voy. Schmeip. N. Mag. p. 242. Ptilinus bifasciatus, Kpoel. Verzeich. in Scuneid. N. Magag. p. 492. 4. Heiops fascinais, Panz. Faun. genn. 6. 3. Hypulus bifasciatus, Payk. Faun. suec. t. 1. p. 253. obs. — Panz. Ind. p. 146. 2. — •S. Fakg. et A. Serv. Ency. raélh. t. 10. p. 419. 3. — De Casteln. Hist. nal. I. 2, p. 249. 1. — . L Uedtenr. Faun. aust. p. 608. Serropulpus bifasciatus, [llic. Kaef. preus. p. 129. 5. Dircnea bifasciata, Faur. Syst. Eleulh. t. 2. p. 90. 5. — Panz. Krit. Kevis. p. 61. — Gyllenii. Ins. suce. t. 2. p. 522. S. — Scuonu. in Vetensk. (1809) p. 55. — ld. Synou. ins. t. 3. p. 50. 12. — Duftsch. Faun. austr. t. 2. p. 266. 6. — SAULB.Inî. fenn. p. 450. 6. Hallumenus bifasciatus, Lair. Hist. nat. t. 10. p. o3G. ohs. Long. 0,0056 (2 1/2 l.) Larg. 0,0013 (3/5 1.) Corps suballongé ; peu convexe; garni en dessus de poils pâles, couchés, luisants, soyeux, peu ou médiocrement épais. Tête un peu plus longue que large ; penchée dans sa moitié postérieure, déclive et un peu plus étroite dans l'antérieure; en majeure partie visible en dessus; non tout à fait enfoncée jusqu'aux yeux dans le prothorax; finement ponctuée ; garnie de poils raides et couchés ; fauve ou d'un fauve testacé, avec la partie postérieure obscure ou noirâtre, quelque- fois parée d'une tache noirâtre sur le milieu du front; peu convexe; ordi- nairement déprimée transversalement après la naissance des antennes. Palpes teslacés ou d'un fauve testacé. Antennes prolongées jusqu'au quart environ des élylres ; épaisses ; testacées ou d'un fauve testacé ; pubescentes ; à troisième article à peine aussi grand que le quatrième; les cinquième à dixième presque égaux : le onzième ovoïde. Prothorax tronqué en devant; à angles antérieurs déclives, invisibles en dessus, confondus avec le repli ; élargi en ligne courbe jusqu'au tiers environ HELANDRYENS. — HypulltS. 283 de ses côtés, rétréci ensuite en ligne presque droite ou légèrement sinuée ; à angles postérieurs reclangulairemenl ouverts ; tronqué à la base; sans rebords; à côtés repliés en dessous et subarrondi en devant, tranchants seulement sur leur tiers postérieur; un peu plus long qu'il est large dans son diamètre transversal le plus grand ; assez fortement convexe en devant, plus faiblement en arrière ; creusé, à la base, près de cbaque angle, d'une fossette triangulaire, occupant cbacune plus du quart de la largeur, un peu moins longue que le tiers total de sa lon- gueur; ordinairement noté d'une petite fossette au devant de l'écusson linement et assez densement ponctué ; garni de poils fins, cendrés, couchés, luisants, peu épais; fauve ou d'un fauve testacé, orné en devant d'une tache noire, presque étendue jusqu'aux parties latérales de son bord antérieur, de forme un peu variable, souvent prolongée, en se rétrécissant, jusqu'au tiers ou aux deux cinquièmes de sa longueur. Ecusson petit; presque encarréprès d'une fois plusjlarge que long; fauve; ponctué. £7yf/rsun;peu plus larges en devantqueleprolhoraxà sa base, à peine aussi larges que lui dans son diamètre transversal le plus grand ; deux fois et quart à deux fois et demie aussi longues que lui ; perpen- diculairement déclives aux épaules ; graduellement un peu plus larges vers le milieu de leur longueur, rétrécies ensuite ; subarrondies cha- cune à leur extrémité ; médiocrement convexes ; souvent déprimées transversalement un peu après leur base; marquées de points plus gros ou inoins petits, près de leur base, que ceux du prothorax, graduellement plus petits postérieurement; garnies de poils analogues à ceux du pro- thorax ; fauves ou d'un fauve testacé ; ornées d'une bande transversale commune, couvrant depuis un peu après la moitié environ jusqu'aux deux tiers de leur longueur, subsinuée près de la suture à son bord postérieur, atteignant à peine le bord externe; également noires à leur extrémité, sur le dixième environ de leur longueur ; ordinaire- ment inarquées d'une sorte de bande ou de tache transverse, nébu- leuse ou obscure, couvrant le tiers médiaire de la longueur ou un peu plus, entre la bande transversale postmédiaire et la base. Repli très- étroit, postérieurement réduit à une tranche. Dessous du coiys d'un rouge testacé, parfois avec l'extrémité du ventre obscure; pointillé; pu- bescent. Mésosternum prolongé jusque un peu au delà de la moitié des hanches. Pieds médiocres ; assez robustes ; testacés ou d'un rouge tes- tacé pâle : premier article des tarses postérieurs presque aussi long que tous les suivants réunis. Cette espèce, beaucoup plus rare en France que l'autre, se trouve à la Chartreuse et dans quelques autres parties froides ou élevées. 284 BARBI PALPES. Genre Marolia, Maholie. Caractères. Antennes insérées vers la moitié du côté interne des yeux ; médiocres ; filiformes ; de onze articles : le deuxième court : les quatrième à dixième, plus longs que larges : le onzième ovalaire. Tête penchée ; en partie visible en dessus. Palpes maxillaires à deu- xième article court, obeonique ou oblriangulaire : le troisième, en triangle lransverse,àpeine aussilarge que la base du quatrième : celui- ci, cultriforme, une fois et demie plus long qu'il est large à sa base, sillonné sur sa tranche inférieure. Yeux à peine échancrés. Prothorax plus large que long ; à peine aussi large ou un peu moins large à la base que vers les deux cinquièmes de sa longueur; creusé de deux fos- settes antébasilaires. £7y/resovalaires. Mésosternum prolongé à peu près jusqu'à l'extrémité des hanches. Postépisternums rétrécis d'avant en arrière ; allongés. Avant-dernier article des tarses avancé sous le suivant, et bilobé. Corps oblong ou suballongé. 1. II. variegata ; Bosc. En ovale très-allongé; garnie de poils fins et couchés ; brune ou d'un brun fauve sur la tête et le prothorax ; ce dernier, bissinué à la base et creusé d'une fossette longitudinale très- marquée au devant de chaque sinuosité. Elytres fauves ou d'un fauve tes- tacé, ornées chacune de divers signes noirs ou bruns, offrant entre autres deux figures ovales : l'une basilaire, terminée par deux prolongements : l'autre, sur le disque, située après le milieu, terminée par un prolongement dirigé vers la suture. Pieds d'un testacé livide. Seiropalpus variegattis, Rose, Actes du la Suc. d'Hisl. nat. de l'aris t. 1. 1™ partie p. 40 et 41. pi. 10. fig. 2. Dircaea variegata, Fabk. Svst. Eleulh. t. 2. p. 90. 8. — Scho.nh. Sy». ins. t. 3. p. 49. 7. — Saint-Fap.gf.au et Aud. Sekville, Encycl. méth. t. 10. p. 419. 2. — Steph. Illustr. t. 5. p. 36. 1. — Id. Mail. p. 350.258. Melandrya variegata, Latb. Hist. nat. t 10. p. 542. 3. — Id. Gêner, t. 2. p. 192. obs. — Id. Nouv. llict. d'Hist. nat. t. 2. (1818) p. 42. — Lwiarck, Anim. s. ver. t. 4. p. 578. 2. Long. 0,0035 à 0,0OS6 fi 1/2 à 2 1/2 i.) î.arg. 0,0009 à 0,0015 (2/5 à 2/3 I.) à la base des élytres: 0,001 1 à 0,0025(1/2 à 1 1/8 I.) vers la moitié des élvtres. Corps en ovale très-allongé ; médiocrement convexe ; marqué en dessus de points fins, avec les intervalles squammuleux ; garni de MÉLANDHYENS. Maiolia. 286 poils fins, soyeux, couchés, médiocrement épais, fauves ou d'un fauve cendré. Tête d'un noir brun ou parfois d'un brun fauve. Labre, épistome et palpes, d'un fauve testacé, d'un roux testacé ou d'un testacé livide. Mandibules noires à l'extrémité. Antennes prolongées jusqu'au quart ou à la moitié du corps; filiformes; pubescentes ; ordinairement brunes, parfois presque entièrement d'un roux livide ou testacé, ou avec les articles intermédiaires d'un roux brunâtre ou d'un fauve brun; à deuxième article à peine de moitié aussi long que le suivant : les troisième et quatrième à peu près égaux : les troisième à dixième de moitié au moins plus longs qu'ils sont larges : le dernier, ovalaire. Prolhorax tronqué en devant; à angles antérieurs déclives; paraissant en dessus élargi en ligne courbe jusqu'au tiers de sa longueur, légèrement rétréci ensuite en ligne à peu près droite; muni à la base d'un rebord très-étroit et peu apparent ; bissinué à cette dernière, avec les angles postérieurs un peu plus prolongés en arrière et en forme de dent, que la partie médiaire ; à peine plus long dans son milieu que large dans son diamètre transversal le plus grand; creusé au devant de chaque sinuosité basilaire d'une fossette très-marquée avancée jusqu'au tiers postérieur de sa longueur; à bords latéraux tranchants en dessous dans leur seconde moitié seulement ; médiocre- ment convexe; d'un brun fauve, avec le bord antérieur souvent testacé. Ecusson transverse, deux fois au moins aussi large que long ; d'un testacé brunâtre. Elytrcs en ovale très-allongé, élargies en ligne peu courbe jusqu'aux trois cinquièmes, rétrécies ensuite ; médiocrement convexes ; fauves ou d'un fauve roussâtre ou d'un testacé tirant sur le fauve; ornées chacune de divers signes ou traits noirs ou bruns, parmi lesquels deux figures ovales ou parfois presque en paralléiipi- pède allongé : 1° la première, liée à la base, voisine de l'écusson, étendue jusqu'aux trois cinquièmes ou deux tiers de la base, prolongée presque jusqu'au sixième de leur longueur, terminée par deux lignes longitudinales : l'externe de celles-ci, liée à son extrémité, à une autre ligne longiludinalement oblique, avancée jusqu'au huitième anté- rieur du bord externe : 2° la deuxième figure, ovalaire, prolongée sur le disque, des quatre septièmes presque aux trois quarts de la longueur, prolongée à sa partie posléro-in terne par une ligne longi- tudinalement oblique dirigée vers la suture, où elle s'unit avec sa pareille vers les sept huitièmes de sa longueur; offrant entre les figures ovalaires précitées une sorte de bande oblique courte, formée de traits unis souvent liés à d'autres traits longitudinaux confondus en forme d'espèce de bordure marginale brune, inégale, prolongée du 286 BAiiniPAi.PF.s. quart aux quatre cinquièmes de leur longueur. Repli graduellement rétréci, réduit à peu près à une tranche à partir des hanches posté- rieures. Dessous du corps hrun ou hrun fauve sur la poitrine, fauve ou d'un fauve testacé sur le ventre; assez fortement ponctué sur les côtés de la poitrine, plus finement sur le ventre ; garni de poils fins et couchés, d'un fauve testacé ou d'un fauve testacé livide. Mésosternum rétréci d'avant en arrière; non prolongé jusqu'à l'extrémité des han- ches intermédiaires. Postépisternums étroits, graduellement rétrécis d'avant en arrière ; quatre fois au moins aussi longs qu'ils sont larges en devant. Pieds d'un testacé livide. Hanches postérieures un peu obli- quement transversale. Celle espèce a élé découverte , en juillet, par Bosc ('), dans la forêt de Monlmorency. Elle paraît habiter la majeure partie de la France. On la trouve dans nos environs principalement au printemps et en automne, en ballant les haies touffues et les arbres. Elle offre des variations nombreuses dans le dessin, suivant le dé- veloppement de la malière colorante. Quand celle-ci a abondé, les signes ou lignes du dessin des élytres se dilatent, se lient ou se con- fondent; dans le cas contraire, elles se rétrécissent, s'oblitèrent et disparaissent plus ou moins, et rendent alors l'état normal plus ou moins défectueux. Genre Mclandrya, Mélandrye ; Fabricius ('). (F.tymologie obscure). Caractères. Antennes insérées vers la moitié du côté interne des yeux; médiocres ou assez courtes; assez épaisses; subfiliformes ou grossissant à peine vers l'extrémité ; de onze articles : le deuxième, court : le troisième, un peu moins long que le quatrième : les septième à dixième, presque égaux, un peu plus longs que larges : le onzième, appendice. Tête subhorizontale sur sa partie postérieure, penchée ou subperpendiculaire sur l'antérieure ; ordinairement non engagée jusqu'aux yeux dans le prothorax. Palpes maxillaires à deuxième article obeonique : le troisième, en triangle dont le côté (1) T.ouis Augustin Guillaume Bosc, né à Paris le 29 janvier 1759, mort professeur de culture au Jardin des plantes, en 1828. (2) Fabr. Syst. Eleuther. t. 1. p. 165. Méi.ANDUYENs. — Melandrya. 287 externe forme la base, presque aussi large que le quatrième à sa base : celui-ci, cultriforme, creusé sur sa tranche d'un sillon évasé antérieurement. Mandibules terminées en pointe. Yeux à peine échancrés. Prothorax élargi d'avant en arrière ; plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; bissubsinué à la base ; creusé de deux fossettes antébasilaires. Elytres un peu élargies après la moitié. Mésosternum non prolongé jusqu'à la moitié des hanches intermédiaires. Posté pislernums presque parallèles, quatre fois aussi longs qu'ils sont larges. Avant-dernier artiele des tarses avancé sous le suivant : celui des postérieurs au moins tronqué. Ongles entiers ou munis d'une dent basilaire rudimentaire. Corps allongé ou suballongé; peu ou médio- crement convexe. A. Elytres d'ua bleu vert ou d'un bleu d'acier. Proiborax non sillonné sur la ligne médiane ; noté de fossettes basilaires ne dépassant pas ordinairement le tiers pos- térieur de sa longueur. 1. II. caraltoîdcs ; Linné. Noire ou d'un noir bleuâtre, avec les elytres d'un bleu d'acier ou d'un bleu vert : palpes, extrémité des antennes, tarses antérieurs et deux derniers articles des autres tarses d'un flave orangé. Prothorax bissubsinué à la base ; creusé vers chaque quart externe de celle-ci d'une fossette triangulaire avancée jusqu'au tiers postérieur ; déprimé au devant de l'écusson. Celui-ci tn triangle obtuse ment tronqué. Elytres striées : intervalles faiblement relevés ; le dernier subparallèle au bord externe. Chrysomela caraboides, Linn. Faiin. suec. p. 175. 57'*. — Id. Syst. Nat. t. 1 . p. 602. 116. — De Villers, Car. Linn. Entom. t. 1. p, 166. 186. pi. 1. fig. 27. — Martyn, Entom. pi. 17. fig. 58. Helops 5trmru.s,FABB. Syst. entom. p. 257. 3. — Id. Spec. in», t. 1, p 325. 3. — Id. Mant.t. l.p. 215. 4. — Id. Entom. syst. t. 1, p. 118. n° 8. — Oliv. Eucylc.méîli. t. 7. p. 45. 6. — Panz. Faiin. germ. 9. 5. — Id. F.nt. gerra. p. 42. 2. — Payk. Faun. suec. t. 1. p. 94. 1. Tenebrio ru/lbarbis, Sciialler, Neue. lnsek. in AbbanJI. d. bail. Gesell. I. 1, p, 52i. Pimelia ( HclopaJ serrala, Gmel. C. Linn. Syst. nat. t. ^ p. 20U9. 64. Scrropalpus caraLoides , Illig. Kaef. preus. p. 126. 1. — Oliv. Entom. t, 3. 57 bis. p. 5. 1. pi. 1. fig. 1. — Tigny, Hist. Nat. t. 7. p. 19G. pi. fig. 3. — Ddméru, Dict. des se. nat. t. 49. (182 7) p. 13. cabier des pi. 15. (Ornéphiles) pi. 11. fig. 1. Dircacaserrata, Fabr. Syst. eleulb. t. 1. p. 163. i. — Panz. Krit. Revis, p. 35. — Id. Index p. 52. 1. — Schônii. Syn. ins. t. 1. p. 164. 1. — Goi.dfuss, Handb. p. 331. — L. Dufour. Excurs. entom. p. 69. 415. Melandrya caraboides, Latk. Bist. nat. t. 10. p. 341. 1. pi. 89. fig. 6.— Id. Gen. 288 OAUBU' ALPES. '.2. p, 191. 1. — Id. Nouv. Dict. d-Ilist. nat. '20. (1818) p. 42. — Gyllenh. Ios. s.iec. I. 2. p. 533. I. — Doftsch. Faim, austr. I. 2. p. 260. 1. — Lamarck, An. s. vert. 1.4. p. 277. 1. — S. FARG.etSERv. Encycl. mêtli. t. 10. p. 418.3. Gcérih, Dicl. class. d'IIist. nat. t. 10. (1826) p. 317. — Steph. Illustr. t. 5. p. 34. 1. _ Id. Mai), p. 329. 2576. — Du Castelh. Hiit. nat. t. 2. p. 249. I. E. Punch. in Regn. anini. de Cuvif.r, éd. Croch. livr. 205. pi. 53. 1. a, à c, détails. — L. Redtenu. Fauu. auslr. p. 6C6. Melundrya serrata, Stursi. Faun. Deuisch. t. 2. p. 272. 1. — Germai:. Reise. n. Dalmat. p. 192. 65. — Panz. Index, p. 32. 1. Long. 0,0112 à 0.0157 (5 à 6 1/2 I.) Larg. 0,0028 à 0,0048(1 1/4 à 2 1/31.) Corps allongé ; peu ou médiocrement convexe. Tête assez finement ponctuée : garnie ou hérissée de poils obscurs, courts et peu apparents; marquée d'une fossette sur le milieu du front ; noire ou d'un noir bleuâtre : labre et palpes d'un flave roussâlre. Yeux d'un noir brun. Antennes à peine prolongées au-delà des angles postérieurs du pro- Iborax ; pubescentes: noires ou d'un noir bleuâtre, avec la dernière moitié du onzième article, llave. Prothorax tronqué ou à peine arqué en devant: élargi en ligne courbe d'avant en arrière; à côtés repliés en dessous et tranchants seulement dans leur seconde moitié; à peine arqué en arrière et bissubsinué à la base, avec la partie antéscutellaire de celle-ci ordinairement non échancrée ; d'un tiers ou de moitié plus large à la base qu'il est long sur son milieu : sans rebord sur les côtés, paraissant légèrement rebordé à la base après les fossettes ; médiocrement convexe en devant, graduellement peu convexe en arrière; marqué de points petits et très-légèrement râpeux, donnant chacun naissance à un poil noir, couché, assez court, peu apparent ; noir ou d'un noir bleuâtre; creusé, vers chaque quart externe de la base, d'une fossette triangulaire, assez profonde, avancée en s'affai- blissanl , jusqu'au quart ou au tiers postérieur de sa longueur, déprimée au devant de l'écusson ou offrant sur ce point de la ligne médiane les traces plus ou moins faibles de l'extrémité d'un sillon peu profond et parfois peu apparent. Ecusson en triangle obtusémenl tronqué, aussi long qu'il est large; ponctué: noir ou d'un noir bleuâtre. Elytres à peine plus larges en devant que le prolhorax à sa base; quatre fois environ aussi longues que lui; subarrondies aux épaules; subsinuément élargies jusqu'aux trois cinquièmes, rétrécies ensuite en ligne un peu courbe ; peu ou médiocrement convexes ; marquées chacune vers le tiers ou les deux cinquièmes de leur longueur d'une dépression plus ou moins sensible, un peu oblique- mélamjuyens. — McUiTidrya. 289 ment transversale, plus avancée vers la suture que vers le bord externe ; creusées d'une fossette numérale formant la partie antérieure de la cinquième strie ; d'un bleu d'acier ou d'un bleu foncé ver- dâtre et métallique ; finement et squammuleusemenl ponctuées ; garnies de poils obscurs, couchés, fins, médiocrement apparents; rayées chacune de dix stries. Intervalles sensiblement convexes, plus saillants et plus en arête postérieurement, prolongés presque jusqu'à l'extrémité : le troisième, postérieurement uni au neuvième, en enclo- sant les quatrième à huitième : le neuvième, naissant au-dessous de l'épaule, presque parallèle au bord externe, dont il est distant du cinquième environ de la largeur des étuis, vers les deux tiers de leur longueur. Repli étroit, réduit à une tranche à partir des hanches postérieures. Dessous du corps noir; ponctué; un peu râpeux sur les côtés de l'antépectus, pointillé sur le reste ; garni de poils obscurs et fins : dernier arceau ventral obtusémenl tronqué à l'extrémité et échancré dans son milieu. Pieds allongés; pubescents ; noirs, avec les tarses antérieurs ordinairement d'un roux flave sur leur totalité ou leur presque totalité : les autres, sur leurs deux derniers articles. Celte espèce paraît commune dans la plus grande partie des provinces de la France. Elle n'est pas bien rare, au printemps, dans les environs de Lyon, sur les vieux troncs des charmes, des chênes et surtout des saules. Obs. Elle diffère des autres espèces par la couleur de ses élytres ; par les fossettes raccourcies de la base de son prothorax ; par ce segment ordinairement sans échancrure antéscutellaire, sans sillon sur la ligne médiane , ou n'offrant qu'une fossette à l'extrémité de celle-ci ; par la faiblesse et la disposition des nervures. Elle présente diverses variations sous le rapport de la couleur. Quand la matière colorante a été moins abondante, diverses parties, principalement du dessous du corps, se montrent moins foncées. Les palpes passent au flave testacé. Les pieds se montrent d'un rouge brun ou d'un rouge testacé violâtre, au moins sur les tibias et les tarses. Le ventre affecte quelquefois en partie les mêmes teintes. Sa larve vit dans les parties mortes ou malades de diverses sortes d'arbres. Je l'ai trouvée dans des saules; mon ami M. Cl. Rey, l'a prise dans le charme et le hêtre. Elle a été très-bien décrite par M. Perris ('). (1) t>iBRH, Ann. de» se. nul, 4« série, I. 14. (i8iOJ |». 86. pi. 3. A. Cg 14, larve; 15,sa grandeur ; 1C, antenne grossie. annales de la Société Linne'tnne. 49 290 BARBIPALPSS. AA. F.lylre9 noires. H. l'roihoiax profondément sillonné sur la Signe médiane ; à fossettes basilaires avancées jusqu'aux deux cinquièmes antérieurs ; à liase non ou à peine entaillée au devant de l'ccusson. 2. Ml. caisSculata ; Fabricius. Noire, avec l'extrémité des antennes tt des ta7-ses testacée. Prothorax creusé sur la ligne médiane d'un sillon longitudinal très-prononcé ; marqué de deux fossettes ou sillons naissant près de la base, larges et avancés au moins jusqu'aux deux cinquièmes anté- rieurs de sa longueur ; à peine subéchancrè au devant de l'écusson. Celui- ci plus long que large, arrondi postérieurement. Elytrcs offrant l"s inter- valles alternes relevés en nervures ou en côtes affaiblies en devant: neuvième intervalle généralement éloigné, du bord marginal du tiers de la largeur des étuis vers les deux tiers de leur longueur. Tenebrio duhim, Shcku. Ahhandl. d. hall. fiesellsch. '. I. |>. 320. tIelo[>s canaliculatus, Fabr. Mant. t. I. p. 213. 6. — /ALl'ES. teslacé ; quelquefois avec les tibias graduellement d'un brun tirant sur le testacé, vers leur extrémité, et avec les tarses plus clairs. Cette espèce paraît rare en France. On l'a trouvée dans les environs de Paris et dans quelques localités voisines des Alpes. Obs. Elle se distingue de la M. caraboides par la couleur de ses élytres ; par son prothorax marqué sur la ligne médiane d'un sillon très-prononcé ; creusé de deux sillons ou fossettes basilaires larges et profondes, avancées jusqu'aux deux cinquièmes ou au tiers anté- rieur ; par son écusson généralement plus long qu'il est large à la base ; par la côte des élytres naissant au dessous de l'épaule, ordi- nairement distante du bord externe du tiers de la largeur des étuis vers le tiers de leur longueur etc. . Elle s'éloigne de la M. flavicornis , par son 'prothorax marqué sur la ligne médiane d'un sillon longitudinal beaucoup plus prononcé ; par les fossettes basi- laires plus larges ; par la base du segment protboracique à peine ou non écbancré dans son milieu ; par l'écusson presque parallèle et subarrondi à l'extrémité ; par les côtes des étuis plus étroites, plus tranchantes, au moins les alternes ; par la direction de la nervure naissant du dessous de l'épaule; par la couleur de ses antennes et ordinairement de ses pieds. Elle diffère enfin des deux autres espèces, par le troisième article de ses antennes ordinairement plus grand que le quatrième. La M. canaliculata offre diverses variations : l'écusson est arrondi ou en ogive à sa partie postérieure; les élytres n'ont habi- tuellement que leurs intervalles alternes relevés en forme de côtes et alors les étuis ne sont chargés que de cinq nervures, y comprise la suturale, et d'une sixième nervure naissant en dehors de la cinquième, vers la moitié seulement de la longueur des élytres; d'autres fois les intervalles pairs, à partir de la suture sont plus ou moins sensiblement saillants et semblent former de faibles nervures entre les autres qui sont plus saillantes. La couleur des palpes, des pieds et même par- fois des antennes varie un peu suivant le développement de la matière colorante. M. Godart a reçu sous le nom de M. canaliculata, un individu qui semble constituer une espèce distincte (M. diversà) par le dessus de son corps d'un noir plus luisant; marqué de points visiblement plus gros; garni de poils noirs apparents; par ses antennes à troisième article moins grand que le quatrième; par son prothorax élargi eu ligne presque droite jusqu'aux deux tiers, rétréci ensuite en ligne courbe; à angles postérieurs plus ouverts que l'angle droit ; creusé sur la ligne médiane d'un sillon élargi en triangle et plus profond près de mélvndrvens. — Melandr^'a. 295 la base; par cette dernière paraissant munie d'un léger rebord; par ses fossettes basilaires formées d'une impression triangulaire, courte, attenante à la base, continuée au devant de son angle antérieur où elle est étranglée, par un sillon un peu dirigé vers le bord externe, par ses élytres chargées chacune de neuf côtes ou nervures (outre la ner- vure externe raccourcie en devant) à peu près égales en largeur et en saillie: les troisième à sixième avancées jusqu'au niveau de l'extré- mité postérieure de la fossette numérale : la neuvième presque paral- lèle sur toute sa longueur, au bord marginal dont elle reste distante seulement d'un cinquième de la largeur des étuis, vers les deux tiers de leur longueur. Cet exemplaire qui sous tous les autres rapports se rapproche plus de la canaliculata que des autres espèces, ne serait-il de celle-là qu'une variété anormale? Ou est-il le représentant d'une espèce particulière ? Il faudrait en voir plusieurs individus semblables pour résoudre la question dans ce sens. BB. Prothorax faiblement sillonné sur la ligne médiane ; à fossettes btisilairrs avan- cées jusqu'à la moitié de sa longueur: base entaillée d'une manière Irôs-marquée au devant de l'écusson. 3. Hl. flavicoruis ; Duftschmidt. Noire, avec les parties de la bouche, les antennes et les pieds d'un roux ferrugineux ou orangé. Protho- rax trissinué à la base ; creusé vers chaque cinquième externe d'un sillon longitudinal avancé jusqu'à la moitié de la longueur de ce segment, légère- ment sillonné sur la ligne médiane. Ecusson en triangle obtusément tronqué. Elytres chargées chacune de cinq côtes obtusément arrondies , séparées par des stries sulciformes profondes : les unes et les autres raccourcies en devant. Melandrya barbata, Srnui, Dentsch. Faun. t. 2. (1807) p. 275. 3. pi. 52. A et a. Insecte ; b à o, détails. -— Pasz. Fann. germ. 105. 5. - Id. Index, p. 3î. 3. Melandrya flavicornis, Doftsch. Faun. austr. I. 2. p. 262. 3. — T,. Reotenb. Faun. aust. p. 606. Mt-landrya rufipes, Chevkolat, in Guf.rin, Iconogr. du Regn. anim. de Olivier, p. 1 26. pL 33. fig.2. Long. 0,0090 à 0,0100(4 à 4 1/2 I.) Larg. 0,0036 (t 2/3 I.) Corps allongé; peu ou médiocrement convexe. Tête finement ponc- tuée , garnie de poils obscurs, courts et peu apparents; notée d'une fossette sur le milieu du front; noire ou d'un noir bleuâtre; épistome, parties de la bouche, moins l'extrémité des mandibules et palpes, d'un. 294 BAKBIPALPF.S. roux orangé. Yeux noirs ou bruns. Antennes à peine prolongés au- delà des angles postérieurs du prolhorax ; pubescentes ; d'un roux ferrugineux ou d'un roux orangé; à deuxième article court; le troi- sième ordinairement un peu moins grand que le quatrième. Prothorax tronqué en devant ; élargi en ligne courbe d'avant en arrière ; à côtés repliés en dessous et trancbanls seulement dans leur moitié posté- rieure ; faiblement arqué en arrière , bissinué à la base, et écbancré au devant de l'écusson ; à angles postérieurs vifs et un peu courbés en arrière ; de deux tiers plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; médiocrement convexe en devant , graduellement peu convexe en arrière; finement et subaspèrement ponctué; noir ou d'un noir bleuâ- tre; garni de poils obscurs, couchés, peu épais; rayé vers chaque quart du cinquième externe de la base d'un sillon longitudinal affaibli d'arrière en avant, avancé jusqu'à la moitié de la longueur du seg- ment; marqué sur sa ligne médiane d'un sillon léger affaibli ou obso- lète à ses extrémités. Ecusson en triangle un peu plus large qu'il est long; oblusémcnt tronqué à son extrémité ; noir; ponctué. Elytres à peine plus larges en devant que le prothorax à sa base ; quatre fois environ aussi longues que lui; émoussées ou subarrondies aux épaules; plus ou moins faiblement élargies jusqu'aux trois cinquièmes, rétrécies ensuite, oblusément arrondies (prises ensemble) à l'extrémité ; médio- crement convexes ; noires, ponctuées et garnies de poils comme le pro- thorax; rayées chacune de stries sulciformes profondes. Intervalles en forme de côtes beaucoup plus larges que les stries, obtuses ou oblusé- ment arrondies, naissant vers le sixième ou le cinquième de la longueur des étuis, prolongées presque jusqu'à l'extrémité : les deuxième et troisième réunies postérieurement: la cinquième ou juxta-marginale, subparallèle au bord externe, dont elle est à peine distante du quart de la largeur, vers les deux tiers de sa longueur. Repli étroit, réduit à peu près à une tranche à partir des hanches postérieures. Dessous du corps noir; ponctué cl garni de poils à peu près comme le dessus. Pieds pubescents, généralement d'un roux ferrugineux ou orangé. Cette espèce , plus particulière à l'Autriche , a été prise par M. Rolland fds dans les environs de Tours, et trouvée par divers natu- ralistes dans quelques autres lieux de la France cenirale. Obs. Elle a été décrite pour la première fois par Slurm, qui la con- sidérait comme étant la Dircaea barbula de Fabricius ; Duftschmidt quelques années plus tard signala cette erreur et lui donna le nom qu'elle porte aujourd'hui. Elle se distingue des deux autres espèces, par la couleur de ses antennes et de ses pieds ; par son prothorax en mïcétomiens. — Mycetoma. 395 taillé à la base, au devant de l'écusson ; de la M. caraboïdes, par la cou- leur de sesélytres, par la longueur de ses fossettes prothoraciques; de la M. canaliculata, par son prolhorax légèrement sillonné sur la ligne médiane, marqué de fossettes plus étroites, plus profondes, paraissant rayées d'une ligne enfoncée ; par la largeur, la convexité et la disposi- tion des côtes des élylres. La Meîandrya Goryi, de Castelnau, décrite par ce naturaliste dans son Hist. nat. des ins. t. 2. p 219, dont j'ai vu un exemplaire dans la belle collection de M. Chevrolat, n'est évidemment qu'une variété de la M. (lavicornis , ayant les antennes et les pieds bruns, avec l'extrémité des premières et les derniers articles des tarses, testacés ou d'un fauve testacé. Elle offre d'ailleurs tous les autres caractères spécifiques de la (lavicornis. CINQUIÈME FAMILLE. MYCÉTOMIENS. Caractères. Ongles simples ou munis seulement d'une dent rudi- mentaire à la base de chacune de leurs branches. Antennes subfili- formes ; de onze articles. Tête penchée, en majeure partie visible en dessus. Yeux échancrés- Prothorax marqué de deux fossettes anlé- basilaires. Hanches de devant séparées par un prosternum aussi saillant qu'elles. Ces insectes se réduisent au genre suivant : Genre Mycetoma , Mygetome ; (Dejean). (u/j/.;;-6c;, champignon). Caractères. Antennes insérées vers la panie interne antérieure des yeux ; médiocres- de onze articles : le deuxième court : les troisième à dixième presque égaux : le onzième, appendice ou rétréci à l'extré- mité. Tête en majeure partie visible en dessus. Palpes maxillaires à dernier article presque en cône un peu tronqué. Yeux échancrés. Prothorax presque en ovale transverse; rétréci postérieurement ; noté de deux fossettes anté-basilaires ponctiformes. 1. M. suturale ; Panzer Oblong ; peu convexe ; peu garni de poils eourts et presque indistincts ; d'un roux testacé, souvent nébuleux sur la 596 BAnBtPALPES. tête et sur le prothorax, plus clair à la base des élytres et le long de leur suture jusqu'aux quatre cinquièmes : celles-ci, à neuf rangées striales de points peu régulières ou à légères stries asseï grossièrement ponctuées, peu distinctes à l'extrémité ; ou brunes à partir de la deuxième strie jusquet près du bord externe , depuis le huitième de leur longueur jusqu'à l'extré- mité. Prothorax marqué de deux fossettes ponctiformes. Dn/ops suturalis, Pamzer, Faun. Germ. 45. Ssi ropa/pus suturalis, I'anzer, Krit. Kcvis. I. 1. p. 93. Un tara suturalis, Panzer, Index p. 145. 5. Mycetoma Murale, (Zieuler) (Dëjean) Calai. (1333) p. 201. — ld. (1837) p. 223. 1.. Détour, Excurs. Eutom. p. 67. il 4. Loog. 0,0067 à 0,0072 (3 à 3 1/4 1) T.arg. 0,0058 (I 1/4 t.) Corps oblong ou suballongé; pen convexe. Tète très-penchée ou subperpendiculaire ; finement ponctuée ; ordinairement marquée d'une petite fossette sur le milieu du front ; presque glabre ou peu garnie de poils à peine distincts ; d'un roux teslacé ou d'un flave rous- sâtre nébuleux. Yeux bruns; échancrés. Antennes prolongées environ jusqu'au quart des élytres ; les premier et deuxième articles, d'un roux testacé : les autres , gris ou d'un gris roussâtre : le deuxième, court : les troisième à dixième , presque en forme de coupe : le onzième* oblonLc, rétréci dans sa seconde moitié. Prothorax un peu plus large en devant que la tête; tronqué à son bord antérieur; arqué sur ses côtés et brièvement subsinué au devant des angles postérieurs ; en ligne presque droite, faiblement bissinuée ou trissinuée à la base ; offrant à peine à celle-ci les traces d'un rebord ; sans rebord sur les côtés ; plus sensiblement tranchant sur le dernier tiers de ses bords latéraux; une fois environ plus large à la base qu'il est long sur son milieu; médiocrement convexe en devant, avec les angles antérieurs déclives , graduellement à peu près plan à son bord postérieur ; finement ponctué; à peine garni de poils courts et peu distincts, d'un flave roussâtre ou d'un roux testacé nébuleux ; marqué de deux fossettes ponctiformes ou gros points enfoncés, situés, un peu au devant de la base, vers chaque cinquième ou presque au quart externe de celle-ci ; noté ordinairement de deux fossettes moins pro- noncées, situées, un peu après le bord antérieur, dans la même direction longitudinale que les points basilaires. Ecusson presque en demi-cercle ; pointillé ; d'un roux testacé. Elytres d'un cinquième environ plus larges en devant que le prothorax à sa base; quatre à conopalpiens. — ■ Cotiopalpus. 297 cinq fois aussi longues que lui; émoussées aux épaules; subparallèles jusqu'aux deux tiers, rétrécies ensuite en ligne courbe, oblusément arrondies à l'extrémité ; rebordées ; médiocrement convexes, presque planes sur le dos; marquées d'une fossette humérale ; à peine garnies de poils courts et peu distincts ; à neuf stries légères, ou à neuf rangées striales et peu régulières de points, constituant plus visible- ment des stries légères sur la moitié interne de chacune que sur l'externe : ces rangées non prolongées jusqu'à l'extrémité qui est irrégulièrement ponctuée ; intervalles imponctués ; d'un flave rous- sâtre à la base et le long de la suture jusqu'aux quatre cinquièmes de celle-ci, jusqu'à la deuxième strie de chacune; parfois de même couleur sur le bord externe sur une largeur variable, nébuleuses, brunâtres, brunes ou d'un brun noir sur le reste. Repli prolongé, en se rétrécissant , jusqu'au quatrième arceau ventral , réduit à une tranche, postérieurement. Dessous du corps d'un flave roussâtre ou d'un roux flave; pointillé; garni de poils livides, très-courts, fins, peu apparents. Hanches antérieures et intermédiaires séparées par le ster- num. Postépistcrnums rétrécis d'avant en arrière, terminés en pointe- Pieds d'un flave testacé ou d'un flave roussâtre. Premier article des tarses postérieurs un peu plus long que les deux suivants réunis. Celte espèce vit dans les bolets attachés aux troncs des sapins. Elle a été prise dans les forêts du Mont-d'Or par mon ami M. Cl. Rey. SIXIÈME FAMILLE. CONOPALPIENS. Caractères. Ongles simples, ou munis seulement d'une dent rudi- menlaire à la base de chacune de leurs hanches. Antennes filiformes : de dix articles seulement. Dernier article des palpes maxillaires allongé, conique. Yeux fortement échancrés. Elytres un peu flexibles. Corps subparallèle. Cette branche est réduite au genre suivant : Genre Conopalpus , Conopalpe ; Gyllenhal ('). (Coiius, cône ; palpus, palpe.) Caractères. Antennes insérées dans l'échancrure des yeux ; assez longues ; assez grêles ; de dix articles : le deuxième , court : le (1) Gtu.kmi. (qsect, »iec i. ?. p. 5i7, 298 BAKB1PA1.PES. troisième, un peu plus long que le suivant : les quatrième à dixième, une fois environ plus longs que larges ; subdentés au côté interne. Tète petite; inclinée; en partie visible quand l'insecte est examiné en dessus. Mandibules courtes ; épaisses. Palpes maxillaires allongées ; à dernier article long, en cône comprimé. Palpes labiaux à dernier article sécuriforme ou en coutre. Prothorax presque en ovale transver- sal, tronqué en devant; à angles antérieurs déclives. Elytres subpa- rallèles. Pieds médiocres. Eperons courts. Tarses à avant-dernier article avancé sous le suivant, presque bilobé. 1. V. testaceus ; Olivier. Suballongé; médiocrement convexe; finement ponctué ; pubesccnt ; d'un roux de nuance plus claire sur le pro- thoraxque sur les élytrcs; front et ventre bruns : bord postérieur des arceaux celui-ci, flaves. Extrémités des mandibules, yeux, et sept derniers articles des antennes, noirs. » Melyris testaceus, Oliv. E;ic)cl méth. t. 7. p. 657. 1S. — !d. Entom. 1. 1, 2, 21. 11 13. pi. 3. f.g. 15, a, b. Ccnopulpus Jlavicollis, (Iyllenh. Ins. suec. 1. 1. p. 5i7. 1. — Sciionh. Syti. ins. t. 3, p. 52 1 — Sunt-Faugeau et A.nd. Serv. Encycl. méth. t. 10. p. 4l8, 1. — Guerin Iconogr. du Règn. anim. de Cuv, p. î27. pi. 33. fig. 4. et 4, a, à 4, d, détails. — t; KenTENii. Faun. auslr p. G08. Zouitis testàcea, Coatis, Biit. eutoraol t. 5. pi. 112. Conopalp as lesiaccus, Stepu. Illuslr. t. 5 p. 60. 1. — Id. Mail, p 33S. 2649. Conoyalf>us rii/icolUs,NiYisi. Enloraol. Magaz. 1 185. Long. 0,0061 à 0,0070 (2 3 1 à 3 1/8 I.) Larg. 0,00-20 à 0,0028 (8/0 à 1 1.) Coiys suballongé ; médiocrement convexe ; marqué de points petit» et légers sur la tête et surtout sur le prothorax, moins fins sur les élylres; garni de poils couchés ou presque couchés, très-apparents, de la couleur des diverses parties du corps. Tète noire, brune ou bru- nâtre sur le front, passant graduellement au roux fauve, au roux et au roux testacé : extrémité des mandibules , noire. Palpes d'un roux flave. Yeux noirs; très-échancrés, réniformes. Antennes prolongées au moins jusqu'à la moitié des élylres; pubescentes; noires, avec les trois premiers articles d'un flave ou d'un jaune orangé. Pro- thorax tronqué ou un peu arqué en devant ; incliné et arrondi aux angles antérieurs, jusqu'au tiers de leur longueur, subparallèle ensuite: paraissant, par l'effet de cette déclivité, presque en demi- cercle une fois plus large à la base que long sur son milieu ; à peine rebordé, mais relevé en rebord sur les côtés; moins étroitement relevé conopalpiens. — Conopalpus. 299 à la base; tronqué à celle-ci, avec une faible sinuosité vers cbaque quart externe ; graduellement moins convexe en arrière qu'en devant; légèrement et finement ponctué ; marqué d'un point enfoncé ou d'une légère fossette au devant de chacune des faibles sinuosités basilaires, rendant celles-ci plus apparentes ; d'un roux flave ou d'un roux jau- nâtre. Ecusson de même couleur; en triangle presque équilatéral. Elytres faiblement et graduellement élargies jusqu'aux deux tiers, obtusement arrondies postérieurement ; émoussées ou subarrondies chacune à l'angle suturai; médiocrement convexes; mi-flexibles; moins finement et moins superficiellement ponctuées que le prothorax, paraissant légèremeut ruguleuses à certain jour, entièrement d'un roux testacé ou d'un roux fauve. Dessous du corps pointillé; plus brièvement pubescenl ; d'un roux jaune sur la poitrine, avec le postpeclus nébuleux ou obscur de chaque côté de la ligne médiane, d'un brun généralement plus obscur d'avant en arrière sur le ventre, avec le bord des arceaux, flave. Mésosternum prolongé environ jusqu'à la moitié des hanches. Pieds d'un jaune roux. Cette espèce paraît rare en France. Elle a été prise dans les environs de Paris par plusieurs entomologistes ; dans ceux de Tours par M. Blaive ; dans divers autres lieux par quelques autres naturalistes. Elle est crépusculaire ou nocturne. 2. C. ^Sg'orsîl ; Stepiiens. Suballongé ; subpubescent ; finement et ruguleusemcnt ponctué. Bouche, base des antennes, prothorax et pieds, d'un flave orangé. Elytres d'un bleu luisant. Dessous du corps noir. Conopalpus collaris,[DEi.) Catal, (182!) p 70. — là. (183ï) p. 202. — M. (1837) p. 223, Hellenia Viyorsii, (Mac-T.eay) Mss. Conopalpus VUjorsii, Steph. Illustr. t. 5. p. 60. 2. pi. 25. fig. 1. — U. Mail. p. J58- 2650. Long, 0,004a à 0,0067 (2 à 3 I,) Larg. 0,0016 à 0,0023 (2/3 à 1 1/8 I.) Corps suballongé; médiocrement convexe; finement ponctué et d'une manière légèrement ruguleuse, avec les intervalles presque squammi- formes; garni de poils fins,soyeux, couchés, peu ou médiocrement épais. Tète noire. Purtie de la bouche et palpes d'un jaune pâle, d'un jaune ou d'un flave roussâtre ou tirant sur l'orangé : extrémité des mandi- bules noire. Antennes prolongées au moins jusqu'au tiers des elytres; pubescenles; noires ou d'un noir brun, avec les trois premiers articles 300 BARBIPALPliS. au moins d'un jaune ou flave roussâtre ou orangé. Prothorax d'un jaune ou flave roussâtre. Ecusson et élytres d'un bleu noir ou d'un noir bleu : celles-ci, munies d'un rebord graduellement nul ; médiocre- ment convexe ; marquées de points moins fins que ceux du prolhorax. Dessous du corps noir : antépectus et pieds d'un jaune pâle, d'un jaune ou flave roussâtre ou tirant sur l'orangé. Mésosternum prolongé jusqu'aux deux tiers au moins des hanches postérieures. Celte espèce est généralement rare en France. Elle a été prise dans les environs de Lyon par M. Guillebeau ; près le Mans par M. de Marseul. Obs. La couleur jaune varie du jaune pâle au jaune ou flave rous- sâtre ou flave orangé ou au jaune testacé. Le prothorax est générale- ment plus ou moins pâle ou plus roux que les autres parties. Les antennes, dans l'état normal, sont noires, avec les trois premiers articles d'un flave roussâtre; mais quand la matière colorante a fait défaut, la couleur jaune prend plus de développement, et le troisième article et quelquefois même presque tous, moins les huitième et neuvième sont d'un flave plus ou moins brunâtre. SEPTIÈME FAMILLE. OSPHYENS. Caractères. Ongles offrant chacune de leurs branches terminées par deux ou trois dents. Antennes grêles -, subfiliformes ; de onze articles. Tête en partie visible en dessus. Yeux assez profondément échancrés. Prothorax presque en ovale transversal; sans fossettes basilaires. Hanches de devant contiguës. Mésosternum prolongé à peu près jusqu'à l'extrémité des hanches ; parallèle dans sa moitié postérieure. Avant- dernier article des tarses avancé sous le suivant, élargi d'arrière en avant, échancré à l'extrémité. Cette branche ne comprend que le genre suivant : Genre Osphya, Osphye ; Illiger ( J ). (iççùa, reins, narcequ'ils oui les jiux rèniformes.) Caractèees. Antennes insérées dans l'échancrure des yeux ; subfili- formes; grêles ; assez longues ; de onze articles : le deuxième, court : (l) Ii.lig Magaz. t, 6. p. 370 note, dernière ligne. osrmENi. — Osphya. 30 1 le troisième le plus grand. Tête ordinairement inclinée ; non enfon- cée dans le prothorax jusqu'aux yeux, à partie postérieure ou moins visible, quand l'insecte est examiné en dessus ; rétrécie et un peu avancée au devant des yeux. Mandibules bifides à l'extrémité. Mâchoires submembraneuses ; assez courtes : à deux lobes. Palpes maxillaires allongés; à deuxième article grossissant un peu de la base à l'extrémité, trois fois aussi long que le suivant : le troisième court, de moitié moins large en devant que la base du quatrième : celui-ci, comprimé, cultri- forme, une fois et quart plus long qu'il est large à la base. Palpes la- biaux à dernier article cultriforme, comprimé, allongé, anguleusement prolongé en arrière. Ecusson apparent. Elytrcs flexibles. Pieds assez allongés. Illiger, dans le t. 1 de son Magazin (ISOi), p. 380, remarqua que l'insecte de ce genre colloque par Fabricius avec les Cantharis, de cet auteur, devait en être séparé. Dans le t. 6, dudit magasin (1807), p. 300, il proposa d'en faire une coupe particulière sous le nom de Pelecina, dénomination déjà employée en entomologie, et qu'il changea en celle à.' Osphya, dans un errata placé à la fin du même ouvrage. Olivier qui ignorait probablement le travail du naturaliste prussien, créait , dans le t. 8 de la partie entomologique de l'encyclopédie méthodique , la même coupe sous le nom de Nothus, indiqué par Ziegler. i. O. Mpunctata ; Fabricius. Allongé; peu convexe; pubescent. Prolhorax en ovale transversal, relevé en rebord; rarement d'un rouge de brique pâle, ordinairement marqué de deux taches poncti formes noires, ou noir orné d'une bordure périphérique et souvent d'une ligne médiane d'un rouge pâle.Elytres le plus souvent d'un noir ]gris, ou d'un rouge de brique-, parfois avec l'extrémité noire. Bouche, trois premiers articles des antennes et base au moins des cuisses, d'un rouge de brique pâle. état normal. unctua, Schomj. Syu. Iusect. t. 3. appeud. p, 9. 8. Les cuisses postérieures, dont le renllement varie, sont quelquefois simples comme chez la J . Nothus anceps, Stem. Mail. p. 559. i618. 2 . Prothorax d'un rouge de brique, orné sur le disque, de chaque côté de la ligne médiane, d'une tache ponctifonne noire, de grandeur variable. Elytres d'un rouge de brique. Cuisses postérieures simples. Les taches du prothorax parfois réduites chacune à une sorte de point , montrent souvent un plus grand développement , sans en acquérir jamais autant que chez le J* , plus rarement, elles disparaissent. Les élytres ordinairement d'un rouge de brique, ou avec l'extrémité noire, sont rarement d'un rouge pâle ou de brique avec le bord ex- terne noirâtre. Les cuisses sont toujours simples. Catltharis bipunctala, Fadk. Syst. Enlom. p. 206. 8. (2) — Id. Sper. Ins. t. 1. p. 260. 14. (J) _ id. Mant. Ins. t. 1. p. 168. 16. (?) — ld. Enlom. Syst. (. 1. 1. p. 218. '21. ($) — il. Eleulh. t. 1. p 300. 53. ( 2) — Gml. C. Linn. Syst. nat. I. 1. p. 1894. 53. — (?)— De Villers, C. Lin*. Enlom. 1. 1. p 297. 26. pi. 1. fig. 36. et t. 4. (J)321. 26. (2) — Panz. Entoin. germ. p. 90. 12. (?) — Illic. Mag. t. 1. p. 380. 33. (2) — Scuonh. Syn. ins. t. 2. p. 69. 48. (?). Tetepfwrus ùipunciatus, Oliv. Enlouiol. t. 2. n° 26. p. 15. 16, 'pi. 3. fig. 16, a, M?)- Pelecina bipunciata, Illig. Mag. t. 0. p. SOU. n° 300. 55. et p. 535. Osphya bipunctala, Illig. Mag. I. 6. p. 570, note. Noihua clavipes, Oliv. Encycl. mélh. t. 8. p. 585. 1. {J") — Lamarck, Auiui. S vert. I. 4. p. 574. 1. '(/') — I1e Castel. Hisl. nat. t. 2. p. 255. 1. (tf*). Nothus bipwicialus, Oliv. Encycl. mélh, t. 8. p. 585. 3. {,f) — Clrtis, Brit. Entoiu. t. 12. ii° 2$. lig. (^2)- — ?*«■ Man. p. 358. 2617 {? )• Zonitis clavipes, Megerle. Calai. Ins. Vienn. Dryops'i clavipes, Schonii. Syn. ins. t. 3. p. 8. 5. (c/ 1 ?) et append. p. 7. 7. Dryops ? bipunctala, Schonh. Syn. Ins. t. 3. p. 8. 4. et appendix, p. 8. 8. (f Var ?) Xoihus bimacultitus, Stem. Illustr. t. 5. p. 59. 1. pi. 25. fig. 2 (2). *« 3. {). Pieds ordinairement d'un rouge de brique pâle ou couleur de chair, avec l'extrémité des quatre cuisses antérieures, moins brièvement celle des postérieures, rarement la presque totalité de celles-ci, l'arête au moins des jambes, presque en totalité sur les premières, un peu moins sur les intermédiaires et à moitié sur les postérieures, et tarses, noirâtres ou d'un noir gris G/) ; ou d'un rouge pâle de brique avec les genoux des pieds intermé- diaires, l'extrémité des cuisses postérieures et l'extrémité des jambes de derrière, noirs ou noirâtres : tibias postérieurs habituellement munis à l'extrémité d'une dent à leur côté interne (a*). Avant-dernier article des tarses un peu élargi d'arrière en avant, presque carré, échancré à l'extrémité : premier article des tarses postérieurs aussi long ou à peu près que tous les suivants réunis. Ongles offrant chacune de leurs branches épaisses ; terminés ordinairement par trois dents, dont la médiaire plus longue : l'externe, parfois nulle. Cette espèce paraît rare en France. Elle a été prise près de "Ville- bois (Ain) par M. Guillebeau ; en Alsace, par M. D'Aumont ; dans quel- ques autres parties de la France orientale , par quelque» autres entomologistes ; dans le midi, par de "Villers. On doit à MM. Base et Matz d'avoir indiqué les principales variétés de cette osphye, et d'avoir montré qu'elles se rattachent à une même espèce. TRIBU DIS LOIfGIPEDEâ Caractères. Tête non prolongée en devant en forme de museau ; inclinée ou perpendiculaire ; accolée contre le prothorax, c'est-à-dire ni engagée dans ce segment, ni séparée de lui par un nodule ou sorte de cou visible. Antennes insérées à découvert; courtes ou médiocres; soit grossissant vers le sommet, soit filiformes, simples, dentées ou flabellées. Palpes maxillaires allongés. Prothorax ordinairement élargi d'avant en arrière ; généralement aussi large à sa base que les élytres à leur partie antérieure; souvent bissinué ou bissubsinué à son bord postérieur. Hanches antérieures allongées ; non séparées par un pro- sternum aussi saillant qu'elles. Hanches postérieures dirigées en sens transverse. Pieds ordinairement allongés, surtout les postérieurs. Tarses antérieurs et intermédiaires de cinq articles : les postérieurs de quatre. Ongles soit simples ou munis seulement à la base de chacune de leurs branches d'une dent rudimentaire ; soit dentés ou pectines ; soit offrant chacune de leurs branches bifide ou longitu- dinalement divisée. Outre le caractère facile à saisir d'avoir la tête accolée contre le prothorax, ces insectes ont le plus souvent les pieds postérieurs au moins allongés, de là le nom de Longipèdes appliqué aux Hétéromère» de cette Tribu. Etude des parties extérieures du corps. La tête, toujours perpendiculaire ou inclinée, varie entre les formes •ubarrondie , ovoïde et allongée. En général elle a le front peu Annale* de ta Société Linnéenne. 20 306 I.ONGll'ÈDES. convexe. Son sommet , souvent au niveau du bord antérieur du prothorax, s'élève d'autres fois au-dessus de ce dernier, comme les Scrapties et la plupart des Rliipiphorides en offrent l'exemple. Le labre, toujours distinct, souvent parallélogrammique, se montre d'autres fois plus long que large, comme chez les Rhipiphores, ou bilobé, comme chez les Myodiles. Les mandibules, cornées, sont tantôt courtes et peu apparentes dans l'état de repos, tantôt allongées et saillantes, comme on le voit chez la plupart des espèces du second groupe. Souvent armées d'une dent à leur bord interne , elles sont d'autres fois munies à ce dernier d'une expansion presque membraneuse, comme on le voit chez les Mordelles. Les mâchoires n'offrent pas des variations moins nombreuses ou moins singulières. Quelquefois elles sont réduites à un seul lobe, l'interne s'étant atrophié comme les Myodites en fournissent la preuve. Ordinairement elles en ont deux, soit libres entre eux comme chez les Mordellides, soit unis à leur base, comme chez les Rliipiphorides. Ces lobes, membraneux chez le plus grand nombre, se rapprochent d'autres fois de la nature de la corne ; ils offrent des configurations diverses : l'externe , chez les Rliipiphorides , plus singulier ou plus anormal que dans les autres genres, se développe en une sorte de prolongement linéaire, membraneux et cilié à sa base et à peu près corné à son extrémité , dépassant les autres organes buccaux. Les palpes maxillaires sont composés de quatre articles, générale- ment allongés et de formes variables : le dernier, ordinairement le plus caractéristique, a la figure d'une hache, d'un coutre ou d'un triangle , chez nos Longipèdes du premier groupe ; chez ceux du deuxième, il s'éloigne toujours de celte configuration et souvent se montre presque filiforme. Le menton, généralement peu apparent, en raison de l'inflexion de la tête, se rapproche le plus souvent du carré, variable dans les pro- portions de ses côtés. La languette, membraneuse, est habituellement bilobée. Les palpes labiaux, ordinairement courts, souvent cachés ou peu apparents, sont composés de trois articles. Les joues ont en général un développement peu remarquable; souvent cependant elles entament les yeux d'une manière assez sen- sible. h'épistome, parfois distinct du front, comme chez les Anaspes, s'unit souvent à lui d'une manière plus ou moins intime. INTRODUCTION. 307 Les yeux, situés sur les côtés de la tête, sont tantôt ovales et entiers, tantôt échancrés ou même profondément réniformes. Chez les uns, ils sont séparés du bord postérieur de la tête par un espace plus ou moins notable ; chez les autres, comme la plupart des Mordellides en offrent l'exemple , ils sont accolés contre la partie antérieure du prothorax. Les antennes, toujours insérées à découvert, varient dans leur posi- tion. Chez les Mordelles, elles naissent près du bord antéro-interne des yeux ; chez les Ptilophores, vers la partie antéro-interne de l'échan- crure des yeux ; chez les Anaspes et les Scraplies, dans cette échan- crure même; chez les Rhipiphores, vers le milieu du bord interne de ces mêmes organes ; chez les Myodites, vers le sommet de la tête. Le plus souvent de onze articles, avec le dernier quelquefois appendice ou comme composé de deux articles soudés, elles varient d'autres fois dans le nombre de ces pièces, parfois jusque dans la même espèce. Dans peu de Tribus elles offrent autant de diversités, soit sous le rapport des proportions de leurs articles, soit sous celui de leur con- figuration. Presque filiformes chez les Scrapties, elles vont générale- ment en grossissant vers leur extrémité chez les Anaspes. Simples ou à peu près chez quelques Mordellides, elles sont dentées en scie chez les autres. Chez la plupart des femelles des Rhipiphorides, elles affectent une structure analogue ; mais chez les mâles elles se transforment en peignes ou en éventails, ou même la plupart de leurs articles présen- tent deux prolongements, qui les font ressembler à des sortes de plu- mets ou de panaches. Le prothorax, ordinairement plus large que long, se montre d'autres fois plus développé sur la ligne médiane qu'il est large à la base ; rarement presque parallèle, habituellement il va s'élargissant d'avant en arrière, soit plus ou moins en ligne courbe, d'autres fois d'une manière sinuée ; en général, il est postérieurement aussi large que les élytres; chez les Ptilophores, il couvre un peu incomplètement leurs angles numéraux. Quelquefois à peine légèrement bissinué à son bord postérieur, comme les Anaspes et les Scrapties en fournissent l'exemple ; d'autres fois simplement très-arqué en arrière, comme chez les Myodites, il montre chez la plupart des autres Longipèdes sa base fortement bissinuée, avec la partie médiaire prolongée en arrière ; quelquefois cette partie a acquis un développement assez considé- rable pour voiler l'écusson. Ses angles postérieurs se courbent souvent sur la partie numérale des élytres. Sa surface, souvent sans signes distincts, est rarement rayée d'une ligne longitudinale médiaire ou 2 OS LONG1PÈDES. creusée d'un sillon large et profond, comme chez les Mœtèques. Ses bords latéraux, parfois tranchants comme chez les Remplies et chez le» Mordelles, sont souvent repliés en dessous et obtus, soit sur leur partie antérieure seulement, comme chez les Anaspes, soit sur leur majeure partie ou même sur toute leur longueur, comme chez les Rhipiphorid.es en général. L'éciisson, voilé parfois, comme nous l'avons dit, parle lobe médian de la base du prothorax chez les uns, est apparent chez les autres ; en général, il a peu de développement et offre diverses transitions entre le carré large et le triangle. Les élytres et les ailes existent généralement ('). Les premières, presque parallèles chez les uns, vont, chez les autres, en se rétrécis- sant d'avant en arrière jusque pies de l'extrémité; souvent contiguës à la suture, et voilant complètement les ailes, elles sont d'autres fois déhiscentes dans leur moitié postérieure au moins, rélrécies en alêne, et permettent d'apparaître aux véritables organes du vol , qui les dépassent postérieurement; plus singulières encore chez les Myodites, elles sont d'une brièveté anormale, et simulent des espèces de petites écailles écartées l'une de l'autre et laissant à découvert le dessus de l'abdomen, et aux ailes étendues toute leur liberté; glabres chez plu- sieurs, elles sont pubescentes chez le plus grand nombre; souvent sans stries, elles offrent chez les Mordelles un rebord suturai qui les fait paraître uni-striées près de leur bord interne ; d'autres fois,comme chez les Ptilophores, elles présentent des stries plus ou moins mar- quées. Leur repli, en général étroit, et réduit à une tranche sur la majeure partie de sa longueur, offre parfois dans ses deux bords, distincts sur une plus grande étendue, des caractères qui ne manquent pas d'une certaine importance. Le pygidium est le plus souvent en partie au moins visible. Ordinai- rement il est en espèce de triangle plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; chez les Rhipiphores, il forme, avec l'arceau précé- dent, une partie verticale ou tronquée ; chez les 2 des Myodites, il se recourbe en dessous et s'allonge d'un oviducte tubuleux ; chez les Mordelles, il se prolonge en une sorte de cône caudiforme. (I) Les 9 des Rhipidiiu qui, jusqu'à ce jour ne paraissent pas avoir été trouvée» en Fisucp, «ont aplores. t.es insectes de ce mfme genre offrent, sou» le rapport des yeux et Je la Louche, diverse» autres anomalies, qui ne rentrent pas dan» notre sujet INTRODUCTION. 309 Le dessous du corps offre une configuration variable, suivant le déve- loppement ou le rétrécissement des pièces tégumentaires qui le constituent. Le prosternum, par suite du développement des hanches de devant, se montre très-réduit et ne forme jamais une saillie aussi élevée qu'elles. Le mésosternum, rarement raccourci, comme chez les Plilophores, se prolonge ordinairement jusqu'à l'extrémité des hanches intermé- diaires ou près de celle-ci ; tantôt il est très-étroit, comme chez la plu- part des Anaspes, d'autres fois il acquiert une étendue telle, chez les Myodites, par exemple, qu'il rejette presque sur les côtés les pieds intermédiaires; quelquefois il est presque entièrement voilé par la tête inclinée, comme chez les Mordelles. Les postépisternums ou épisternums du postpeclus, tantôt allongés et presque parallèles, chez les Scraplies, vont en se rétrécissant graduel- lement en pointe, chez la plupart des Anaspes. Chez lesMordelliens,leur forme variée contribue à fournir pour la distinction des espèces des caractères non encore utilisés ; ainsi quelquefois ils sont arqués, d'autres fois en ligne droite à leur bord interne. Chez la plupart des Rhipipho- rides, ils offrent une figure plus régulièrement oblriangulaire, sont plus larges à la base, vont en se rétrécissant également des deux côtés, en s'écartant progressivement davantage du bord externe, et laissent ainsi se développer visiblement l'épimère postérieure, qui souvent est peu apparente chez les insectes du premier groupe. Le ventre offre un nombre d'arceaux variable , dont le chiffre est ordinairement de cinq ou six. Plusieurs de ceux-ci, principalement chez les J* des Anaspiens, offrent des appendices, des lanières ou d'autres signes particuliers qui aident à la séparation des espèces. Chez les Mordelliens, Vhypopygium acquiert un développement plus considérable pour servir de support au pygidium. Les pieds sont généralement grêles et allongés. Les hanches antérieures , tantôt presque contiguës , se montrent exceptionnellement très-écarlées, chez les Myodites. Parfois elles sont presque parallèles, d'autres fois presque obtriangulaires, convexes en dessus, concaves ou presque planes en dessous. Plus ou moins appa- rentes chez les uns, elles sont couvertes et cachées par la tête, quand celle-ci est fortement inclinée sur la poitrine. Les hanches intermédiaires, plus ou moins rapprochées, suivant le développement du mésoslernum, sont ordinairement couchées longi- tudinalement et presque parallèles ; chez les singuliers Myodites, 310 I.O.NGIPÈDF.S. elles ont, comme les hanches antérieures, une direction presque transversale. Les hanches postérieure, dirigées dans ce dernier sens, montrent des proportions en harmonie avec le genre de vie ou les besoins des diverses espèces. Chez les Rhipiphores, la surface plus considérable de l'épimère leur empêche de se rapprocher, autant que chez les autres, du bord latéral. Chez les Mordelles, qui semblent, parleur facilité à bondir, représenter les Orchésies de la Tribu précédente, elles ont acquis un développement tel, qu'elles l'emportent à cet égard sur le postpectus. Quand on sait avec quelle puissance ces insectes peuvent projeter leur corps en avant, on comprend que les muscles volumi- neux, chargés de leur donner cette énergie, avaient besoin d'une surface aussi étendue pour s'y insérer. Les cuisses suivent les mêmes lois d'harmonie que les hanches. Ainsi, chez les Mordelles précitées, les postérieures ont acquis des proportions plus considérables : elles sont comprimées et un peu arquées, pour répondre aux efforts que l'insecte est obligé de faire pour sauter. Les jambes , chez les mêmes insectes , ont par la même raison acquis plus de brièveté, et dépassent ou même égalent souvent à peine la longueur du premier article des tarses, tandis que chez les espèces faites pour marcher, elles sont aussi grandes ou même visiblement plus longues que tous les articles des tarses réunis. Les éperons, ordinairement au nombre de deux, manquent aux tibias antérieurs, chez les Mœtèques. Chez les Mordelles, ceux des jambes postérieures, sans avoir acquis des proportions aussi considé- rables que chez les Orchésies, se sont développés suffisamment pour concourir à la projection du corps. Les tarses offrent cinq pièces aux quatre pieds de devant, et une de moins à ceux de derrière. La longueur proportionnelle de ces articles varie suivant les genres et parfois même suivant les espèces, et fournit par là des caractères faciles à utiliser. Ainsi , aux pieds postérieurs, qui concourent, en général, d'une manière plus évidente au genre de vie de l'insecte, les pièces tarsiennes vont en diminuant de longueur chez les Mordelles et les Anaspes ; chez la plupart des Rhipiphorides les articles intermédiaires ont des proportions plus restreintes. Chez les Myodites, le premier article des mêmes pieds présente un renfle- ment particulier ; chez plusieurs, toutes les pièces tarsiennes sont simples; chez d'autres, la pénultième ou l'antépénultième se dilate, s'avance sous l'article suivant , en forme de sole soit légèrement INTIIODUCTION. 311 échancrée, soit presque bilobée. Quand l'antépénultième article se montre ainsi dilaté, comme on le voit aux quatre pieds antérieurs des Anaspes, lavant-dernier article semble alors encliâssé dans le précé- dent et souvent peu distinct. Quelquefois les tarses antérieurs, par la dilatation ou les proportions différentes de quelques-unes de leurs pièces, fournissent le moyen de reconnaître les deux sexes. Enfin les ongles, simples ou munis, chez quelques-uns, d'une dent insignifiante à la base de chacune de leurs branches, présentent chez les autres des singularités plus ou moins remarquables. Ils sont dentés ou pectines chez les Myodites et chez les Ptilophores; bifides, à l'extré- mité, chez les Rhipiphores ; longitudinalement fendus chacun chez les Mordelles, avec la partie supérieure de chaque branche ainsi divisée plus ou moins distinctement denticulée. Vie évolutive. La science n'est pas encore suffisamment éclairée sur les premiers états de tous nos Longipèdes, pour donner sur les larves de ces in- sectes des détails complets. Les Mordellides seules, dont les savantes éludes de MM. Léon Dufour, Perris et quelques autres naturalistes ont éclairé l'histoire des premiers âges, ont le corps presque parallèle, presque plat en dessus chez les uns, convexe chez les autres ; hexapode; composé, outre la tête, de douze segments. Elles ont la tête subarrondie, offrant souvent le front ordinairement distinct de l'épistome ; le labre visible ; les mandibules cornées, terminées en pointe et parfois munies d'une dent près de leur extrémité; les mâchoires à un seul lobe ou n'offrant que de légères traces d'un lobe interne ; les palpes maxillaires coni- ques, de trois articles : les labiaux , de deux ; les mâchoires et le men- ton souvent prolongés en arrière jusque près du bord antérieur de l'antépeclus; les yeux nuls ou représentés par quelques points tuber- culeux; les antennes composées de quatre articles, dont le premier court, tuberculiforme, dont le dernier, grêle, est souvent terminé par une ou deux soies; le segment prothoracique généralement plus grand et souvent d'une consistance moins faible ou plus solide que les sui- vants : le dernier, de forme variable, tantôt chargé d'aspérités et ter- miné en une pointe simple ou bifide, tantôt armé de deux crochets : ce dernier segment ordinairement muni eu dessous d'une partie ex- sertile, chargée de concourir avec les pieds aux mouvements de pro- gression de la larve. Les pieds sont courls, composés de trois ou quatre 312 LONGIPÈDES. pièces, dépourvus d'ongles, au moins chez plusieurs. Souvent des ridei el des bourrelets situé? sur divers anneaux, ont pour mission d'aider à l'action des pieds. Les stigmates sont au nombre de neùT paires : une, plus inférieure, entre l'antépectus et le médipectus : huit plus latéra- les, situées sur les huit premiers segments abdominaux. Ces larves habitent les troncs des arbres morts ou malades, les tiges ou les racines des arbrisseaux ou des plantes vivaces, et se nourrissent de la substance de ces végétaux. En consommant les matières qu'elles ont pour mission de réduire en vermoulure, elles creusent dans le sein de ces corps divers des galeries irrégulières, en partie au moins rem- plies par les débris pulvérulents qu'elles rejettent. Les appendices dont elles sont pourvues ; les râpes ou les crochets dont elles sont munies, servent à faciliter leurs mouvements ou leurs travaux. Les dédales mystérieux dans lesquels elles se cachent, leur fournissent des retraites protectrices pour passer à leur second état. La nymphe n'offre rien de bien particulier. Elle a la tête inclinée ; le prothorax déclive; les antennes étendues parallèlement au bord latéral du premier segment thoraciq'ue; les quatre pieds antérieurs apparents ; les postérieurs en majeure partie voilés par les organes du vol déhiscents et inclinés vers la partie médiaire du dessous du corps. Celui-ci est ordinairement pourvu de soies ou de poils destinés à lui permettre quelques mouvements et à faciliter son changement de peau. Quinze jours lui suffisent ordinairement pour avoir acquis la consistance nécessaire à ses organes, et pour se débarrasser de son linceul. On sait que quelques larves de Rhipiphorides sont parasites de certains Hyménoptères ; mais elles n'ont pas été assez complète- ment étudiées encore , pour nous étendre plus longuement sur ce sujet. Genre de vie des insectes parfaits. Revêtus de leur dernière livrée, nos Longipèdes ont des destinées moins diverses que dans leur jeune âge. La plupart semblent conviés par la Nature à recueillir la matière sucrée qu'elle prépare pour eux dans la corolle des fleurs. Au moment où ils apparaissent sous leur dernière forme, la terre reprend sa verdure ou s'est même déjà parée de ses plus beaux atours. Les rameaux d'aubépines se cachent sous des pétales éblouissante de blancheur ; le soleil d'avril, en ranimant la végétation, a nuancé de mille couleurs le tapis des prés, ou même les INTRODUCTION. 315 chaleurs plus vives de juin onl fait succéder d'autres plantes à celles chargées d'annoncer les premières la fin de l'hiver. Les panais étalent leurs gracieuses orobelles; les spirées allongent leurs grappes élégantes; une foule d'insectes s'empressent de venir leur rendre une visite in- téressée. Nos Longipèdes figurent au nombre de ces courtisans assidus. La plupart ont reçu des dons extérieurs en harmonie avec leur heu- reuse destinée. Ainsi, chez plusieurs, les antennes se sont transformées en espèces d'aigrettes ou de panaches en éventail. Presque tous ont une robe plus ou moins faite pour plaire; ce sont ordinairement les douces nuances du rouge pâle, du blond ou du nankin qui en for- ment le fond, soit d'une manière presque exclusive, soit plus souvent avec le saisissant contraste du jais, qui sert à les faire ressortir; chez le plus grand nombre celte robe a toute la richesse de la soie ; tantôt le fin duvet dont elle est garnie offre l'apparence du satin ; tantôt il brille d'un reflet presque métallique ; d'autres fois ces poils luisants composent sur leur corsage des dessins variés, qui reproduisent les capricieuses ondulations delà moire. Au sein de la nourriture exquise dont ils s'abreuvent dans la coupe des fleurs, souvent ces insectes oublient le soin de leur conservation et se laissent saisir avec une certaine facilité par la main qui les con- voite. Cependant, si le soleil embrase l'air de ses feux, leur activité reçoit de la chaleur une nouvelle énergie , et plusieurs , à l'approche du danger, entrouvrent leurs élytres avec vivacité et s'envolent d'une aile agile ; quelques-uns semblent fendre les airs avec la rapidité du trait. D'autres, comme les Mordelles ont reçu des moyens particuliers de salut; souvent celles-ci déjouent l'adresse du chasseur qui croit les tenir en son pouvoir ; leur corps soyeux et glissant va se rétrécissant en pointe ; à l'aide de leurs pieds postérieurs, doués d'une force éner- gique, elles se poussent et s'insinuent dans les interstices des doigts qui cherchent à les retenir ; elles finissent souvent par se frayer un passage suffisant pour recouvrer leur liberté, et par échapper en bon- dissant au sort qui les attendait. Quelques espèces de Mordelles semblent dédaigner les fleurs qui plaisent à leurs congénères, ou ne visiter ces gracieux ornements de la Nature qu'avec une discrète réserve. Elles se tiennent de préférence sur les troncs desséchés qui offrirent à leur jeune âge des aliments et un abri ; elles aiment à y exposer, aux feux du soleil, leur cuirasse luisante, à parcourir ces troncs privés de vie qui leur semblent dévolus, et dans lesquels elles devront bientôt déposer l'espérance de la perpé- tuité de leur race. 314 L0NG1PEDES. Les Mordellides sont répandus, en général, sur toute la surface de la France ; le midi, toutefois, a le privilège de voir éclore des espèces particulières. Les Rhipiphorides, au contraire, sont presque tous in- connus à nos provinces du septentrion; il faut à leur existence ou à leur activité le ciel d'azur et l'air échauffé de nos départements rappro- chés de la Méditerranée. Les premiers sont tous lignivores dans leur jeune âge; le genre de vie de la plupart des autres, durant leur état vermiforme, est encore couvert d'un voile mystérieux ; quelques-uns, du moins , comme les Mœtèques, habitués à la température de toutes nos zones, sont parasites au sortir de l'œuf. La Providence les a chargés de décimer au berceau ces guêpes désagréables, dont la dent avide entame avec tant d'audace les fruits savoureux de nos jardins. L'observation nous apprendra sans doute bientôt si les Myodites et les espèces des genres voisins ont une destination analogue. Tel est le charme de l'étude de l'histoire naturelle ; chaque pas fait dans cette voie conduit a une découverte ; chaque découverte à une jouissance ; et chaque jouissance à un motif nouveau d'élever nos pensées de reconnaissance vers cet Etre souverain dont aucune langue humaine ne peut redire les perfections, mais dont toutes les œuvres servent à nous faire connaître la sagesse et la bonté. Historique. La classification de nos Longipèdes a été généralement soumise à moins de fluctuations que celle des insectes de beaucoup d'autres Tribus. 1761. Linné, soit dans la seconde édition de sa Faune de Suède (17G1), soit dans la dixième édition du Systema Naturae (1758) , comprit dans son genre Mordella, tous ceux de ces Coléoptères décrits dans ses ouvrages. 1762. Geoffroy, dans son Histoire abrégée des Insectes, détacha des Mordelles du Pline du Nord, sous le nom d'Anaspis,les espèces à écus- son très-petit, dont l'abdomen n'offre point de prolongement conique, espèces qu'il croyait à tort n'offrir que quatre articles aux tarses antérieurs; mais cette coupe resta longtemps à être adoptée parles écrivains qui le suivirent. 1792. Le genre linnéen était encore le seul presque universelle- ment admis, quand Fabricius , dans son Fnlomologia systemalica , INTRODUCTION, 315 en détacha sous le nom de Rhipiphorus , les espèces à palpes filiformes. 1796. Latreille, qui préludait, dans son Précis des caractères géné- riques des Insectes, aux travaux plus remarquables qu'il devait com- mencer à produire un peu plus tard , Latreille comprit les genres Anaspe, Mordelle et Rhipiphore dans la première division de sa neu- vième famille des Coléoptères. 1800. M. C. Duméril lit d'abord entrer nos Longipèdes dans sa famille des Lucifuges, dans la distribution méthodique des insectes, qu'il donna en l'an "VIII, à la suite du premier volume des Leçons d'a- natomie comparée de G. Cuvier. Quelques années après (1806), dans sa Zoologie analytique, il admis ces Coléoptères hétéromères dans sa famille des Anglstipenxes. 1804. Latreille, dans son Histoire naturelle des Crustacés et des Insectes, les isola des autres Hétéromères constituant sa tribu des Yersicolors, pour en former sa famille des Mordelloncs. 1S07. Peu d'années après, dans le second volume de son Gênera, cet illustre Entomologiste, à l'aide d'un insecte rangé avec les Mélan- dryes, dans son ouvrage précédent, fondait le genre Scraptia, com- posant avec les Notoxes, les Calopes et les Pyrochres, sa vingt-troisième famille, celle des Pyrochroïdes. 1809. Dans ses Considérations générales sur l'ordre naturel des Animaux, il retrancha les Calopes de cette famille, pour les faire entrer dans celle des Ténébriomtes, composée d'éléments nombreux et disparates. • 1815. De Lamarck, dans l'Extrait de son cours de zoologie, professé au Muséum d'Histoire naturelle, forma avec nos Longipèdes, une pre- mière division de ses Cantharidiexs , distincts des autres Hétéromères par leurs antennes en scie ou pectinées ('). 1817. Dans le troisième volume de la première édition du Règne animal de Cuvier, Latreille modifiant ses idées précédentes, formait à l'aide de nos Longipèdes la seconde division de sa famille des Trachéudes. Malgré l'erreur qu'il propageait, en considérant comme simples les crochets des tarses de tous ces insectes, il avait saisi les rapports qui les lient , et en avait constitué un groupe très- naturel. (t) Fischer, dans le I. 2. dt-9 Mémoires de la Soc. im|>. des Nalur. Je Moscou, y. '203. t't plus antérieurement dans .«on Entomngraphia mosquensis, avait établi le genre Pete- ccinma appartenant à notre Tribu, niais étranger à la France. 316 LONGIPEDES. 1818. L'année suivante, dans le vingt-unième volume du nouveau Dictionnaire d'Histoire naturelle, et plus tard (1825), dans ses familles naturelles du Règne animal , il partagea ses Mordellones en deux divisions : 1° \u ternies en éventail on Irès-peclinées dans le» < / > . Palpes presque filiformes. (G. Ripiphore, Pelecotome, Myncle.) 2° Antennes des deux sexes tantôt simplement en scie, tantôt «ans dentelures. Palpps maxillaires terminés par un article plus grand, triangulaire ou en forme de hache. (t». Mordelle, Ânaspe, Scraplie.) Il avait reconnu les variétés de formes que présentent, suivant les genres, les crochets des tarses, et il établissait le genre Myode ('). J819. Le même naturaliste, dans le t. 29 du Dictionnaire précité, partagea les Ripiphores en deux sections destinées plus tard à devenir les bases de deux coupes génériques particulières , en voici les caractères : 1° Antennes ne paraissant composée» que de dix articles (le deuxième nul ou caché dans l'intérieur du premier), pectines depuis le deuxième; le dernier long, linéaire, ainsi que les rameaux des précédents ; sommet de la tète de niveau avec l'extrémité antérieure du corselet, déprimé, droit ; face de la tête formant un angle avec le vertex ; corselet ajant dans son milieu un sillon, et terminé postérieurement à l'écusson, par un lobe Irès-obtus ouarroudi. (Ripiph. paradojrits). 2° Antennes de onze articles distincts, pectines depuis le troisième : le dernier l'élargissant de la base à l'extrémité, en forme de triangle renversé et oblong •, sommet de la tête élevé au-dessus de l'extrémité antérieure du corselet, comprimé, arrondi ; milieu du corselet sans enfoncement, terminé à l'éeusson par un angle plus ou moins po'ntu. (Ripiphor . jlabellatut ,eic.) 1829. Dans la partie entomologique de la deuxième édition du Règne animal de Cuvier, l'Entomologiste de Drives fit passer le genre Scraptia de sa tribu des Mordellones, dans celle des Anthicidis. Ce genre Scraptia, dont la place semble si naturellement indiquée avec les Mordellides, parle caractère que présente la tète accolée contre le prothorax, était destiné à être ballotté. Gyllenhal (') (1S10\ avait (l) De I.ainarck ayant appliqué celle dénomination à \i\\ genre précédemment établi, Latreille, dans le inAme Dictionnaire t. 2S>. p. 502, cliangi-a ce nom en celui du MynJiiï. (?) Inscrfa suer. t. 2, p. 52$. INTRODUCTION. 317 compris parmi ses Serropalpides la seule espèce connue de lui et l'avait admise au nombre de ses Dircées. Stephens, dans le tom. 5 de ses Illustrations (1832) colloqua les Scrapties avec ses Méla\drydes. Sa famille des Mordellides, caractérisée par une tête obcordée, non en- foncée dans le prothorax ; par ses tarses à pénultième article simple, par ses ongles simples ('), fut divisée de la manière suivante : A. Ecusson plus ou moins apparent. B. Articles des tarses tous simples, tlordella. IiB. Tarses antérieurs à pénultième article hilobé. Anas/'is. A A. Ecusson nul ou caché. Ripiphurut. 1853. Dejean, dans la seconde édition, en partie détruite par l'in- cendie, de son Catalogue des Coléoptères, appliqua le nom générique de Moetecus, à la première des sections établies par Lalreille, dans le genre Ripiphorus. Il séparait aussi du genre Pelecotoma de Fischer, l'espèce dédiée parle naturaliste de Brives à notre savant entomolo- giste M. Léon Dufour, en l'indiquant comme base d'un nouveau genre désigné par lui sous le nom de Ptilophorus , dénomination que MM. Guérin et Percheron convertissaient un peu plus tard en celle à'Evaniocera. 1841. M. de Caslelnau, dans le deuxième volume de son Histoire naturelle des Coléoptères, assignait le nom générique de Bhipiphorus à l'insecte composant le genre Moetecus de Dejean ; convertissait les Ripiphores de ce dernier en Emenadies, et les Ptiliphores du même au- teur en Pclecotoïdes. 1845. M. L. Redtenbacher, dans ses genres de la Faune des Coléop- tères de l'Autriche, disposés d'après une méthode analytique, distribua les genres de sa famille des Mordelles de la manière suivante : A. Elyires déhincentes, terminées en alêne, ou nulles. B. Palpes maxillaires à deux articles. Antennes des ^ en éventail: celles des J filiformes. J sans ailes ni élytres. Symhiu$. BB. Palpes maxillaires de quatre articles. Antennes des J 1 et des $ en éventail ou en peigne. Prolhorax creusé d'un sillon mé- diaire profond. Rhipiphorut. (t) Les ongles comme je l'ai dit, simples cher, les Auaspes, sont divisés cher les Murdtlles. et l>ifidc« i l'extrémité cliez les Rlu'pipliorci. 318 LONGIPEDES. AA. Elylres non déhiscentes, conliguës l'une à l'autre à la suture, en ligue droite. C. Ongles dentés en scie. Abdomen prolongé en pointe. Mordcltn. CC. Ongles simples ou à une seule dent. Abdomen non prolongé eu pointe. D. Tétc verticale. Sommet de la tète Irèi-convexe. Antennes notablement prolongées au delà de la base du protliorax. Ànaxpis. Dl>. Tête penchée. Sommet de la tête convexe. Antennes à peine plus longues que la tête et le protliorax pris ensemble. Scraptin. Il ne changea rien à cette disposition, dans la publication de sa Faune d'Autriche (1849). 1851. M. de Kiesenwetter, en donnant dans les Annales de la Société entomologique de France , l'Enumération des Coléoptères trouvés dans notre midi, établit le genre Trotomma. 1853. M. Achille Costa, dans sa Faune du royaume de Na pies, divisait ses Mordellidées en trois tribus : A. Antennes en éventail, au moins chez le ^ . B. Elytres rudimentaires, squarnmiformes. Ailes à découvert. Mtodiiei. I>B. Elytres de grandeur ordinaire, recouvrant les ailes en grande partie. HiriPiioniTis. AA. Antennes simples ou seulement en ecie chez les ^. Mordellide*. Ces derniers furent partagés de la manière suivante, savoir : 1° Ceux de ces insectes à abdomen prolongé en pointe ou consti- tuant le genre Mordella des auteurs : en trois coupes génériques : a. Dernier article des antennes obliquement échancré et terminé en pointe. Tomoxia. a.0.. Dernier article ovale oblone. (3. Ecusson visible. Mordella. PP. Ecusson invisible. Natriirica. Le genre Mordella fut lui-même divisé en deux »ous-genres : a. Prolhorax plus large que long. ........ Mordella. a.0.. Protliorax ausii long que large. ....... Mordelliitena, INTRODUCTION. 3 j 9 2° Les Mordellides à abdomen non prolongé en pointe, furent eux- mêmes répartis en deux genres ; mais fondés sur des caractères pris seulement chez l'un des sexes. a, Venlre du is. cr.a. Ventre du ^ fendu sur les troisième, quatrième et cinquième arceaux; pourvu de quatre appendices filiformes. Plesianaspis. 1855. Enfin, M. le docteur A. Gerstaecker, dans sa disposition sys- tématique des Rhipipiiorides, dont il forme une famille distincte de celle des Mordellides ; en raison de leurs mandibules dépourvues de membrane à leur bord interne ; de leurs palpes à dernier article non sécuriforme ; de leurs mâchoires à lobes unis ; de leur tête à vertex élevé ; de leurs antennes non flabellées, etc. , divise ces insectes en quatre tribus, dont voici le tableau : A. Elylres contiguës à la suture. Yeux échancrés. Ecussou visible. Ongles dentés ou pectines. Ptilophomew*. AA. Elylres nulles, raccourcies, ou déhiscentes à la suture. B. Ongles simples. Elytres courtes ou nulles. Rhiimdinienb. PB. Ongles pectines ou bifides. C. Elytres très-courtes. Ailes visibles. Ecussou apparent. Myoditins. CC. Elytres déhiscentes, acuminées. Ailes visibles. RHinrnoRiENS. La première Tribu comprend, pour la Faune d'Europe, les genres Pelecotoma et Ptilophorus : le premier à tibias mutiques , à ongles obtusément bidentés : le deuxième, à tibias à deux éperons, à ongles pectines. La seconde Tribu est réduite au genre Rhipidiut de Thunberg (Sym- bius de Sundevall). La troisième Tribu est bornée également à un genre, celui de Myodites. La quatrième comprend le genre Metoecus, et celui de Rhipiphorus, dont voici les principales différences caractéristiques : a. Palpes maxillaires à quatrième article le plu» long. Tibias antérieurs ratitiques. Articles des tarses postérieurs tous allongés, cylindriques. Metoecus. aa. Palpes maxillaires à deuxième article le plus long. Tibias anté- rieurs à un éperon. Deuxième article des tarses postérieurs petit, comprimé. nhipipho,,,,. 820 LONG1PBDES. Il nous reste à exposer la méthode que nous avons adoptée. Nous diviserons nos Longipèdes en deux groupes : .2 tt z p plus ou moins fortemcnl sécurilorme. Anteuiics soit filiformes, simples ou dentées, soit grossissant vers l'extrémité. S S 1 non sécuriforme. Antennes pectinées ou (Libel- lées chez les J* ; dentées au moins chez les $ . PREMIER GROUPE. MORDELL1DES. Gioupes. MoRDFLUDKS. RtiiPiPiioniuEs. Caractères. Dernier article des palpes maxillaires plus ou moins for- tement sécuriforme. Antennes soit filiformes, simples ou dentées, soit grossissant vers l'extrémité. Toutes les larves connues de ces insectes vivent aux dépens des matières végétales. Ces Héléromères se répartissent en trois petites familles : ; s a o de niveau avec le bord antérieur du prothorax. Tibia postérieur beau- coup plus court que tous les arti- cles réunis du tarse qui le suit. Avant- dernier article des tarses postérieurs, grêle, entier. Hanches postérieures plus longues que le postpectus. Pjgidium prolongé en pointe conique. Ongles offrant chacun de leurs crochets longitudinalcment divisé en deux branches, et ordinai- rement dénié à l'une d'elles. Eperons des tibias antérieurs nuls on presque nuls. Hanches postérieures moins longues que le postpectus. Pygidium non prolongé en pointe conique. Ongles simples. Eperons des tibias antérieurs très- visibles. plus élevé que le bord antérieur du prothorax. Hanches postérieu- res moins longues que le premier arceau ventral. Tibia posté- rieur aussi long que tous les articles réunis du tarse qui le suit. \ Avant-dernier article de tous les tarses avancé en forme de \ sole sous l'article suivant. Famil/et . Mordei LUKV Anaspiess. ScRAPTIENS. MORDELLIENS. 221 PREMIÈRE FAMILLE. MORDELL1F.KS. Caractères. Sommet de la trie de niveau avec le bord antérieur du prothorax. Pygidium prolongé en poinle conique. Hanches postérieures plus longues que le postpeclus. Eperon* des tibias antérieurs nuls ou presque nuls. Tibia postérieur beaucoup plus court que tous les arti- cles réunis du tarse qui le suit. Avant-dernier article des tarses postérieurs grêle , entier. Ongles offrant chacun de leurs crochets longiludi- nalement divisé en deux branches, et plus ou moins sensible- ment denté à l'une d'elles. Corps longitudinalement arqué. Yeux ovalaires; entiers; situés sur les côtés de la tête. Antcrincs insérées vers la base des mandibules, près du bord anléro-interne des yeux ; courtes ou très-médiocres; subfiliformes, à troisième article ordinairement plus grêle; comprimées ou subcomprimées, et plus ou moins sensible- ment dentées à partir du cinquième arlicle. A ces caractères généraux on peut ajouter : Tête petite; subtriangulaire; inclinée. Epistome parfois peu distinct du front. Labre transverse. Mandibules courtes; cornées; bifides à l'ex- trémité. Mâchoires à deux lobes Palpes maxillaires allongés; à dernier arlicle sécuriforme ou en forme de coutre. Palpes labiaux très-courts ; peu apparents ; cachés. Prothorax bissinué à la base , avec la partie médiaire de celle-ci prolongée en arrière; à bords latéraux tranchants; convexe en devant, graduellement moins convexe en arrière. Elytres rétrécies ordinairement à partir de leur base; laissant à découvert la majeure partie au moins du pygidium, qui se prolonge en pointe conique; peu convexes; munies d'un rebord suturai qui les fait paraître comme unislriées près de la suture. Hanches antérieures et ordinairement les intermédiaires cachées par la tête inclinée sur la poitrine, l'entre de cinq arceaux : le cinquième ou hypopygium allongé en ogive ou en triangle : partie du sixième arceau parfois apparente. Pieds postérieurs au moins allongés ; plus robustes que lès antérieurs. MM. Vallot, Schilling, Erichson et surtout Léon Dufour ont eontri - bué à faire connaître le premier étal de ces Coléoptères. Annales de la Société Linnéenne. 24 222 LONGIPEDES. Ces insectes se répartissent dans les genres suivants Ecnsson aussi large que le tiers de la base de chaque élytre. Dernier article des antennes échancré dans la seconde moi- tié de soi: côté interne. Tibias inter- médiaires moins longs que les quatre premiers articles du tarse qui les suit. o D. sans hachures J sur leur are- / te dorsale. munis sur leur arête dorsale d'une ou de plusieurs iia- chnres, sou- vent prolon- gées sur leur face externe. Erusson visiblement moins large que le tiers de la base d'une élytre. Dernier article des antennes arqué à son côté interne. Tibias intermédiaires aussi longs ou à peine moins longs que tous les articles réunis du larse qui les suit. Tibias postérieurs n'offrant point de deut sur leur arèle dorsale; rayés de plusieurs hachures, ainsi que le premier article des tarses. Tibias postérieurs à une seule hachure sur leur arête dorsale; offrant cette arête brusquement moins saillante sur sa partie postèrieure,à partir de la hachure et paraissant par là, munie d'une sorte de dent. Premier article des tarses à une seule hachure. GlNKil. Tornoxi'/.. Morilella . ilordellitttna. Stenaliu. Genre Tomoxia , Tomoxie ; A. Costa (')• (rcu-oç, article; ï|u{, pointu). Caractères. Tibias et tarses postérieurs sans hachures sur leur arête dorsale. Ecusson au moins aussi large que le tiers de la base de chaque élytre, en carré plus large que long, échancré à son bord postérieur. Antennes de onze articles ; dentées au côlé interne et à peu près de même largeur à partir du cinquième : le dernier, échancré dans la seconde moitié de son côté interne, ou comme augmenté d'un peti (1) Faun. d. Itegn. di Napol. (HordellUtées) p, S. MOhDELLiENS. — Tomoxia . 321 article étroit, soudé avec lui. Tibias intermédiaires moins longs que les quatre premiers ariicles des larses des mêmes pieds. 1. T. lmcepiiala ; A. Costa. Suballongée ; d'un noir brun ; à pubes- cence soyeuse, concolorc sur quelques parties, d'un cendré olivâtre sur d'autres: celle-ci, formant sur les élylrcs une bordure suturale et deux sortes de bandes transvases : la bordure, étendue à leur base jusqu'à la fossette humérale, subgraduellement réduite au tiers de la largeur, près de leur extrémité qu'elle n'atteint pas : la première bonde les couvrant de la moitié aux cinq huitièmes de leur longueur, parfois raccourcie à ses deux extré- mités : la seconde bande, subapicale, extérieurement raccourcie. Antennes d'un brun noir, souvent moins obscures vers la base. |. 20. Ù é . t. Variations des elylres (par défaut.) Var. A. Première bande transverse isolée de la suture, plus ou moins restreinte, tantôt constituatit une sorte de tache subponcti forme, tantôt paraissant formée de deux ou trois courtes lignes longitudinales unies. Bande postérieure semblant aussi parfois, mais plus rarement, composée de quelques lignes courtes, unies et peu distinctes. Morrldln fasiiatn, IU\k.. Faun. snec. I. 3. add. p. 435. 1-2 — Gyllknh. Ins. *urc 1-2. p 606. Mordella bigut/ala, (Dej.) Calai. (18'25) p. 73. — II. ( ! 333) p. 219. — îd. (1857) p. 24). — GvLLENii. Insect. suce. 1. 4. p. 520. 3. — De Casteln. Hisl. nal.t.2. p. 263. 3. Mordilla pic 11, (Resjïr) (Dej.) Calai. (18331. p. 219. — Id (1S37j|>. 541. T'mialions da élytres (par excès). Var. B. Bandes des élylres,surtoui la première, meins nettement limitées, plus confuses, plus ou moins avancées en avant et en arrière, mais laissant toutefois encore paraître entre elles des points de séparation. Var. C. Bandes des étuis confondues de telle sorte, que les élytres sont complètement recouvertes d'une sorte de duvet ou de poils soyeux, couchés, cendrés ou d'un cendré verdâtre, excepté à l'extrémité, et sur les côtés, depuis le dessous de l'épaule, jusque vers la moitié de leur longueur. Murdclta sericea, (Zieglkb) (Ueuan) Catal. (1837) p. 8Z|1 ? Dans cette variété extrême, le côté externe des élytres dénudé ou plutôt garni de poils obscurs plus fins que les poils cendrés, et sur un espace élargi d'avant en arrière en triangle allongé, depuis le dessous des épaules jusqu'à la moitié de la longueur, sur le tiers externe de la largeur, servent seuls, avec l'extrémité, à rappeler le dessin normal. Long. (\O0T4 à 0,0073 d 1/3 à 3 1 i I.) I.aig, 0,0017 6 0,0055 (4/^ A 1 i '8 1.) M0UDELLIE3S. ■ ToillOXld. 323 Corps suballongé f peu étroit ; à fond noir ou d'un noir brun, garni de poils fins, soyeux, couchés. Tête en angle très-ouvert dans le milieu de son bord postérieur; revêtue d'un duvet cendré olivâtre, luisant, épais; moitié antérieure du labre , testacée ou d'un lestacé fauve. Palpes maxillaires noirs ou d'un noir brun : deuxième et troisième articles souvent en partie fauves. Antennes prolongées environ jusqu'aux angles postérieurs du prolhorax; pubescentes; noires, avec les troi- sième et quatrième articles parfois moins obscurs, presque égaux, une fois plus longs chacun qu'ils sont larges dans leur milieu : les suivants, comprimés: les cinquième à dixième, anguleusemenl dilatés et dentés au côté interne : le dernier, oblong, échancré dans la seconde moitié de son côté interne, et terminé en pointe. Prolhorax anguleusement avancé dans le milieu de son bord antérieur; un peu moins large à ce bord que la tête; arqué sur les côtés, cl offrant vers la moitié de ceux- ci sa plus grande largeur; bissinué à la base, avec la partie médiaire de celle-ci plus prolongée en arrière, tronquée au devant de l'écusson, étendue jusqu'au tiers ou aux deux cinquièmes de la largeur de chaque élylre, subarrondie à ses angles postéro-externes; sinué ou échancré de chaque côté de celle partie tronquée, offrant vers les trois quarts de la largeur de chaque étui, à partir de la suture, le point le plus avancé de ses sinuosités basilaires, sensiblement courbé en arrière aux angles postérieurs; d'un tiers au moins plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; convexe ; revêtu de poils ou d'un duvet d'un cendré olivâtre, laissant, comme dénudées, trois taches d'un noir brun, brunes ou d'un brun fauve, savoir : une b?.nde lon- gitudinale assez large sur la ligue médiane, d'une longueur variable, n'atteignant ni le bord antérieur, ni la base : deux autres, subarron- dies, situées une de chaque côté, entre la bande précitée et le bord externe, vers la moitié de sa longueur. Ecnsson presque en carré plus large que long, échancré à son bord postérieur; revêtu d'un duvet cendré blanchâtre. Elytres à peine aussi larges que le prolhorax à ses angles postérieurs ; plus étroites aux épaules que celui-ci dans son milieu; près de quatre fuis aussi longues que lui sur les côtés; deux fois à deux fois cl quart aussi longues que lui sur son milieu ; faible- ment rétrécies jusqu'aux sept huitièmes, obtusément arrondies cha- cune à l'extrémité ; deux fois à deux fois el quart aussi longues qu'elles sont larges à la base, prises ensemble ; peu convexes; ornées d'une sorte de duvet cendré olivâtre, comme il a été dit. Repli de deux tiers aussi large que chacun des postépisternums vers la moitié de la lon- gueur de ceux-ci. Pygidium en cône subsinué vers les trois quarts, 32(3 LO\GIPÈDES. assez robuste, terminé en pointe étroitement tronquée ; garni à la base de poils cendres légèrement dorés, noir à l'extrémité; égal aux deux cinquièmes environ de la longueur d'une élytre. Dessous du corps noir ou d'un noir brun ; garni de poils soyeux, d'un cendré olivâtre, légèrement dorés, laissant de couleur brune ou d'un noir brun, des espèces de taches sur les côtés de chacun des arceaux du ventre. Postépisternums obtriangulaircs, rétrécis d'avant en arrière, un peu arqués à leur côté interne; deux fois et demie aussi longs qu'ils sont larges à la base. Pieds noirs; garnis d'un duvet cendré olivâtre ou cendré légèrement doré : jambes intermédiaires moins longues que les quatre premiers articles des tarses qui les suivent : pénul- tième article des tarses antérieurs entier. Cette espèce paraît habiter la plus grande étendue des provinces de la France. Elle n'est pas rare dans les environs de Lyon, sur les parties desséchées des troncs des saules, des chênes et de diverses autres essences d'arbres. On la trouve également sur les ombelles. Obs. Elle varie soit sous le rapport de la couleur, soit sous celui du dessin. Ainsi, les antennes sont quelquefois d'un brun tirant sur le fauve. Le duvet cendré se montre soit tirant sur le blanchâtre, soit sur le vert pâle, soit sur le gris ou d'autres fois prend une teinte mi- dorée. Les parties du prolhorax qui semblent presque dénudées et constituent trois taches de la couleur du fond, passent parfois au brun ou même au brun fauve. Les bandes des élytres paraissent souvent dentées en avant et en arrière ou comme formées de deux ou trois lignes, courtes, inégales, liées ensemble. Souvent la bande antérieure est unie à la bordure suturale; d'autres fois elle en est isolée et constitue une sorte de gros point qui a l'ail donner le nom de bigultata à celte variété. D'autres fois, au conlraire, 1 espace de couleur obscure compris soit entre la bande du milieu et les parties antérieures delà bordure suturale, soit entre cette bande et la postérieure, est moins nettement limité, plus restreint, plus ou moins envahi par le duvet cendré. Enfin chez les individus composant la variété sericea de Ziegler, les élytres sont uniformément et densement revêtues de duvet cendré, depuis le bord antérieur de la bande du milieu, jusque plus ou moins près de l'extrémité, sans compter que la moitié antérieure de la bordure suturale s'est aussi un peu dilatée. Malgré toutes ces variations, celte espèce est facile à distinguer à la forme de son écusson et à celle du dernier article de ses aiilenue*. moruellik.ns. — Mordella. J17 Genre Mordella, Mordelle ; Linné ('). (F.tyrnolngie ( 2 ) obscure.) Caractères. Tibias el tarses postérieurs sans hachures sur leur arête dorsale. Ecusson visiblement moins large que le tiers de la hase d'une élytre; en triangle, parfois plus ou moins obtus. Antennes de onze arti- cles ; généralement dentées au côté interne, à partir du cinquième : le dernier ovalaire, arqué à son côté interne. Tibias inlerviédiaires aussi longs ou à peine moins longs que tous les articles réunis du tarse qui les suit. A Yeux iioo cuniigiis ao Lord postérieur de la lête : ce bord prolongé derrière ces organes jusqu'au niveau des angles antérieurs du prolhorax. Elytres noires, à lâches de duvet blanc. i. M.tluodcciin-punctata; Rossi. Noire ; pubescente .Prothorax orné d'une bordure de duvet blanc cendré, d'un point au devant de chaque cinquième externe de la base et de divers autres signes, d'un duvet sembla- ble. Elytres parées chacune de six ou sept taches subponctiformes d'un duvet pareil : deux, à la base, près de lécusson, divergentes postérieurement ou parfois réunies en arc : la troisième, sur le milieu de l'élytre, vers le cin- quième de leur longueur : la quatrième, vers le quart, rapprochée du bord externe : les cinquième et sixième, formant avec leurs pareilles une bande transversale arquée en devant, vers les deux cinquièmes : la septième, sur le milieu de l'étui, un peu avant les trois quarts de sa longueur . Antennes noires. Ongles à cinq dents. Etat normal. Elytres noires, garnies d'un duvet soyeux, concolore j ornées chacune de sept taches la plupart subponctiformes, formées d'un duvet blanc ou blanc cendré ; les première et deuxième, liées ou à peu près à la base, à côté de l'écusson, unies à leur naissance, divergeant postérieurement : la première ou interne, servant de bor- dure à l'écusson et ordinairement prolongée du double de celui-ci : la (I) Sysl. Nat. (1758) t. 1. p. 480. — Jd. (1767) t. 1. p. 682. (i) Arislote 'livre 5 chap. 19) avait donne le nom d'ôpaoSaxv*) (qui mord fortement) h un insecte provenant d'un vers qui se métamorphose, après s'être formé dans la racine du chou. Gaza a traduit le nom grec par la dénomination latine Mordella, qui a été appliquée aux Coléoptères de ce genre, quoiqu'ils soient vraisemblablement différent» de ceux meutionués par le célèbre précepteur d'Alexandre. 528 LONGIPÈDES. deuxième, plus courte, tantôt paraissant ne faire qu'un avec la pre- mière et constituer avec elle une sorte d'arc couvrant presque la moi- tié de la largeur de la base de chaque él\ tre, tantôt formant avec la première l'imago d'un Y renversé: la troisième, ponctiforme ou ovale, située sur le milieu de l'élylre, vers le cinquième ou un peu plus de la longueur de celle-ci : la quatrième, plus petite, rapprochée du bord externe, vers le quart de la longueur des étuis ; les cinquième et sixième, constituant avec leurs pareilles une rangée transversale en arc dirigé en devant : la cinquième, ordinairement la plus grosse, ovale, rapprochée de la suture, vers les trois septièmes de la longueur de celle-ci : la sixième, ovale ou ponctiforme , souvent plus petite, plus postérieure de la moitié environ de sa longueur, située entre la cinquième et le bord externe : la septième arrondie, placée sur le milieu de chaque étui, un peu avant les trois quarts de la longueur de ceux-ci. Slordella \ï-punctata, Ros.m, Faun. 'elnisc. I. 1. p. 213. ROI. pi. 4. fig. 4. — ■ id. éd. Hslw. I. I. p. 299. 601. pi. 4. fig. 4. — Ouv. F.nlum. t. 3. n° G4. p. 5. 3. pi. 1. fig. 3. a, b, c, (). — Lath. flist. nai. t. 10. p. 410. 3. — Schônh. S'yn.în». I. 3p. 81. 6. — L. Redtïsb. Faun. aust. p. 613. Slordella m:liipuntala, Trust, KL Beytr. p. 27. 283. Variation» (par défaut). Var. A. Elytres marquées seulement de quatre taches subponcti formes, de duvet blanc (en ne comptant les deux de la base que pour une seule)- Obs. Ordinairement ce 6:>ul les quatrième el sixième qui foui défaut ; quelquefois les deux premières et la qualrié ilordella peilala, Sultz Gewliich. d. Ins. p. 67. pi. 7. fig. 14. (la figur:' indique cinq taches sur l'une des élyîrts, au li t.- I. ) — Fcesslt, Verzeirh. p. -21. 402. — Herbst. in P.orowki Naturg. t. 6. p. 181. t. pi. "29. fig. 1. I. ou Kurz. Enleit. t. 1. p. 181. 1. pi. 29. fig. I. — <;>iel. C. Link. Sysl. Mal. t. I. p. L'023. 26. — Koeher, Gen. p. 51. 86. pi. 7. fig. tS. — Gotzp.. Faun. Eur. t. 8. p. 850. 6. — ÛLiY.EucYcl. méth. t 7. p. 740. 26. Mordella S-punctata, Schrasx, Reise, 80. — IL Faun. boic. t. I. p. 571. 523. Var. lî. Elytres ornées chacune seulement de trois taches de duvet blanc, (en ne comptant les deux de la base que pour une seule). Mordelia tex-punctata, Heubst, Are h. p. 158. 4. — Id. Irad. fr. p. 168. 5. — Gmii. Lia». SjSt. N'ai. t. 1. p. 20*1. 11. — Rossi, Faim, etrutc. t. 1. p. 243. 600.— mordelliens. — Mordella. 329 là. Ed. Helw. I. 1. [>. '-99. 600. — Olw. EucjcI. méfh. i. 7. p. 540 22. — Scbosh. Syn. ius. T. 3. p. 84. 6. Long. 0,0067 à 0,0090 (5 à 4 [.) Larg. 0,0017 à O.OOiO (3/4 à i 2 6 I.) Corps suballongé ; à fond noir ; garni d'un duvet soyeux. Tête subéchancrée ou en angle très-ouvert, dans le milieu de son bord postérieur : celui-ci, prolongé derrière la partie postérieure des yeux, jusqu'au niveau des angles antérieurs du prothorax ; ornée, à sa partie postérieure, d'une bordure d'un duvet cendré ; garnie sur le reste de sa surface d'un duvet semblable, moins rare et moins court sur la partie antérieure que sur celle qui la suit. Palpes et antennes, noirs : ces der- nières, prolongées environ jusqu'aux angles postérieurs: deuxième à quatrième articles plus grêles: le deuxième, plus court que le suivant: les troisième et quatrième presque égaux ; les quatrième à dixième pubescents, comprimés, dilatés et dentés au côté interne : le onzième, oblong, dilaté en arc au côté interne. Prothorax avancé dans le milieu de son bord antérieur ; faiblement et obtusément arqué sur les côtés, un peu plus large aux angles postérieurs (qui sont émoussés) qu'aux antérieurs; bissinué à la base, avec la partie médiaire plus prolongée en arrière, obtusément tronquée au devant de l'écusson, près de deux fois plus large que celui-ci et étendue jusqu'au tiers ou aux deux cinquièmes internes de chaque élytre; sinué ou échancré entre ce lobe médiaire et les angles postérieurs qui sont un peu courbés en arrière, offrant vers le milieu de chaque étui le point le plus avancé de chaque sinuosité; de moitié environ pluslargeà la base qu'il est long sur son milieu ; convexe ; noir , garni d'un duvet court et concolore ; orné dans sa périphérie d'une bordure d'un duvet blanc cendré ; paré de divers signes ou dessins d'un duvet semblable, savoir : 1° deux sortes de parenthèses, unies bout à bout, de chaque côté de la ligne médiane, prolongées depuis le bord antérieur jusqu'aux trois quarts de sa longueur; 2» de chaque côté de la première parenthèse, une bande transversale, arquée en arrière, formant avec la bordure antérieure un ovale transverse : 3° une tache poncliforme, liée à la bordure basilaire, vers chaque cinquième externe de la base : ces dessins, souvent obli- térés ou indistincts par suite de ladépilation. Ecusson presque en demi- cercle ou en triangle très-obtus et à côtés curvilignes, de moitié moins longqu'il est large à la base ; noir, garni d'un duvet concolore. Elytres à peine aussi larges en devant que le prothorax à ses angles postérieurs, trois fois et demie aussi longues que lui sur les côtés; deux fois et 380 LONGIPÈDES. quart aussi longues que lui sur son milieu ; sensiblement rétrécies d'avant en arrière, subarrondies chacune à l'extrémité ; une fois à une fois et quart plus longues qu'elles sont larges à la base prises en- semble; peu convexes; noires, garnies d'un duvet concolore, ornées chacune de six ou sept taches subponcliformes, d'un duvet blanc cendré, disposées comme il a été dit. Pygidium conique, étroitement tronqué à l'extrémité; égal au moins aux deux cinquièmes ou aux trois septièmes de la longueur de chaque élytre ; noir, orné de deux taches basilaires formées de duvet blanc cendré,contiguës à la base,divergentes postérieurement; une fois environ plus long que l'hypopygium. Dessous du c07-ps noir, garni d'un duvet concolore, avec les postépisternums et une tache à la base de chacun des côtés des arceaux du ventre, d'un duvet blanc cendré. Postépisternums oblriangulaires, rétrécis d'avant en arrière, terminés en pointe obtuse ou oblusément tronquée, deux fois à deux fois et quart aussi longs qu'ils sont larges à la base ; en ligne droite à leur bord interne avec la partie antérieure de celui-ci un peu courbée en dedans. Pieds noirs : tarses intermédiaires à peine plus longs que la jambe : troisième et quatrième articles des tarses anté- rieurs et intermédiaires un peu élargis et sensiblement bilobés au moins en dessous : branche supérieure des ongles à cinq dents appa- rentes. Cette espèce est assez rare en France. On la trouve dans les Alpes du Midi et dans quelques autres lieux. Elle a été prise dans les envi- rons de Bordeaux par M. Perroud. Obs. Le dessin du prothorax est souvent plus ou moins incomplet, par suite du frottement. Les taches des élytres varient un peu de gros- seur: les quatrième et sixième sont parfois réduites à un point très-petit ou même disparaissent quelquefois; néanmoins l'espèce est toujours facile à reconnaître à la largeur du lobe médian de la base du protho- rax, à ses ongles à cinq dents, à sa taille très-différente de la M. Gacognii, qui présente les deux derniers caractères indiqués. Elle se reconnaît même entre toutes les espèces suivantes, quand même elle est complètement épilée, au bord postérieur de sa tête prolongé der- rière les yeux jusqu'au niveau des angles antérieurs du prothorax, et empêchant ainsi aux yeux d'être contigus au bord antérieur de c« dernier segment. A4. Yeux en partie un moins contigus par leur bord postérieur au bord antéiieur ilu prolhurax. B. Repli des élytres au moins aussi large que chacun des postépisieroums vert la moitié île leur longueur. F.lvtres noires, à lâches gutliformes de duvet blanc. mordelliens. — Mordella. 331 2. II. maculosa ; Naezen. Noire ou d'un noir brun; pubescente. Prothorax offrant vers les trois septièmes de la buse de chaque élytre le point le plus avancé de la sinuosité ; ordinairement paré d'une bordure basilaire formée d'un duvet blanc cendré. Elylres ornées d'une trentaine de gouttelettes d'un duvet semblable ; i-epli au moins atissi large que les postépisternums vers la moitié de leur longueur. Pygidium à peine aussi long que le tiers des étuis : hypopygium d'un tiers plus court que ce dernier. itordella maculosa , Naez. AcI. Holm. (1794) p-, 273. pi, fig. 4. — L. Rf.uteno. Faun. auslr. p. 613. Mordella quttata, Païk. Faun. suce. t. 2. (1798) p. 186. t. — Gyll. Ins. suec. I. 2. p. 607. 4. — Id. t. 4. p. ! 20. — Sahlb. Ins. fenn p. 486. 4. Mordella atomaria, Fab. Sysl. Eleulli. I. 2. p. 123. 12. — Schonu. Sjn. in = . I. 3. p. 85. 26. — Zstters. Faun. lapp. p. 268. 2. — ht. Ins. lapp. p. 165. 2. — Sifpii. Man. p. 265. 4. Mordella irrorata, Trost, Kl. Beytr. p. 27. 282. Long. 0,0033 à 0,0015 (1 1/2 à 2 1.) Larg. 0,0009 à 0,0017 (2/5 à 4/5 I.) Corps oblong ; à fond noir, garni d'un duvet soyeux. Tête faible- ment échancrée en arc dans la moitié médiaire de son bord posté- rieur; noire ou d'un noir brun, garnie d'un duvet court et obscur: bord antérieur de l'épistome et labre d'un fauve testacé. Pulpes maxillaires fauves ou en partie d'un fauve testacé, avec le dernier article d'un fauve foncé. Antennes presque aussi longuement prolon- gées que les angles postérieurs du prothorax ; d'un noir brun, avec les quatre premiers articles parfois un peu moins obscurs : ces articles plus étroits que les suivants : les premier et deuxième, subcylindriques, plus épais : le deuxième, plus court que le troisième : celui-ci et le quatrième, obtriangulaires, presque égaux : les cinquième à dixième, comprimés, peu pubescents, dilatés et dentés au côté interne : le onzième, subarrondi au même côté. Prothorax un peu anguleusement avancé dans le milieu de son bord antérieur; obtusément arqué sur les côtés; plus large aux angles postérieurs qui sont émoussés, qu'aux antérieurs ; bissinué à la base, avec la partie médiaire plus prolongée, obtusément arquée en arrière jusqu'à la sinuosité, obtusément tronquée au devant de 1 ecusson qu'elle déborde de chaque côté de la moitié de la largeur de celui-ci à la base : cette partie médiaire étendue environ jusqu'au tiers ou aux deux cinquièmes de la largeur de chaque élytre; offrant vers les trois septièmes ou vers la moitié de 33*2 L0NG1PÈDBS. la base desdits étuis le point le plus avancé de la sinuosité, faiblement arqué en devant en dehors de ce point, c'est-à-dire sur les côtés de sa base; de moitié environ plus large à celle-ci qu'il est long sur son milieu; convexe; d'un noir brun; garni d'un duvet brun, court et soyeux; ordinairement paré, à la base et un peu sur les côtés, d'une bordure étroite d'un duvet blanc cendré, et marqué de deux bandes longitudinales d'un duvet pareil , raccourcies en devant , situées chacune vers le tiers de la largeur et le faisant paraître en partie d'un cendré blanchâtre, marqué de trois taches d'un brun noir. Ecusson obtusément triangulaire; une fois plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; revêtu d'un duvet cendré. Elytres un peu moins larges en devant que le prothorax à sa base ; quatre fois environ aussi longues que celui-ci sur les côtés ; faiblement rétrécies d'avant en arrière; obtusément arrondies chacune à l'extrémité; de trois quarts aussi larges vers les sept huitièmes qu'à la base ; moins de deux fois aussi longues qu'elles sont larges à la base prises ensemble ; peu convexes; noires ou d'un noir brun; garnies d'un duvet brun, court et soyeux; parsemées chacune d'une trentaine au moins de petites gouttes formées d'un duvet blanc cendré : ces taches, un peu inégales, irrégulièrement disposées : quelques-unes rangées ordinairement d'une manière sériale sur la strie juxta-suturale : quatre autres , habituellement disposées en une rangée obliquement transversale, dirigée de la moitié de la suture vers les deux tiers du bord externe. Repli au moins aussi large que les postépisternums, vers la moitié de la longueur de ceux-ci. Pygidium brun; conique, robuste, très-étroi- tement tronqué à l'extrémité ; à peine aussi longuement prolongé depuis le quatrième arceau ventral que le tiers de la longueur des étuis. Hypopygium égal aux deux tiers de la longueur du pygidium. Dessous du corps noir ou noir brun, garni d'un duvet court et brun cendré ou brun fauve. Postépisternums oblriangulaires, terminés en pointe ; en ligne presque droite ou à peine arquée à leur côté interne; deux fois à deux fois et quart aussi longs qu'ils sont larges à la base. Pieds noirs, garnis d'un duvet brun très-court : avant-dernier article des tarses antérieurs un peu plus étroit, à peine échancré en dessus. Ongles peu distinctement dentés à leur branche supérieure. Celle espèce habile les parties froides de la France. On la trouve à la Grande-Charlreuse, sur les planches, près des scies à eau, sur les troncs des arbres morts el quelquefois sur les Heurs. Obs. Le prolhorax semble parfois presque entièrement noir ou d'un noir brun, ou peu distinctement paré d'une bordure basilaire cen- mordelliens. — Mordella. 333 drée ; souvent les deux petites bandes longitudinales sont indistinctes • d'autres fois, au contraire, il est comme poudré de cendré par l'effet des poils duveteux de cette teinte. Les taches des élylres varient de teinte et même de nombre par la disparition de quel- ques-unes. Malgré les variations que peut offrir cette espèce, elle peut se reconnaître, même chez les individus dénudés, à la forme du lobe médian de la base du prothorax , à la brièveté du pygidium , à la longueur proportionnelle de l'hypopygium, et surtout â la largeur du repli des élytres vers le milieu de la longueur des postépister- nums. A cette division appartient l'espèce suivante, que j'ai reçue de M. le docteur Hampe sous le nom de M. albo-sig-nata. Oblongue ; noire, pabescente. Prothorax bordé de cendré à la base. Elytres ornées d'une courte ligne suturale, et chacune d'une rangée de trois taches disposées en arc de cercle depuis l'épaule jus- qu'au cinquième de la suture ; d'une autre tache près du cinquième du bord extérieur, et d'une bande (raccourcie à ses extrémités'), située vers le milieu de leur longueur, formées de duvet cendré. Repli au moins aussi large que chacun des postépisternums vers leur moitié. Pygidium à peine plus long qu'il est large à la base. Alordclla alboiignata (Ukj.) Calai. (1821) p. 73. — ld. (1837) p. 241. Long. 0,0036 (I 2/3 1.) Larg. 0,001 S (9/3 I ) Corps oblong ; noir; garni de poils soyeux, fins, couchés. Tête offrant son bord postérieur à peine prolongé derrière les yeux jus- qu'à la moitié de la largeur de ceux-ci; noire; garnie d'un duvet brun marron ou brun grisâtre. Palpes obscurs. Antennes brunes ou d'un brun noir ; à deuxième article court : les troisième et quatrième, grêles, presque égaux : les cinquième à dixième, dilatés et dentés à leur côté interne. Prothorax subarrondi ou très-émoussé aux angles postérieurs ; une fois environ plus large à la base qu'il est long sur son milieu; bissinué à son bord postérieur, avec la partie médiaire de celle-ci plus prolongée en arrrière, en arc très-obtus ou obtusé- ment tronqué au devant de l'écusson, qu'elle déborde de chaque côté de près de la moitié de sa largeur, étendue jusqu'au tiers interne des élytres, subarrondie à ses angles postérieurs ; offrant le point le plus marqué des sinuosités en angle très-ouvert, correspondant aux deux 334 LOXGll'ÈDES. cinquièmes internes de la largeur de chaque élytre, à peu près en ligne transversalement droite, en dehors de chaque sinuosité ; déprimé au devant de chacune de celles-ci; convexe; noir, garni de poils soyeux, bruns ou d'un brun fauve ; orné à la base et un peu sur les côtés d'une bordure étroite cendrée ou d'un cendré fauve. Ecusson en triangle obtus, près d'une fois plus large que long ; garni de poils cendrés. Elyfrcs faiblement rélrécies d'avant en arrière ; obtusémenl arrondies chacune à l'extrémité ; deux fois ou deux fois et un sixième plus longues qu'elles sont larges à la base, prises ensemble-, peu convexes ; noires ; garnies de poils soyeux , couchés , concolores ; ornées d'une courte ligne suturale, de quatre ou cinq taches, et d'une sorte de bande raccourcie, formées d'un duvet blanc cendré : la ligne suturale, étroite, prolongée environ jusqu'au cinquième de leur lon- gueur : trois ou quatre lignes courtes, disposées en arc de cercle, depuis l'épaule jusque vers la suture, vers le cinquième ou le quart de leur longueur : la ligne ou tache humérale paraissant tantôt unique, tantôt divisée en deux ; offrant en outre près du bord externe, vers le cinquième de leur longueur, une tache subponctiforme : la bande, située vers le milieu de leur longueur ou peu après, échancrée dans son milieu, raccourcie à ses deux extrémités, paraissant composée de- deux taches ovalaires ou subarrondies unies ensemble. Repli au moins aussi large que chacun des postépisternums vers la moitié ou les quatre septièmes de la longueur de ceux-ci. Pygidium conique , robuste, en triangle presque équilatéral ou d'un sixième plus long qu'il est large à la base; terminé en pointe très-élroilement tronquée ; noir, garni à la base de poils cendrés ; dépassant d'un cinquième à peine de sa longueur l'hypopygium. Dessous du corps noir; garni d'un duvet brun fauve ou brun grisâtre. Postépisternums rétrécis d'avant en arrière; terminés en pointe; un peu arqués à leur côté externe ; trois fois et demie environ aussi longs qu'ils sont larges dans leur milieu. Pieds noirs; pubescents : hanches postérieures subparallèles au bord du premier arceau jusqu'aux deux tiers externes de l'espace compris entre la ligne médiane et le bord extérieur, de moitié environ plus longues près de celui-ci que l'espace compris entre leur partie postéro-externe et le bord postérieur du premier arceau ventral. Patrie : la Styrie. 815. Repli îles élytres à peine égal à la moitié de la largeur des postépisternums, vers la rooilié de îa longueur de ceux-ci. C. Elytres noires, ornées do divers signes d'un duvel blanc, flave ou cendré. mordelliens. — Mordella. 335 i. M. Gacognii ; Mulsant. Corps noir ou d'un noir bleuâtre ; pubescent. Tête et prothorax revêtus d'un duvet blanc cendré. Elytres ornées de divers signes d'un duvet semblable : 1° une tache ou bande basi- laire, étendue depuis la suture jusqu'au calus, couvrant le tiers de la suture ,bidentée à son bord postérieur, enclosant dans son milieu une pupille noire:2" une lanière naissant de l'épaule, prolongée jusqu'aux deux cinquiè- mesou à la moitié de leur longueur: 3° deux taches elliptiques, soit isolées,soit unies en forme de bande courte, vers les trois cinquièmes de leur longueur : 4° une bordure suturale n'atteignant pas l'extrémité. Antennes noires. Post- épisternums tronqués à l'extrémité. Ongles à cinq dents. J>. Tibias antérieurs légèrement arqués. Pygidium au moins aussi long que la moitié des élytres. J. Tibias antérieurs droits. Pygidium un peu moins long que la moitié des élytres. Mordella Gacognii, E. Mvcsant, in Ann. de la Soc. I,inn. de Lyon (18S0-S2) p. 49. — Mclsant, Opuscules entomol. 1 er cahier p. 57. Long. 0,0067 à 0,0100 (3 à 4 1/2 I.) Larg. 0,0022 à 0,0053 (1 à \ 1/2 I.) Corps assez (c/ 1 ) ou médiocrement ( o ) étroit ; à fond noir, garni de poils soyeux et couchés. Tête échancrée dans le milieu de son bord pos- térieur : celui-ci, à peine prolongé jusqu'à la moitié du bord postérieur des yeux; noire, garnie d'un duvet cendré, légèrement doré. Palpes maxillaires à deuxième et troisième articles fauves ou d'un brun fauve; le dernier, noir. Antemies prolongées à peine jusqu'aux angles posté- rieurs du prothorax; noires ; pubescentes ; à deuxième article subcy- lindrique, assez épais, plus court que le troisième : les troisième et quatrième, plus étroits que les suivants, peu élargis de la base à l'extrémité : les cinquième à dixième, comprimés, dilatés et dentés au côté interne : le dernier, rétréci vers l'extrémité. Prothorax angu- leusement avancé dans le milieu de son bord antérieur ; à peu près de la largeur de la tête en devant ; arqué sur les côtés, offrant vers la moitié de ceux-ci sa plus grande largeur; un peu plus large aux angles postérieurs, qui sont courbés en arrière, qu'aux antérieurs; bissinué à la base, avec la partie médiaire plus prolongée en arrière, obtusément tronquée au devant de l'écusson , qu'elle déborde de chaque côté, de une fois à une fois et demie la largeur de celui-ci à la base, étendue jusqu'au tiers de la largeur de chaque élytre ; offrant Ô36 LONGU'ÈDES. vers les trois quarts de la largeur de celles-ci, à partir de la suture, le point le plus avancé de chaque sinuosité ; de deux tiers ou de trois quarts plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; convexe ; noir; garni de poils fins, soyeux, couchés, d'un cendré luisant ou légèrement doré, laissant comme dénudées ou de couleur foncière, trois taches noires : l'une, sur la ligne médiane, élargie d'avant en arrière, prolongée depuis la moitié ou le cinquième de sa longueur, plus rarement depuis la base , jusque près du bord postérieur : chacune des autres, subarrondie ou ovalaire, située, vers les trois cinquièmes de sa longueur, entre la précédente et le bord externe, parfois très-réduite ou peu marquée. Ecusson en triangle presque équilatéral ; revêtu d'un duvet cendré, légèrement doré. Elytres à peine aussi larges en devant que le prolhorax à sa base; quatre fois environ aussi longues que celui-ci sur les côtés; deux fois et demie aussi longues que ce dernier sur son milieu; graduellement rélrécies jusqu'aux sept huitièmes, subarrondies chacune à l'extrémité ; deux fois (. 228. S.ii. — Id. Sysl. N.ii. I. 1. p. 682. 2. Tji-. — Poda, lus. Mus. gr;c:. p 47. var. — Sultz Kcnoz. il. Ins. p. 7". pi. 7. fig 46. a. — Dr. Vill. C. Lis*. Kntom. t. 1. p. M)G. 2. var. Lu Morcelle striée à pninti, OeoFr. Ilist. alir. t. I . p. 354, 2. Mordella fasciata^ Fabr. Sys. entnm. p. 203. 6. — Id. Spec. in«. t. t. p 333. 8. — Id. Maul.t. I. p. 218. 12. — Id. Eut. sysl. I. 1. 2. p. 11.'?. 2. — Id Syst. F.leul!.. I. 2. p. 122.5. — Scuaeff. Icon, pi. 127. fig. 7.— Ijekbst, in Fuessly's Arcli.p 148. '2. — /d. Irad. fr. p. 167. 1. — Giul. C. Likn Syst. Nal. t. 1 p. 2023. 16. — Rossi, F.iun. etr. I. 1 p. 243. 599. — Id. éd. Helw. t. 1. p. 298. 599. — Ouv. liiicycl. méiii. t. 7. p. 7.58. \i. — Id Eulom. t. 3. n° 64. p 4. 2. pi. 1. fig. 2. i , li. — //. Nouv. Dtct. d'Ilisi nat. (1818) t. 21. p 364. — Panz. Eutom. germ. i. 1. p. 212. 2. — Cuv. Tabl. éléra. p b\S. — Braum, lus. Kal. t. 1. p. 135. 493. — Marsh. Fut im. brit. p. iS8 2. — Schrank, Faim. boic. t 1. p. ,';72. 724. — Tbost, RI.,Beylr. p. 27. 28<> — W'ai.ck. Faim. par. t. 1. p. 174. 3. — Tionv, His! nnt. t. 7. p. 232. — Latb. Uist. nat. t. 10. p. 413. 2. pi. 91. fig. 1. — Sciinuu. Syn. ins. t. 3. [' <^3. 5 — La^iarce, Aiiiin. s vert, t. i. p. 425. 2. — Samoielle, The eotooiol. us 'C p. 60. 19". p!. 4. fig. S. — Dliiéril, Did. des se. uat. t. 52. p. Sl5. 2. p!. 15 livr. ou cah. 13. fig. 5. — Fischer, Enlomogr. t. I. p. 222. 3. — Mots, l.eltr. t. 2. p. 291, 2. — Stkpii. Illtistr t 5. p. 30. 10. — U. Vlan p. 53 u.i.ti s. C. 1 1>" Enloino! t. 1. p. 408. 8. Obs. La plupart des descriptions ci-dessus ne mentionnent pas la pupille noire de la bande antérieure des élytres. 1... 56 à 0,0090 (S 1/2 à 4 1.) Larg. 0,0013 à 0,0026 (2/5à I 1/5 \.) Corps suballongé; peu (?) ou médiocrement (/>) étroit ; à fond noir ou d'un noir brun. Tête en angle très-ouvert à son bord posté- M0HDELL1ENS. — Monlelltl . .Vil rieur ; garnie de poils lins, couches, soyeux, cendrés ou mi-dorés à certain jour. Palpes maxillaires habituellement d'un brun noir, parfois fauves ou d'un fauve teslacé sur leurs articles intermédiaires, plus rarement fauves, avec L'extrémité brune. Antennes prolongées environ jusqu'aux angles postérieurs du prolhorax; pubescenles; noires ou brunes, avec les huis Ou quatre premiers articles et une partie hasi- laire des suivanls jusqu'au septième, d'un fauve teslacé ou les lacés, quelquefois avec les deuxième à quatrième bruns ou obscurs à l'extrémité, et les suivants entièrement noirs ou d'un noir cendré : à deuxième article plus court que le suivant: les troisième et quatrième presque égaux, au moins aussi longs que le suivant: les cinquième à dixième plus larges, comprimés, dentés au côlé interne : le onzième oblong. Prothorax anguleusement avancé dans le milieu de son bord antérieur; à peine arqué sur les cotés; hissinué à la base, avec la partie médiaire plus prolongée en arrière, obLusémenl tronquée ou subarrondie, débordant l'écusson de chaque côlé, de près de la moitié de la largeur de celui-ci ; offrant vers les trois cinquièmes de la largeur de chaque élytre le point le plus avancé de ses sinuosités: à peine courbé en arrière ou presque en ligne transversale droite en dehors de chaque sinuosité; près d'une fois plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; convexe . noir, couvert d'un duvet cendré ou cendré mi-doré, plus serré sur les cùlés et surtout à la base ; offrant souvent les traces plus ou moins distinctes d'une bande longitudinale peu nettement limitée, et, de chaque côté de celle-ci, d'une tache subar- rondie, obscures. Eeusson rétréci d'avant en arrière, oblusément tronqué à l'extrémité; plus large a la base qu'il est long sur son milieu : noir, revêtu d'un duvet cendré mi-doré. Elylres près de quatre fois aussi lonuues que le prolhorax sur ses côtés ; rétrécies d'avant en arrière; à peine aussi larges vers les cinq sixièmes de leur longueur que les deux tiers de leur base; deux fois (?) ou deux fois et quart (,/*) aussi longues qu'elles sont larges à la base (prises ensemble) ; obtusé- înent arrondies à l'extrémité ; peu convexes ; noires ; garnies d'un duvet soyeux et eoncolore sur une partie de leur surface; ornées d'un duvet cendré, mi-doré constituant une bordure siilurale, et, sur chacune,de deux bandes, comme il a été dil. Repli aussi large que le tiers des postépisternums, vers le milieu de la longueur de ceux-ci. Pygidium conique, aussi long (pie la moitié environ (r^) ou les deux cinquièmes (9) d'une élytre; noir, avec la base cendrée. Dessous du corps noir ou d'un noir brun, revêtu d'un duvet cendré mi-doré, avec l'extrémité fie l'hypopygium H souvent quelques autres parties 342 LONGIPÙDES. obscures ou noires. Postépisternums rétrécis d'avaul en arrière,lerminés en pointe parfois un peu obtuse ; un peu arqués à leur côte interne ; deux fois (?) à deux fois et quart (Z') aussi longs qu'ils sont larges à la base. Pieds noirs ou d'un noir brun, garnis d'un duvet cendré mi- doré : jambes et tarses des pieds postérieurs sans hachures. Cette espèce paraît commune dans toutes les parties de la France. On la trouve sur divers arbres morts ou desséchés tels que chênes, peupliers, saules, et sur diverses fleurs, principalement celles en om- belles. Obs. Elle offre des variations nombreuses. 1 " Sous le rapport de la couleur : Les antennes ont ordinairement leurs trois premiers articles testacés, ou d'un fauve ou flave testacé ; quelquefois plusieurs des articles suivants ou même les sept premiers articles sont de la même couleur, avec les trois ou quatre derniers de ceux-ci bruns à l'extrémité; d'autres fois, au contraire, les trois premiers articles ne présentent la couleur teslacée que sur une partie de leur longueur, et les suivants sont bruns ou noirâtres. Les palpes maxillaires se montrent quelquefois testacés ou d'un fauve testacé, avec l'extrémité ou la dernière moitié du dernier article, noire ou brune. Les tibias antérieurs sont parfois entièrement testacés et quelquefois d'autres parties des mêmes pieds ou des suivants, paraissent se rappro- cher plus ou moins de la même teinte. Les éperons des tibias postérieurs, ordinairement testacés, se mon- trent parfois obscurs ou bruns. 2> Sous le rapport du dessin : Le prothorax est souvent assez densement garni de poils couchés, soyeux, cendrés, ou d'un cendré tirant sur le lauve, leflavescent ou le mi-doré, et dont la teinte varie suivant la manière dont on regarde l'insecte. Ordinairement, ce segment protboracique offre sur la sur- face trois régions ou sortes de taches obscures : l'une, sur la ligne médiane ; une autre, de chaque côté de celle-ci ; d'autres fois les poils cendrés sont moins apparents, si ce n'est à la base et sur les côtés. Les élylres offrent des variations plus remarquables : Variation des t'iylres (par défailli), Var. a. Bande antérieure des élylres très-incomplète, réduite à une tache sciitrllaire obtriangulaire, et à une ligne longitudinalemrnt oblique, MORDEbLiENs. — Mor délia. 3/|3 naissant vers V épaule et prolongée jusqu'à la seconde bande ou presque jusqu'à la seconde bande, qui elle-même est raccourcie. Slardella briantea, (Villa), Comollc, Ds Coleopl. nov. ac rarior. i>. C 2S. GO. —Villa. Cal.il. (1844) p. 49. Var. p. Bande antérieure des elytres incomplète, non prolongée jus- qu'à la suture ou à la bordure suturale, dans le tiers ou plus de son bord postéro-interne, laissant ainsi la pupille incomplètement close dans cette partie. La seconde bande, est le plus souvent aussi alors raccourcie. Mordella fasciolata, Rossi, Mantiss. I. 2. 103.68? Mordilla fasciala, Var. (i. SchÔnh. Syu. in». I. 3. p. 84? Mordella interrupla, A. ('<*t\, Fauu. del Rego. di. Napol. (MordelUdces) p. 15. "» pi. •20. fig. 3. {type). Obs. La bande antérieure peut être ainsi incomplète par deux causes très-différentes: 1° par suite de dépilation, quand les poils ont été enlevés par le frottement : 2° par changement de couleur, quand les poils cendrés qui forment celte bande ont été en partie remplacés par des poils obscurs. Dans le premier cas, l'état incomplet est acciden- tel : dans le second, il constitue une variété. On trouve si communément toutes les transitions entre cet état in- complet et l'état normal , qu'il est difficile de considérer ta .1/. inler- rupta comme constituant une espèce particulière. Le duvet est souvent d'un cendré rougeâlre ou presque doré. Var. i. Bande antérieure incomplète, au moins dans sa partie posté- rieure, ci formée de trois courtes lignes longitudinales isolées les unes des autres ; la plus externe, naissant de l'épaule où elle se lie avec l'espèce de languette de duvet située sur la partie déclive des élytres : celte ligne numérale se prolonge jusqu'au cinquième ou au cfuart de la longueur des étuis, en obliquant en dedans : la médiaire naît au niveau de la moitié de la longueur de la précédente et se prolonge plus qu'elle en arrière, de la moitié de sa longueur : la plus interne, naissant à peu près sur la même ligne que la médiaire est un peu plus courte surtout en arrière et se lie ordinairement à la bordure suturale. La bande postérieure est plus ou moins isolée de la bordure suturale, et paraît souvent formée de quelques lignes longitudinales courtes, unies entre elles. Quelquefois la ligne humérale s'étend à la base jusqu'à l'écusson ; 344 longipÈdes. d'autres (ois il ne reste de la bande basilaire qu'une laclie seutellairp obtriangulaire et Ips Irois lignes longitudinales pi-dessus indiquées. Var. "'. Semblable à la précédente, mais offrant de pins les élytres dépourvues de bordure suturale après la bande basilaire. Mordella coronnta, \. Costa, Faim, del Regn. di Nopol. {Mordellïdd'it) p. II. I. pi. 20. fig. 2. [type). Dans l'exemplaire typique obligeamment communiqué par M. Costa, la bande antérieure est réduite, comme chez divers exemplaires de la variété précédente, à une tache scutellaire obtrîangulaire et aux trois sortes de lignes indiquées : ces lignes sont nettement limitées et par- faitement isolées les unes des autres. La bordure suturale manque après la tache scutellaire. La bande postérieure raccourcie à ses deux extrémités est formée de deux ou Irois lignes longitudinales courtes, inégales, unies ensemble. Dans la collection de notre ami M. Guillebeau, nous avons vu un exemplaire semblable, trouvé dans nos environs: un autre, chez lequel la bordure suturale existait, et qui se rapportait ainsi à la va- riété précédente. Chez quelques autres exemplaires, soit pris par moi, soit observés dans les cartons de divers entomologistes, les lignes cons- tituant la partie postérieure de la bande antérieure, distinctes encore, se lient plus ou moins entre elles, et l'on arrive ainsi insensiblement â l'état normal de la M. fasciata, chez laquelle celte partie de la bande de devant indique seulement par le prolongement en arrière du mi- lieu de son bord postérieur la position de la ligne médiaire , qui s'est ici complètement unie à ses voisines. La 1/. coronata a, en général, une laille avantageuse , mais qui ne dépasse pas celle des plus grands individus de la M. fasciata, avec laquelle elle a tant de ressemblance sous le rapport de tous les autres caractères spécifiques, même sous celui du prolongement de la tête derrière le bord postérieur des yeux , qu'il est difficile de l'en éloigner. Si, comme je le suppose, elle n'est qu'une variation de l'état nor- mal de la 1/. fasciala, elle en est une variété très-remarquable ; si on voulait la considérer comme constituant une espèce distincte, il serait difficile d'établir des limites entre elle et la fasciata. Mais la T. bucepkala ne montre-t-elle pas aussi que le duvet cendré s'étend ou se restreint, de même que la couleur, de manière à rnodi- MORDELUEflS. — Mordella. 345 fier d'une manière plus ou moins remarquable le dessin qu'il forme chez les divers individus d'une même espèce ? Var. s. Bande antérieure semblable à l'état normal ou rapprochée de lui. Bande postérieure isolée de la bordure suturale, plus ou moins rac- courcie à ses extrémités. Obs. Peut-être faut il rapporter à cette variété la : M, bipuntiaia, (Dmban) Calai. (132!) p. 73. — Geujiar, Specie.s insc< l p. 170. 280. — /d. Paisii ins. Enroii; 13. 12. qu'on ne voit plus figurer dans les catalogues nouveaux ; cependant ses antennes noires paraissent l'éloigner de la M. fasciata. Variations (Ici dhjtres (par excés\ Aar. l. Bandes à l'état normal ou un peu développées en excès ; élytres offrant en outre une rangée sériale de trois à cinq points formés par nu diivët' cendré ; cette série, longitiidinàlement oblique, prolongée depuis la partie postérô-externe de la bande antérieure, jusqu'au bord antérieur de la deuxième bande, vers les deux cinquièmes ou la moitié de la largeur des étuis (M. seriato-gullata). Var. «. Bandes des élytres plus développées que dans l'étal normal, moins nettement limitées ; l'antérieure, enclosant une pupille plus restreinte (parfois subarrondie ou presque carrée, chez quelques individus ; mais per- mettant, chez d'autres, de distinguer plus ou moins facilement la direction oblique que présente la pupille à l'état normal) ; sans traces de dents ou de prolongements anguleux à son bord postérieur : la seconde bande, égale- ment un peu plus développée dans le sens de sa longueur, peu nettement arrêtée dans ses contours, sans traces de dents ou d'échanerure il ses bords antérieur et postérieur, couvrant toute la largeur de chaque élytre. (M. subcœca). Le duvet de ces bandes est ordinairement cendré ou cendré blan- châtre, c*est-à-dire semble pâlir à mesure que le duvet s'étend, comme il devient souvent plus coloré, plus brillant, plus doré, chez diverses variétés de la M. interrupta. \ar. .*. Semblable à la variété précédente ; mais offrant de plus la bande antérieure unie à la suivante sur les côtés des élytres. 346 L0NG1PÈDES. Var. i. Bandes des élytres longitudinalement assez développées pour s'unir de manière à ne laisser entre elles qu'un cspaee vague ou presque nul, moins densement garni de duvet : la bande antérieure sans traces de pupille. Moritella arulcnta, Poda, Iiised. Mus. grâce. i>. 47.1. var |3 ? ilnrdella viltosi, Schrank, F.num. p. 2*1$. 4-8? Mon/ella mitriria, Herbst, Archiv, p. 168. 5 ? — Id. trad. IV. p, 167. 2 ? — (ïmel. C. Lins. Sysl. Nat. 1.1. p '20'2't. 21 ? Mordella fasciata, var. -y. Sciiosu. Syn. ins. t, 3. p. SI. 5 ? Chez cette variété, le quart ou le cinquième postérieur des élytres n'est pas couvert de duvet cendré, caractère qui la distingue de la /]/. sericea. Chez toutes les variétés précédentes, la partie postérieure delà tète s'avance derrière les yeux jusqu'à la moitié au moins de la largeur de ces organes, caractère qui est un des traits les plus saillants de la M. fasciata, et la bande postérieure des élytres commence vers le milieu de la longueur de celles-ci. La M. aurofasciata (Villa), Coiuolli, De Coleopt. nov. ac rarior, p. 29, 61. — (Villa)), Catal. (1844) p. 49), semble se rattacher à l'une des variétés de cette espèce, chez laquelle le pigment um n'a pas eu le temps de se développer. Voici, au reste la description donnée par M. Comolli : Fusco-picea, pubescens, elylris rufo-castaneis, macula magna humcrali arcuata maculaque postica suturali flavo-serïeeis ; ore, antennis, tibiisque ferrugineis. Caput nigrum, sericeum, ore pallido; antennae graciliores lividae; thorax fuscus holoscericeus ; elytra rufo-castanea. macula magna arcuato basin versus aliaque irregulari pone médium flavo-sericanlibus; corpus pedesque fusco-picea sericea tibiisque diluliorib.us. La lloi'della basalis de M. Achille Costa, se rapproche de la fasciata. Elle peut être caractérisée ainsi : Noire, à pubescence soyeuse ; cette pubcscencc concolore, sur la majeure partie du dessus,d'unbrun ou marron purpurescent sur les côtés et à la base duprothorax, sur l'écusson et à la base des élytres : celles-ci ornées en outre d'une bordure suturale très-étroite, d'une tache humérale courbée vers la suture, et d'une bande transverse raccourcie vers la moitié de leur longueur, formées d'un duvet semblable. Dessous du corps orné sur la poitrine et sur la MORDELLIENS. MovdcUa. 347 base du ventre d'un duvet cendré argenté. Pygidium conique, terminé en pointe obtuse, presque égal à la moitié d'une élytre. Mordella basalis, Acn. Cost k, Fîiuu. Jel Reg« ,li Napol. {Mordellidêcs) p. 13. 4. nt, 21. fig. 1. (suivant le type). Long. 0,0039 (1 3/4 I.) I.arg. 0,0015 (2/3 I.) Obs. On retrouve ici dans la bordure basilaire des élytres et dans la lâche numérale se dirigeant vers la suture qu'elle n'atteint pas , la disposition de l'espèce de bande basilaire qui chez la fasciata enclôt une pupille noire et oblique. La bande transverse et raccourcie à ses deux extrémités, dont les étuis sont parés vers la moitié de leur lon- gueur, montre encore toute l'analogie qu'a la M. basalis avec la fasciata. N'en serait-elle encore qu'une variété par défaut, différente par la couleur du duvet des taches ? Les antennes sont nébuleuses ou obscu- rément lestacées à la base. M. Léon Dufonr a donné l'Histoire des métamorphoses et l'anatomie des Mordellcs (') en général, et de la M. fasciata en particulier. Voici la description de la larve et celle de la nymphe de cet insecte, d'après ce savant entomologiste. Larve hexapode; molle ou souple-, oblongue ; blanchâtre; semi- cylindrique. 7c/* 1 ovale arrondie, libre, mobile; de consistance coriacée; marquée de quelques raies longitudinales d'un roux pâle. Yeux nuls. Chaperon roussâtre, trapézoïdal. Labre semi-circulaire. Antennes excessivement courtes; conoïdes; de trois (ou plutôt de quatre) articles, dont le dernier plus petit que les autres, mais non subuliforine. Mandibules cornées, noirâtres, pointues, édenlées. Mâ- choires oblon gués, coudées; à lobe interne forl court, presque nul, velu. Palpes maxillaires courts; conoïdes; presque terminaux; de trois articles, dont le dernier plus grêle. Lèvre ovale ; à peine velue. Palpes labiaux tout -à-fait inférieurs ; forl courts ; de deux articles subégaux, ne dépassant pas le bord de la lèvre. Corps composé de douze segments : le prothoracique plus grand et un peu plus consistant que les deux autres pédigères. Segments abdominaux à peu près égaux entre eux, et paraissant parfois ridés en travers, ce qui rend leur distinction difficile et embarrassante : le dernier, d'une consistance serni-cornée ; (') Annales des sciences naturelles 2" série, 1. l-i.(lSiO) (Zoologie) p. 225-2*0. pi. 11. fig. 1 à 19 Larve et détails. 34S lon^ipèdes. gros: conoïde; effilé eu une pointe brunâtre, connue tronquée et étroitement bifide; paraissant, à la loupe, chargé, surtout dans sa moitié postérieure, d'aspérités dentif ormes et enlreuiélées de poils rares. Pattes courtes ; conoïdes ; de trois articles seulement, dont le basilaire ne semble qu'un large mamelon du segment : les deux autres a peu près égaux. Ongles nuls. 1.11:1g. 0,0125 1 -"> 1/4 l.) à sou dernier degré de développement. Cette larve ronge le bois mort du peuplier {populus nigra Linn.) et de divers autres arbres, pour en faire sa nourriture et son loge- ment. Elle s'y pratique des galeries cylindriques tantôt perpendicu- laires, tantôt plus ou moins obliques, qu'elle remplit en cbeminant d'excréments et de vermoulure. Les mandibules ne sont pas les seuls instruments dont elle se sert pour creuser sa retraite tubuleuse ; la forme conoïde et acuminée de son dernier serment abdominal, ainsi que les aspérités dont il est garni, font l'office de tarière et de râpe, soit pour polir et agrandir sa demeure, soit pour se frayer, en cas de difficulté, une roule rétrograde. Cette larve subit sa métamorphose en juin. Pour opérer celle-ci, sa peau se déchire au dos de sa partie antérieure, et est insensiblement ramenée en arrière. Nymphe. Droite, un peu atténuée en arrière. Tête inclinée sur le sternum ; garnie à sa région dorsale, ainsi que le segment prothora- cique, de quelques spinules pilifères. Mandibules ouvertes. Antennes droites; grenues; rabattues obliquement sur les côtés inférieurs. Pattes et êlytres emmaillotées sous le corps. Cuisses postérieures entière- ment cachées : trois derniers articles des tarses de derrière débordant le bout des élytres. Segments de l'abdomen, à l'exception du premier, offrant de chaque côté, tant les dorsaux que les ventraux, une petite spinule plus prononcée à ces derniers : plaques du dos armées en outre, de chaque côté de la ligne médiane, de deux ou trois spinules : dernier segment terminé par deux pointes crochues et plus ou moins divergentes. Stigmates très-distincts sur la membrane qui unit les segments dorsaux aux ventraux. A la moindre excitation, cette nymphe roule sur elle-même comme une broche. Les spinules des segments lui servent pour opérer ses divers mouvements, et pour changer de peau lorsqu'elle va passer à l'état d'insecte parfait. mohdelliexs. — Mordella . 349 5. M. drcora ; Chevuolat. Suballongée ; à fond noir ; pubescente. Prothorax ordinairement à trois taches noires ; garni sur le reste d'un dard cendré flavescent on d'un jaune cendré, uii-doré. Èlytres parées chacune de deux bandes d'un duvet semblable : la première, courront la base jusqu'au sixième ou cinquième de la longueur du bord externe, jusqu'au tiers ou aux deux cinquièmes de lu suture, anguleusement prolongée en arrière dans son milieu , enclosant une pupille noire, longitudinale : la seconde, transversale, arquée en arrière, couvrant des trois aux. quatre cinquièmes ou un peu moins de leur longueur, en émettant en avant une bordure suturale graduellement rétrécir. Antennes noires. Mordel li décora ChevnoLAT, 'in Rcv envier, par la Sue. Ztolfig. IS'tO. p. 16. p." 16, — Lr. — IUtz. Gen. et spec. p. 134, 825. — Lbske, Naturg. 2* édit. p. 482. 1. — IIeriisi, in Fuessi.y's, Arch. p. 1 48. I. — Fol'rcr. Eutiun. paris. 1. I. p. 161. 1. — Petagn. Spec. Iiisect. Calab p. 27. 137. - Scbwiedl. Eiulcii. 250. — Gmel. C. Linn. Syst. Nat. t. I. p. 2023. 2. — D« Villers, C. L'UN. Entom. t. 1. p. 406. 2. — Rossi, Faim, etrusc. t. 1. p. 242. 598 Ô 52 LO\r,IPEDES. — hl. Edii. Hblw. 1. 1. -.>9S. r>98. — Braiiii, lus. kal. I. 1. p. 4». 132. — Oliv. Encycl. raélh. 1. 7. |> 738. il. — /(/. Enloruol. (. 3. n° 64. [>. 4.1. [il. 6g. 1. a, li, r. — ht Nouv'. nict. d'Hisi. nal. (1803) t. 15. p. 68. — \d. (1818) t. 21. p. 365. — Panz. Ent. germ. r. 212 1. — Florenc. in Meyer's Zool. Arcli. p. 241. 243. — I'ayk. Faim. suec. t. 2. p. 183. 3. — Cederh. Faun. ingr. prodr. p. 78. 223. — Goeze, Faon. Eût', t. S p. 846. 2. — Maru. Enlom. brit. p. 488. 1. — Walcken. Fann. par p i 74. I. — Tigsy, Hi'st. nal. I. 5. p. 231.— Bmjmbnb. Haadb. 7 e éd. p, 336. 1, — fd. 8 e édil. p. 341. 1. — Id. Irad. fr. I. 1. p. 42:>. 1. — Latr. liist. nat. t. 10. [>. 41 4. 1 . n" 1. — lit. Gi m. I. 2. p. LOS. I. — hl. Regn. anim. de Clviei; (1817) l. 3. p. 313. — fd. (1829) part, cnlomol. t. 2. p. 57: — Decust. .Vaiiirg. t. ). 2. p. 891. 1- — (îïllenu. lus. suec. t. 2. p. 604. 1. — Scuonu. Sjru. insccl, i. 3. p. 82. £. — Lamarck, ànira. :-. vert. t. 4. p. 423. 1. - GcÉRiti, Dieu çlass, 1. 11. ]>. 196. — Goi.d*oss, llandb. p. 329. — Dumsbil, [>|ct. des se. nal. t. 32. p. 315. 1. — Zettkrst. Faun. lapp. p. 287. I. — Id. Ins. lapp. (-. 16!i. 1. — Mils. Lellr. I. 2. p. 293. 1. — Steph. Illnslr. 1. 5 [>. 48. 2. — II. Man. p :'.33. 2612. — Curtis, Brit. entomol. t. 11. 483. — Sahlb. Ina. feno. p. 484.1.— De Casteln. llisl. nat. t. 2. p. 265. 1. — L. Dhp. Excurs. p. 71. 431. — I.. Heotesb. p. C14 — Kust. Kaef. Eur 9. 58. Long. (1,0043 à 0,0067 (2 à o I.) T.ar^. 0.0011 à 0,0023 11 ;'2 à II) Corps suballongé ; peu (?) ou médiocrement (,/>) étroit; noir, garni d'un duvet soyeux. Tête presque en ligne droite à son bord postérieur; garnie d'un duvet cendré brunâtre, ordinairement gris cendré surtout à la partie postérieure ; noire, avec le bord antérieur de l'épistome et souvent celui du labre, moins obscurs. Palpes maxillaires ordinaire- ment noirs ou d'un noir brun, parfois fauves ou d'un fauve lestacé, avec l'extrémité du dernier article plus obscure. Antennes à peine pro- longées jusqu'aux angles postérieurs du prolhorax; noires ou d'un noir brun, avec les deuxième à quatrième articles et plus rarement les cinq premiers d'un brun fauve, fauves ou même testacés,au moins en partie : le deuxième subeylindrique,plus court que le suivant : les troisième et quatrième grêles, presque égaux : les autres pubescenls, comprimés : les cinquième à dixième dilatés au côté interne et subdentés: le onzième oblong. Prothorax un peu plus large en devant que la tête à son bord postérieur; presque en ligne droite à son bord antérieur; un peu élargi d'avant en arrière, en ligne presque droite ou faiblement et très-obtiK sèment arquée; émoussé aux angles postérieurs; bissinuéà labase,avec la partie médiaire plus prolongée en arrière, obtusément tronquée, débordant l'écusson de chaque côté, étendue jusqu'au quart de la lar- geur de chaque étui, subarrondie à ses angles postérieurs; échancré en MOHDELLIENS. — Mordella. Ihi ligne courbe assez régulière entre ce lobe niédiaire et les angles posté- rieurs, offrant vers le milieu de la base de chaque élytre le point le plus avancé de la sinuosité ; de deux tiers à une fois plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; convexe ; offrant à certain jour une légère dépression longitudinale correspondant au milieu de la base de chaque élytre ; noir, garni ou revêtu d'un duvet ordinairement brun ou brun marron. Ecusson en triangle obtus et à côtés curvilignes, ou presque en demi-cercle; de moitié plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; revêtu d'un duvet cendré. Elytre» un peu plus étroites en devant que le prolborax à ses angles postérieurs ; qualro fois aussi longues que les côtés de celui-ci ; deux fois et quart aussi longues que ce dernier sur son milieu ; un peu rétrécies d'avant en arrière; obtusément arrondies chacune à leur extrémité ; moins d'une fois ou à peine une fois plus longues qu'elles sont larges à la base, prises ensemble; peu convexes; noires, garnies d'un duvet ordinairement brun ou brun marron ; dépassant ordinairement un peu le quatrième arceau ventral. Pygidium conique ; aussi long que les deux cinquièmes ou la moitié des élylres; obtus ou très étroitement tronqué à son extrémité; noir, garni d'un duvet concolore ; une fois environ plus long que l'hypopygium. Dessous ducarps noir, garni d'un duvet cendré brillant ou luisant,sur la majeure partie des côtés de la poi- trine, surtout sur les postépisternums, à la base du premier arceau ventral, sur les côtés du même arceau et des trois suivants, où ce duvet forme une tache triangulaire ; souvent garni d'un duvet sem- blable, surle bord postérieur des arceaux; brun sur les autres parties du ventre. Postépisternums obtriangulaires, rétrécis d'avant en arrière, un peu arqués à leur côté interne, terminés en pointe ; deux fois à deui fois et quart aussi longs qu'il sont larges à la base. Pieds noirs, garnis d'un duvet cendré : tarses intermédiaires aussi longs que la jambe qui les précède : avant-dernier article des tarses antérieurs entier ou à peu près. Ongles peu distinctement denticulés. Cette espèce est commune dans les diverses parties de la France. Sa larve a été décrite par Erichson, in WiEGM.Arch. (1842)1. p. 372. Obs. La M. aculeata diffère des espèces voisines qui se trouvent dans notre pays, par sa couleur; par sa tête coupée presque en ligne droite, à sa partie postérieure ; par les angles postérieurs de son pro- thorax émoussés ; par la longueur de son pygidium et sa grandeur rela- tive avec l'hypopygium, etc. Annales de la Société IJnnéenne. 23 354 lo\gipèï>i:s. Près de cette espèce, \ient se placer la suivante : SI. ln*acliyura ; Noire; revêtue d'un duvet d'un bruhpurpu- rescent, en dessus^cendré ou cendré argenté sur quelques parties du dessous. Prothorax de moitié environ plus large à lu buse qu'il est long sur son milieu ; subarrondi aux angles postérieurs ; obtusément tronqué ait devant de l'ècusson, offrant vers les trois cinquièmes de la base de chaque élytre h- point le plus avancé de ses sinuosités basilair es. Ecusson cendré Elytrcs moins d'une fois plus longues qu'elles sont larges à la base , prises ensemble. Pygidium égal au tiers de la longueur d'une élytre, de moitié plus long qu'il est large, échàncré à l'extrémité ; dépassant Vhypopygium d'un tiers de sa longueur, Madelin brevicauûa, Ach. Costa, Faim. «Ici PiL-gn. 183. — S.vhlb. Ins. fcnii. p. 487. 7. — De Castei.n. llisl. Nat. I. 2. p. 265. C. — L. Reutéeib. Fau:i. auslr. p. 614. — Kostek, Kaef. Eur. 10. 7G. Mordellà abi'omidufh var. ['j. Payk. Faim, suce, t. 2. p. 187. 5. .Vordet-'a nigra, Marsh. Entom. brit. t. 1. p. 490. 5. Long. O.O059 à 0,00". I (I 3/1 à 2 1/4 1 ) Larg. 0,0OH à 0,0013(1 2 à 2/31.) Corps allonge (^) ou suballongé ($?); garni de poils soyeux, couches, à peu près de la couleur du fond, au moins en dessus; coloré comme il va être dit. Tête en ligne presque droite ou à peine bissubsinuée, à son bord postérieur, avec la partie médiaire à peine plus prolongée en arrière que les partie voisines; noire, avec le labre, la bouche et les palpes, d'un rouge teslaeé. Atitcnnes prolongées environ jusqu'au cinquième desélytres; à premier et deuxième articles presque égaux : le troisième, à peine plus long que le deuxième, un peu plus grand que la moitié du suivant : les quatrième à dixième, obeoniques, dentés ou subdentés au côté interne : le onzième, ova- laire : noires ou brunes, chez la ?, avec les deux premiers articles d'un flave testacé, souvent de cette même couleur aux dentelures des articles suivants et surtout au dernier; ordinairement plus pâles, nébuleuses ou brunâtres chez le ) aussi longues qu'elles sont larges à la base, prises ensemble ; subparal- lèles, subarrondies chacune à l'extrémité ; médiocrement convexes; noires, sans lacbes ; garnies d'un duvet de même couleur. Repli égal environ à la moitié de la largeur des postépistemums, vers la moitié de ceux-ci. Pygidium en cône étroit et pointu ; noir, avec la base d'un roux leslacé. Hypopygium égal au tiers ou aux deux cinquièmes du pygidium ; d'un roux lestacé. Dessous du corps garni de poils lui-sanls, fauves ou d'un fauve lestacé sur les parties obscures, presque conco- lores sur les parties claires; pointillé; noir, avec l'anlépeclus et le ventre d'un rouge jaune ou d'un roux teslacé (?), avec l'anlépeclus noirâtre ou brunâtre et le ventre d'un roux lestacé, parfois maculé de noirâtre (rf). Postépistemums assez régulièrement arqués à leur côlé interne; deux fois et demie ou un peu plus aussi longs qu'ils sont larges dans leur milieu. Pieds antérieurs souvent testacés ou d'un teslacé roussâlre($), bruns ou d'un brun fauve 0/ 7 ) : les intermédiaires bruns ou d'un brun roussâlre ou leslacé (J), bruns ou d'un brun fauve {z. Ent. germ. p. MORDELLiExs. — MordelUstena. 361 213. 4. — Id. Faun. germ. 62.3. — Pair. Faun. suec. I. 2. p. 487. 6. — Schra.is, Faun. boic. t 1. p. 373. 727. — Goeze, Eur. Faun. t. b. p. 849. 5. — Marsh. Entom. brit. i>. 489. 3 — C^llenu. 1ns. suec. t. 2. p. 610. 7. — Schoxh. Syn. ins. t. 3. p. 86. 23. — Steph. lllustr. I. 5. p 49. 3. — Id. Man. p. 333. 2617. — Curtis, Bril. entom, t 11. 483. — Sahlb In?, fetm. p. 487. 8 — De Castel*. Hist. nat. t. 2. p 265. 7. — L. Redtenb. Faun. austr. p G15 — Kuster, Kaef. Hur. 9. 61. Var. a. Bande longitudinale noire du prothorax nulle, ou n'offrant plus que de faibles traces de son existence. Tache humérale des élytres soit très restreinte, soit étendue jusqu'à la suture ou presque jusqu'à elle , postérieurement à limites indécises et se confondant souvent insensiblement avec la couleur foncière du reste des êtuis,qui a passé au brun ou au brun fauve. Obs. La partie noire des antennes, du dessous du corps et des cuisses postérieures, a également passé souvent au brun ou brun tirant sur le fauve. MordeUa avxiUaris, GïrxENH. Ins. suec. t. 2. p. 611. 8. — Schonii. Syn. ins. l. 5. p. 83. 9. — Pej. Catal. (1837) 241. — Steph. Iluslr. 1.5. 6. — L. Redtbnb. Fauu. anslr. p. 615. — Kust. Kaef. Europ. 9. 62. MordeUa collaris, (Dej ) Gâtai. 1821. p. 73 ? Var. 6. Tête, prothorax, poitrine et pieds, d'un roux testacé. Elytres brunes, offrant à peine des traces de la tache humérale. Pygidium brun. Ventre d'un roux testacé brunâtre. MordeUa fusca, Schrawk, Enum. p. 229. 431. — De Villers, G. Lins. F.-itom t, 1. p. 408. 9. — Id. t. 4. p. 365? MordeUa flavescens, Marsh. Enlom. bril. p. 490. 7. — Steph. Illualr. t. 5. p. 80. 8. — Id. Man. p. 333. 2619. \naspis flavescens, I.atu. Hist Nat. I. 10. p. 420. 9. iïalirrica (') meridionalis, Acu. Costa, Faun. d. Regn. di Napol. (Mordellidéts) p. 19. et 21. (suivant le type). Var. y. Prothorax d'un roux pâle ou d'un roux testacé, sans taches. Elytres d'un roux brunâtre sur leur majeure partie postérieure, graduelle- ment d'un roux testacé en devant. (') Le genre Natinica m'a paru n'être foinlc que eur un caractère inconstant, sur le prnlliornx accidentellement rnjelé en arriére >'t voilant la bise île* clyliït et l'rcimon. 362 LOXGIPKDKS. Obs. La partie postérieure de la tête, les six ou sept derniers articles des antennes et le dessous du corps, sont encore ordinairement bruns ou brunâtres; mais les cuisses postérieures sont déjà devenues chez divers individus, d'un roux lestacé, ainsi quelquefois que le pre- mier arceau ventral. Le pygidium prend aussi parfois la même teinte vers son extrémité. Var. S. Corps d'un roux teslacé, avec les yeux et les hachures des pieds postérieurs, noirs: six ou sept derniers articles des antennes, pygidium, quatre, trois, ou deux derniers arceaux du ventre, nébuleux. Var. e. Corps entièrement d'un roux lestacé, avec les yeux et les hachures des pieds postérieurs, noirs , et parfois le pygidium nébuleux. Obs. A ces deux dernières variétés, qui se lient insensiblement l'une à l'autre, se rapporte la synonymie suivante: Monlella bruunea, Fabr. Syst. Eleuth. t 2. p. 125. 18. — Schosii Syn. ins. t. 3. p. 86. 22. — Steph. Illusli. t. S. p,/|7. 9. — ld. Mao. p. 333. 2020. — L. Redtbkb. Faim, austr. p. 61 3. Moi dalla Neuwaldeggiana, I'anz. Faim, germ 36. 8. (Voy Panz. Kril, Revi«. p. 9ft). Bfordétla ferruginea, Marsh. Enlom. brit. p. 190. 6. Anaspis ferruginea, I.atr. Hist. nal. t. 10. p. 420. 8. Long. 0,0033 à 0,00 43 (1 1/2 à 2 |.) I.arg. 0,0009 à 0,0011 (2/3 à 1/2 I.) Corps allongé ; étroit ; garni de poils soyeux, couchés, à peu près de la couleur des diverses parties du fond; coloré comme il a été dit. Tête en ligne presque droite ou bissubsinuée à son bord postérieur, avec le milieu de ce bord un peu plus prolongé en arrière que les parties voisines ; superficiellement pointillée ; colorée comme il a été dit. Yeux un peu anguleux vers les angles antérieurs du prothorax. Antennes prolongées environ jusqu'au cinquième des élytres ; à pre- mier et deuxième articles presque égaux : le deuxième, près d'une fois plus court que le suivant : les quatrième à dixième, dentés ou subdentés au côté interne : le onzième, ovalaire ; colorées comme il a été dit. Prothorax obtusément avancé dans le milieu de son bord antérieur, subsinueusement moins avancé sur les parties latérales de ce bord ; presque parallèle ou à peine élargi en ligne droite sur les côtés; bissinué à la base, avec la partie médiaire prolongée en arrière, tronquée ou obtusément tronquée, parfois subéchancrée au devant do l'écusson : cette partie médiaire, débordant à peina mokdelliens. — Mordellistena. 3G3 l'écusson, jusqu'au cinquième ou au quart de la largeur basilaire des élytres : chaque sinuosité, en angle très-ouvert et correspondant à peu près à la moitié de la largeur de chaque étui ; d'un cinquième environ plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; convexe ; coloré comme il a été dit. Ecttsson en triangle obtus, plus large à la base qu'il est long sur son' milieu ; ordinairement de la couleur des étuis. Elytres h Illuslr. t. 5. p. 49. 7. — 1(1. Man. p. 333. 2618 var. — Rahld. [ni. tenu, p, 487. 9. — De Castels. Hisl. nat. t. 2. p. 265. 8.— L. Rbdtend. Faun.618, Uurdellabicolor, Mars». Fntom. brit. p. 490. 8. Anasph vatiegata, I.ath. Hisl. nat. t. 10. p. 419 4. Variations (par excès). Var. o-. Tache antérieure brune du prothorax, liée à la tache hasilaire. Variations (par .léfaui). Var. p. Tache noire delà base du prothorax ordinairement moÏ7is déve- loppée : l'antérieure, nulle. Tache humérale couvrant jusqii 'à près des trois quarts de la largeur, plus allongée et à limites plus indécises encore. Var. y- Tache des élytres couvrant la majeure partie de celles-ci qui sont brunes ou noirâtres à l'extrémité. Ob. La tache de la base du prothorax est alors souvent très-réduite soit en longueur, soit même en largeur. Les élytres sont plus flaves vers les épaules, mais postérieurement la couleur flavescenle ou d'un flave fauve ou testacé se confond graduellement avec la couleur noirâtre. 366 L0XG1PÈDES. Moi-delta doisalts, Pan/., l'uni). gEi.LiE:ss. — i Mordellistena. 207 postérieurs vifs el un peu dirigés en arrière ; d'un sixième à peine plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; convexe ; coloré comme il a été dit. Ecusson en triangle obtus ou presque en demi- cercle; brun ou lestacé. Elytres à peu pris aussi larges en devant que le prolhorax à sa base ; quatre fois à quatre fois el demie aussi longues qu'elles sont larges sur les côtés, trois fois aussi longues que lui sur son milieu; deux fois et demie aussi longues qu'elles sont larges à la base, prises ensemble; subparallèles; oblusément arrondies chacune à l'extrémité ; colorées comme il a été dit. Pygidium en cône étroit et pointu ; égal environ aux deux cinquièmes de la largeur des étuis. Hypopygium une fois au moins plus court. Repli ordinairement plus étroit que la moitié des postépislernums, vers leur milieu, ou à peine égal à cette moitié. Dessous du corps pointillé; brièvement el peu densement pubescenl ; ordinairement flave testacé sur les côtés de l'antépectus, d'un brun noir, brun ou brunâtre sur le reste, avec le bord postérieur des arceaux du ventre moins obscur. Postépister- nums subparallèles dans leur seconde moitié, obliquement tronqués à l'extrémité ; trois fois et demie environ aussi longs qu'ils sont larges à celle-ci. Pieds d'un roux flave, avec le bord postérieur, les hachures des tibias et articles des tarses postérieurs noirs ou noi- râtres. Tibias postérieurs h trois hachures: l'antérieure, naissant vers le tiers postérieur de l'arête dorsale, avancée sur le côté externe jusqu'au tiers ou aux deux cinquièmes de la largeur de ce côté, et à peine jusqu'à la moitié de sa longueur : la deuxième, un peu plus courte : la troisième, dorsale. Premier article des tarses postérieurs à trois hachures dorsales et peu avancées sur le côté externe : la pre- mière, à peine avancée ordinairement au-delà de la moitié ou des trois cinquièmes postérieurs : deuxième article à deux hachures dor- sales. Ongles flaves; peu distinctement denliculés. Cette espèce paraît commune dans toutes les parties de la France. Obs. Elle a été décrite et figurée pour la première fois par Olivier, sous le nom qu'il était juste de lui conserver. Quelquefois la première hachure des tibias s'allonge un peu plus sur le côté, et s'avance davantage vers la base de celle pièce, mai» jamais autant que chez la M. humer alis. Elle se distingue d'ailleurs de cette dernière par ses antennes seule- ment nébuleuses ou brunâtres sur les cinquième à dixième articles ; par le troisième de ceux-ci plus long comparativement ; par sa tête ordinairement un peu échancrée dans le milieu de son bord postérieur ; 266 LONGIpèoBS. par son prothorax n'offrant ordinairement qu'une tache basilaire noire, plus ou moins avancée, et parfois qu'une autre tache brune plus étroite, attenante au bord antérieur, mais très-rarement à la postérieure, et dans ce cas, l'on reconnaît facilement le dessin primitif; la partie basilaire noire ou d'un noir fauve, au lieu d'être réduite au tiers médiaire de la base, en couvre les cinq sixièmes, est subarrondie à son bord antérieur, et se lie souvent à peine à la tache antérieure beaucoup plus étroite qu'elle ; par la tache flave des élytres, plus pâle, plus allongée et plus promptement détachée du bord latéral, dans l'état normal ; par la première hachure des tibias moins oblique, moins avancée près de la base sur l'arête dorsale, moins étendue sur le côté latéral. Le prothorax , le dessous du corps et le pygidium paraissent d'ailleurs passer très-rarement, chez cette espèce, au flave ou au roux testacé. •yy. Elytres entièrement noire» . £. Première hachure du tibia» postérieur obliquement prolongée presque mr toute la largeur de la face externe du dit tibia. 4. II. inaequalis. Allongée; noire, à pubescence d'tin fauve livide, donnant au fond une teinte grise. Quatre premiers articles des antennes, ordinairement bouche, et souvent partie des pieds antérieurs, testacés. Lobe médiaire de la base du prothorax obtusément tronqué ou arqué en arrière. Pygidium en cône pointu, une fois plus long que l'hy- popygium. Tibias postérieurs à trois hachures : l'antérieure prolongée à peu près sur toute leur face externe, depuis les trois cinquièmes de l'arête dorsale, jusqu'au quart ou au tiers de l'inférieure : la suivante, près d'une fois plus courte. Eperon externe des dits tibias moins long que la moitié de l'interne. Etat normal. Corps noir ou d'un noir brun ; à pubescence d'un fauve livide, ou grisâtre, donnant au corps une teinte grise. Trois ou quatre premiers articles des antennes et labre, testacés. Obs. A partir de cet état, dans lequel la matière noire montre son plus grand développement, l'espèce subit d'assez nombreuses varia- tions. Var. a. Cuisses antérieures et parfois tibias des mêmes pieds, d'un flave testacé ou d'un testacé livide. uobdbllibns. — Mordellislena. 369 Obs. L'épislome el parfois la partie antérieure du front, sont quel- quefois testacés ou d'un roux testacé. MonleUa pusilla, (Megerlr) t.. r2 i ,0.0055 (lai t'2 I.) Larg. 0.C001 à 0,0009 fi/5 à î/5 I.) Corps allongé; étroit ; noir ; garni de poils soyeux, couchés, d'un fauve livide, donnant à la couleur foncière une teinte grisâtre. Tête légèrement échancrée dans le tiers ou les deux cinquièmes médiaires de son bord postérieur ; ordinairement testacée ou d'un fauve testacé sur le labre et parfois sur une plus grande région de sa parlie anté- rieure. Palpes maxillaires colorés comme il a été dit. Antennes prolon- gées environ jusqu'aux angles postérieurs du prolhorax; noires, avec Annalet de la Société Linnéennt. 24 370 LONGIPÈDES. les trois ou quatre premiers articles testacés ou d'un roux teslacé : le deuxième, cylindrique, plus épais et un peu moins court que le troi- sième : les cinquième à dixième, subcomprimés, un peu dilatés au côté interne, subfiliformes ou à peine dentés. Prothorax à peine avancé en angle très-obtus dans le milieu de son bord antérieur; très- obtusément arqué sur ses côtés ; à angles postérieurs assez vifs et à peu près reclangulairement ouverts ; bissinué à la base, avec la partie médiaire plus prolongée en arrière, obtusément arquée ou obtusément tronquée, parfois môme subéebancrée au devant de l'écusson, qu'elle déborde un peu de chaque côté : ces sinuosités en angle très-ouvert, correspondant environ aux deux cinquièmes ou un peu plus de la largeur de ebaque élytre, à partir de la suture; à angles postérieurs peu courbés en arrière; au moins aussi loncc sur son milieu qu'il est large à la base; convexe; noir, pubescent. Ecusson en triangle, parfois un peu obtus, ordinairement un peu plus large à la base qu'il est long sur son milieu; noir, pubescent. Elytrcs faiblement rétrécies ou subparallèles jusqu'aux trois quarts de leur longueur, subarrondies chacune à l'extrémité ; quatre fois au moins aussi longues que le prolhorax sur ses côtés ; deux fois et demie à trois fois aussi longues qu'elles sont larges à la base, prises ensemble ; peu convexes ; noires ; pubescentes. Repli égal au moins ou environ à la moitié de la largeur du postépisternum, vers la moitié de la longueur de celui-ci, souvent presque aussi large que lui à sa partie postérieure. Pygidium conique ; terminé en pointe; aussi long que les deux cinquièmes ou les trois septièmes au moins de la longueur d'une élytre ; noir ; dépassant l'hypopygium d'une longueur presque égale à celle de ce dernier. Dessous du corps noir; pubescent. Postipisternums étroits; faiblement rétrécis d'avant en arrière, en ligne droite ou à peine arquée à leur côté interne; obtus à leur extrémité; quatre fois environ aussi longs qu'ils sont larges dans leur milieu. Pieds pubescents ; colorés comme il a été dit. Tibias postérieurs marqués de trois hachures : les deux premières, très-obliques, très- apparentes : l'antérieure, prolongée sur toute la largeur ou presque sur toute la largeur de leur face latérale, depuis la moitié ou un peu plus de larète dorsale jusqu'au quart ou aux deux septièmes de l'inférieure : la suivante, de moitié environ plus courte , parallèle à la précédente : la postérieure , dorsale. Eperons des tibias très-inégaux : l'externe égal parfois seulement au cinquième, d'autres fois environ au tiers de la longueur de l'interne. Premier article des tarses postérieurs à deux hachures : le suivant, à une. mordeluens. — Mordellislena. 371 Cette espèce parait habiter la plupart des parties de la France. Sui- vant M. Perris, sa larve vit dans les tiges de VArtemisia vulgaris et dana celles de l'Ewpatorium canitabinum. Obs. Les individus chez lesquels la couleur rousse a pris une plus grande extension, paraissent exclusivement ou du moins principale- ment propres aux conlrées méridionales. Ces derniers forment à la vue un contraste assez frappant avec les exemplaires chez lesquels le labre et la partie basilaire des antennes sont seuls lestacés ; mais on trouve toutes les transitions entre ces exemplaires à pieds entièrement noirs, et ceux chez lesquels ces organes de la marche sont d'un roux testacé. Tous ces individus portent d'ailleurs les caractères distinclifs de celte espèce, c'est-à-dire ceux tirés des hachures et de la brièveté de l'éperon externe des tibias postérieurs. Quelquefois cet éperon est si court, qu'à peine peut-on le découvrir. Un individu de la var. a, portait dans la collection de M. Che- vrolat le nom de M. fusilla (Mégerle). Cet insecte se rapporte-t-il bien à l'espèce indiquée par le naturaliste allemand? Suivant M. L. Redlenbacher, la M. fusilla a le lobe prolhoracique arrondi, le premier article des antennes d'un brun jaune, les pieds antérieurs souvent bruns ou d'un brun flave. Ici, le lobe prolhoracique est obtu- sément tronqué, les trois ou quatre premiers articles des anlennes sont toujours teslacés ou d'un flave testacé : ces différences, qui tiennent parfois au jour, ou à la manière dont on examine l'insecte, ne seraient pas assez importantes pour empêcher de regarder la pusilla décrite dans la Faune d'Autriche comme identique avec notre M. inacqualis; mais la forme des hachures elles proportions des éperons, dont l'auteur allemand ne parle pas, pourraient seuls per- mettre de résoudre la question. 5. US. C|iâsfea*nalis. Etroite ; entièrement noire, à pubescence obscure. Lobe médiaire de la base du frothorux subéchancré. Rcfli des élytres d'un tiers à peine aussi large que le postéfisternum : celui-ci légè- rement arqué et de largeur uniforme. Pygidiumcn cône pointu, cinq fois aussi long qu'il est large à la base, une fois fins long que l'hypopygium. Eperons des tibias postérieurs peu inégaux : ces tibias à trois hachures: l'an- térieure,prolongéc, sur tout leur côté externe, depuis la moitié de V arête dorsale jusqu'au quart de l'inférieure : la suivante de moitié plus courte. Trois premiers articles des tarscs,à hachures. 372 LONGIPÈDE». Long, 0,0033 à (>.004o (I 1/2 à 2 !,) Lmg O.O009 k 0,0010 (2/5 à 9/50 I.) Coi-ps allongé; étroit; entièrement noir; garni de poils soyeux, fins, couchés, bruns, d'un fauve obscur sur la tète et sur le prothorax. Tête légèrement échancrée dans le tiers ou les deux cinquièmes médiaires de son bord postérieur; pubescenle; entièrement noire, ou avec le labre d'un brun fauve. Pulpes maxillaires noirs. Antennes prolongées au moins jusqu'aux angles postérieurs du pro thorax ; noires; à deuxième arlicle cylindrique, plus épais et un peu moins court que le troisième : les quatrième à dixième, subcomprimés, un peu dilatés au côté interne , sublïliformes ou à peine dentés. Prothorax h peine avancé en angle très-obtus dans le milieu de son bord antérieur; très-obtusément arqué sur les côtés; à angles postérieurs assez vifs et à peu près rectangulairement ouverts; bissinué à la base, avec la partie postérieure prolongée en arrière, subéchancrée au devant de l'écusson, qu'elle déborde un peu de chaque eôlé jusqu'à ses angles postérieurs qui sont assez émoussés: chaque sinuosité, en angle très- ouvert, correspondant environ aux deux cinquièmes ou un peu plus de la largeur de chaque élytre, à partir de la suture ; à angles posté- rieurs peu courbés en arrière: à peu près aussi long sur son milieu qu'il est large à la base; convexe; noir; pubescent. Ecusson en triangle un peu obtus, ordinairement un peu plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; noir. Elytres faiblement rétrécies ou subparallèles jusqu'aux trois quarts de leur longueur, subarrondies chacune à l'extrémité ; quatre fois au moins aussi longues que le prothorax sur ses côtés ; deux fois et demie à trois fois aussi longues qu'elles sont larges à la base, prises ensemble ; peu convexes ; noires ; pubescentes. Repli, d'un tiers à peine aussi large que le postépister- num, vers la moitié de la longueur de celui-ci. Pygidium allongé; conique, sublinéaire dans sa seconde moitié, terminé en pointe ; aussi long que la moitié de la longueur des élytres ; cinq fois aussi long qu'il est large à la base ; noir : dépassant l'hypopygium , d'une longueur plus grande que celle de ce dernier. "Dessous du corps noir ; garni de poils soyeux, couchés, peu épais, presque concolores ou d'un fauve obscur. Postépistemums d'une largeur uniforme ou à peine rétrécis d'avant en arrière, légèrement arqués à leurs bords interne et externe : quatre fois environ aussi longs qu'ils sont larges dans leur milieu; obliquement tronqués à leur extrémité. Pieds noirs; pubes- cents. Tibias postérieurs marqués de trois hachures obliques : les deux premières , très-apparentes : l'antérieure , prolongée sur toute la MOUDELLiENS. ■ — Mordellisiena. 373 largeur de leur côté externe, depuis la moitié de la longueur de l'arête dorsale, jusqu'au quart antérieur de l'arête inférieure : la suivante, subparallèle à la précédente^ une fois environ plus courte : la der- nière, moins visible, sur l'arête dorsale, près de l'extrémité. Eperon externe des tibias postérieurs d'un quart ou d'un tiers seulement plus court que l'interne. Trois premiers articles des tarses marqués sur presque toute la largeur de leur côté externe, de hachures très-obli- ques: ordinairement trois, sur le premier : deux, sur le deuxième; une sur le troisième. Prunier article des tarses postérieurs à peine aussi long que le tibia. Ongles indistinctement denticulés. Celte espèce paraît principalement méridionale. Je l'ai prise dans le mois d'août, dans les environs de Digne (Basses-Alpes; elle m'a été aussi envoyée par M. Alex. Wachanru, de Marseille. M. Perroud l'a reçue de Hongrie sous le nom de pumila, Gyllenh. Obs. Elle s'éloigne de la M. inaequalis par la forme de ses épister- nums du postpeclus ; par le repli des élytres comparativement moins large ; par son pygidium sublinéaire dans sa moitié postérieure ; par ses trois premiers articles des tarses postérieurs marqués de hachures; par ses pieds postérieurs moins longs ; par son corps entièrement noir; surtout par l'éperon externe de ses tibias postérieurs, à peine d'un tiers plus court que l'interne. Chez les individus qui ont servi à la description ci-dessus, les cinquième à dixième articles des antennes sont à peine des deux cinquièmes plus longs que larges; le dernier article des palpes maxillaires est moins d'une fois plus long qu'il est large dans son diamètre transversal le plus grand; l'éperon externe des tibias posté- rieurs est égal aux deux tiers au moins de l'interne; l'épisternum est presque d'égale largeur et un peu arqué en dedans, soit à son côté interne, soit à l'externe. J'ai trouvé, dans le midi de la France, d'autres Mordellistènes analogues, pour les hachures et le lobe mé- diaire de la base du prolhorax, à Yepistcrnalis; mais ayant la taille un peu plus petite ; les cinquième à dixième articles des antennes une fois plus longs qu'ils sont larges ; le dernier article des palpes maxillaires une fois plus long qu'il est large dans son diamètre transversal le plus grand; l'éperon externe à peine plus grand que la moitié de l'interne ; le poslépislernum en ligne droite à son côté interne. De tels individus sembleraient devoir constituer une espèce distincte (1/. longicornis) ; mais ils ont d'ailleurs tant de ressemblance avec l'episternalis, particulièrement sous le rapport de la longueur et des proportions du pygidium, et par leurs trois premiers articles des S74 LONGIPÈDES. tarses postérieurs marqués de hachures, qu'il faut attendre de nou- velles ohservations pour savoir si ces différences sont spécifiques, si elles sont sexuelles ou ne sont que des anomalies. 6. 33. lilSpai&iana Etroite ; entièrement noire ; à pubescence d'un fauve livide. Lobe médiaire de la base du prothorax obtusément tronqué. Repli des élytres aussi large (pie le postépisternum à son extrémité : celui-ci rétréci d'avant en arrière, en ligne droite à son côté interne. Pygidium en cône pointu : hypopygium égal aux deux tiers de ce dernier. Eperons de» tibias postérieurs, peu inégaux : ces tibias à trois hachures : l'antérieure prolongée sur tout leur côté externe, depuis la moitié de l'arêle dorsale, jusqu'au quart de l'inférieure : la suivante de moitié plus courte. Premier article des tarses à une ou deux hachures. Long. 0,O0i3 (2/5 1.) Larg. 0,0006 ()/•'. I.) Corps allongé; étroit; entièrement noir, garni de poils soyeux, couchés , fauves ou d'un fauve livide, qui lui donnent une teinte grisâtre. Télé en ligne presque droite à son bord postérieur. Antennet prolongées au moins jusqu'au cinquième de la longueur des élytres ; subfiliformes, peu ou point dentées au côté interne ; à troisième arti- cle plus grêle et plus court que le deuxième: les cinquième à dixième plus longs que larges; souvent d'unleslacé obscur à la base. Prothorax en ligne presque droite ou légèrement arquée en devant ; peu élargi d'avant en arrière en ligne faiblement arquée ; bissinué à la base, avec la partie médiaire obtusément tronquée, débordant de chaque côté l'écusson de la moitié de la largeur de la base de celui-ci, subar- rondie à ses angles, en ligne courbe depuis ceux-ci jusqu'à chaque sinuosité : celles-ci, en cingle très-ouvert, correspondant aux deux cin- quièmes de la largeur de chaque élytre à partir de la suture ; en ligne arquée en devant depuis chaque sinuosité jusqu'à ses angles posté- rieurs, qui sont vifs et un peu courbés en arrière ; à peu près aussi long sur son milieu qu'il est large à la base ; convexe; noir; pubes- cent. Ecusson petit ; triangulaire ; noir ; pubescent. Elytres subparal- lèles jusqu'aux deux tiers, en ogive chacune à l'extrémité ; quatre fois et quart aussi longues que le prolhorax sur ses côtés; deux fois et demie aussi longues qu'elles sont larges à la base, prises ensemble; médiocrement convexes; noires; pubescenles. Repli étroit, à peu près aussi large que le postépisternum à son extrémité. Pygidium assez robuste ; en cône pointu ; aussi long que les deux cinquièmes d'une mordelliexs. — Mordellistena. lia élytre : une fois et demie plus long qu'il est large à la base; noir; pubescent; dépassant l'hypopygium ci un tiers à peine de sa lon- gueur. Dessous du corps noir ; pubescent. Postépisternums étroits ; graduellement rétrécis d'avant en arrière ; en ligne droite à leur côté interne; cinq fois aussi lonjrs qu'ils sont larges à l'extrémité. Pieds noirs ; pubescenls. Tibias postérieurs inarqués de trois hacbures obliques: l'antérieure, prolongée sur tout leur côté externe, depuis la moitié de l'arête dorsale, jusqu'au quart antérieur de l'inférieure : la deuxième subparallèle, de moitié environ plus courte : la troisième peu apparente, dorsale. Eperons de ces tibias peu inégaux. Premier article des tarses à une ou deux hacbures. Ongles indistinctement denliculés. Celte espèce se trouve rarement dans les environs de Lyon. Elle paraît peu commune en France. Obs. Elle se distingue de la M. epislernalis par la petitesse de sa taille; par ses postépisternums en ligne droite à leur côté interne, étroits, à peine plus larges à leur partie postérieure que le repli; par son pygidum plus court, plus robuste; par son hypopygium égal aux deux tiers du pygidium. Elle m'a été envoyée par M. le D r Hampe comme étant la M. pumiîa de M. L. Redtenbacher ; si elle est véritablement l'insecte décrit par ce naturaliste, il estdouleux que ce soit l'espèce dumcinenomdeGyllenhal. Feu le comte Mannerheim, de célèbre mémoire, a décrit dans les Bulletins de la Société des Naturalistes de Moscou ( 1844) p. 198, une Mordella troglodytes, ainsi caractérisée: Elongata, nigra, immaculata, creberrime punctulata, dense fusco-sericea, thoracis latitudine parum breviori, basi profundc bissinuato, lobo medio trun- cato, aculeo ani elongalo, conico, anlennis simplieibus. A en juger par un exemplaire observé dans la collection de M. Reiche, cet insecte, dont la description peut convenir à beaucoup d autres Mardellistènes, se rapporterait à notre .1/. liliputiana. $$. Hachures du tibia postérieur non prolongées sur loule la largeur d« leur face externe. i. Cinquième à dixième articles des antennes moins d'une fois plut longs qu'ils «oui larges. £. Moitié postérieure au moins de l'arête des libiai postérieur» marqué» de hachures. 376 L0NGIPÈDB8. 7. M. grisea. Allongée; noire, revêtue d'un duvet fauve livide, mi-doré à certain jour, donnant au noir une teinte brun fauve. Lobe mêdiaire de la base du prothorax oblusémcnt tronqué, souvent échancré. Ecusson ordi- nairement cendre Repli des élytres à peine égal à la moitié de la largeur du poslépisternum: celui-ci subparallèle dans sa seconde moitié. Pygidium en cône presque en pointe, à son extrémité ; une fois plus long que l'hypo- pygium. Tibias postérieurs marqués sur les quatre septièmes postérieurs de leur arête dorsale, de quatre ou cinq hachures peu obliques,peu avancées sur leur face externe. Premier article des tarses à trois ou quatre hachures: le deuxième, à deux. tloi delta grisea, (Foeiilicu) (Dejeak;. Oatal. (1 821) p. 73. — Id. (1S35) p.*49. — Id. 0857) ,,. 241. Long. 0,0033 à 0,0015 (1 I./2 à 2 !.) Larg. 0,0009 à 0,0010 (2/5 à 9/20 I.) Corps allongé ; entièrement noir, garni de poils soyeux, d'un fauve livide, mi-dorés à certain jour, et donnant au dessus du corps une teinte d'un brun fauve. Tête faiblement en angle très-ouvert dans le milieu de son bord postérieur. Palpes maxillaires à dernier article moins d'une fois plus long à son côté externe qu'il est large dans son milieu. Antennes prolongées environ jusqu'au cinquième ou au quart des élylrcs ; pubescentes ; noires ; à premier et deuxième articles courts, presque égaux : le troisième plus grêle et un peu plus court que le deuxième : les cinquième à dixième comprimés, subdentés au côté interne, pi us longs que larges: le onzième, ovalaire. Prothorax avancé en angle obtus et très-ouvert à sou bord antérieur, déprimé ou sub- sinué de chaque côté de la ligne médiane; faiblement arqué sur les côtés, offrant vers la moitié de sa longueur sa plus grande largeur-, bissinué à la base, avec la partie mêdiaire prolongée en arrière, ob- tusémeni arquée ou obtusément tronquée, souvent subéchancrée au devant Je IV n ; débordant la base de celui-ci, de la moitié au moins de la largeur de celte base; offrant, vers la moitié delà lar- geur de chaque étui, le point le plus avancé de chaque sinuosité basilaire, et les angles vifs et un peu dirigés en arrière ; un peu plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; convexe ; à peine dé- primé à la base, vers chaque sinuosité ; à teinte brun fauve. Ecusson assez petit ; en triangle obtus ; souvent revêtu d'un duvet cendré. Ely- tres aussi larges en devant que le prothorax: quatre fois aussi longues que lui sur les côtés , trois lois environ aussi longues que ce dernier sur sa ligne médiane, deux fois et demie à trois fois aussi longues mohdellie\s. — Mordellistena. 577 qu'elles sont larges à la base, prises ensemble; presque parallèles , en ogive ou subarrondies chacune à l'extrémité; médiocrement con- vexes ; à teinte brun fauve. Repli à peine aussi large que le tiers ou que la moitié des postépisternums, vers la moitié de la longueur de ceux- ci. Pygidiutn en cône très-étroitement tronqué ou presque en pointe à son extrémité ; égal aux deux cinquièmes ou plus de la longueur des élytres ; noir, garni d un duvet semblable au reste du dessus du corps. Hypopygium une fois environ plus court que le pygidium. Dessous du coq)s noir'; pointillé ; pubescent, mi-doré à certain jour. Postépisternums en ligne presque droite au côté interne; subparallèles dans leur seconde moitié ; obliquement tronqués à l'extrémité ; d'un tiers moins large à celle-ci qu'en devant. Pieds noirs: pubescents. Tibias postérieurs au moins aussi longs que le premier article des tarses ; marqués sur les quatre septièmes ou deux tiers postérieurs de leur arête dorsale ordinairement de quatre ou cinq, plus rarement de trois hachures , peu obliques, à peine plus avancées sur le côté externe, que le quart ou le tiers de la largeur de celui-ci. Premier article de$ tarses postérieurs marqué de trois ou quatre hachures : le deuxième, de deux ou trois. Cette espèce paraît habiter la plupart des parties de la France, sur- tout les parties méridionales. J'ai trouvé sa larve dans les racines de l'Euphorbia gerardiana ; l'insecte parfait m'est éclos du 20 au 25 juin. Suivant M.Perris,cetle larve vivrait aussi dans les tiges du Calamogrostis arenaria. Obs. Elle se distingue des trois espèces précédentes , par ses tibias postérieurs, n'offrant aucune hachure prolongée sur toute leur face latérale. 8. M. sssSsti'jaucata. Allongée ; noire ; à pubescence concolore, en dessus. Lobe médiaire de la base du prothorax tronqué. Sinuosités pro- thoraciques correspondant aux trois cinquièmes au moins de la base de chaque élytre. Repli de celles-ci une fuis au moins plus étroit que le posté- pisternum vers son milieu : celui-ci subparallèle dans sa seconde moitié. Py- gidium en cône étroitement tronqué à l'extrémité, près d'une fois plus long que Vhypopygium. Tibias postérieurs marqués sur les quatre septièmes ou deux tiers postérieurs de leur arête dorsale de cinq ou six hachures à peine pro- longées jusqu'au tiers de la largeur de leur face externe. Premier article des tarses à trois ou quatre hachures: le deuxième, à deux ou trois . î.ong. 0,0036 à 0,0048 (1 !/3 à 1 2/8 I.) Laig. 0,0009 à 0,0012 (2/5 à 1/2 I.) 378 LONGIPÈDES. Corps allongé : étroit: entièrement noir ; à duvet soyeux, brun ou concolore, en dessus. Tête un peu échancrée en arc faible ou en angle très-ouvert à son bord postérieur. Antennes prolongées jusqu'au quart environ des élytres; à troisième arlicle grêle, un peu plus court que le deuxième : le quatrième un peu plus grand que ce dernier: les cinquième à dixième subdentés, presque carrés, à peine plus longs que larges. Prolhorax un peu anguleusemenl avancé dans le milieu de son bord antérieur; à lobe médiaire de sa base tronqué, débordant un peu l'écusson, émoussé aux angles; échancré en arc irrégulier dirigé en devant, à partir de ceux-ci, jusqu'à ses angles postérieurs; à sinuosités basilaires correspondant environ à la moitié de la base de chaque élytre: au moins aussi long sur son milieu qu'il est large à la base. Elytres deux fois et demie aussi longues qu'elles sont larges à la base, prises ensemble ; subarrondies chacune ou obtusément et un peu obliquement tronquées à leur partie postérieure. Pygidium en cône étroitement tronqué à son extrémité ; égal environ aux deux cinquièmes de la longueur d'une élytre ; un peu moins d'une fois plus long que l'hypopygium. Dessous du corps etpieds noirs; garnis de poils d'un fauve livide, mi-dorés à certain jour . Posté spisternums en ligne droite à leur côté interne, subparallèles dans leur seconde moitié ; obliquement tronqués à leur extrémité ; une fois au moins plus larges que le repli à cette dernière. Tibias postérieurs marqués sur les deux tiers ou trois cinquièmes postérieurs de leur arête dorsale de cinq ou six hachures obliques, médiocrement allongées sur leur face externe. Premier article des tarses à quatre hachures: le deuxième à deux ou trois. Celte espèce se trouve dans les environs de Lyon ; elle est surtout commune dans le midi. Oes. Elle se distingue de la M. grisea par le dessus de son corps garni d'un duvet noir; par le lobe médiaire de la base de son protho- rax non échancré; par son écusson jamais de couleur cendrée; par ses tibias postérieurs marqués généralement, ainsi que le premier ar- ticle des tarses, d'un plus grand nombre de hachures; par son pygi- dium visiblement tronqué à l'extrémité. Les caractères tirés des hachures rendent très-faciles à distinguer les M. inaequalis, epistervalis et liliputiana, chez lesquelles la première de ces lignes s'étend obliquement sur toute la largeur de la face latérale du tibia postérieur. La M. grisea présente dans la teinte d'un brun fauve ou d'un brun marron de son duvet un cachet parti- culier, qui ne permet pas de la confondre avec les suivantes. La mordei-liens. ■ — Mordellisiena. 579 M. subtruncata se reconnaît encore assez bien, au lobe médiaire de la base de son prolhorax assez largement tronqué, aux sinuosités basilaires du même segment correspondant aux trois cinquièmes ou même un peu plus de la largeur de chaque élylre, à partir de la suture ; à son pygidium étroitement tronqué. Les espèces suivantes présentent la plupart plus de difficultés, parce que les hachures sem- blent olïïir, chez les mêmes espèces, quelques variations dans leur nombre, dans leur largeur et dans leur rapprochement. Toutes ces espèces ont les antennes subfiliformes, souvent à peine dentées, surtout chez les $ ; les postépislernums en ligne droite à leur côté interne, au moins une fois plus large à l'extrémité que le repli desélytres; les hachures prolongées jusqu'au quart, au tiers ou à peine à la moitié de la largeur du côté externe des tibias ; le premier article des tarses postérieurs aussi long que le tibia. 9. II. puuiîla $ Gyllenhal. Etroite ; noire, à pubescence concolore, en dessus. Lobe médiaire de la base du prothorax tronqué et subéchancré dans son milieu. Sinuosités prolhoraciques correspondant à la moitié environ de la base de chaque élytre. Pygidium en cône pointu ; une fois plus long que l'hypopygium. Tibias postérieurs mai°qués,sur les quatre derniers septièmes de leur arête dorsale, de trois à cinq hachures peu avancées sur leur face latérale. Premier article des tarses à trois ou quatre hachures : le second, à deux ou trois. Mordella (espèce voisine do Yuculeala) La™, (louer, t. 2. p. 200? Uordella pumila, Gyllfnh. Ins. suec t. 2. p. 60". 2 ? Hordtlla ehmgata, (Dej.) Calai. (1821) p. 73? — II. (1833) p. 219?— M. (1*37) p. 2 il ? Long. 0,0030 h 0,0036 (1 2,5 à t 2/3 1.) Long. 0.0007 à 0,00(>9 (1/3 à 2/3 I.) Corps étroit; allongé; entièrement noir; aspèrement pointillé, garni en dessus d'une pubescence soyeuse, couchée, concolore, au moins sur les élytres et sur la majeure partie du prolhorax, avec les parties antéro-latérales de celui-ci garnies de poils d'un fauve livide, mi-doré. Antennes à deuxième et troisième articles ordinairement presque égaux : le troisième, plus grêle que le deuxième : les cin- quième à dixième, comprimés, à peine dentés au côté interne : les cinquième et sixième les plus larges et les plus longs. Prothorax au moins aussi long sur son milieu qu'il est large à la base ; à lobe médiaire tronqué et ordinairement échancré ou subéchancré au devant de l'écusson , débordant un peu celui-ci , subarrondi à se» SSO LONGIPEDES. angles : sinuosités basilaires correspondant chacune environ à la moitié de la largeur des étuis. Elytrcs deux fois et demie environ aussi longues qu'elles sont larges à la base, prises ensemble. Pygidium égal auxdeuxcinqnièmes(?)ouàla moitié (c/ 1 ) de la longueur d'une élytre. Dessous du corps garni de poils d'un fauve livide, mi-dorés à certain jour : ces poils ordinairement plus obscurs sur les quatre derniers arceaux du ventre. Postépisternums en ligne droite à leur côté externe ; obliquement tronqués à l'extrémité; une fois au moins plus larges à celle-ci que le repli. Tibias postérieurs marqués sur les quatre derniers septièmes de leur arête dorsale de trois à cinq hachures un peu obliques, peu avancées sur leur face latérale. Premier article des tarses postérieurs au moins aussi long que la jambe ; à trois, quatre ou cinq hachures : le deuxième, à deux ou trois. Cette espèce paraît se trouver dans la plupart des parties de la France. Obs. Lalreille, Je premier, avait remarqué parmi les Mordelles à corps noir, des individus au corps plus étroit, devant constituer une espèce particulière, à laquelle il n'attacha aucun nom. Gyllenhal donna la dénomination spécifique de pumila, à des exemplaires qui parais- sent se rapporter à la nôtre, car dans le t. 4 de ses Insectes de Suède, cet illustre écrivain ajoute que le lobe médiaire de la base du protho rax est échancré : mais il ne serait pas impossible que le savant au- teur eût confondu plusieurs espèces sous le même nom. Le pygidium varie de longueur. Parfois il est à peine deux fois et quart aussi long qu'il est large à la base ; d'autres fois sa longueur égale au moins trois fois sa largeur basilaire. Chez les J , il est, en général, plus court que chez les l.ONGIPÈDES. raciques correspondant à la moitié environ de la base de chaque élytre. Pygidium en cône pointu ; une fois environ plus long que l'hypopygium. Tibias postérieurs marqués, sur la moitié postérieure de leur arête doisale, de trois ou quatre hachures peu avancées sur leur face latérale. Premier article des tarses, à frois ou quatre hachures : le suivant, à deux. Long. 0,002-2 à O.0C26 (1 à 1 1/3 I.) On la trouve dans les diverses parties de la France. Elle n'est pas rare dans les environs de Lyon. Ocs. Elle a beaucoup d'analogie avec la M. pumila ; elle est comme celle-ci aspèrement poinlillée en dessus; mais elle en paraît néanmoins différer spécifiquement. Elle a le lobe médiaire delà base du prothorax non échancré; les tibias postérieurs, marqués seulement sur la dernière moilié de leur arête dorsale, de quatre hachures dont la dernière parfois peu distincte. Elle offre aussi des variations sous le rapport de la longueur et des proportions du pygidium et sous celui du nombre des hachures. Var. a. Tibi.is à qualrc hachures. (Premier article des tarses ordinairement a quatre, quelquefois à trois). Var. p. Tibias à trois hachures. Dans la collection de M. Perroud, j'ai vu une Mordellistène qui peut être ainsi caractérisée : II. Perroudi. Etroite ; noire ; à pubescence dun fauve livide, mi-doré à certain jour,donnant au fond une teinte grisâtre. Lobe médiaire de la base du prothorax arqué en arrière. Sinuosités basilaires du prothorax correspondant aux trois cinquièmes de la base de chaque élytre. Pygidium en cône allongé et pointu, une fois environ plus long que l'hypopygium. Tibias postérieurs marqués sur la moitié seulement de leur arête dorsale de quatre ou cinq hachures peu prolongées sur la face laté- rale. Premier article des tarses à quatre hachures : le deuxième, à deux. Long. 0,00»5 (2 1.) Larg O.00U (2/31.) Elle a été prise par M. Perroud dans les environs de Lyon. Obs. Elle s'éloigne des M. pumila et stenidea par son prothorax arqué en arrière ; de la stricta par son duvet fauve; de toutes troi» mordelliens. — Mordellistena. 383 par le lobe médiaire de la base de son prothorax plus largement tronqué, et par les sinuosités prothoraciques plus rapprochées du bord externe. Est-elle une variété anormale de la subtruncata ? je ne la mentionne provisoirement/iue pour mémoire, n'en ayant vu qu'un exemplaire. A cette section se rattache l'espèce suivante . M. confinis ; Ach. Costa. Allongée ; noire ; à pubescence d'un fauve livide, donnant au fond une teinte grisâtre ; quatre premiers articles des antennes, bouche, palpes, quatre cuisses antérieures, testacês : tibias et tarses des quatre premiers pieds graduellement obscurs vers l'extrémité. Deuxième article des antennes de moitié moins court que le suivant : les troisième et quatrième égaux. Lobe médiaire de la base du prolhorax arqué en arrière. Pygidium prolongé en cône pointu, une fois plus long que Vhypopygium. Tibias postérieurs marqués sur la seconde moitié de leur arête dorsale de trois hachures, égales, à peine prolongées sur sa face externe. Mordellistena conjinis, Ach Costa, Faun. del Regn. di Napoi. {MorJeUidées} p. ISJ. 4. Long. O.OOtO (5/6 1.)— pygidium 0,0007 (1/3 l ) Larg. 0,0007 (12/31.) t Obs. La couleur de sa bouche, de la base de ses antennes et de ses quatre pieds antérieurs , suffit pour la faire reconnaître parmi les espèces à élytres noires, ayant la seconde moitié de leurs tibias posté- rieurs marquée de trois ou quatre hachures presque uniquement dorsales. Elle n'a pas, à ma connaissance, été trouvée en France. ÇÇ. Deux cinquièmes | oslérieurs de l'arête dorsale des tibias postérieur» seul» marqués de hachures, peu avancées sur leur face latérale. lS.M.niïnaïain; A. Costa. Etroite; noire; à ptibescence fauve livide. Lobe médiaire de la base du prolhorax arqué en arrière : sinuosités prothoraci- ques correspondant à la moitié de la base de chaque élytre. Pygidium en cône allongé et pointu une fois au moins plus long que Vhypopygium. Tibias postérieurs marqués, sur les deux cinquièmes de leur arête dorsale, de trois hachures non prolongées jusqu'au tiers de la largeur de leur face laté- 584 LONG1PÈDES. raie. Premier article des tarses à trois hachures : le deuxième, à une ou deux. Mardellûesna minima, Ach. Coït a, Faun, Jh Ri-gn. di Napol ^Moidellidies) p. 18. 5 pl.21.fig. Htljpe). Long. 0,0026 à 0,0033 (1 i/5 a 1 1/2 l.) I.arg 0,0007 (1/3 1.) Cette espace est principalement méridionale. Oes. Les antennes sont à peu près filiformes à partir du troisième article : les cinquième à dixième articles, comprimés, presque carrés, à peine plus longs qu'ils sont larges. Le dernier article des palpes est à peine une fois plus long qu'il est large dans son diamètre transversal le plus grand. Le pygidium est au moins deux fois et demie aussi long qu'il est large à la base. J'ai reçu de M. Edouard Perris, de Mont-de-Marsan, une Mordel- listène presque semblable à la minima par sa taille, par son duvet, par la plupart de ses caractères ; mais ayant le lobe médiaire de la base du prothorax très-obtusément arqué ou faiblement écbancré dans son milieu, et les palpes maxillaires aussi longs que toute la partie delà tête comprise depuis la moitié du front, jusqu'à l'extrémité des mandibules, à dernier article trois fois aussi long qu'il est large dans son diamètre transversal le plus grand. Peut-être cet individu est-il le type d'une espèce particulière (1/. Perrisi) : il faut de nouvelles observations pour émettre à cet égard une opinion plus positive. Dans nos provinces méridionales on trouve des Mordellistènes ayant la plus grande analogie par la taille et par les autres caractères avec la M. minima; mais en dilférant par le dessus de leur corps garni d'un duvet noir et par leurs tarses postérieurs à quatre hachures au lieu de trois. Peut-être de tels individus qui semblent constituer une espèce particulière (M. trilineata) ne sont-ils que des variétés de la pré- cédente. Enfin, l'on trouve dans le midi de la France des Mordellistènes d'une taille exiguë (0,0023 L), qui ont beaucoup d'analogie avec la M. trilineata ; mais ils n'ont plus que deux hachures sur les deux cinquièmes postérieurs de l'arête dorsale des tibias postérieurs : deux ou trois sur le premier article des tarses : une ou deux sur le deuxième. Le dernier article des palpes maxillaires est à peine deux fois aussi long qu'il est large dans son diamètre transversal le plus grand. Sont-ils des exemplaires plus petits de la M. trilineata qui, en perdant uordelliens. — Morciellistenu. 385 de leur taille, ont aussi perdu une hachure sur les tibias? ou consti- tuent-ils une espèce particulière (M. infima)? Près de ces Mordellislènes à élylres noires, il faut sans doute placer les suivantes, si toutefois elles ne se rattachent pas à quelques-unes des nôtres : M. parrtila : Gyllekhàl. Migra, immaculata-, scriceo-pubescens, thorace lalituiline fere breviore, aculeo ani brcvi, conico, antcnnis simplicibus. Variât antennaruui basi lemoribusque anlicis, picco-lestaceis. HorJella parvula, Gyllenu. Ins. suec. t. 4. p. 5 î 9. L'illustre auteur aurait-il confondu plusieurs espèces sous la même dénomination? ou sa parvula se rattacherait-elle à noire inacqualis.? H. forevicauda : Boheman. Nigra immaculata, sericco-pubesccns ; pro- thorace snbquadrato, basi prol'undius bissinuato -, antennis liliforniibus serratis; aculeo ani brevi, conico. Long. 0,0040 (t 3/4 ! ) Larg. 0,0012 (1/2 \.\ UorJiIl'i brevicauda, ».u. Dohe.ian. Mem. de l'Acad. des se. de Stockholm, 1819. p. 223. te. Cinquième à dixième articles des antennes une fais plus longs qu'ils sont larges. 13. II. artemïsiae ; (Rev). Allongée ; noire sur la tête et sur le prothorax, brun ou d'un brun fauve sur le reste ; garnie d'un duvet (laves- cent, mi-doré à certain jour. Antennes prolongées an moins jusqu'à la moitié des élylres ; à cinquième à dixième articles une fois plus longs que larges, à peine subdentés. Prothorax à lobe médiaire de la base arqué en arrière ; à angles postérieurs subarrondis. Tibias postérieurs et premier article des tarses, marqués sur leur arête dorsale de hachures dépassant à peine cette arête et peu apparentes. Long. 0,0033 (l 12 I.) Larg. 0,0011 (1/21.) Corps allongé; garni d'un duvet soyeux et couché; coloré comme il sera dit. Tête en angle très-ouvert à son bord postérieur ; garnie d'un duvet fauve ou fauve livide ; noire : labre d'un fauve rougeàtre. Palpes bruns. Yeux munis postérieurement d'un rebord très-étroit. Antennes prolongées au moins jusqu'à la moitié des élytres ; d'un Annales de la Société Linnéenne. 25 Ï86 LONCIPÈDES. fauve lestacé ; à premier article un peu moins court et plus gros que la deuxième : celui-ci à peu près égal au quatrième, et un peu moins court que le troisième qui est plusj'grêle : les cinquième à dixième une fois au moins plus longs que larges, à peine subdentés au côté interne : le dernier, ovalaire ou oblong. Prothorax avancé en angle obtus et très-ouvert dans le milieu de son bord antérieur; déprimé et subsinué à ce bord de chaque côté de la ligne médiane ; subparal- lèle sur les côtés: bissinué à la base, avec la partie médiaire prolon- gée en arrière, obtusément arquée, débordant la base de l'écusson de la moitié environ de la largeur de celle-ci; offrant vers la moitié de la largeur de chaque étui le point le plus avancé de chaque sinuosité basilaire; à angles postérieurs subarrondis ; d'un quart environ plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; convexe; noir, garni d'un duvet fauve livide. Ecusson médiocre; en triangle oblus; noir, garni d'un duvet flavescent. Elytresh peine aussi larges en devant que le prothorax à sa base; quatre fois environ aussi longues que celui-ci sur les côtés; deux fois et demie à deux fois et trois quarts aussi lon- gues que celui-ci sur son milieu ; deux fois et quart environ aussi longues qu'elles sont larges à la base, prises ensemble ; subparallèles, subarrondies chacune à l'extrémité ; médiocrement convexes; brune» ou d'un brun fauve, garnies d'un duvet flavescent ou flave cendré , mi-doré à certain jour. Repli moins large que la moitié des poslépi- sternums. Pygidium en cône tronqué ou parfois presque bifide à son extrémité; à peine plus long que. le tiers des élytres ; noir, à duvet concolore. Hypçpygium d'un tiers plus court que le pygidium. Dessous du corps brun, garni d'un duvet court, flavescent, mi-doré à certain jour. Postépisternums en .ligne' droite à leur côté interne, faiblement rétrécis dans leur seconde moitié ; obliquement tronqués à l'extrémité; d'un tiers moins larges à celle-ci qu'en devant. Pieds fauves ou d'un brun fauve, avec les cuisses postérieures plus obscures. Tibias posté- rieurs un peu plus longs que le premier article des tarses ; marqués sur la seconde moitié de leur arête supérieure , de quatre ou cinq hachures peu apparentes, dépassant à peine l'arête du côté de la face latérale exierne. Premier article des tarses à trois ou quatre hachures, exclusivement dorsales , peu apparentes : deuxième article presque sans hachure bien marquée. (.cite espèce vil dans l'Armoise vulgaire, suivant M. Rey. La collec- tion de mou savant ami et celle de M. Reiche, m'ont fourni les types de celte description. Obs Celle espèce s'éloigne de toutes les autres par la longueur d. Antennes subdenlées à partir du cinquième article ; noires, avec les deux ou quatre premiers articles ordinairement fauves ou d'un brun fauve. J. Antennes peu sensiblement dentées: noires, avec les quatre premiers articles habituellement d'un teslacé flavescenl. lUordelln testarca, I'auk. Mantiss. t. 1. p. l 2!8. 14. — ld. Enlom. Syst. i. 1.2. p. 114. 4. — ld. Sysl. Eleolh. t. 2. p. 123. 9. (suivant le type). — Gmf.i.. Car. I.i.nn. Syst. Natur. I. t. p. 2023. IS. — Sciiomi. Syn. ins. I. 3. |>. 85. 15. — (ÎYLi.tNH. Ins. suec. I. 2. p. 615. 10, Màrdelta humeralh, vâr. [i. Payk. Faun. suec. t. 2. p. 186. 6. Mordella angiutma, (Dw.) Cala!. (18-21; p. 75. — //. M855) p. ÏW, — U. M 837) p. 241. Mordella chiiarfjru, L. Du cour, l'.xcur». p. 72. 43i. 585 LONGiPÈntâ. Long. 0,0036 à 0,0P56 1 1 2/3 à 2 1/2 I.) L.,rg. 0010 à O,001i (2/5 4 2/3 I.) Corps allongé ; étroit; revêtu d'un duvet lin, soyeux, couché; mi- doré à certain jour. Tête en angle très-ouvert à son bord postérieur; noire ou d'un brun noir, avec le bord antérieur de 1 epistoine et le labre ordinairement d'un fauve lestacé. Palpes maxillaires habituelle- ment bruns ou d'un brun noir, rarement d'un lestacé obscur. Antennes non prolongées jusqu'aux angles postérieurs du prolhorax; d'un roux lestacé sur les deux à quatre premiers articles, et parfois même sur quelques-uns des suivants; d'un noir brun sur les autres; soyeuses; comprimées, peu dentées, surtout chez la o, à partir du cinquième article : le dernier ovalaire, Prothorax anguleusement avancé dans le milieu du bord antérieur; légèrement arqué sur ses côtés; bissinué à la base, c'est-à-dire coupé en ligne presque droite sur chaque quart externe, avec la partie médiane prolongée en arrière, obtusémenl tronquée, une fois plus large que la base de l'écusson, couvrant jusqu'au quart de la largeur de chaque élylre ; à angles postérieurs subarrondis : chaque sinuosité, en angle très-ouvert, correspondant à la moitié de la largeur de chaque étui; moins large à la base qu'il est long sur son milieu; convexe; noir ou noir brun; revêtu d'un duvet gris cendré, mi-doré. Ecnsson petit; en triangle obtus ; noir brun ; pubescent. Elytres aussi larges à la base que le prothorax à ses angles postérieurs; près de cinq fois aussi longues que lui sur les côtés ; deux fois et quart aussi longues que lui sur son milieu ; deux fois et demie aussi longues qu'elles sont larges à la base, prises ensemble : d'un llave testacé, avec la base noirâtre, et l'extrémité nébuleuse ou obscure : la partie basilaire noirâtre, à limites indécises, presque nulle à l'épaule, dépassant un peu l'écusson, à la suture; ornées d'une bordure suturale noire ou noirâtre, réduite au rebord; également noirâtres ou obscures sur les deux tiers postérieurs du bord externe. Iiepli presque nul, même en devant. Pygidium subparallèle d'avant en arrière, presque sur ses trois cinquièmes antérieurs, sub- sinuément rétréci en arrière postérieurement en cône tronqué : celle partie conique à peine plus longue qu'elle est large à la base. Hypo- pygium une fois plus court que le pygidium. Dessous du corps noir; luisant; pointillé; garni d'un duvet soyeux, fin, peu épais, cendré, mi-doré. Poslcpislcrnums rétrécis d'avant en arrière, arqués à leur côté interne, obtus à l'extrémité ; deux fois aussi longs qu'ils sont larges à la base. Pieds garnis d'un duvet grisâtre, mi-doré ; noirs ou d'un noir brun, avec les cuisses antérieures parfois d'un brun testacé ou d'un ANASPIENS. 389 testacé obscur. Tibias postérieurs marqués d'une hachure vers les deux tiers de leur arête dorsale, avec la partie postérieure de celle arête brusquement moins élevée, offrant ainsi une sorte de dent vers les trois cinquièmes précités : éperon externe en général une fois au moins plus court que l'interne. Ongles à peine denliculés. Cette espèce est méridionale. Obs. Ordinairement les anlennes sont testacées à la base sur les deux à quatre premiers articles, quelquefois même nébuleuses sur le cinquième; d'autres fois elles sont obscures ou entièrement d'un brun noir. Les palpes, ordinairement de cette couleur, sent parfois d'un testacé plus ou moins nébuleux. Les cuisses antérieures et même les jambes de devant se montrent quelquefois d'une teinte semblable. La partie basilaire des étuis est noirâtre, plus ou moins foncée. La bordure suturale est tantôt noire et bien marquée, tantôt presque décolorée. Les individus chez lesquels elle est bien caractérisée ont ordinairement les deux tiers du bord latéral noir; chez les autres, la bordure externe est indistincte. J'ai vu dans la collection da mon ami M. Perroud, deux exemplaires envoyés de Hongrie, d'une taille un peu moins petite, noirs ou d'un noir brun, avec les élylres brunes ou d'un brun testacé Chez l'un da ces individus la partie conique du pygidium était très-courte. La cou- leur du corps et celle des élytres était-elle due à quelque causa acci- dentelle ? ces exemplaires n'offriraienl-ils qu'une variation singulière, ou seraient-ils les représentants d'une espèce particulière (S. brunni- pennis) ? DEUXIÈME FAMILLE ANASPIENS. Caractères. Sommet de la tête de niveau avec le bord antérieur du prolhorax. Pygidium en triangle obtus, notablement plus large à la base qu'il est long sur son milieu, par conséquent non prolongé en pointe conique. Hanches postérieures visiblement moins longue; que le postpeclus. Tibias antérieurs munis d'éperons très-apparents. Tibia postérieur beaucoup plus court que tous les articles réunis du tarse qui le suit. Avant-dernier article des tarses postérieurs entier. Ongles simples, ou munis seulement à la base de chacun de leurs crochets, d'une dent rudimenlaire. Corps un peu arqué longitudina- lement. Antennes insérées vers le bord antéro-interne des veux ou 390 LONGIPÈDES. entre ce point et le milieu du bord interne; de médiocre longueur; subfiliformes OU grossissant plus ou moins sensiblement vers l'extré- mité ; à troisième article ordinairement plus grêle. Ajoutez à ces caractères plus importants : Tête petite ; subarrondie'; inclinée. Epistome généralement distinct du front. Labre transverse. Mandibules courtes-, cornées; bifides à l'extrémité. Mâchoires à deux lobes : l'un des deux au moins frangé. Palpes maxillaires allongés, à dernier article sécuriforme ou en forme de coulre. Yeux entiers, chez les uns; échancrés, chez quelques autres; aboutissant ou à peu près au bord postérieur de la tête. Prothorax un peu plus large en devant que la tète; plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; à angles antérieurs déclives et presque confondus avec le repli ; à bords latéraux sans rebord, tranchants seulement sur leur seconde moitié ; convexe en devant, graduellement moins convexe en arrière ; à angles postérieurs peu ou point émoussés, reclan gulaire- menl ouverts et ordinairemement un peu courbés en arrière. Ecusson petit. Elytres allongées ; laissant généralement à découvert une partie du pygidium ; peu ou point sensiblement rebordées à la suture. Ventre de. cinq arceaux, avec le sixième parfois en partie apparent. ftanches antérieures élargies, contigues. Hanches intermédiaires allon- gées, couchées, séparées par le mésosternum généralement étroit. Pieds postérieurs au moins allongés. Les Larves paraissent toutes \ivre aux dépens des végétaux, comme celles des Morde! liens. On doit à M. Perris les premiers renseignements sur la vie évolutive de ces insectes. Les Ji de diverses espèces d'Anaspiens sont munis, sur quelques-uns des derniers arceaux du ventre, de sortes de lanières dont le nombre, la forme, la longueur et la direction varient. M. le docteur Suffrian a le premier fait connaître (') le parti qu'il est possible d'en tirer pour la distinction des espèces. Il esta regretter que la plupart des écrivains( 2 ) qui se sont occupés de ces insectes, aient négligé ces caractères, qui pfîrent des moyens faciles de rattacher à chaque espèce les variations qui s'en éloignent le plus. La déplorable coutume de coller les Coléoptères, empêche souvent (i) I Zeiiung t. 5. (IS44) p, f»j ■;. <; i ia, le se il des écrivains modernes qui les ait uliiisés. a ronde sur ces , irai I :re - i i genre Plesianarp.il rj'ie je n'ai nu a lopler, car les bases sur lesquelles il repo-.- ni q ■ i liez le ^. anaspiens. — Anaspis. 391 d'étudier ces signes distinctifs, surtout quand on n'a pas le soin de présenter l'espèce en dessus et en dessous. Ces insectes peuvent être partagés en trois genres : G S MU*. Repli des élyties graduelle- ment et faiblement rétréci, arquées en arrière à leur bord poste- 1 offiant ses deux bords dis- rieur, plus lon^irs que le prèmierl ii BG U jusque vers l'extré- . arceau ventral. Tibia postérieur .dus! mUé du lr0 ; sième areeau court que les deux premiers articles ! x( , liiraU [natph. S ï des tarses postérieurs réunis. Qua- ( *" I triéme article des tarses antérieurs Rppll des é]ylres graduelle- peu distinct -, comme enchâssé dans 1 meilt e , assez f ortemeol S\ le troisième, qui est bilobé. rétréci, réduit à une tran- che à partir du bord pos- térieur des hanche, de \ derrière. Silaria. *u ligne presque droite, au moins sur les deux tiers internes de leur bord postérieur; plus courtes que le premier arceau -ventral. Tibia postérieur au moins aussi long que les deux premiers articles des tarses postérieurs \ réunis. Quatrième article des tarses de devant distinct du troisième, à \ peine moins court que lui, bilobé. l'entaria. Genre Anaspis, Anaspe; Geoffroy (•). (a. privatif; à.a~\ç, écusson) ( 2 ). Caractères. Hanches postérieures arquées en arrière à leur bord postérieur: plus longues que le premier arceau ventral, du moins dans le point intermédiaire entre la ligne médiane de cet arceau et son bord latéral. Tibia postérieur visiblement plus court que les deux premiers articles des tarses postérieurs réunis. Quatrième article des tarses antérieurs peu apparent ; comme enchâssé dans le troisième, qui est bilobé ( 3 ). Yeux généralement échancrés. Repli des clytres graduellement et faiblement rétréci, offrant ses deux bords distincts jusque vers l'extrémité du troisième arceau ventral. (') llist. abr. des ins. t. 1. p. 515. ( 5 ) Cette définition ne doit pas èir.> prise a la lettre. Tentes le» Ansspes ont un écu»- son apparent •, mais il est généralement petit. (') La difficulté d'apercevoir le quatrième aiiiclo avait trompé Gejffroj : il broyait roi infestes tétramères. 393 LONGIPÈDE» a. Elyjrcs noires sans tacites. P Produirai noir. ■y. Sixième à dixième articles des antennes subglobuleux ((f) ou submonilifor- mes ( J), à peu près d'égale grosseur, a peine aus3i longs qu'ils sont largei dans leur diamètre transversal le plus grand. 1. A. moiialseoraiis. Allongée ; pubcsccntc ; noire ; trois ou quatre premiers articles des antennes et partie au moins des palpes d'un flave ou d'un roux testacé : épistome, labre et partie au moins des pieds anté- rieurs, soit de meme couleur, soit bruns. Sixième à dixième articles des antennes moniliform.es (ç^ 1 ) ou submoniliform.es ( J), à peine aussi longs que larges : le dernier près d'une fois plus grand que le dixième. Mésosternum prolongé jusqu'il l'extrémité des hanches. <-?. Quatrième arceau ventral à peu près uniformément développé dans le sens de la longueur, faiblement moins grand que le troi- sième; tantôt subéchancré, tantôt à peine prolongé en forme de dent sur sa ligne médiane; sans appendices, ainsi que le troisième. Cinquième arceau longjtudinalement fendu sur le milieu, avec chaque partie divisée par celle fenle, terminée en pointe obtuse : cette fente offrant limage d'un sillon longitudinal parfois un peu élargi dane son milieu ou près de son extrémité postérieure. Sixième à dixième ou septième à dixième articles des antennes subglobuleux ou monili- formes. Trois premiers articles des tarses antérieurs, en général, médiocrement dilatés : les deux premiers, parfois à peine dilatés : le premier, un psu moins grand ou quelquefois presque aussi grand que le deuxième. y . Troisième et quatrième arceaux du ventre presque égaux ; 6ans appendices : le cinquième, en ogive, sans sillon. Sixième à dixième ou septième à dixième articles des antennes submoniliformes, obtusément tronqués à leur extrémité. Tarses antérieurs non dilatés, si ce n'est un peu le troisième article : le premier, une fois plus long que le deuxième. Etat nohmal. Noire : trois premiers articles des antennes d'un flave orangé ou d'un flave testacé : le quatrième, d'un flave nébuleux. Palpes d'un flave leslacé ou d'un flave orangé. Epislome et labre bruns. Pieds bruns, avec les genoux, les tibias et les tarses moins obscurs ou d'un brun testacé. Ous. Les antennes, parfois ilaves seulement sur leurs trois premier» articles, offrent rarement chez d'autres exemplaires le cinquième en anaspiers. — Anaspis. 393 partie flavescenl. L'épistome, souvent brun, passe d'autres fois au testacé, au flave ou même au tlave orangé. Les palpes maxillaires, en général uniformément de l'une de ces nuances, sont parfois flaves, avec le dernier article nébuleux, brunâtre, ou même brun. Les pieds surtout offrent des variations nombreuses ; souvent ils sont comme dans l'état considéré comme normal ; mais parfois les tibias et tarses antérieurs sont testacés ou d'un fauve testacé ; d'autres fois les tibias et tarses de tous les pieds sont de la même teinte; chez d'autres exemplaires les pieds antérieurs en entier sont testacés ou d'un flave testacé; chez d'autres enfin, les cuisses de devant sont seules de cette teinte, et les tibias et tarses sont nébuleux ou bru- nâtres. A l'une de ces variétés ayant l'épistome et les pieds bruns, se rap- porte l'espèce suivante : Anaspis melatwstoma, Ach. Costa, Faun. <1 Regn. di Napoî. (blordellidtei), p 23. 4. pi. 22. Cg. 6. ($) (suivant le type). Long. 0,0033 à 0045 Larg. 0,0011 à 0,0015 (1/2 à 2/5 1.) Corps allongé; arqué; médiocrement convexe; coloré comme il sera dit; garni d'une pubescence soyeuse, donnant aux parties noires une teinte d'un noir cendré ou grisâtre. Tète noire, avec le labre et l'épistome parfois testacés. Palpes maxillaires d'un flave testacé, au moins sur leurs trois premiers articles. Antennes prolongées jusqu'au tiers ou aux deux cinquièmes (), Irès-obtusément arrondis, ou arqués à leur extrémité; avec les angles étnoussés ou subarrondis, à peine aussi longs qu'ils sont larges dans leur diamètre transversal le plus grand: le dernier, ovalaire, allongé, près d'une fois plus grand que le dixième ; noires, avec les trois premiers articles flaves, et le quatrième ordinai- rement d'un flave nébuleux. Prothorax élargi en ligne courbe jusqu'aux trois cinquièmes au moins de sa longueur et à peine rétréci ensuite (,/) ou élargi jusqu'à la base (?); bissubsinué à celle-ci, avec 394 LONOIPÈDES. la partie médiaire ordinairement faiblement arquée en arrière, au obtuse ; d'un tiers ou de moitié plus large à la base qu'il est long sur son milieu; noir; pubcsccnt. Ecusson en triangle obtus ; noir. Elytres aussi larges en devant que le prolhorax ; près de quatre fois aussi longues que ce dernier sur son milieu; faiblement élargies vers la moitié de leur longueur; en ogive émoussée à leur extrémité ; mé- diocrement convexes ; noires ; pubescentes. Repli à peu près aussi large en devant que la moitié des postépisternums, moins large que ceux-ci vers leur extrémité, graduellement rétréci jusque vers le bord posté- rieur du troisième arceau ventral. Dessous du corps noir ; très-brièvement pubescent. .llcsostcrnuiu prolongé jusqu'à l'extrémité des hanches. Postépisternums graduellement rétrécis, obtusément en pointe ou presque obliquement tronqués à l'extrémité. Quatrième arceau du ventre de longueur uniforme, presque aussi grand que le précé- dent ( sont très-distincts entre eux. Celui de l'A. monilicornis manque d'appendices au troisième arceau ventral; offre le quatrième presque aussi long que le précédent : le cinquième, fendu ; il a le premier article des tarses presque aussi long que le deuxième, et souvent peu dilaté. Celui de l'Ai rujilabris est muni de deux appen- dices linéaires, naissant près de la ligne médiane du troisième arceau ventral; il offre le quatrième moins grand: le cinquième, bilobé; les tarses antérieurs sensiblement dilatés , avec le premier article près d'une fois plus court que le deuxième. Quant aux ? , il est très- difficile souvent de les distinguer. Les teintes des parties de la bouche et des pieds sont si variables, qu'on ne peut à cet égard établir aucune règle fixe. Celles de l'A. monilicornis, outre la taille moins petite, et la longueur plus grande du dernier article des antennes, ont le mésosternnm prolongé jusqu'à l'extrémité des han- ches ; n'ont généralement point de traces de courte ligne transver- sale près de l'insertion des cuisses postérieures, ( séparée de la ligne anaspieims. — Anaspis. 396 transversale plus extérieure et plus longue); la raie transversale, située de chaque côté, vers l'extrémité postérieure du postpeclus, n'est pas ordinairement sinuée ou arquée en devant dans sa moitié interne; mais ces derniers caractères n'ont pas une constance rigoureuse. Quant à 114. frontalis, la forme et la longueur des articles sixième a dixième des antennes, la moitié antérieure du front d'un roux lestacé, etc., ne permettent pas de la confondre avec VA. monili- cornis. Obs. Dans la belle collection de mon ami M. Cl. Rey, j'ai vu une ? de l'A. moniliçornig, offrant le front graduellement d'un brun tirant sur le testacé, vers sa partie antérieure ; les cinq premiers articles des antennes et la base du sixième, d'un flave testacé; les pattes anté- rieures, les tibias et tarses intermédiaires et les tibias postérieurs, d'un Hâve fauve ou roussàtre : le prothorax brun, avec une bordure antérieure assez étroite, sans bornes précises, et une bordure basilaire à limites également indécises, couvrant au moins le tiers postérieur des côtés, interrompue ou presque interrompue dans son milieu, d'un roux testacé, ou paraissant de cette teinte, avec une bande transversale brune, prolongée presque jusqu'à la base, sur la ligne médiane. 3. A. i*uiilal>i*îs; (Sturm) Gyllenhal. Allongée ; pubescente ; noire ; épistome, bouche, palpes et ordinairement partie au moins des tibias et des tarses, d'un testacé brun ou brunâtre : trois ou quatre premiers articles des antennes, testacés. Celles-ci, à articles sixième à dixième, monili formes (/") ou submoniliformes (2), à peine aussi longs (pie larges : le dernier, de moitié plus grand que le dixième. Mésosternum prolongé presque jnsqu à l'extrémité des hanches. cf. Quatrième arceau ventral uniformément développé dans le sens de la longueur de l'insecte; égal environ aux trois quarts de la lon- gueur du troisième : celui-ci donnant naissance près de la ligne médiane à deux appendices linéaires, ou à deux sortes de lanières, velues ou ciliées, prolongées jusqu'à la moitié du cinquième arceau, droites jusqu'à leur extrémité, paraissant séparées entre elles par un sillon, quand elles sont couchées, c'est-à-dire dans leur état normal. Cinquième arceau non creusé d'une fossette; bilobé à son extrémité. Sixième à dixième ou septième à dixième articles des antennes subglo- buleux ou moniliformes. Trois premiers articles des tarses antérieurs 396 LONGIPÈDES. presque uniformément dilatés, et veloutés en dessous : le deuxième, de moitié au moins, ou près d'une fois plus grand que le premier. J. Quatriî-me arceau ventral semblable, pour son développement, à celui du c/ 1 ; sans appendices. Cinquième arceau de forme ordinaire, c'est-à-dire en ogive et non bilobé à l'extrémité. Sixième à dixième articles des antennes submoniliformes, oblusément tronqués à leur extrémité. Tarses antérieurs non dilatés, si ce n'est un peu le troi- sième article : le premier , une fois environ plus long que le deuxième. Etat normal. Noire : trois premiers articles des antennes testacés : le quatrième, souvent d'un teslacé nébuleux. Epistome, labre, bouche et palpes maxillaires, d'un testacé brun ou brunâtre ou d'un brun testacé. Cuisses antérieures souvent d'un teslacé brunâtre: les autres, noires : genoux, tibias et tarses d'un testacé brunâtre. Obs. Les antennes ont parfois le quatrième article testacé, soit à la base et graduellement obscur à l'extrémité, soit plus rarement entiè- rement teslacé. Le labre et 1 epistome varient du testacé au brun : les palpes du teslacé au brun testacé. Les cuisses, parfois toutes brunes, ou même d'un brun noirâtre sur les quatre postérieures, avec les genoux d'un brun testacé, sont ordinairement d'un brun testacé ou d'un testacé brun sur les antérieures et quelquefois sur toutes les autres, avec les genoux testacés, parfois même toutes sont testacées : les tibias et les tarses, souvent testacés ou d'un testacé livide, sont parfois bruns, comme les cuisses, même cbez les plus courts ou à peine aussi longs qu'ils sont larges à l'extrémité. Tarses antérieurs non dilatés, si ce n'est un peu le troisième article: le premier, de moitié environ plus long que le deuxième. Deux pre- miers articles des tarses postérieurs prolongés en forme de dent à l'extrémité de leur arête dorsale. Etat normal. Noire : quatre premiers articles des antennes (^) ou les trois premiers articles seulement (j), d'un flave roussâlre : le quatrième, chez celle-ci, d'un flave roussâtre à la base, graduellement obscur vers l'extrémité. Cuisses et tibias antérieurs d'un flave roussâlre ou lestacé : cuisses intermédiaires souvent; d'un fauve lestacé (^j : autres parties des pieds, noires. Ons. Le cinquième article des antennes est parfois de la couleur des précédents, au inoins chez le ÉDES. u Front noir. 4. A. forcipafa. Allongée; pubescente ; noire: trois à cinq pre- miers articles des antennes flavcs ou testacés : labre, palpes, épistome et pieds parfois entièrement de même couleur : pieds postérieurs ordinaire- ment noirs ou bruns : 1rs intermédiaires et l'épistome souvent d'un roux brun ou bruns Antennes grossissant à partir du septième article : le deuxième, de moitié au moins aussi grand que le suivant : les troisième et quatrième tes plus longs, presque égaux : les sixième ci dixième, plus longs que larges. ,/". Quatrième arceau ventral graduellement un peu plus court vers la ligne médiane, à peine plus grand vers celte ligne que le quart du troisième arceau : ce dernier, sensiblement avancé sur le qua- trième, sur le tiers médiaire environ de sa largeur, aussi long sur ce point que les deux arceaux suivants réunis : le troisième, déprimé et tronqué ou faiblement échancré en arc sur les deux septièmes mé- diaires de son bord postérieur, donnant naissance, vers chacune des extrémités de cette éebancrure, à un appendice cilié, linéaire, pro- longés chacun presque jusqu'à l'extrémité du cinquième arceau ou le dépassant un peu : le quatrième, pareillement échancré et donnant naissance, à chaque extrémité de cette échancrue, à un appendice très-court, peu apparent : le cinquième arceau déprimé ou concave, relevé sur les côtés en une tranche graduellement plus sensiblement saillante d'avant en arrière, bilobé et cilié à son extrémité. Tarses antérieurs à peine dilatés, si ce n'est un peu le troisième; à premier article une fois environ plus long que le deuxième. î . Quatrième arceau ventral uniformément développé , égal au moins aux deux tiers du troisième : ces arceaux sans appendices : le cinquième, en ogive à son extrémité. Tarses antérieurs non dilatés; à premier article à peu près aussi long que les trois suivants' réunis. Etat normal. Noire : trois ou quatre premiers articles des antennes, épistome, labre, palpes et quatre pieds antérieurs llaves ou d'un flave orangé : pieds postérieurs d'un brun noir, maculés de roux testacé ou parfois entièrement d'un flave testacé. Obs. En considérant comme normal cet état chez lequel la matière colorante flave a pris le plus d'extension, on peut observer, chez quelques individus, diverses variations. Ainsi le cinquième article de» ANASIMKNS. AllUSpis. 40S antennes est parfois également flave -, d'autres fois l'épistome est parfois brun ou brun obscurément roussâtre. A un exemplaire J présentant ces deux dernières modifications se rapporte l'espèce suivante : Anaspis pulicana, Ach. Costa, Failli, d. Regn.di Napol. (MordellidÉes) p. 22. 3. pi. 22. fig. 5. (suivant le lypc). Obs. Quand la matière colorante a été insuffisante, le noir de quelques parties, de la poitrine, par exemple, passe au brun ou même au brun lestacé. Dans les collections de M. Rey et dans celle de M. Marseul, j'ai vu une variété offrant les appendices du troisième arceau plus pâles ou testacés et courbés chacun en dessous, pendants au lieu d'être cou- chés sur le corps ; ils sembleraient de prime à bord signaler une espèce nouvelle (A. pendula) ; mais la coloration moins complète de ces appendices accuse un manque de matière noire , et la direction anomale de ces pièces est sans doute accidentelle ou le résultat de leur faiblesse, par suite de leur incomplète coloration. Var. ?>. Trois à cinq premiers articles des antennes, labre, partie de l'épistome et pieds antérieurs seuls, testacés. Obs. Les pieds intermédiaires varient alors du roux brun au brun testacé ou même au brun : les postérieurs sont d'un brun noir ou d'un noir brun. Les antennes ont quelquefois le quatrième article nébuleux, surtout chez les ? ; d'autres fois, au contraire, le cin- quième, principalement chez les J-, est de la couleur des précédents ; mais toutes ces parties claires, à part parfois les antennes, n'ont plus la teinte flave , c'est-à-dire la couleur plus gaie de l'état normal. Var. ■>•. Trois ou quatre premiers articles des antennes testacés ou dun flave testacé : labre d'un roux brunâtre ou d'un brun testacé. Piedt antérieurs d'un lestacé brunâtre ou d'un roux brun ou brunâtre. Anaspis lateralh, Stephess. [iliiM.t. 5. p. Î3. 2, — M.Mao. p. 33 1 . 2591. (suivant un exemplaire J communiqué par l'auteur). Obs. Ces dernières modifications offrent tant de différence ave< l'état regardé comme normal, qu'on serait tenté de considérer les 404 LONGIPBDES. individus qui se raltachent à la variété -y et même ceux de la var. ?., comme constituant une espèce particulière (A. brachialis) ; mais les appendices du ventre des ,f et les caractères fournis par les antennes qui ne commencent ordinairement à grossir qu'à partir du septième article ; les troisième et quatrième articles des mêmes organes , articles qui sont les plus longs et à peu près égaux, la forme des poslèpislernums et surtout leur largeur à la base, viennent confirmer l'identité de l'espèce. Long. 0,0028 à (1,0036 (1 l/f à 1 2'3 1 ) Lnrg. 0,0(109 à 0,001 1 (2'5 à l/S I.) Corps allongé; médiocrement convexe; garni d'une pubescence une, soyeuse et couchée ; coloré comme il va être dit. Tête noire : labre, épislome et palpes, colorés comme il a été dit. Antennes assez grêles, surtout chez le \ prolongées environ jusqu'aux deux cin- quièmes des élylres ; grossissant graduellement et assez faiblement à partir du septième article : les premier et deuxième, crassiuscules, presque égaux : le deuxième , variablement égal à la moitié ou un peu plus du suivant: les troisième et quatrième, les plus longs, souvent presque égaux : le troisième, variablement un peu plus court ou plus long que le quatrième, au moins une fois et demie plus long que large: le cinquième, un peu moins long que le quatrième : les septième à dixième, élargis assez sensiblement en ligne droite de la base à l'extrémité, tronqués à celle-ci, plus longs qu'ils sont larges à celte dernière : le dernier, ovalaire, d'un tiers 0/") ou de moitié ( 1 ) environ plus grand que le dixième; flaves ou d'un flave roussâtre sur les trois à cinq premiers articles, noires sur les autres. Prothorax élargi en ligne un peu arquée ; bissubsinué à la base, avec la partie médiaire un peu arquée et un peu plus prolongée en arrière ; d'un quart ou d'un tiers plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; d'un noir brun ou brun, à teinte d'un noir ou d'un brun grisâtre par l'effet du duvet. Ecusson petit; triangulaire; pubesceni; noir ou brun. Elylres aussi larges en devant que le prothorax ; trois fois et demie à quatre fois aussi longues que lui ; faiblement élargies dans leur milieu, en ogive chacune à l'extrémité ; médiocrement convexes; pubescentes; noires ou brunes, à teinte grisâtre, par l'effet du duvet. Repli prolongé jusqu'à l'extrémité du troisième arceau. Dessous du corps noir; pubescent. Mésosternum non prolongé jusqu'à l'extrémité des hanches. Postépistcrnums allongés, terminés en pointe; plus étroits vers celle-ci que le repli. Pieds colorés comme il a été dit. anaspiexs. — Anaspis. 40o Cette espèce paraît se trouver dans la plupart des provinces de la France. Obs. Elle s'éloigne de l'A. frontalis par sa taille plus petite ; par son front noir, etc.: des A. monilicornis et rufilabris, par la forme des articles de ses antennes. Le ' I* suture, noires. 6. \. Cîeoffi'OYi ; Muller. Allongée; pubescente ; noire, avec les pieds parfois moins obscurs ou même en partie d'un fauve leslacé : trois à cinq premiers articles des antennes, épislome, labre, bouche >?t palpes, d'un flave testacé : dernier article de ceux-ci ordinairement nébuleux. Elylres habituellement ornées chacune d'une tache humérale flave, parfois en outre d'une tache postérieure : rarement flaves, avec la base et une tache liée à la moitié du bord externe, noires. Prolhorax alors flave ou d'un rouge testacé au moins à ses bords antérieur et postérieur. Ji. Quatrième arceau ventral à peu près aussi long sur les côtés que le troisième, anguleuseinent prolongé enarrièresur le cinquième, sur la ligne médiane : ce dernier fendu longiludinaleinen: sur la ligne médiane presque jusqu'à la base, bilobé à son extrémité ou arrondi de chaque côté de la fente. Point de lanières ou appendices sur aucun des arceaux. Sixième à dixième articles des antennes à peine élargis de la base à l'extrémité ; près de moitié plus longs qu'ils sont larges à celle-ci. Trois premiers articles des tarses antérieurs dilatés: le premier, près de moitié plus court que le deuxième. J. Quatrième arceau ventral à peu près uniformément égal au troisième ; sans prolongement sur sa ligne médiane : le cinquième, simple, non fendu, en ogive postérieurement. Cinquième à septième articles des antennes ordinairement près d'un quart plus longs que larges : les huitième à dixième (ou du moins ce dernier), à peine plus longs qu'ils sont larges à l'extrémité. Troisième article des tarses antérieurs seul un peu dilaté : le premier, au moins aussi long ou ordinairement un peu plus long que le deuxième. Etat normal. Elylres noires, ornées chacune d'une tache d'un flave roussâlre, d'un jaune pâle ou d'un flave livide, subhumérale, c'est-à-dire avancée presque jusqu'à la base, couvrant le bord exterm presque jusqu'aux deux cinquièmes de sa longueur: presque en parallélogramme plus long que large : généralement moins rappro- chée de la base vers sa partie antéro-interne qu'à l'externe : ordinai- rement étendue jusqu'au quart interne de la largeur des étuis , à son angle postéro-interne, graduellement un peu moins rappro- chée de la suture d'arrière en avant : échancrée ou entaillée à son 408 LOAGfPÈDES. bord postérieur vers le quart externe ou un peu plus de la largeur, arquée et un peu plus prolongée en arrière, entre cette échancrure et la suture. Obs. Les antennes ont le plus souvent les trois (. p. 46. 17. (suivant le type). — Id. Mao. p. 332. 2609. Var. A. Elytres noires ou d'un noir brun,ornces chacune de deux taches fiâtes, savoir : lliuméralc, précitée : la seconde, après lu moitié de leur longueur, analogue à la précédente. Obs. Chez quelques individus, la tache postérieure, plus ou moins restreinte, est à peine apparente ou seulement indiquée par une sorte de translucidilé à limites indécises; chez d'autres, au contraire, elle anaspie\s. — Anaspis. 409 est comme la première, ilave ou d'une teinte rapprochée. Cette seconde tache varie d'étendue; ordinairement elle commence aux trois cin- quièmes ou un peu moins de leur longueur, couvre le bord externe jusqu'aux sept huitièmes ou même plus de la longueur des étuis,ets'é- tend jusqu'au tiers, aux deux septièmes ou même au quart interne de la largeur de ceux-ci. Les pieds offrent toutes les variations de couleur du type et sou- vent sont moins obscurs, d'un fauve testacé ou même d'un testacé livide, sur une partie au moins des tibias et des tarses. a. Prothoiax noir. Anaspis Geoffroyi, Ph W. J. Miller, Neue Insek. in Germar's, Magaz d. Eritom. t. 4. p. 214. 16. var. p. inaspisnigricollis, Gcrtis, Brsl. eutomol. (suivant un exemplaire communiqué par l'au- teur) . Anaspis fasciata, Stefii. Illusir. t. 5. p. 46 15. (suivant le type) — Id. Man. p. 332. 2607. Anaspis i-ntaculata, (Dejean) Calai. (1821)p. 73 — (1833 1 p. 220. — M.(1S37) p. 242. Anaspis humerait*, var. b. [quadrimacuhta), Ach. Costa, I. c. p. 25. pi. 23. fig. 5. (suivant le lype). Obs. Quelquefois la tache postérieure s'est étendue plus encore, s'est rapprochée de l'extrémité, s'est avancée davantage vers son angle antéro-interne, de manière à rétrécir, surtout vers la suture, l'espèce de bande transversale noire qui la sépare de l'antérieure. La partie noire des élylres a passé au noir brun ou au brun. Uordella nigricollis, Marsh. Eut. Brit. t. I. p. 492. 12. Jnaspis nigricoUis , I.atr. Misl. nat. t. 10 p. 420. 7. — Stem. Catal. 2^9. 2476 (3. Prolliorax en partie d'un rouge teslacé plus ou moins obscur. Obs. Quelquefois chez la var. A., la matière noire a en partie fait défaut ailleurs que sur les élytres, le prothorax a passé au rouge brun ou au rouge testacé sur plusieurs points de sa surface, parfois même sur la majeure partie de celle-ci ; le labre etl'épistome sont testacés ou d'un llave testacé ; les cinq ou six premiers articles des antennes , les tibias et tarses antérieurs et intermédiaires, les tarses postérieurs ou seulement la base de leurs articles , quelquefois même la base des tibias postérieurs, sont testacés ou d'un flave testacé. Anaspis vulcanica, Ach. Costa, Faun. i, Regn. di. Napol. [Morrlctliddes) p. 27, 7. pi. 24. fig. 1. (9 ) (suivant le type). 410 LONGIPÈDES. Var. B. Elytres flaves, d'un flave testacé ou d'un flave orangé, ornées d'une bande basilaire commune, ordinairement en triangle dirigé en arrière, d'une bande transversale vers le milieu de leur longueur, et d'une bordure suturale, noires: cette dernière, réduite environ au cinquième de leur largeur. Repli ordinairement flave ou en partie (lave, sur les côtés de la première tache. Obs. Dans cette variété la tache antérieure est souvent devenue triangulaire , c'est-à-dire plus fortement écointée à sa partie antéro- interne. La tache postérieure a atteint ou à peu près l'extrémité, s'est aussi rapprochée davantage de la suture. Le prothorax offre sou- vent des taches ou une bordure d'un flave testacé à ses bords anté- rieur et postérieur. Les antennes sont souvent flaves sur leurs six premiers articles. Les pieds sont souvent d'un flave testacé ou flaves- cents, avec les cuisses nébuleuses au moins dans leur milieu. Afordtlla fasciata, Forster, Nov. Spec. insec!. p. 65. 65. Anàtpls Geoffroyi, Pu. W. J. Muller, I. c. var. -y. Anaspis humer alis, var. c. (cruciala) A. Costa, I. c. p. '25. (suivant le type). Var. C. Elytres d'un flave orangé ou d'un flave pâle, ornées d'une bande basilaire transversale commune, obtriangulaire sur la suture, et chacune d'une tache irrégulière noire, joignant le bord latéral vers la moitié de sa longueur, non étendue jusqu'à la suture : celle-ci parfois nébuleuse vers l'extrémité. Prothorax flave, d'un flave pâle, d'un flave testacé ou d'un flave orangé, orné d'une bande transversale noire, plus renflée dans son milieu, parfois réduite à line sorte de tache ponctiforme s ur le disque. Obs. Ici la bordure suturale a disparu ou il n'en reste plus que de faibles traces vers l'extrémité. La bande transversale s'est réduite à une tache. Les bordures flaves du prolhorax, qui commençaient à se mon- trer dans la variété précédente, ont pris un développement tel que le flave occupe la plus grande partie de la surface, en ne laissant, de la couleur noire primitive, qu'une sorte de bande transversale plus renflée sur le disque. Parfois même il ne reste de cette bande qu'une tache subponctiforme sur le disque, noire ou noirâtre. Le repli est flave en totalité ou en majeure partie. Les pieds sont presque entière- ment de la même couleur, ou avec les cuisses intermédiaires et posté- rieures nébuleuses dans leur milieu. anaspiens. - Anaspis. 411 MorJella ll-pustulala, (Marshau), Anaspis U-pnilulata, Stëimi Illustr. t. 5. p. 40. II. — /'/. Mail. |> 538. 2606. (cype). Anaspis A-notata .Steph. fiatal. -219. 2477. — Td. Illustr. 1. 3. p. 40. 10. — U. Man. p. 332. 2608. Anaspis liumeratis, var. c (discicollis) Ach. Costa, I. c. p. 2". pi. 23. Iig. 4. Long. 0,0022 à 0,0033 (1 àl 1/2 1.) l.arg. 0,0009 à 0,0011 (S/5 à 1/2 1.) Coiys allongé ou suballongé ; médiocrement convexe; garni d'une pubescence courte, fine, soyeuse, coucbée, cendrée sur le prolhorax , brune ou de la couleur du fond ou à peu près sur les élylres ; coloré comme il a été dit. Tête noire, avec l'épistome, le labre et la bouche d'un llave testacé ou d'un fauve flave. Palpes maxillaires de même teinte, avec le dernier article ordinairement nébuleux. Antennes pro- longées au moins jusqu'aux deux cinquièmes (r/ 1 ) ou à peine au tiers ($) des élylres ; grossissant graduellement vers l'extrémité, à partir du cinquième article : les quatre premiers, un peu plus grêles : les premier et deuxième les plus courts, crassiuscules : le deuxième, ordinairement plus court que le premier : le quatrième , le plus long des dix premiers : le troisième, un peu plus court, souvent pres- que égal au cinquième : les septième à dixième, à peine plus longs (c/*) ou à peine aussi longs (2) qu'ils sont larges à l'extrémité : le onzième, guballongé, rétréci dans sa seconde moitié; noires avec les trois ou quatre premiers articles, rarement avec les cinq premiers, d'un llave pâle ou roussâtre : le premier, souvent nébuleux. Prothorax élargi en li«ne arquée d'avant en arrière ; faiblement bissinué à la base, avec la partie médiaire un peu arquée en arrière et plus prolongée que les angles ; de moitié environ plus large à la base qu'il est long sur son milieu; noir; pubescen t. Ecusson en triangle subéquilaléral; noir; pubescent. Elytrcs aussi larges en devant que le prothorax; quatre fois environ aussi longues que lui; à peine plus larges vers la moitié de leur longueur, rélrécies depuis les quatre cinquièmes de celle-ci jusque près de l'angle suturai qui est émoussé; médiocrement con- vexes ; noires, ornées chacune d'une tache flave ou d'un jaune pâle, comme il a été dit. Repli à peu près égal en devant à la moitié des poslépislernums, égal à la moitié de la largeur de ceux-ci vers les quatre cinquièmes ou cinq sixièmes de leur longueur, graduellement rétréci et offrant à peine ses deux bords distincts au-delà de l'extrémité du deuxième arceau ventral. Dessous du corps noir ; finement et briè- vement pubescent. Mésosternum prolongé presque jusqu'à l'extrémité des hanches. Postépistcrnums graduellement et faiblement rétrécis jus- 412 longipèdes- qu'aux quatre cinquièmes, en pointe obtuse, ou obliquement coupés à l'extrémité; trois fois environ aussi longs qu'ils sont larges à la base- Pieds noirs ou d'un noir brun, avec les tibias et les tarses bruns, d'un brun fauve ou même d'un fauve lestacé ou livide. Cette espèce paraît habiter la plupart des parties de la France. On la trouve assez communément au printemps et en été sur les ombelles, les spirées, etc. Obs. De toutes les espèces de ce genre aucune ne subit des variations aussi nombreuses. Ces modifications qui se lient par des transitions insensibles, ont été bien signalées par M. Achille Costa, dans son bel ouvrage sur la Faune du royaume de Naples. Les caractères tirés des derniers arceaux du ventre du . Cinquième arceau ventral une fois au moins plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; non rayé sur la ligne médiane ; Annales de la Société Linnéenne. 27 41K L0.\GU'ÈI>ES. terminé en ogive : sixième arceau ordinairement indistinct. Tarses antérieurs non dilatés, si ce n'est le troisième article :. le premier, aussi grand que les trois suivants réunis. MordeÙa fiava, ï.inn. Sysi. Nat, 10" édil. (1758) t. I. p. ISO. 5.— IJ. 12= édit. t. I. p. 08 2. 6. — ld. Faon. suce. p. 229. 835. — Fabr. Syst Rutom. p. 264. 12. — ld. Spec. ins. t. 1. p. 33t. 14. — ld Ma.it. ins t. i . p. '219. 19. — ld Ent. Sysl. t. 1. 2. p. 115. 13. —ld. Syst. Èleuth. t. 2. p. 126. 28. — Muller, Faun. fridr. p. 22. 2t9. — ld. Zuol. Dan. prodr. p 8t. 913. — Goeze, F.ntom. Beytr t. I. p. 710. 6. — II. Faun. Eur t. 8. p 813. I.— * Scurakk, Enum. p. 229. 432. ld. Faun. boic. t. 1. p. 573. 729 — Herbst, in Fuessly's, Arcli. | . 149. — Gmei.. Car. Lin». Syst. nat. t. 1. p. 2024. 6. — De Villers, C. Lins. Eutomol. t. I. p. 407. 6. — Rossi, Faun. e'r. t. 1. p. 2*". 604. — ld. éd. Helvy. t. 1. p. 30!. 60t. — Oliv. Encycl. mèth. I 7. p. 740. 19".— Panz. Faun. germ. 13. 14. — ld. Eut. germ. p. 2J3. II. — ld Index, p. 150. 5. — Cïderii. Faun. ingr. prodr. p. 73. 225. — Marsh. Eiitom brit. I. 1. p. 495. 2t. — Tigny, Hist. nat. t. 5. p. 234. — Gyli.enh. Ina. suec. I. 2. p. 617. 14 — Saiilb, lus. fenn. p. 492- 17. Slordelt'o thoracica, Payk. Faun. suec. t. 2. p. 185. '2. — a'uller, Faun. fridr. p. 22. 219. — Mlller, C Lihn. Naturs. 5. 1. p. 386. 6. — De Villers, C. Lihn. Entoni. t. l.p. 407. 6. Ânaspis thoracica, var ? Latr. Uist. nat. t. 10. p. 421. Anaspis jlava, Duméril, Dict. des se. nat. t. 2. p. 103. 5. — Scuo.nii. Syo. ins. t. 3. p. 89. 4. — Fischer, Entotn. de la Rusa. t. l.p. 223. 8. — Zktterst. Faun lapp. p. 291. 6. — ld. lus. !app. p. 167. 7. — Steph. lllustr. t. 5. p. 45. 9. — ld. Man. p. 532. 2601. — L. Redtene. Faun. atistr. p. 616. Plesinnaspis Jlava, Acu. Costa, Faun. d. Regn. di Nap. [Mordeltidées) t. 1. p. 29. 2. (en partie seulement) pi. 21. Bg, 4. ($?). Long. O.0036 à 0,0045 [1 2/3 a 2 I.) L;-r D '. 0,0011 à 0,0014 (.1/2 à 2/3 1.) Corps allongé ; très-médiocrement convexe; garni d'une pubescence soyeuse , fine , couchée et presque eoncolore. Tête et palpes d'un roux ilave ou d'un roux testacé. Yeux noirs. Antennes prolongées environ jusqu'au sixième ou au cinquième des élytres; presque uniformément moins grêles ou plus grosses à partir du sixième article : les premier et deuxième, presque égaux, crassiuscules, d'un quart ou de moitié plus longs que larges : le deuxième, égal environ aux deux tiers du suivant: le troisième, un peu plus grand que le quatrième : le cinquième, obeonique, plus court : les sixième à dixième, subglo- buleux ou moniliformes (^,011 élargis en ligne courbe de la base à l'extrémité et obtusément tronqués à cette dernière (9) : le dernier, waspiexs. — Anaspis. 419 ovalaire {^) ou oblong (Ç), près de moitié (. Ventre entièrement blond ou d'un flave lestacè. Obs. Les ? sont les plus sujettes à présenter celle modifi- cation. MorJella (esiacea, Marsu. Eulom. brit. t. 1. p. 495. 16. 4 22 LOXGU'ÈDES. Anaspis brunnea, Dn. Calai. (18-21) p. 73. — Id. (1853) p. 2-20. — là. (1837) p. 24 1. (suivant JI. Cbevrolat), Anaspif snbiesiacea, STEni. !.'n-ir. t. f>. p. 45. 10 (suivant nn exemplaire communi- qué par l'auteur). — Id. Mant. p. 352. '260-2. MorJella fusca, Marsb. Eut. Iiril. t. I.p, 193. ! 7. Auasj is fusca, Stephess, Illutlr. l. 5. p. 45 11. — ld. Mrtii, p. 532. 3C03. (suivant ti n exemplaire J communiqué par l'auteur). Plesianaspis flava, A. Costa, l.c. p. 30. (var unicolor). ï.ong. 0,0023 à 0,0033(1 à 1 S/2 1.) l.arg. (»,00il à 0,0016 (1/8 à 2/3 I) Cor/M allongé; médiocrement convexe; garni d'une pubescence fine, soyeuse et couchée, concolore. Tête et palpes d'un fiave roussâtre. Antennes prolongées jusqu'aux deux cinquièmes ou un peu moins des élytres ; grossissant graduellement à partir du septième article : les premier et deuxième , crassiuseules : le deuxième, un peu moins court que le premier, égal à la moitié ( $?) : le dernier,'ovalaire, de moitié environ plus long que le dixième ; flaves, graduellement brunes ou noirâtres, à partir du septième ou parfois du sixième article. Prothorax élargi en ligne courbe jusqu'à plus de la moitié et plus faiblement ensuite ; bissubsinué à la base, avec la partie médiaire de celle-ci oblttsément tronquée ou obtusément arquée en arrière ; de moitié environ plus large à la base qu'il est long sur son milieu; d'un fiave roussâtre ou d'un flave lestacé; pubescenl. Ecusson de même couleur; petit; en triangle obtus. Elytres aussi larges en devant que le prothorax ; quatre fois aussi longues que lui ; faiblement élargies dans leur milieu , en ogive chacune à l'extrémité; médiocrement convexes; pubescentes ; d'un flave roussâtre ou d'un flave lestacé. Pygidium leslacé ou d'un testacé brunâtre : arceaux précédents du dos de l'abdomen, ordinairement obscurs. Repli prolongé environ jusqu'à l'extrémité du troisième arceau ventral. Dessous du corps pubescenl; d'un flave lestacé ou d'un fiave roussâtre sur les parties pectorales. Ventre coloré comme il a été d'il. Mésosternum ordinairement prolongé jusqu'à l'extrémité des hanches. Postépisternums allongés, terminés en ANAsrir,\s. — Anaspis. 45J pointe obtuse, à peine plus larges vers leur extrémité que le repli dans sa partie voisine de celle-ci. Pieds d'un flave roussàtre ou d'un llave testacé. Cette espèce paraît habiter la plupart des provinces de la France. Elle est médiocrement commune dans les environs de Lyon. Obs. L'A. subtcstacea est vraisemblablement celle dont Latreille a voulu parler, quand il a dit ('), à la suite de la description de l'A. flava : « On trouve en France une espèce voisine de celte variété, si « toutefois ce n'est pas la même. Elle est d'un jaune pâle, avec la « tête un peu fauve et les yeux noirs, l'extrémité des antennes « obscure; l'extrémité des élylres n'est pas noirâtre ; l'abdomen l'est « dans quelques individus. » Une de ces variétés a été décrite brièvement par Marsham sous le nom de testaccu^ déjà antérieurement donné. Une autre a été indi- quée par Kirby, et décrite d'une manière peu reconnaissable par Stephens, qui trop souvent a eu le tort d'embrouiller la science, en se basant sur des modifications fugitives ou presque insaisissables des nuances du corps , pour donner comme espèces de simples variétés. L'A. subtcstacea se distingue de l'A. flava par sa couleur plus blonde ou moins rousse, par son pygidium testacé; par ses antennes grosis- sant assez faiblement et graduellement à partir du septième article, noires seulement sur les quatre ou cinq derniers ; elle s'éloigne de l'A. maculala, par ses élylres sans taches; de toutes les deux, par ses parties pectorales blondes ou d'un flave testacé. Le J 1 olfre des caractères particuliers, qu'on ne retrouve chez aucune autre espèce de ce genre. 69. Poitrine noire, an iunins sur In j)Osl|>fclus. il. A. maculata ; (Geoffroy) Fourckoy. Allongée; pubcsccnlc ; flave: yeux, trois ou quatre derniers articles des antennes, médi et pospeclus et ventre, noirs ou d'un brun noir. Elytres ordinairement ornées de trois taches nébuleuses ou obscures : la première, basilaire, obtriangulaire, commune : la deuxième, la plus apparente, en forme de bande transverse raccourcie vers les deux cinquièmes internes : la troisième, suturale, suba- picale. Antennes grossissant à partir du septième article : les neuvième et dixième submoniliform es . (<) Hist. nal. t. 10. p. 4il. 424 LOXGIPEDES. Ji. Quatrième arceau ventral à peu près uniformément développé, d'un tiers environ plus court que le troisième : celui-ci, donnant naissance, près de sa ligne médiane, à deux appendices, ou sortes de lanières ciliées ou velues, habituellement couchées sur les arceaux suivants et prolongées jusqu'à l'extrémité du cinquième : celui-ci, creusé sur la moitié basilaire de sa ligne médiane, d'une petite fossette ; déprimé et faiblement échancré à son extrémité. Sixième arceau peu ou point apparent. Trois premiers articles des tarses antérieurs dilatés et veloutés en dessous; le premier, à peine plus grand que la moitié du deuxième. 2 . Quatrième arceau ventral d'un quart ou presque d'un tiers plus court que le troisième : celui-ci, sans appendices : le cinquième, sans fossettes. Tarses antérieurs non dilatés, si ce n'est un peu le troi- sième article : les premier et deuxième, presque égaux. Etat normal des elvtres. Elytres d'un flave testacé plus ou moins pâle, ou plus ou moins roussâlre ; ornées de trois taches nébuleuses ou obscures : la première, obtriangulaire, couvrant la hase, presque d'une épaule à l'autre , anguleusement prolongée jusqu'au sixième environ de la suture : la deuxième, ordinairement la plus apparente, vers les deux cinquièmes de la longueur des étuis, en forme de bande transverse, raccourcie à ses deux extrémités, surtout à l'interne : la troisième, généralement nébuleuse ou moins apparente, commune aux deux élytres, elliptique, couvrant la suture depuis les trois cin- quièmes ou les deux tiers, jusque près de l'extrémité. L'Anaupefadve, Geoffroy, Hist. afor. t. 1. p. 317. i. Anasois macu'.ala, Fodcr. Entom. piris l. I. p. 142. 4. — I.ath. Hist. nal. t. 10. p. 420. r, iJordella melanopa, Forstes, N'uv. Spec Ins. eentur. p. 64. Gl. — Goeze, Entora. Kejlr. t. 1. p. 710. 2. — Guel. C. Li.nx. Syst. Nat. I. I. p. 2024. 24. — Oliv. Encycl. métli. t 7. p. 740. 24. Mordella obscura, Marsh. Entom. brit. t. I. p. 492- 14. — Gym.WB. lus. suec. l. 2. p. 618. 15 et t. 4 p. 532. 15. Annspis obscura, Scmokh. Syn. lus. t. 3. p. 89. 6. — L. Reotenb. Faun. auslr. p. 616. Anaxpk melaiioya, Stm'u. lilualr. 1. 5. p. 46. 6. (suivant le type) — U, Man. p. 331. 2598. Var. A. Tache basilaire des elytres, ou la suturale subapicale, peu ou point apparente. anaspiens. — Anaspis. 426 a. Tache ba siluiie indistincte. HurJella bipunctaia, var. Bomelli, Specim. Fann. subalp. in Meinor. d. Soc. di Agricolt. di Tor. t. 9. (1812) p. 175. 19. pi. 3. fig. 19, p. Tache sulnrale subapieale indistincte. Var. B. Taclies basilairc et sulnrale subapieale des élylres,peu ou point apparentes : celle du milieu, seule distincte. Mordella bimaatlata, Rossi, Faun< étrusc. t. 1. p. 245. 605? — ld. édit. Helw. t. 1. p. 301. 605 ? Horilella bipunclata, Oonelli, Specim, Faun. subalp in Memor. d. Soc. di Agricoll. d. Tor. t. 9. (1812) p. 175. 19. pi. 3. 6g. 19. var. HorJel/a nigricollis, Marsh. Eiiloni. brit. t. 1. p. 492. 13. ('). Var. C. Toutes les taches des élytres indistinctes. Uordella pal/ida, Marsh. Entom. brit. t. 1. p. 492, 15. Anaspis pallida, Steph. lllustr. t. 5. p. 44. 7. (suivant le type). — ld. Man. p. 251.2599. Long. 0.002S à 0,0053 (1 1/4 à 1 1/2 I.) Larg 0,0009 à 0,0011 (2 5 à 1/2 1.) Corps allongé; médiocrement convexe; garni d'une pubescence fine, soyeuse et couchée, concolore. Tète et palpes d'un tlave pâle. Yeux noirs. Antennes prolongées environ jusqu'au quart (^), au tiers ou un peu plus (?) des élytres ; grossissant à partir du septième article : les premier et deuxième, crassiuscules : le deuxième, ordi- nairement moins court que le premier, égal environ aux deux tiers du suivant : les troisième et quatrième , presque égaux , les plus longs : le troisième, souvent à peine aussi long (,/") ou à peine plus long (J) que le quatrième: les cinquième et sixième, plus courts: le septième, obeonique, un peu plus long ( . Quatrième arceau ventral comme chez le J 1 : les quatrième et cinquième sans carène : le cinquième en ogive et non bilobé à son extrémité. Trois premiers articles des tarses antérieurs non dilatés, si ce n'est un peu le troisième. Etat normal. Les troisième à cinquième articles des antennes ordi- nairement flaves chez le leur extrémité, aussi larges au niveau du bord postérieur du postpectus que les deux tiers de leur base. Pieds or- dinairement d'un flavc testacé ou d'un roux lestacé livide, avec les postérieurs pics ou moins nébuleux. Premier article des tarses anté- rieurs à peu près aussi long que les trois suivants réunis. Celte espèce paraît habiter la plupart des parties de la France. Oes. Elle se distingue de toutes les autres par les troisième et qua- trième articles des antennes ordinairement moins inégaux: le troi- sième d'un tiers en de moitié plus grand que le deuxième. Elle s'é- loigne de la S. laliuscula par ses élytres proportionnellement moins larges, etc. Le lns élevées que lui ; à pointe antéro-médiairc de ce! arceau caché sous les hanches ; moins long, près de la ligue médiane, que le deuxième arceau. Se/n/i/a. ^\ovalaires ou ovales, oblongues, assez dures; embrassant les côtés du ventre. Cinquième à dixième articles des antennes submonilifotmes, à peine aussi longs que larges. Ailes ordinairement nulles ou peu développées. Premier arceau ventral non voilé en devant par les hanches postérieures ; à pointe anléro-médiaire visiblement avancée cuire les dites hanches ; plus long près de !a ligne médiane que le deuxième arceau. Trotomma. Genre Scraplia , Scraptiè ; Latreille. Caractères. Elytrès subparallèles ; llexibles ; n'embrassant pas les côtés du vende. Antennes filiformes; cinquième à dixième articles plus longs que larges. Mandibules bifides à l'extrémité. Mâchoires à deux lobes : l'externe plus grand, cilié ou velu. Palpes maxillaires à dernier article enferme de contre; une fois environ plus long qu'il n'est large à la base; plus large à celle-ci que le troisième. Languette membra- neuse. Ailes développées. Premier arceau ventral voilé en devant par les hanches postérieures qui sont plus élevées que lui; à pointe antéro- médiaire cachée sous lestlilcs hanches; plus court, depuis celles-ci, près de la ligne médiane, que le deuxième arceau. A ces caractères on peut ajouter pour les espèces suivantes : Prolhorax à angles de devant déclives, peu marqués ; à peine bis- subsinué à la base, avec la partie médiaire à peine prolongée en arrière; marqué d'une fossette plus ou moins apparente, près de chaque sub- sinuosilé; sans rebord. Elylrcs munies antérieurement sur les côtés d'un rebord très-étroit, qui s'efface postérieurement; à bord externe incliné en dehors de l'épaule, et invisible en dessus jusque vers le quart de la moitié de sa longueur. (') Gênera, t. 1. p. 199 schaptiens. — Scraptia. 443 1. S. fusca ; Latreille. Subparallèle ; très-médiocrement convexe; à pubescence soyeuse ; poinlilléc, arec les intervalles squammuliformes ; brune sur la tête et sur le prothorax, d'un bran fauve ou lestacé sur les élylres. Prothorax une fois plus large que long ; à deux fossettes basilaires asset faibles. Dcssovs du corps et pieds bruns ou d'un brun fauve : le pre- mier moins cbscur sur le ventre : les seconds sur 1rs jambes et les tarses. Deuxième article des antennes égal aux deux tiers du précédent : celui-ci plus grand (pie le quatrième. Yeux notablement séparés du bord postérieur de la tète. . (suivant lo type existant daus Ja collection de M. Chevrotai). tlelaiidrya fusca, Lait., llist. nat. t. 10. p. 5'i2. Zi. Sera/ lia fusca, Latp.. G5) p. 217? — U. (1837) p. 239? Scroptiu fusaila, Ch. Pu. Mullik, N. Insçlct. in Gëkmar's Magaz. t. f, p. 202. Il ? Long. 0,0026 à 0,0028 (I 1/5 à I 1/4 I.) Larg. 0,0009 à 0,0011 (9/5 à 1/2 I.) Corps oblong; subparallèle-, peu ou très-médiocrement convexe; garni de poils fins , soyeux, fauves ou d'un fauve livide ou testacé. Tête subarrondie ; plus étroite que le bord antérieur du prolborax ; assez convexe; presque en ligne droite ou à peine arquée en arrière à son bord postérieur; assez grossièrement ponctuée; à pubescence bérissée ; noire ou brune, avec partie au moins de l'épislome et du labre d'un testacé livide ou d'un livide flavescenl. Pulpes maxillaires de l'une de ces teintes. Antennes prolongées environ jusqu'au cinquième des élytres; filiformes: les deuxième et troisième articles un peu plus grêles: le deuxième, court, variablement égal, un peu plus ou moins court que le troisième : le quatrième à peu près aussi long que les deux précé- dents réunis, ordinairement un peu plus long que les cinquième à dixième : ceux-ci , à peu près égaux , de moitié environ plus longs qu'ils sont larges : le onzième , ovalaire ; ordinairement, d'un brun fauve, souvent avec les trois articles basilaires pâles. Yeux d'un brun noir ; à grosses facettes ; profondément éebancrés; conligus au bord postérieur de la tête. Prothorax à peine arqué à son bord antérieur ; élargi en ligne courbe jusqu'à la moitié ou les trois cinquièmes de ses côtés, subparallèle ensuite; à bords latéraux tranchants sur la majeure partie de leur longueur, émoussés près des angles de devant ; à angles postérieurs non émoussés et reclangulairement ouverts; presque en ligne droite ou à peine arqué en arrière et peu sensible- ment bissubsinué à la base ; quelquefois légèrement entaillé dans le milieu de son bord postérieur, ou paraissant tel par la disposition de» poils; un peu plus d'une fois plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; médiocrement convexe en devant et graduellement moins en 448 LONGIPKDES. arrière ; marque, vers chaque quart externe de sa base , d'une fos- sette ou d'un léger et court sillon longitudinal , quelquefois déprimé ou sillonné depuis ce point jusqu'au tiers du bord externe , avec la partie en dehors de ce sillon plus ou moins relevée : ces fossettes ou ce sillon rendant plus distincte chaque subsinuosilé basilaire ; finement ponctué, avec les intervalles squammuliformes ; garni d'un duvet couché ; ordinairement fauve ou d'un fauve lestacé, quelquefois d'un fauve brunâtre. Ecusson assez grand; en triangle subéqnilatéral ; fauve ; pointillé; pubescenl. Elylres au moins aussi larges en devant que le prothorax; cinq à six fois aussi longues que lui; subparallèles jusqu'aux quatre cinquièmes ou à peine élargies dans leur milieu, ob- tusément arrondies à l'extrémité (prises ensemble), avec l'angle su- turai peu ou point émoussé, et l'extérieur arrondi ; très-médiocre- ment convexes ; sans stries et sans fossette humérale ; teslacées ou d'un brun ou fauve lestacé ; à pubescence couchée ; pointillées d'une ma- nière à peu près uniforme , aussi fine que le prothorax , avec les intervalles squammuliformes. Repli latéral et près de moitié plus étroit en devant que les postépisternums, graduellement réduit à une tranche postérieurement. Dessous du corps ordinairement d'un fauve brun ou brunâtre ; quelquefois seulement lestacé , quand la matière colorante a été peu abondante ; plus parcimonieusement pubescent que le dessus ; à peine pointillé sur les côtés de l'antépectus , finement granuleux sur les postépisternums, pointillé sur le ventre, avec les in- tervalles de ce dernier squammuliformes. Postépisternums graduellement rétrécis; quatre fois environ aussi longs qu'ils sont larges. Pieds mé- diocres ou assez allongés; grêles ; d'un testacé livide ; pointillés; pu- bescents. Premier article des tarses postérieurs de moitié à peine plu* grand que tous les suivants réunis. Cette espèce se trouve principalement en fauchant les herbes sou» les futaies de chênes ou dans les bois de pins. Oes. Elle se distingue facilement de la Se. fusca par la brièveté de son troisième article des antennes, et par ses yeux contigus au bord postérieur de la tête : par son premier article des tarses postérieurs moins long. Elle varie suivant le développement de la matière colo- rante. Dans l'état qu'on peut considérer comme normal, la tête est d'un brun noir, le prolhorax et les élytres sont d'un fauve testacé ; souvent le premier est-il plus brunâtre. Mais quand la matière colorante a été moins abondante , la tête passe au brun, et le prolhorax et les élytres sont d'un teslacé livide ou plus rarement d'un livide flavescent. Quelquefois alors le prolhorax , plus flexible , offre scraptikxs. — Troloinmct. 449 le sillon basilaire avancé obliquement jusqu'au tiers aulérieur des bords latéraux, avec la partie en dehors de ce sillon plus ou moins sensiblement relevée. Le dessous du corps subit des modifications har- moniques à celles du dessus ; ordinairement d'un brun fauve, d'un fauve brun ou brunâtre , il se montre parfois chez les individus dé- colorés, d'un leslacé livide ou d'un llave teslacé. La synonymie de celte espèce est obscure et douteuse. Gyllenhal , dans le t. 4 de son ouvrage, rapporte sa Dircaea fuscula à la Scraptia fusca de Latreille ; et Dejean, qui peut-être avait reçu des exemplaires de cet insecte du savant naturaliste suédois , regarde la D. fuscula de celui-ci comme étant identique avec sa S. minuta, considérée com- me étant celle que je décris. La S. minuta est peut-être la même que la S. fuscula de Muller, à en juger par la (aille : mais cet auteur n'ayant pas indiqué les deux seuls caractères qui la distinguent de la fusca, celui tiré de la grandeur proportionnelle des premiers articles des antennes et celui fourni par les yeux atteignant le bord postérieur de la tête , j'ai adopté le nom de Dejean , pour éviter toute équivoque. Genre Trotomma, Trotomme ; De Kiesenweller (')• Caractères. Elytres ovales-oblongues ; assez dures ; embrassant les côtés du ventre. Antennes subfiliformes, grossissant légèrement vers le sommet : cinquième à dixième articles, submoniliformes, à peine aussi longs qu'ils sont larges. Mandibules courtes ; cornées. Mâchoires à deux lobes : l'externe court ou rudimen taire. Ailes ordinairement peu développées. Premier arceau ventral non voilé en devant par les hanches postérieures, avec lesquelles il est de niveau : à pointe antéro. médiaire visiblement avancée entre lesdites hanches; plus long près de la ligne médiane que le deuxième arceau. Ajoutez à ces caractères : Protlwrav à angles de devant déclives et peu marqués; bissinué à la base , avec la partie médiaire un peu arquée en arrière; marqué d'unefosselteou d'une dépression vers chaque sinuosité. Elytres munies antérieurement sur les côtés d'un rebord qui s'efface postérieurement : à bord externe invisible en dessus presque jusqu'à l'extrémité. 1. T. psiltesccns ; De Riesewvf.tteu. Ovale oblong ; yeux noirs: <•) Enuméralion, elc. in Annales d<_- la Société Enlomolugique de France, -Z' série, t. 9, 1851. p. 623. Annale» de la Socitti Linnienne. 2'J 4Ô0 LONGIPÈDES. tout le i-este du corps blond ou d'un roux testacè ; garni de poils concolores, fins et presque couchés : ponctué, grossièrement A la base des élxires, et plus finement à leur extrémité. Tioiomma pubeteem, Ut Kie&enwsttbr, in Ami. île lu S'"'. Entom. du Fr. 2 e .-ùrie, I. 9. p. U-2i. Long. 0,0015 (2/5 1 ) Lar b -. 0.0007 (1/5 l.l Corps obîong; ovabire: médiocrement convexe: ponctué; entièrement blond, avec les yeux et les mandibules, noirs ; garni de poils d'un blond livide, couches, médiocrement épais. Télé subarrondie; plus étroite que le bord antérieur du pro'horax ; convexe ; arquée en arrière à son bord postérieur; poinlillée ; à pubescence courte el mi-hérissée; blonde, avec les mandibules noires. Palpes blonds. Antennes prolongées environ jus- qu'au cinquième de la loncueur des élytres ; pubescentes ; blondes; filiformes; à deuxième article égal au moins aux deux tiers du troi- sième : celui-ci, une fois plus long que iarge , plus grand que le qua- trième : les cinquième à dixième , à peine aussi longs que larges : le onzième ovoïde. Yeux noirs; profondément échancrés; séparés du bord postérieur de la tôle par un espace assez notable. Prothorax plus iarge en devant que la tète: tronqué ou à peine arqué en devant ; élargi en ligne courbe jusque vers la moitié ou un peu plus de sa longueur, subparallèle ensuite : à bords latéraux tranchants sur la majeure partie de leur longueur, mais moins vivement dans leur moitié antérieure , et émoussés près des angles de devant ; à angles postérieurs peu ou point émoussés et à peine plus ouverts que l'angle droit; à peine arqué en arrière à la base; une fois au moins plus large à son bord postérieur, qu'il est long sur son milieu; convexe ou assez convexe; offrant parfois de légères traces d'un sillon ou d'une dépression vers chaque quart externe de la base; ponctué d'une manière moins grossière que la base des élytres , avec les intervalles presque squammiformes : blond; pubescent. Ecusson transverse ; pres- que aussi large dans la moitié de son bord antérieur que la moitié de la base de chaque élylre ; arqué en arrière à son bord postérieur; près de quatre fois aussi large à la base qu'il est long sur son mi- lieu ; blond; pubescent; pointillé. Elytres au moins aussi larges en devant que le prothorax à sa base ; trois fois et quart à trois fois et demie aussi longues que lui ; un peu ovalaires ; tronquées ou très- oblusément arrondies chacune à l'extrémité, et laissant souvent appa- raître une partie du dernier arceau de l'abdomen ; assez convexes ; arquées longitudinalement ; grossièrement ponctuées près de la base, m;iriPHOi;iDES. 451 et d'une manière graduellement plus fine vers l'extrémité ; blondes; pubeseentes. Repli très-étroit en devant, postérieurement réduit à une tranche. Dessous du corps et pieds blonds; pubescents. Poslépisternums presque parallèles; trois fois environ aussi longs qu'ils sont larges. Ventre moins finement ponctué que la poitrine, avec les inler\alles squammuliformes. Premier article des tarses postérieurs au moins aussi long que tous les suivants réunis. Celte espèce est méridionale. Je l'ai reçue, dans le temps, de feu Doublier, de regrettable mémoire. Elle a été trouvée par M. de Riesenwetter dans les environs de Montpellier et dans ceux de Perpi- gnan ; par M. Rey dans les environs de Hyères. DEUXIÈME GROUPE. RDIPIPHORIDES. Caractères. Dernier article des palpes maxillaires non sécuriforme. Antennes pectinées ou flabellées chez les 3 •-* « O g Z j 3 S •« Elytres allongées, déhiscentes, acuminées. Anten- nes insérées vers la moitié •] raédiaires très-écartées. Mtopieks. i contiguës à la suture jusqu'à l'angle raturai, couvrant le dos de l'abdomen, à l'exception du pygidium ; cachant les ailes. Ecusson apparent. Hanches rappiochées. Yeux profondément cchancrés. Ptilophories.? 4Ô2 LOXCIPF.DES. PREMIÈRE FAMILLE. RHIP1PHORIENS. Caractères. Elvlres allongées; acumînées; déhiscentes à la suture, à partir de la moitié de la longueur de celle-ci ou d'un point plus rapproché de la hase. Ailes prolongées au-delà des élytres. Yeux ovales; entiers. Antennes insérées au côté interne des yeux, vers la moitié delà longueur de celui-ci ; pectinées ou en éventail à partir du troisième article. Ecusson caché ou à peu près par le lohe médinire de la base du prothorax. PostépisternumS ou épisternums du postpectus obtriangu- laires, laissant apparaître entre eux et le bord latéral du postpectus, les épimères de ce segment, qui sont subtriangulaires, presque aussi larges à leur base que le postépisternum l'est à la sienne. Hanches intermédiaires longitudinales; à peu près aussi rapprochées que les autres; séparées toutefois entre elles par le mésosternum. Cuisses antérieures échancrées vers l'extrémité de leur arête inférieure. Ti- bias antérieurs à un ou deux éperons. Ongles bifides à l'extrémité. Corps rétréci d'avant en arrière à partir de la base des élytres; très- déclive ou presque tronqué sur les derniers arceaux du dos de l'abdomen. Cette famille se divise en deux genres : presque plan ; Je niveau avec le bord antérieur du prothorax ou à peiiie plus élevé que lui. Tibias antérieurs sans éperons. Tarses postérieurs à articles cylindriques, non garnis en dessous de poils spinosules. Metoecef \ en demi-cercle un peu obtus, notablement plus élevé que le bord antérieur du prolhora*. Tibias antérieurs armés chacun d'un éperon. Tarses postérieurs garnis en dessous de poils «pinosules. RuipiPHtmiP luni'iPHOHiE.xs. — Metœcus. 453 Genre Metœcus, Métœqtje; (Dejean ') Gerstaecker. (u.etslao;, exilé/. Caractères. Sommet de la léle presque plan; de niveau avec le bord antérieur du prothorax, ou à peine plus élevé que lui. Prothorax pro- fondément et largement canaliculé sur sa ligne médiane. Ventre de six arceaux apparents. Tibias antérieurs sans éperons distincts : les postérieurs à deux éperons. Articles des tarses postérieurs cylindriques, non garnis en dessous de poils spinosules. 1. M. paradoxns ; Linné. Suballongé ; brièvement pubescent. Noir sur la télé, la poitrine , les pieds et au moins sur la partie longitudinale- ment médiaire du prothorax : moitié postérieure au moins des côtés de ce dernier, d'un jaune ou flave testacé. Elytres, soit de celte couleur, avec l'extrémité ou une bande longitudinale raccourcie en devant et couvrant au moins tout leur tiers postérieur, noire, soit noires, parfois avec la base moins obscure. I entre d'un jaune orangé, à extrémité noire. J'arialio>}$ de CCuleur du prothorux et des elytres. Ordinairement le prolhorax est noir jusqu'au tiers ou aux deux cinquièmes, sur toute sa largeur, à l'exception du bord latéral, et postérieurement au moins sur le tiers médiaire de sa largeur, avec les côtés d'un jaune teslacé , et d'une manière graduellement plus large d'avant en arrière; mais dans les variétés à élytres obscures, la bordure latérale étroite et d'un jaune testacé du tiers ou des deux cinquièmes antérieurs disparaît , et le prothorax, jusqu'à ce point , est noir sur toute sa largeur. Les élytres sont parfois d'un flave ou d'un fauve testacé , soit entiè- (') Ce genre, dont I.atrpiHe avaiHnrtiqtié I >-s limites (Nouv. Dict. d'IJist. nal. t. 29 (1819) [> 50-2, .t oié nommé par Dejean (Oatal. 1853. p. 218). Le premier, en divi- sant Us Kh'ipiphores en doux sections, avait dit : la première (contenant le R. paradoxus, pourra former un genre propre. M. lie Castelnau a Jonc on tort, selon nous [contrai- rement à l'opinion «le M. iiuérin, leonogr. du Kegn, \inin. p. 129, d'appliquer A ceilc-ci !«• uom do. Rhipiphoru* réservé aux insectes de la seconde seelion par le célèbre entomologiste do Brives, et la dénomination générique d' Emenadia qu'il a créée pour ces derniers, duil tîirc rejetée. 454 LOXGTPÈDES. rement, soit avec leur extrémité noire. Celte couleur paraît particu- lière au ( f n . Chez la 2 l £ s élytres ont tantôt une bande longitudinale noire ou brune naissant sur la convexité existant entre le sillon juxla-sutural et le bord externe, à partir du quart ou des deux cinquièmes de leur lon- gueur, étendue jusqu'au bord latéral , un peu après le point où cette bande est le plus avancée, et couvrant toute la largeur des étuis sur le tiers, les deux cinquièmes ou même les trois septièmes postérieurs de la suture; tantôt la matière noire ou brune a envahi une partie plus considérable de la surface des élytres ou la couvre d'une manière soit complète, soit en laissant près de la base un espace égal au quart ou au tiers de la longueur, d'une teinte moins obscure, d'un brun jau- nâtre ou d'un flave brun. Mordella paradoxa, Liks. Fauri. sure. p. £28. 831. — Id. Syst. Nat. '• t. p. 682. 1. (J) — Mulleb, Linn. Nalurs. t. 5. 1. p. 535. 1. — Fabr. Syst. Entom. p. 262. 2. — Id. Spec. ins. t. 1. p. 532. 2. — Id. Mant. I. I. p. 218. 4. — r Goeze, Entom. Beytr. t. 1. p. 708. 1. — Gmel. C. Linn. Syst. Nat. t. 1. p. 2022. I. — FiiOEuai, Bemerkungen in Naturforsclier, t. 23. p. I6i. 94. (?). — Id. Nouv. Dict. d'Hist. nat. t. 29. (IS19) p. 303. (,/•?). — Iu.iger, Magaz. 1.3. p. 177. 6 et t. 5. p. 23i. 6. — lîvr.r.ENii. Tin suec. t. 2. p. 619. I. — Schonh. Syn. Ins. t. 5. p. 79. G. — Lauarck, Auim. s. vert. t. 4. p. 424. 3. — Goldfcss, Handb. p. 329. — (Dej.) Calai. (1821) p. 73. — Duméril, Dict. des se. nat. t, 43. p. 373. — Guerin. Dict. chss. d'Hist. nat. t. 14. p. 566. — Steph. Illustr. t. 5. p. 51. 1. — Id. Man. p. 334. 2622. — De Casteln. llist. nat. t. 2. p. 261. pi. 20. lig. 5. (^J). — L. Redtenb. Fauu. aust. p. 612. $ Ripiphorus angulatus, Pa.nz. Faun. germ. 90. 5. (Voy. Panz. Krit. Revis p. 98). Ucetecus paradoxus, (Dejean) Catal. (1833) p. 218. — Id. (1837) p. 240. — Gerstaeck. Ethipiphor. Dispos, syslero. p. 18. 1. Ion». 0,0090 à 0,0(33 (4 à 6 I.) I.arg. 0.0D55 àO.OOiS (1 1/2 à 2 I.) Corps suballongé. Tête petite ; inclinée; obtriangulaire en devant, rhipiphoriens. — Metcecus. 45Ô avec la partie postérieure presque plane, de niveau avec le bord anlé- rieurdu prothorax ou à peine plus élevée; noire ou d'un brun, noir; peu luisante; densement et finement ponctuée; hérissée de poils gri- sâtres ou obscurs. Palpes bruns, Antennes noires. Yeux noirs. Prothorax un peu plus étroit en devant que la tête; tronqué à son bord anté- rieur; élargi d'avant en arriére, un peu en ligne courbe près de la tête , subsinué près des angles postérieurs, qui sont prolongés en pointe aiguë et embrassent les angles huméraux des élytres; bissinué à la base, avec sa partie médiaire plus prolongée en arrière, obtusé- ment tronquée ou subarrondie à son extrémité ; sans rebord dans sa périphérie ; perpendiculairement déclive sur les côtés; un peu plus long sur son milieu qu'il n'est large à la base ; médiocrement convexe ; creusé longitudinalement sur sa partie médiaire d'un sillon profond, naissant un peu après le bord antérieur, graduellement élargi jusqu'à la moitié, plus large et subparallèle sur la seconde moitié, presque égal sur celle-ci au cinquième de la largeur totale du segment ; offrant parfois une carène rudimentaire ou la trace d'une ligne longitudinale faiblement élevée dans le fond de ce sillon ; hérissé de poils grisâtres ; lisse sur la partie suleiforme, ponctué sur les parties latérales; noir 6ur le tiers longitudinal médiaire et plus largement sur le tiers anté- rieur; d'un jaune orangé ou d'un jaune testacé, au moins sur la moitié ou sur les deux tiers postérieurs des côtés. Elytres à peu près aussi iar- gesà la base que le prothorax à ses angles postérieurs; une fois environ plus longues que lui ; déhiscentes à la suture depuis le tiers ou parfois presque depuis la base ; rélrécies d'avant en arrière et terminées en pointe; presque planes, à fossette numérale plus ou moins marquée; longitudinalement déprimées ou largement et peu profondément sil- lonnées entre la suture et la partie voisine du bord externe; celte dernière paraissant par là former une côte longitudinale obtuse ou convexe; colorées comme il a été dit; garnies de poils fins, couchés, peu apparents, concolores. Ailes prolongées au-delà des élytres; d'un jaune roussâtre. Partie déclive du dos de l'abdomen d'un jaune tes- tacé ou avec l'extrémité brune. Dessous du corps pubescent; noir sur les parties pectorales , d'un jaune testacé ou d'un jaune roussâtre sur le ventre, avec le cinquième arceau ordinairement brun ou obscur : côtés du ventre marqués souvent, surtout chez la Ç, de quelques taches semi-lunaires vers les côtés des arceaux et de quelques autres taches ponctiformes sur les parties les plus internes des mêmes demi- segments. Pieds grêles; allongés; noirs; pubescents; éperons des tibias et ongles d'un roux pâle ou testacé. 'l5(5 L0NG1PF.DES. Cetle espèce paraît habiter la plupart des provinces de la France; mais elle est rare partout. On la trouve parfois sur les onibellifères ou sur les troncs des arbres d'où découle un liquide mucilagineux. Pour l'obtenir plus facilement, il faut enlever, en temps opportun, des nids de guêpes, dans lesquels vit sa larve, suivant les observations de Ramdhor (')el de divers antres entomologistes. Genre Rhipiphorus, KmpivaonE ; Fabricius ('■') (pi~î{, éventail ; epepto, je porte). Caractères. Soumet de la trie en demi-cercle un peu obtus, notable- ment plus élevé que le bord antérieur du pro thorax. Prothorax non creusé d'un sillon profond sur sa ligne médiane. Ventre ordinairement de cinq arceaux apparents; comme tronqué à l'extrémité. Tibias anté- rieurs armés chacun d'un éperon : ,les postérieurs, de deux. Articles des tarses postérieurs subcomprimés, garnis en dessous de poils spino- sules ( 3 ) 1. R. MsnsicuBatiis ; Fabricius,. Oblong ; luisant; ponctué. Labre, palpes et élytres, d'un roux testacé : celles-ci, ornées chacune d'une tache noire, ovale, prolongée environ depuis la moitié jusqu'aux (rois quarts, ou moins, de leur longueur : postpeelus et genoux, noirs : autres parties va- riablement rousses ou noires. Lobe médiaire de la base du prothorax relevé, sillonné transversalement entre ses bords supérieur et inférieur. Deuxième article des tarses postérieurs près d'une fois plus court que le suivant. v) Vay. Germap.'s Magaz. J. Entom. t. I. |'»cah. (1813) |>. t37. (/) Ce geurd établi par ii.isc dans sa collection (voy. Olivier, nonv. Dict. d Hist. nat. X. t9. (1803.) p. 407), a été adopté par Fabricius. Ce dernier en donna les caractères dans son Enioninlogia systemalica, t. 1. 2. p- 109. H le nomma Ripipltorus. Panzer,dans la table do son Entomologia germntùca, et surtout Lalreille, dans son Précis, p. 26. rectifièrent les premiers l'orthographe de celle dénomination. ( 3 ) M. Gerstaecker, dans son beau travail sur les Rliipiphores, dit (p. 19) ; tarsqrum posticorum articulo secundo céleris semper breviore. Ce caractère qui paraît gênerai, surtout chez les espèce* exotiques, n'est pas constant : les différences proportionnelles de cet article avec le suivant, m'ont paru même un des meilleurs moyens de distinguer nos trois espèce! de Rhipiphoresde France. RH1P1PH0R1ENS. — lihipipltorns. 4 57 JS. Caractères. Elytres conliguës à la suture jusqu'à l'angle suturai ; couvrant le dos de l'abdomen à l'exception du pygidium ; cachant les ailes. Ecusson apparent. Hanches rapprochées. Yeux profondément cchancrés. Cette famille est réduite au genre suivant : Genre Plilopliorus, Ptilophore ; (Dejean) ( 3 ). (wrîXov, plume légère; çs'jo, je porte). Caractères. Ajoutez à ceux de la famille, les suivants : Antennes den- tées (Ç) ou en éventail (/0 à partir du troisième ou du quatrième arlicle. Verlex plus saillant que le bord antérieur du prolhorax. Poslê- pisternums presque parallèles, contigus au bord des éh très. Epimères du postpectus cachées. Hanches intermédiaires contiguës. Tibias tous armés de deux éperons. Tarses postérieurs beaucoup plus courts quo les tibias. Ongles pectines. (•) Jacques Anselme Dorthes, médecin et naturaliste, né à ISimes, le 19 juillet 1759, mort en 1731, attaché à l'armée des Pyrénées en qualité de médecin de» hôpitaux. (*) Voyez l'éloge du professeur Dorthes, par Ch L, Dumas, Montpellier 1808 in 4* p. 10 et «7. ( 3 ) Catalogue (1833) p. 2 I S. mii-OPHORiExs. — Ptilophortts. 4G9 1. P. Haafoazrls ; Latreille. Suballongé ; subsemi-cylindriqué ; ru- guleusement pondue ; noir, ordinairement avec les elylres et plus rare- ment les tarses d'un brun 7'ougc ; revêtu d'un duvet gris-cendré plus ou moins épais. Troisième article des antennes dilaté en forme de dent ( J) ou de lame G/ 1 )- Lobe médiaire de la base du prothorax tronqué ou subéchancré au devant de l'écusson : celui-ci, presqueen carré-long. Elylres chargées de quelques faibles côtes longitudinales, dont la plus prononcée naît au dessous de la fossette humérale, et se prolonge presque jusqu'à l'ex- trémité, en se rapprochant de la suture. tf. Antennes offrant leurs articles sixième à onzième allongés en- forme d'éventail : le troisième égal au tiers de la longueur de ceux-ci. Front orné sur son milieu d'une surface ovale, hérissée de poils gris plus longs que sur le reste de sa surface. Tibias antérieurs à peine denticulés sur leur tranche externe : les intermédiaires, paraissant inermes. Tarses proportionnellement un peu moins courts. Ç .Antennes dentées à partir du troisième article : celui-ci, en dent un peu plus forte que les suivants. Front chargé longiludinalement sur son milieu d'une saillie assez faible, peu convexe et dénudée. Tibias, et plus sensiblement les intermédiaires, dentelés sur leur arête externe. Pelccotoma Diifourii, Latr. Nouv. Dict. d'Dist. nat. î^édit. (1817) t. 25. p. 135. — Saint-Fargeau el Audinut-Slt.ville, E:icjcI. métk. t. 10. p. 52. II. — De Castel». Bist. nat. 1.2. p. 262. 2. Pelccotoma Stevcnii, Fischer, Cnllet. dé la Soc. des nadir.de Moscou, t. 1. (1829), n • 9. p. 2SS. — Ul. n" 11. p. 369. pi. 6. (Zoof.) Gg. 3 et anten. Plihphorus Dufourii, (Dejean), Catal. (1835) p. 218. — Ul. (1837) p. 239. Geiistaecki Rhipipli. dispos, syst. p. 12. 3. Pelccotoma Friwaldskyi, (Stdrm) (Villa) Calai. (1853) p. 20. — Guérix, Iconogr. du Regn. Anim. de Cuvier, pi, 54. fig. G. (dans le ie\t': du même ouvrage p. 130. l'auteur reconnaitque cet insecte est le même que le Pc/ec. Dufourii de Latreille), Evaniocera Dufourii, Gcerin, G*n. d. ins. a" 2. pi. 2. — (Gauew.) Calai, p. 227, Plilophorus Friwaldskyi, (Stur.u) Catal. (18i5). Var. A. Elylres et tarses noirs. Evaniocera Bot yi, Lucas, Explor. scient, de l'Algérie, Anim. arlicul. (Coléopt.) p. 582, 995. pi. 52. Gg. 9. Long. 0.003G à 0,00135 (2 1/2 à 5 I.) I.arg. 0,0017 à 0,0036 (3/i à 1 2 ; 3 1.) Corps suhallongé ; parallèle ; semi-cylindrique : noir ou d'un noir •470 LO.VGll'ÈDES. brun, ordinairement avec les élytres et souvent aussi les tarses d'un brun rouge ou roussàtre ; revêtu d'un duvet gris cendré, épais. Tête inclinée ; ovalaire ; finement granuleuse ou densement ponctuée ; subconvexe sur le front ; offrant sur celui-ci un espace ovale, hérissé de poils allongés et obscurs (EN\ES. Etude Des parties extli.ieit.es du corps. Les parties visibles du corps des insectes se rapportent à deux fonctions très-différentes: les unes, situées à l'orifice du tube digestif, se rattachent à la nutrition : les autres, selon nous plus importantes , servent à indiquer le genre de vie de l'animal. Les unes et les autres méritent de fixer l'attention du Naturaliste. Nous continuerons donc à suivre la marche que nous avons adoptée. La tête, penchée plutôt que verticale ou inclinée, varie dans sa con- figuration : ovalaire chez les Latipennes des deux premiers groupes , elle est triangulaire ou cordiforme chez ceux du dernier. Chez ceux- là, sans être aussi profondément enchâssée dans le prothorax que chez la plupart des barbipalpes, elle est visiblement engagée dans ce segment ; chez ceux-ci , elle est séparée du tronc par une sorte de cou ou de nodule. On dirait que la main créatrice a voulu nous montrer dans le troisième groupe, comme un essai de ce qu'elle allait nous offrir d'une manière générale, chez les Colligères et lesYÉsiCASTs. Le labre, toujours visible, ordinairement en parallélogramme trans- versal, est obcordé chez les Lagries. Les mandibules, courtes et robustes chez ces derniers insectes, s'al- longent visiblement chez les Pyrochres et surtout chez les Pythes ; chez tous elles sont cornées, et bifides à l'extrémité ; parfois elles sont munies d'une dent à leur côté interne. Les mâchoires, ciliées ou garnies de franges coriaces ou de poils presque spinosules , à leur côté interne, sont composées de deux lobes ; mais , chez les Pyrochres, l'externe, plus grand et courbé sur l'interne, est parfois si faiblement séparé de celui-ci , que les mâ- choires semblent à un seul lobe , dont l'interne constitue la moitié inférieure. Les palpes maxillaires, notablement plus longs que les autres, sont composés de quatre articles : le dernier , ordinairement le plus va- riable dans sa forme et le plus important par les caractères qu'il fournit , est d'une configuration diverse suivant les genres. Il est épais , subparallèle , obliquement tronqué et à peine plus long que large , chez les Pythes ; il s'allonge en forme de coutre , chez le» Pyrochres ; s'élargit comme une coupe , chez les Lagries. Le menton ne remplit qu'une portion médiocre de l'échancrure progéniale , et laisse toutefois à découvert la base des mâchoires. INTRODETION. 4 75 Petit et presque carré chez les Lagries , il montre, chez les autres, une disposition Iransverse et une surface moins restreinte. La languette, membraneuse ou suhcoriace, se divise ordinairement en deux lobes, parfois très-développés. Les palpes labiaux, plus grêles et plus courts que les autres, sont formés de trois articles, dont le dernier se rapproche , par sa forme, de celui des maxillaires, chez les Pythes ; il s'en éloigne, chez les Pyrochres. Les joues occupent en général un espace tres-restreint ; souvent elles échancrent les organes de la vision. Le front, resserré chez les du Règne animal, par Cuvier, en rema- niant les familles de ses Hétéromères dont il changeait les dénomina- tions, fit entrer les Pylhes et les Lagries dans sa famille des St. - lytres, et les Pyrochres dans celle des Trachéudes. 1825. Dans ses Familles naturelles, les Pytîies , conservés parmi les Annales de la Société Linnéenm. 31 4S2 latipe:vnes. Sténélytres , y firent partie de la famille des Hélopiens. Les Lagries, rejetées dans celle des Trachélides, y devinrent la base de la pre- mière tribu , celle des Lagriides , et les Pyrocbres , le type de la se- conde, celle des Pyrochroïdes. 1829. Il n'apporta aucune modification à celte disposition, dans la seconde édition du Règne animal, par Cuvier. 1832. Stepbens, dans ses Illustrations , rangea les Lagries avec ses Melandrydes, et les Pyrocbres avec ses Pyrocht.oïdes. 1834. Solier, dans le t. 3 de la Société Entomologique de France, avait partagé les Hétéromères en trois divisions principales ou en sept familles : La cinquième ou celle des Cly\océphalides, comprit deux tribus : 1° Serropalpites ( G. Euslrophus, Orchesia, Hallomenus, Dircaea, Ser- ropalpus , Conopalpus , Nothus , Scraptia , Melandrya , Anaspis , Ani- sostoma ). 2° Mordellites (G. Pelecotoma, Myoditcs, Rhipiphorus, Mordclla). La sixième ou celle des Trachélides fut composée de trois tribus : 1° Cantharidites ( G. Ccrocoma , Tctraonyx, Diccs, Mylabris, Lydns, OEnas, Lytla, Meloe, Zonilis, Nemognalha, Apalus, Sita?*is). 2° Anthicites ( G. Anlhicus , Stcropes). 3° Pyrochroïdes (G. Pyrochroa, Dendroidcs , etc. ). Enfin les Leptodérides furent répartis dans trois tribus : 1° Lagriites (G. Lagria, Sparcdms, Calopus). 2° Pythites (G. Pytho). 3° Rhinosimites (G. Stenostoma, Mycterus, Salpingns et Rhinosimus ). 1838. Nos divers Latipennes, comme on a pu le voir, avaient jus- qu'alors été très-diversement ballottés, lorsque M. Westwood, dans son Introduction, marchant sur les traces de Gyllenhal, entra dans une voie plus naturelle. Il réunit dans sa deuxième famille , celle des Py- rochroïdes, les Pytho et les Pyrochroa , qui la constituèrent seuls, et forma la famille suivante ou celle des Lagriides, du genre Lagria. 1842. Le travail d'Erichson, relatif à la Connaissance systématique des Larves des Insectes vint confirmer le classement nouveau du savant entomologiste de Hammerscbmidt. Ces pas heureux vers une classification plus rationnelle ne furent pas imités par tous leurs successeurs. INTRODUCTION 483 1 8 ï 5 . M. Blanchard, dans son Histoire des Insectes, laissa les Pylhes dans sa Tribu des PIMÉLIENS , où ils composèrent le groupe des Py- tlntcs, le cinquième de la famille des Texébrionides. Les Lagries et les Pyrochres restèrent dans sa Tribu des CANTHA- RIDIENS. Les premiers y constituèrent le groupe des Lagriites , le deuxième de la première famille , celle des Lagriides. Les Pyrochres y devinrent les principaux représentants de la seconde famille, celle des Pyrochroïdes. 1845. — La même année, M. le D 1 ' L. Redtenbacher, dans ses Genres de la Faune des Coléoptères d'Allemagne, disposés d'après une méthode analytique dont nous avons indiqué la marche, les noms et l'ordre des familles ('), colloqua les Pylhes dans sa famille des Serropalpes, et forma une famille particulière avec chacun des genres Lagria et Py- rochroa. Tl n'apporta aucune modification à ce plan, dans sa Faune publiée quatre ans plus tard. Le petit nomhre des espèces dont nous allons parler , les rapports qu'elles ont entre elles par la dilatation de leurs élytres , nous ont porté à les réunir dans une même Tribu. Nous diviserons cette dernière en trois groupes: «s ^ « -eu th tS .E CD .ti £ 1 -I -! 2 s. 1 è Groupes. a. o — insérées dans une échancrure profonde des yeux, vers le milieu du côté interne de ces organes. Avant- 5> I dernier article de tous les tarses dilaté et avancé i o -jj 2 £( sous le suivant en forme de sole. Lagriides. " c — tu tu O- > >S "S S ° I insérées au devant des yeux qui sont entiers et hémi- \ -S v ■% Ê spliériques. Avant-dernier article de tous les tarses )eo c 5> tu ^ — \ S r ^' e et non avanc é sous le suivant. PrTninEs. tu \ séparée du prolliorax par une sorte de col étroit ou de nodule. Yeux î obliquement transverses, échancrésen devant. Antennes insérées un peu au devant de l'échaocrure des yeux ; dentées ou pectinées à leur côté interne. Avant-dernier article de tous les tarses. di- laté et avancé sous le suivant en forme de sole. PYRorimoïnES (') Hist. nat. des Coléopf. (Xatiuènes p. 16 à 19). 4SI LATIPEXNES. PREMIER GROUPE. LAG RUDES. Caractères. Tête engagée dans le prothorax. Antennes ni dentées ni pectinées, grossissant plus ou moins sensiblement vers l'extrémité; in- sérées dans une échancrure profonde des yeux, vers le milieu du côté interne de ces organes. Avant-dernier article de tons les tarses dilaté et avancé sous le suivant en forme de sole, et garni de duvet en dessous. Ce groupe est réduit au genre suivant: Genre Lagrie, Lagria; Fabricius ('). (X)ou un peu plus G/ 1 ) des élytres; pubescentes ; noires. Prothorax un peu arqué à son bord antérieur; tronqué à la base ; subcylindrique ; un peu ré- tréci sur les côtés et marqué en dessus de deux dépressions ou sillons transverses : le premier, après le bord antérieur, ordinairement peu sensible,surtoul chez la 9 : le deuxième, vers les deux tiers de la lon- gueur; relevé en rebord ou légèrement rebordé à sa base; noir; à peine pointillé; hérissé de poils d'un livide testacé ; rayé sur la ligne mé ii. me d'une ligne ordinairement entière (?) ou raccourcie sur son lagiuides. — Lagria. 487 tiers antérieur (t. i. 1.2. p. 79. 4. — Id Syst. EU-ulli.t. 2 p. 70. 8. — Herbstv'/j Fuessly's Arcli. 3e cali. (1784) p. 68. 1. — RotsiER.O.en.p. 44. 35. p. 34. fig. 22(17) J) — Ou\. Encycl. méth. 1 7. (1792) p. 44G. 2. (). — ld. Euloni. t. 3. n° 49. p. 4.2. pi. 1. fig. 1, a. b. (?), c, (. 629.(^2). Lagria pubescens, Fab. Syst. entom. p. 125. 7 î — Id. Spec. ins. t. I. p. 100.10? — Id. liant, t. I. p. 93. I 2 ? — Id. Entom. Syst. l 2. p. 79. 3. ( $ ?). — Id. Syst, Eleiilb. t. 2. p. 70. 0. (2 ?) — Ouv Encycl. mélh. t 7. p. 446. 6. — Pa:*zer, Eut germ. p. 201. 1. {) — Tigny. Ilisl. nat. t. 7. p. 143. — La.tr, Ilist. nal. t. 10. p. 551. 2. — Mols Lellr. t. 2. p. 291. 2- (*"). Coccinella hirla, Muller, Zool. Dan. Prodr. p. 85. 937. Crijptoccphalus liirius, Gmel. C. Lisn. Syst. nat. t. 1. p. 1730. 236. — Goezi Faun. F.ur. t. 8. p. 418. 13. — Martyr, Engl. entom. pi. 17. fig. 15. Auchenia hi'ta, Marsh. Eut. brit. t. 1. p. 218. 10. Z|90 LATIPENNES. long. 0,0074 à 0,0081 (3 1/3 à 3 2 3 I.) Plus grande largeur de» élylres 0,0028 * 0,0030(1 1/4 à 1 2/5 I.) (,/>) ; 0,0036 à 0,0039 (1 23 à I 3/4 1.) (S). Corps hérissé en dessus de poils fins et assez longs. Tête à pubes- cence d'un testacé livide; noire, avec le labre parfois d'un testacé obscur; ponctuée. Antennes prolongées environ jusqu'au quart (?) ou un peu plus (f) des élytres ; pubescentes ; noires ou brunes, parfois avec les articles basilaires moins obscurs. Prothorax marqué de points médiocrement profonds; noir ou d'un brun noir, avec le bord posté- rieur et moins souvent l'antérieur d'un testacé roussâtre , surtout chez la Ç ; hérissé de poils d'un livide testacé. Ecusson ordinairement brun ; parfois d'un flave testacé. Elytres cinq ou six fois aussi longues que le prothorax; ruguleusement ponctuées ; d'un flave testacé; hé- rissées de poils concolores, mi-relevés; marquées d'une fossette hu- mérale à peine prolongée après le calus ; offrant des stries légères non avancées jusqu'à la base {,/') , variablement prononcées, parfois presque nulles (9). Intervalles en général légèrement saillants: les quatre plus rapprochés de la suture presque uniformément sail- lants chez le Guillebeau et moi ( 6 ) en avons aussi donné une description. J'ai trouvé dans les environs de Fréjus une Lagrie qui peut être caractérisée ainsi : Ij. nutlipennis. Parcimonieusement pubcsccnic sur la télé ut le prolhorax, à peu près glabre sur les élylrcs. Tête, antennes et poitrine, noires. Prothorax ponctué ; d'un noir brun, avec la base tirant sur le roux iestacé. Ventre d'un brun testacé. Cuisses d'un brun noir, avec les deux cinquièmes basilaircs d'un testacé translucide : tibias et tarses bruns ou d'un brun testacé. Elytrcs ruguleusement ponctuées; « stries légères, non avancées jusqu'à la base ; offrant chez la ? , vers les trois cinquièmes de leur longueur leur plus grande largeur. Cinquième à septième articles des antennes plus longs (pic larges : le dixième, moins long que large; le onzième, égal aux deux précédants réunis (J). J 1 . Inconnu. ?. Tète ovalaire; poncluée. Antennes à troisième article plus long que le quatrième : les cinquième, sixième et huitième, d'un tiers ou de moitié plus longs qu'ils sont larges : le neuvième, à peine aussi long que large : le dixième, plus large que long : le onzième, égal (') Opuscul. Enlomol. 6c cali. p. 41. I 8 ) Westwood, Introduct. to tlie mod. classif . t. 1. p. 290. ( 3 ) Mémoires du Muséum, t. 18. p. 417-420 pi. 22. 6g.l7à 19 — fig.20 à 29 détails, — fig 50, nymphe. — Recherches sur Vanaïamie et 1rs métamorphoses de différentes espèces d'insectes, ouvrage posthume du P. Lyonnet, public par M. W. de Haliu, p. 1 1 2- 11i.pl. 11. munies figures. (*) Westwoad, loc. cit. p. 290. pi. 52. fig. 25. ( 5 ) Priais, Mém. de l'Acad. des se. de Liège, t. 10. (1855) p. 235. pi. 64-72. ( fi ) annales de la Soc. Linn.deLyon.nouv. série t. 2. (I 854-1855), p.6C— E.Mclsamt, Opucules, 6 e cah. p. 5V. LAGRiiDES. — Lagria. 493 aux deux précédents réunis. Yeux séparés l'un de l'autre, sur le front, par un espace égal à la longueur des deuxième, troisième et quatrième articles des antennes réunis. Prothorax moins long que large; à peine aussi large que la tète, un peu moins large qu'elle en devant ; marqué d'une fossette, vers le tiers de sa ligne médiane ; offrant, à partir de la moitié de cette fossette, une surface déprimée ou plane, impointillée, prolongée jusqu'au rebord basilaire; offrant, sur le tiers postérieur de sa longueur, les traces d'une raie longitudinale sur la ligne médiane. Elytres élargies en ligne presque droite jus- qu'aux trois cinquièmes, en ogive postérieurement. Repli obtus ou peu anguleux à son bord interne, vers les hanches postérieures, trois fois environ aussi large vers ce point que vers l'extrémité du deuxième arceau ventral. Long, 0,0078 (3 1/2 I,) Larg. des élylres à la base 0,0023 (I I.) Plus grande largeur des elytres 0,0029 (I 1/3 1.) 9 . Corps suballongé ; ponctué et hérissé de poils livides, peu épais, sur la tête et le prolhorax. Tète et antennes noires. Prothorax noir ou d'un noir brun, avec le rebord basilaire d'un brun tirant sur le roux testacé ; subcylindrique, un peu rétréci en devant et vers les trois cinquièmes. Elytres d'un flave testacé; glabres ou garnies seulement près du bord externe de poils livides peu nombreux; ruguleusement ponctuées; à faibles stries. Intervalles très-légèrement ou à peine saillants. Elle a beaucoup d'analogie avec la L. hirta. Elle en diffère par son corps d'une forme différente, plus allongée ou moins large, offrant vers les trois cinquièmes de la longueur des élylres sa plus grande largeur; par son prothorax offrant une légère raie longitudinale sur le tiers postérieur de sa ligne médiane ; par ses elytres à peu près glabres; par ses cuisses ieslacées ou d'un flave testacé brunâtre, mais translucide sur les deux cinquièmes basilaires de leur longueur. Je ne la note ici que pour mémoire n'en ayant trouvé qu'un individu J . J'ai vu dans la riche collection de M. Chevrolat deux exemplaires : l'un . Corps allongé. Antennes à troisième article à peine aussi long que le quatrième : les cinquième à dixième articles presque égaux : les cinquième et sixième, plus distinctement ponctués : les septième à dixième, offrant une dent légère à l'extrémité de leur côté externe : le dixième, de moitié au moins plus long qu'il est large à l'extrémité: le onzième, un peu plus long que les trois ou presque aussi long que les quatre précédents réunis. Le reste comme chez le ), ou fauves et à stries légères (5). Dessous du corps d'un brun rouge (?) ou d'un brun testacé (rf). Base des cuisses testacée. An- tennes d'un brun rouge ( $ ) ou d'un fauve testacé () ou moins longs ( J ) que larges : le on- zième, moins long que les deux précédents réunis (?), ou aussi long que les quatre précédents réunis C,/ 1 ). ), avec le bord postérieur souvent d'un brun roussâtre, surtout chez le ^. Ecusson en triangle subcquilalérai , de la couleur des étuis. Elytres quatre fois et demie (Ç) à cinq fois et demie (f) aussi longues que le prolborax ; marquées d'une fossette humcrale peu prolongée après le cales; rugueuserrient ponctuels, plus fortement chez le J 1 ; colorées comme il a été dit. Dessous du corps pointillé ; ruguleux ; peu garni de poils ; brun ou d'un brun rougeâtre ($), brun ou d'un brun testacé (c/ 1 ). Pieds bruns, avec les tarses et parfois une partie des tibias moins obscurs, et le tiers basi- laire au moins d'un testacé brunâtre (?), ou teslacés ou d'un llave testacé , avec les trois cinquièmes postérieurs des cuisses dur* brun de poix ou d'un brun, testacé (o^)- Cette espèce, plus rare que les autres, se trouve dans les environ? de Lyon, et surtout dans le midi de la France ('); Ous. Elle est considérée dans toutes les collections comme étant ld L. glabrata d'Olivier, et la figure donnée pir cet écrivain correspond assez bien à celle de la ? de notre glabrata ; mais les exemplaires que j'ai eus sous les yeux n'ont ni les elytres glabres, ni les antennes noires. Les elytres sont garnies de poils fins et couchés, souvent faiblement apparents. Quant aux antennes, leur couleur varierai t-elle au point de passer au noir, de fauve ou de roux-testacé qu'elles sont habituelle- ment, ou Olivier aurait-il eu sous les yeux une autre espèce ? Dans (ous les cas, le . p. 131. 20. — Olu*. Eocycl. méil: . I. 0. p. 2V-2 i. pi, 369. 1. li.,'. K), 1! et 12. — Id. Etltom. t. 4. n° 74 bis p. 9.11. pi. I . li.;. Il, a, li. — Panz. Enlom. gerin. p. 207. 2. ( J) — Kucei, VerzeicL. in Schneïo. N. Magaz. p. 570. 2. — 1\yk. Faim. suec. !. 2. p. 160. 2. (çfi $> ) — Gueze, Faun. Eurup. t. 8. p. «53. 1 . Cucu/us fesiivui, Fabr. Eulora. Syst. t. 1. 2. p. 93. 5. — Panz. Entom. gerro. p. 207. 3, iOO LATIPENNE3. Pyl/u cœruleus, L.lTn. Piccia des caracl. p. 23, genre 44. — ld. Hist. nat t. JO. p. 532. — ld. Gen. t. 2. p. 196. 1. — Fabr. Syst Eleulh. t. 2 p 9.'>. 1. — Omv. N.niv. Dict. d'Hist. nat. i. 18. (1803) p. 5*15. — 1»asz. Faun. germ 95. 2. — /rochroa rubrci, De Geer, Mein. t. 5, p. 20. 1. — Retz, Gen. p. 133. 819. Pjrochroa purpurata, Schrank, Ennm. p. 175. 523. — /(/. Faun. boic. 1. 1. p. 698. — Id Entom. Bemerk. in Naturf. t. 24. (1789) p. 78. 39. — De Villehs, C. Lu»». Entom. t. 1. p. 288. 1. pi. 2. fig. 55. et t. i. p. 518. lampyris (Pyrochroa) coccinea, Gmel. C. Linn. Syst. Nat. t. 1. p. 18S6. 18. — Braum, Ins. Kal. t. l.p. 149 486. Long. 0,0146 à 0,0157 (6 1/2 à 7 1.) Larg. 0,0039 à 0,0045 (1 3/4 à 2 I.) à la base des élytrcs. 0,0056 à 0,0070 (2 1/2 à 3 1/8 I.) dans la partie la plus large des élytres. Corps suballongc ; presque plan ou plutôt très-peu convexe. Télé presque en triangle tronqué en devant ; plus large à ses angles postérieurs qu'à la partie la plus saillante des yeux ; finement PYROCUROI0ES. — P\)Ochl\)(l . ^>07 ponctuée sur le front, un peu moins finement sur lépislome ; creusée sur le front d'un sillon transversal f$/ ou d'une impres sion Ij/ 1 ); noire; garnie de poils de même couleur. Palpes noirs. Yeux bruns. Antennes prolongées environ jusqu'à la moitié du corps i?) ou un peu plus longuement (u d ané teinte icpprocliée. 2. I*. sad'apa ; Sctin \>:k. D'Un rouge presque écarlatc et revêtue d'un duvet de même couleur sur la tête, le cou, le prothorax, l'écusson et les êlytres ; dessous du corps et pieds, noirs : dessous de la tête et côtes de l'antépcctus, jusqu'aux hanches, rouges. Prothorax presque en carré ou en ovale transversal ; muni d'un rebord basilaire anguleu- sement avance dans son milieu ; rayé sur la ligne médiane d'un sillon étroit , triangulairement élargi . Front creusé d'une dépression tronquée en devant , arrondie postérieurement : troisième et quatrième articles des antennes en dents de scie ; le sixième en dent allongée : les septième à dixième en fdets subparallèles : le onzième plus long, sublinéaire. Yentre de six arceaux distincts : le cinquième, creusé à sa base ou sur la partie médiaire de celle-ci d'un sillon tiansverse , éebancré en arc à son extrémité: le sixième, entaillé à son extrémité. J. Front creusé d'un large sillon transversal, ou parfois de deux sillons transversaux. Troisième à sixième articles des antennes en forme de dent simple : les septième à neuvième en dents de scie : le dixième, en dent allongée: le onzième, plus long, sublinéaire. Ventre de cinq arceaux , ou n'offrant que rarement une partie du sixième arceau : le cinquième , sans sillon transversal à sa base; ar- rondi et sans échancrure à son extrémité. PTOOCHROIDES. — Pyrochroa .'11 La Cardinale, Geoff. Ilisl. abr. t. I. p. 338. !. Cantharis serrallcornis, Scopol. Entom. carn. p. 42. 135. Pyrochroa coccinea, var. Fabr Sjst. cntoniul. p. 202. I. Pyrochroa purparata, Muller, Zool. Dan. prodr. p. 80. 8 72. Pyrochroa sairapa, Scurank. Enumer. p. 174. 324. — ld. Faun. boic. t. 1. p. G98. 990. — Herust, Arch. p. 104. 5. — De Villei-.s, C. Lisn. Eulom. t. t. p. 2S9- 2. — Id. t. 4. p. 319. Lampyris rubens, Schaller, Ncue [usekt. in Abhandl. de hall. N^turf. Gësellsch. t. I. p. 301. — G.uel. C. Linn. Svst. N'ai. 1. 1. p. 10S6. 35. Pyrochroa ruberriinn, Foir.tr.. Eut. paris. I. 1. p. 155. 1. Pyrochroa rubens, Farr Euloin. Sysl. t. I. 2. p. 105. 2. — ld. Sysl. Eleuth. t. 2. p. 109. 2. — Paxz. Ent. germ. p. 210. 2. — Id. Faun. geroi. 93. 5 — ld. Index, p. 148. 2. — ld. Voi.t's Coleopt. I. 4. p. 113. 1. pi. 48. fi- 1. — Herust, Aroh. trad. fr. p. 142. 2. — Oi.iv. Entom, t. 3. u° 53. p. 4. 2. pi. 1. Cg. 2, a, b. — Id. Nouv. Dicl. d'ihst. nat. t. 18. (1805) p. S'il. — Stursi, Verz. (1796) p. 04. 15. pi. 2. lig. 2. — Marsh. Eut. brit. p. 363. 1. — Boirov. Brit. ins. t. 2. pi. 56. fij;. 1. — Walck. Faun. par. t. l.p. 170.2. — Ticny, ilisl. nat. I. 7. p. ICO. — Latr.II.-I. nat. I. 10. p 501. 5. — hl . Gen. l. 2. p. 205. 1. — Id. Regn. anim. t. 3. (1817) p. 312. — Iixte. Mag. I. 5. p. 176. 2. — Gyllenii. lus. suec. 1. 2. p. 507. 2. — Schonu. Syn. ins. t. 5. p. 09. 2. — Lamarck., Anim. s. vert. t. 4. p. 422. 1. — Goldfciss, Uandb. p. 530. — Sai.vt- Fargbab et Aidinet Serville, Eucy. n.élh. t. 10. p. 200. 2. — Du.méril, Dict. des se. nat. t. 44. p. 166. 2. — Westwood, Iulrod. p. 287. pi. 32. Gg. 8 à 10 détails. — Muls. Leur. 1. 2. p, 294. 1. — Stepii Illusir. t. 5. p. 65. 1. — Id. Mah. p. 340. 2666. — Curtis, Brit. eiilomôl. t. 13. 590. — Saiilk. Ins. fenu. p. 4i5. 2. — De Casteln. Hist. nat. t. 2. p, 260. 1. — L. Klotend. Faun. austr. p. 629. — Kcst. Kaef. Europ. 1. 48. Long. 0,0100 a 0,0133 (4 1,2 à 6 I.) Largeur des élyires à la base à 0,0033 0045 (1 1/2 à 2 I.) Plus grande largeur dos élytres 0,0045 à 0,0057 (2 à 2 1/2 1., Corps suballongé ; très-peu convexe. Tc'tc presque en triangle tron- qué en devant; un peu plus large à ses angles postérieurs qu'a la partie la plus saillante des yeux ; finement ponctuée ; creusée sur le front d'un sillon transversal ( J) ou d'une impression {,/') ; d'un rouge roux; garnie de poils fins, soyeux, de même couleur. Palpes et extrémité des mandibules, noirs. Ycuv bruns. Antenties prolongées environ jusqu'à la moitié de la longueur du corps (J)ou tin peu plus longuement (c/ 7 ) ; peu pubescenles ; noires ; déniées à partir du troisième article, et plus longuement ensuite sur les suivants. Cou court ; d'un rouge roux. Prolhorax presque en carré transversal ou presque en ovale transversal ; de deux tiers au moins plus large qu'il est long, c'est-à-dire faiblement arqué en devant, oblusémen! arrondi sur les côtés , tronqué à la base, et muni à celte dernière 612 1.ATIPEXNES; d'un rebord anguleuscment avancé dans son milieu ; d'un tiers ou de deux cinquièmes moins large que le segment prothoracique cians son diamètre transversal le plus grand ; rayé d'un sillon au devant de ce rebord ; sans rebord en devant et sur les côtés ; presque plan ; rayé sur la ligne médiane d'un sillon postérieurement divisé en deux brandies ou constituant une fossette triangulaire ; d'un rouge roux , d'un rouge roux teslacé ou d'un rouge presque écarlale ; garni d'un duvet lin et soyeux de même couleur. Ecusson en triangle très-oblus ou subarrondi ; d'un rouge presque écarlate , garni d'une pubescence concolore. Elytrcs d'un quart plus larges en devant que le protborax vers la moitié de ses côtés; quatre fois et demie environ aussi longues que lui ; élargies jusqu'aux deux tiers ou trois quarts de leur longueur ; oblusément arrondies à l'extrémité ( prises ensemble ) , avec l'angle suturai subarrondi ou très-émoussé ; peu convexes; sans stries; d'un rouge presque écarlale, plus clair que le prothorax ; revêtues d'un duvet soyeux et lin de même couleur. Repli réduit à peu près à une tranche, à pariir du premier arceau ventral. Ailes nébuleuses ou obscures. Dessous du corps d'un rouge presque écarlale sur la partie inférieure de la tôle et sur les côtés de l'antépectus, jusqu'aux hanches ; noir sur le reste ; pointillé ; garni d'un duvet peu épais, de même couleur que les di- verses parties. Mésosternum non prolongé entre les hanches. Pieds noirs ; pubescents. Ongles au moins en partie d'un rouge fauve. Cette espèce habite la plupart des parties chaudes ou tempérées de la France. Elle n'est pas rare au printemps dans les environs de Lyon. Obs. Elle est facile à distinguer de la précédente par la couleur rouge du dessus et du dessous de la tête , du cou , des côtés de l'an- tépectus jusqu'aux hanches, et de l'écusson ; par le sillon de la ligne médiane du prothorax, bifurqué ou triangulairement dilaté à sorr extrémité; par les différences que présentent les antennes, surtout chez les . 20. — /, k oi , 91. Piebde MILLIERE. (Lue à la Société Linnéenne de Lyon, le -H août 1850). L'insecte que j'ai l'honneur de soumettre aujourd'hui à la Société Linnéenne a été récemment découvert en Hongrie ; peu de temps après il fut décrit par Kollar, naturaliste allemand ; il n'est donc pas étonnant que M. le docteur Boisduval , dans son Index melhodicus, et , plus récemment , M. Duponchcl dans son Histoire naturelle des Lépidoptères d'Europe, n'aient pas fait men- tion de cette Géomètre. Je dirai même que les entomologistes en général s'entendent assez peu sur l'identité de celle espèce. Ses caractères nébuleux et peu tranchés, la simplicité de sa parure et la petitesse de sa taille, prêtent à la confusion. Le vague et l'incertain que présente cette Phalénide dans ce qui la dislingue, explique comment on soit resté si longtemps avant de reconnaître en elle une espèce. Sans nul doute elle a été recueil- lie depuis plusieurs années déjà ; mais on a dû , par les raisons que je viens de dire, la confondre avec une de ses con- génères. Si Asbestaria avait été connue de Duponchel, bien cer- tainement cet auteur l'eût placée dans la division C de ses (*) Couleur d'asbeste ou amiautc. 524 ACIDALIA ASBESTARIA. Aculaîia et dans le voisinage de son Jlbularia, Bv! et de sa Candidari'a, H. Ce Lépidoptère est fort peu connu, je le répèle; niais ses premiers étals, j'en ai la certitude, n'ont point encore été publiés. Comme j'ai suivi sa larve dans toutes les phases de sa vie, je puis fournir quelques détails sur ses habitudes et sur ses mœurs. C'est dans l'espérance d'èlre agréable à MM. mes collègues, que je viens les leur faire connaître. Pendant l'été de 1854, je pris pour la première fois aux envi- rons de Lyon, YJcidalia A&bestaria à l'état d'insecte parfait. Mon attention ayant été appelée sur cette rare Phalénide, je retournai l'année suivante au même lieu, et la pris de nouveau. En juillet 1856 enfin, j'en capturai une douzaine d'exemplaires appartenant aux deux sexes. Chaque fois je vis cette Acidalia dans des conditions analogues à la première, c'est-à-dire qu'elle volait toujours dans les fourrés de bois de chêne les plus obs- curs. Son vol me paraissait lourd , craintif et inexpérimenté ; au repos elle se plaçait constamment sur le revers d'une feuille, dans le but, sans doute, d'échapper aux regards de ses ennemis, comme aussi pour se soustraire à la lumière du soleil qu'elle semblait fuir obstinément. Le dimanche premier juillet 1855 j'obtins une ponte d'une dsbeslaria prise dans un bois que traverse le ruisseau de Fran- cheville, situé à cinq ou six kilomètres de Lyon. Pendant les trois ou quatre premiers jours, les œufs pondus qui étaient légère- ment comprimés et oblongs, me parurent d'un gris verdàtre. Le quatrième jour, il se forma au centre de l'œuf, un point noir très-prononcé. Soixante heures après,ces œufs passèrent au rouge brun; puis, la veille de l'éclosion , c'est-à-dire le neuvième jour qui avait suivi leur ponte, ils devinrent d'un brun noirâtre. La jeune larve au sortir de l'œuf m'a paru d'un jaune clair ; elle était de plus cerclée de six anneaux bruns des plus caractéristi- ques, qu'elle a conservés jusqu'à son troisième changement de peau. ACIDAUA ASBESTARIA. û25 De toutes les plantes qui furent présentées à celle larve, c'est le pissenlit commun (Leonlodum taraxacum, Lin.) qu'elle a préféré, bien cependant qu'elle ait mangé de plusieurs Composées, de plusieurs Rumex, Graminées et autres plantes basses. Les habitudes de cette chenille polypbage , ainsi que je vais le rapporter, sont des plus singulières. Souvent, fixée par les pâlies anales à une feuille ou à une des parois du vase qui la renfermait on la voyait, le corps ployé en demi cercle, demeurer des jour- nées entières dans cette altitude qui paraissait des plus pénibles. D'autres fois , toujours retenue par les pattes inférieures, elle projetait en avant les neuf dixièmes de son corps grêle et effilé, et restait ainsi pendant quarante-huit heures et plus, sans s'èlre dérangée, sans avoir fait un seul mouvement. Celle position bizarre et qui paraissait forcée, bien qu'habituelle à la plupart des larves de Géomètres, ne m'a semblé, chez aucune d'elles, se prolonger aussi longtemps que chez la chenille d'Asùestaria. C'est dans cet état que l'insecte dont il est question, ressemblait à s'y tromper à un fragment de plante desséchée, ou mieux, à une petite branche de bois mort. Par suite de celle constante immobi- lité, je n'ai jamais pu savoir à quelle heure du jour ou de la nuit celte chenille rongeait les feuilles qui lui servaient de nourriture. Sa croissance étant relativement fort lente, on explique qu'elle doit manger rarement et très-peu à la fois. Le bruit ne l'effrayait pas, ainsi quej'ai été souvent à même de l'observer sur un grand nombre de chenilles : il ne produisait sur celle d'Jsbeslaria pas le plus pelit mouvement de contraction. Celte immobilité, celle privation de vie apparente, celle indifférence, si je puis m'ex- primer ainsi, n'était pas aussi absolue chez ce pelit èlrc qu'on serait tenté de le croire. En effet, ces larves, bien qu'arrivées à toute leur grosseur , affectaient toujours de se rapprocher (*). (I) La plupait des chenilles devenues fortes, cessent de vivre eu famille et se séparent pour ne plus se réunir. 5?6 ACIDALIA ASBESTARÏA. Sans cesse je les ai vues rassemblées dans un espace resserré : c'était le plus souvent sous une large feuille. S'il m'arrivait de les éloigner les unes des autres, j'étais certain de les retrouver le lendemain réunies de nouveau. Ce n'est qu'après son troisième changement de peau que celte chenille prend une livrée toute différente de celles qu'elle a eues précédemment, à tel point qu'on ne reconnaîlrailjamais sous ce nouvel état l'insecte revêtu de ses premières parures. Sa croissance, ainsi que je l'ai dit, s'opère très-lentement ; ce qui m'en a donné la preuve, c'est qu'après avoir obtenu en juin l'insecte ab ovu, il ne s'est transformé en nymphe que l'année d'après. Parvenu à toute sa grosseur vers le 10 du mois d'avril, il cessa alors complètement démanger pen- dant six ou huit jours ; le 17 du môme mois, il se retira dans un coin du vase, rassembla quelques légers brins de mousse, les réunit par des fils de soie brunâtre, et forma un réseau qui ayant l'apparence d'un tulle grossier, permettait devoir tous les mouvements de l'insecte qui l'habitait. Deux jours après avoir tissé cette toile si fragile, si peu propre à le préserver des dangers auxquels il serait exposé s'il devait l'habiter longtemps ('), deux jours après, dis-je, l'insecte rongeur se plaça sur le dos en se con- tournant quelque peu, et, vingt-quatre heures après, il s'est trans- formé en nymphe qui, à quinze jours de là, m'adonne son insecte parfait très-bien développé. (•) L'admirable loi providentielle qui dirige si sagement, pour leur conservation tous les êtres créés, commande ans; larves de l'ordre des Lépidoptères qui doivent demeurer un temps plus ou moins long en chrysalide, de former une coque solide , impénétrable à l'humidité et inattaquable à la dent de leurs nombreux ennemis , tandis que celles qui ne resteront que fort peu de jours en nymphe, ne construiseu qu'une enveloppe légère et qui n'a pas la moindre solidité , parce que tout en la for- mant, elles savent combien doit être court leur état léthargique , avant de renaître brillantes et parées à la lumière. acidalia. asbesta1ua.. 527 Larve. Celte chenille a dix pattes , dont six antérieures et quatre postérieures. Arrivée à toute sa grosseur, elle a de vingt-six à vingt-huit millimètres de long. Elle est allongée, presque cylin- drique, légèrement aplatie depuis le troisième anneau jusqu'au neuvième, s'amincissant à partir de celui-ci jusqu'à la fête. Celte larve est recouverte, sur plusieurs parties du corps, de tubercules pilifères visibles seulement à la loupe ; elle varie beaucoup pour la teinte qui , chez quelques individus, passe au rouge brun des plus prononcés. Le type serait d'un rougeâtre obscur ; la tête qui est globuleuse et relativement assez petite , est de couleur brunâtre. La troisième paire de pattes antérieures est plus allon- gée que les deux premières ; ces six pattes, ainsi que la tête, sont recouvertes d'une villosité plus abondante. Les trois derniers an . neaux sensiblement plus forts que les autres supportent des poils courts et spinuliformes. Sur le fond d'un brun plus ou moins prononcé , se détache de chaque côté du corps la ligne dite styg- matale qui , plus claire que le fond , ondule dans sa plus grande longueur et vient aboutir à la naissance de Pavant-dernière paire de pattes; celle ligne ou bande qui ondule davantage à mesure qu'elle approche des derniers anneaux, s'élargit fortement sur le huitième, et prend à cet endroit une teinte blanchâtre très pro- noncée ; le dernier anneau est marqué de chaque côté de deux traits jaunâtres fins qui viennent aboutir en se réunissant à un gros point brun silué au centre du neuvième anneau. A partir du septième jusqu'au dixième anneau les slygmalcs se soupçon- nent plutôt qu'ils ne se voient à l'œil nu ; examinés à la loupe, ils se reconnaissent très-bien el se montrent alors sous forme de très petits points noirs cerclés de blanc ; ces organes de la res- piration sont placés en dessous de la ligne stygmalale. La région dorsale est d'un rougeâtre plus clair; chez quelques sujets celle 528 AC1DALIA ASBESTAIUA. couleur tourne au vert foncé. Avec le secours de la loupe celle partie du corps nous montre deux traits bruns très-fins qui se suivent parallèlement sur loule la longueur de l'animal ; chaque anneau vu de dos nous laisse voir une sorte de V couché qui re- çoit à son ouverture deux points bruns séparés l'un de l'autre par le double trait dont il vient d'être question. Le dessous du corps est blanc grisâtre dans sa plus grande longueur; cette cou- leur s'affaiblit et prend une teinte verdâlre en se rapprochant de la tète. Les pattes antérieures sont d'un brun clair , les posté- rieures sont beaucoup plus obscures. Nymphe. La chrysalide qui d'abord est d'une couleur jaune pâle, acquiert au bout de peu de temps une leinte beaucoup plus foncée : qua- tre jours après sa formation elle devient d'un brun vineux obs- cur; elle esl alors très-luisante. Celte nymphe qui a, en moyenne, dix millimètres de long, esl de forme cylindrico-conique ; l'enve- loppe des ailes et du dos , d'un vert foncé , laisse Irès-bien dis- tinguer les nervures des ailes. L'extrémité de la chrysalide se termine par deux pointes très-fines placées à côté l'une de l'au- tre. Les stygmales qui se détachent en plus clair, s'aperçoivent Irès-bien. Insecte parfait. Envergure 23 à 2ù millimètres. Les quatre ailes, d'un blanc verdâlre très-luisant , sont tra- versées par cinq lignes légèrement ondulées; chez la plupart des individus les quatre premières de ces lignes ou bandes , sont géminées dans loule leur longueur , sauf pourtant celle qui se rapproche le plus de la naissance de l'aile; celle dernière bande n'arrive pas comme les autres jusqu'au bord supérieur et n'atteint ACIDALIA A9BE3TARIA 529 que la nervure médiane; celle ligne forme alors un erooliel dort la pointe se dirige du côté de la naissance de l'aile. Les bandes transversales d'un gris assez peu prononcé, tranchent faiblement sur le fond. La surface des quatre ailes est recouverte d'un sa- blé très-fin visible seulement à la loupe. Entre la première et la seconde ligne se voit sur les quatre ailes , le point discoïdal ; ce caractère essentiel quoique faiblement accusé, est constant ebez tous les individus La naissance des ailes antérieures est lavée d'une teinte fuligineuse d'autant plus prononcée, que la lumière frappe plus obliquement celle partie de l'insecte. La première li- gne des ailes inférieures paraît oblitérée ; c'est tout au moins ce que j'ai remarqué chez tous les sujets que j'ai été à même d'exa- miner. La frange qui est de la couleur des ailes , est précédée ■ i - 1 : : - 232 233 mica'ii 22* 534 TABLE DES BAHBIPALPES quercinus 280 undatus 256 HALLOMIMS. bipunclatus 253-251 ftezuos'is 256 humeraUs S 33 micans 224 HECLEiWA Vigorsii £99 UELOPS canaliculatus 290 fasciatus 279-282 serralus 287 HYPUl-US 279 bifasciatua 2S2 biflexuosits 249 dubius 280 quadrifasciatus 213 quadriguitatus 260 quercinus 279 IPS elateruides 233 LYME XYLOS barbaium 27 -i laevigatum 2G3 MAROIJA 284 variegata 2o!\ MBGÂTOMA picca 224 MELANDRYA 288 barbata 293 canaliculata 290 caraboitles 287 dubia 280 fiavicornis 293 Gonji 295 qucrcina 280 rufipes 293 serrata 288 nnda/a 256 variegata 28 i MÛLANDRYENS 27g MELYRlS. lesta.eus 298 PAU ORDRE ALPHABETIQUE. MOliDELLJ. barbata 27 i bifasciala 249 boleti 22 i humeralis 203 picea 251 MYCETOMA 295 suturale 295 MYCÉTOMIEXS «95 MïCETOPHJGUS dermestoides 221 NOTHUS anceps 302 bimaculatns 502 bipunclatus 302 clavipes 302 praeustus 302 NOTOXUS bifasciatus 282 dubius 279 ORCHESIA 222 l'asciata 227 fuaciata 230 graiidicullis 231 micans. ...... 223-221 sejiicolu 220 undulata 230 ORGUES I AIRES 219 ORCHÉSIENS 219 OSF'HYA 300 bipuuciala 301 bipunctata 502 pracusta 502 OSPHYEMS 300 PELECINA bipunctata 302 PULOIOTRYA 268 rufipes 268 Vaudoueri ...... 271 P1MELIA canaliculata 290 serrala 287 PTILLXUS alni 282 TABLE DES BARB1PALPES PAR ORDRE ALPHABETIQUE. 5.35 bisfasciatits 282 SERROPALPAIRËS . ... 267 SERROPALP1ENS ... 235 SERROPALPUS 273 barbatus 274 bifasciatus 282 canaliculatus 280 caraboides 287 dubius 280 humeralis 233 laevigatui 263 quadrimaculati'i 260 etriatus 273 itituralis 296 rariegatus 284 Vaudoueri 271 TELEPHORVS bipunctalus 302 TENEBRIO dubius 290 rnfibarlm 287 TETRATOMA 213 ancora 216 dermestaides 2-1 4 Desmarestii . . . . , . 215 fungorum 214 TÉTRATOMIEXS 213 X1LYTA fermginea 277 bupresioides 264 ZILORA i . . 276 ferruginea 277 ZOMTIS clavipes 302 testacea 298 FRRATA. P. 242 ligne 30 au lieu Jo tii/aschta, mettez : trigttttata. et p. 265 ligne 1 P. 295, ligne 25 au lieu de piûx;;-9o;, lisez : ftu>M)ç-Y!TOî. Ajoutez p. 26G,aprèsla description de la Dircaea lœvigata: ses différents états ont été étudiés et décrits par M. Perms, in Mémoires de la Soc. r. des se. de Liège, t. 10. 1855. p. 243. pi. 5. (ig. 47-55 II. tiré à part, p. 20. fig. lu. TABLEAU MÉTHODIQUE DES COLÉOPTÈRES LONGIPÈDES DE FRANCE. — LU> »< PREMIER GROUPE. MORDÊLLlDi:S. PREMIÈRE FAMILLE. Nordellicns. Tomoxia, A. Cosla. Bucephala, Costa. Mordella,, Linné, Duodecira-punctata, Rossi. Basalis, A. Costa. Maculosa, Naezen. Décora, Cherrnlat. Albo-sir/nata, (Dejean). Aculcala, Linné. Gacognii, Mulsant. Brachyura, Mulsant. iFasciala, Fabricius. Sulcicauda, (Rciclie). /Var ? coronala, A. Costa. Viridipennis, (fteiclic) . MORDELLTSTENA, A. Costa. Abdominalis, Fabricius. Slricta, A. Costa. Humer;;'-, Linné. Tarsata, (Cl. Rey), Lateralis, Olivier. Stenidea, Mulsant. Inaequalis, Mulsant. Perroudi, Mulsant. Epislernalis, Mulsant. Confinis, A. Costa. Liliputiana, Mulsant. (Minima, A. Costa. Grisea, (Frœ/dich). JVar ? Perrisi, Mulsant. Subtruncata, Mulsant. iVar? Irilineata, Mulsant. Putnila, Gyllenhal. Artemisiue, (Rey). Stenaua, Mulsant. Testacca, Fabricius. TABLEAU MÉTHODIQUE. 5J7 DEUXIÈME FAMILLE. Anaspicus. Anaspis, Geoffroy. Monilicorois, Mulsant. Rulicollis, Fabricius. Rufilabris, [Sturm) Gyllenhal. Thoracica, Linné. Frontalis, Linné. Fia va, Linné. Forcipala, Mulsant. Arctica, Zetterstçdt, Labiata, Ach. Costa. Subtestacea, Stephens. Geofffoyi, Muller. Maculala, {Geoffroy) Fourcroy. Su, aria, Mulsant. Brunnipes, {Rey). Chevroluli, Mulsant. Latiuscula, [Rey). Quadrïpuslulata, Muller. Vàrians, Mulsant. Pentaiua, Mulsant. Sericaria, Mulsant. TROISIÈME FAMILLE. Scrapticus Soraptia, Latreille. l'iisda, Latreille. Minuta, Mulsant. Oplithalraica, (licy). Trotomma, De Kiesenwetter. l'ubescens, De Kiesenwetter. DEUXIÈME GROUPE. RHIPIPHOR1DES. PREMIÈRE FAMILLE. Rkipiplioricns Metoecus, (Dejean) Gerslaecker. Paradox us, Linné. Riiipiphorus, Fabricius. Chevrotât. Bimaculatus, Fabricius. Rufipënnis,. Flabellatus, Fabricius. DEUXIÈME FAMILLE. Myodicns. Mïodites, Latreille. Subdipterus, Fabricius. TROISIÈME FAMILLE. PtilopliorScit* Ptilophohus, Dejean. Dufourii, Latreille. TABLE DES LONGIPÈDES PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE. Vv\spïi:v* 389 ANASPIS 591 arclica 419 atra 397 bicolor 408 bigultata 408 brunnea 422 collaris 433 dcpressa i3l fasciala 409 ferruginea 352 tlava 417 Jlava 421 fiavescens 361 forci pa ta 402 frontalis 396 frontalis 398 fusca 422 fuscecetis 415 Geoffroyi 407 hameialis. 408, 409, 410, 411 labiata 405 laleralis . . . . • 399,403 lurida 421 maculata 423 melanopa 424 melanoatuma 393 monilicornis 592 nigra 396, 431 riigiicollis 409 obscura 424 pallida 425 pulicarin 403, 451 quadrimaculata . . . 409, 437 quadrinolala , , , . . 411 qtiadripustulala . . . 411,436 ruficollis 412 rufilabris 395 sericans 4i0 subtestacca 420 thoracica 415,418 thoracica 41 i varicgata 365 vulcanica 409 DÎRCAEA. fuscula 443 sericea 443 ËMENANDtA. bimaculaia 459 flabellata 462 EVAX10CERA. Dufourii 469 Boryi 469 MELANDRYA. fusca 413 MELYRIS. dubhts , 413 METOECUS 453 paradoxus 453 MORDELLA 327 abiJominalis 357 aculeata. , . . . . 340, 3 46 aculeata 353 albo-signata 333 ambigua 466 angustala 387 arclica 419 atomaria 531 aira 396 aurofascinta . . . . 346 axillaris 461 basalis 316 bicolor 357, 365 bigultata 324, 408 bimaculaia. . . . 42 5, 458 bi/'ttnciata 345, 425 TABLE DES LONOII'EDES biputlvlaia 438 Iiracliyura 354 brevicaudu 354, 385 l/riantea 343 brunnea 362 chirargra 38? clavicornis 396 collaiïs 36 1 , 36G coronata 341 décora 349 Jorsalis 366 duodecim punctala . . . 327 elongata 379 erythrotjasler 454 fasciata 339 fasciata 324, 41 fasciolalti 5/l3 ferruginea 562 JlnMlnta * 6 - Jkva 418 flavi'scens 361 Jlavifrons 400 frontalis 396, 400 fusca. . . . ' . 361,422 Gacoguii ....<. 535 grisea 376 gultala. • 331 helvola. ...... 369 humeralis. . 360, 366. 387, 408 interru/'ta. . , . • • 3'